structure du scénario selon pixar règles 14 et 15

Anatomie du scénario selon pixar

Storytelling pixar Règles 14 et 15

Encore une fois je vous livre cette semaine deux nouvelles règles pour vous aider à écrire votre histoire, vous sortir d’une impasse ou mettre un point final à son scénario qui traînait depuis des mois…

Encore une fois ces articles sont l’oeuvre de Stephan Vladimir Budaj, je n’en fait quel traduction en ajoutant quelques précisions pour que le texte soit plus clair ;o)Le je qui est parfois dans le texte symbolise Stephan Budaj

Structure scénario pixar suite :

 

structure scénario pixar

ToskanaINC/ shutterstock

14) Pourquoi écrire cette histoire et pas une autre ? quelle est votre motivation ? votre intention ?!

Ce que cette question veut dire c’est : Quel est votre thème ? Sam Goldwyn pensait (enfin si c’est vrai 🙂 » Si vous avez un message à passer, allez voir Western Union  (la poste) ». C’est le thème ou le message, si vous préférez, qui donne à votre histoire un sens et une unification au tout et qui la sous entend. Ce que Sam Goldwyn tentait peut être de nous dire, c’est qu’à force de vouloir mettre un message, celui-ci ressemblait, à la fin, plus à un sermon, une morale, qu’à autre chose. En fait, la tache du scénariste c’est de réussir à garder le sous-texte hors du texte et de laisser le personnage passer le message d’une façon naturelle, d’une façon qui lui est propre.

La raison pour laquelle vous voulez raconter l’histoire que vous êtes en train d’écrire, c’est à dire : son thème, son message, son cœur rassemble tous les autres éléments autour d’une seule et même question : « Les convictions du héros sont-elles vraies ou fausses ? ». Puis lorsque vous inventez les autres personnages de l’histoire qui vont interagir avec votre héros, ils doivent avoir des opinions différentes sur cette question, que ces personnages soient : rêveurs, cyniques, réalistes et toutes les caractérisations possibles. La dramaturgie de votre histoire se construit, se base sur cette remise en question en laissant le spectateur se faire sa propre opinion sur le sujet durant le film, puis vous apportez la réponse à cette question, à la fin.

 

Tous vos choix : Personnages, leurs motivations, leur arc transformationnel, leurs relations sont liés à cette question qui se trouve être au centre de tout. Voilà pourquoi la motivation des personnages est importante. C’est grâce à elle qu’ils vont pouvoir régler les problèmes posés dans l’histoire et cette résolution paraîtra naturelle pour le spectateur. Donc, si vous avez fait correctement votre boulot de scénariste et que vous avez créé des personnages et des situations qui sont en relation directe avec la question centrale, alors les solutions que vos personnages trouveront seront forcément en relation avec votre thématique (message).

 

Prenons un exemple. Si votre message est : « L’amour conquiert tout », la question centrale peut être : »L’amour surmontera t-il tous les obstacles ? » Et la réponse à la fin de votre film sera : oui. Votre héros pourra chercher le mauvais « amour » ou la mauvaise façon d’aimer. Il aura besoin de trouver la bonne façon ! Votre héros peut aussi penser que l’amour n’existe pas ou ne veut rien dire. Dans ce cas, son parcours l’amènera sur les chemins qui le convaincront qu’il existe bel et bien. C’est basique mais c’est un exemple ;o)

Dans les histoires d’amour, il y a toujours deux personnages qui s’opposent : celui qui croit en l’amour et le réaliste délaissé, c’est à dire celui qui a souffert à cause de l’amour (même si ces deux personnages peuvent avoir des sentiments opposés parfois au cours de l ‘histoire). Ces deux personnages peuvent jouer le rôle de l’ange et du démon assis sur les épaules du héros. A la fin de l’histoire, le héros choisira le camp de l’un ou de l’autre. Forcément cette situation et cet exemple vous semblent simplistes, et vous avez raison, mais il fallait bien que je vous donne un exemple ;o)

Il faut, au début, aller au plus simple avec votre histoire car il est toujours difficile de réussir à mettre une structure compliquée en place, dès le début. Simplement parce qu’on se rend vite compte que rien ne tient ou que vous vous êtes perdu ou que vous avez perdu le fil. Il est préférable de commencer sur une base simple et solide, puis au fur et à mesure que vous maîtrisez de mieux en mieux votre histoire, y ajouter des éléments nouveaux qui complexifient l’histoire. Vouloir complexifier à tout prix n’est pas non plus une bonne chose, ça ne vous rendra pas plus malin, meilleur scénariste ou unique. Commencez doucement, humblement et vous verrez que vos personnages s’épaissiront et enrichiront d’eux mêmes ce que vous voulez dire grâce à leur caractérisation et leur motivation.

 

A l’université de Los-Angeles (UCLA), on nous disait : »une histoire simple et des personnages complexes ». Si votre scénario est complexe et que l’intrigue l’est tout autant, que tout s’enchaîne à la perfection, il vous faut un thème qui va unifier vos personnages et les éléments de votre histoire pour qu’ils soient tous tournés vers le « pourquoi » de l’histoire, c’est à dire le sens profond de votre histoire et non pas tournés vers le « comment » qui n’est que de la poudre aux yeux et n’apporte rien (même si cette poudre aux yeux est intelligemment créée et apporte beaucoup de fun). Même dans des travaux aussi longs qu’ »Ulysse » de James Joyce, il y a toujours une question, un thème qui s’écoule au fil des événements, des sujets abordés. Souvent, le thème traité sous différentes formes est : « Quel est le sens de la vie ? » Pour souvent arriver à la fin de l’histoire et découvrir que la réponse (banale) c’est « il faut vivre le moment présent du mieux que l’on peut »

Dites-vous que toutes les questions, même les plus simples, peuvent être traitées d’une multitude de manières grâce aux personnages, car ce sont eux, dans leurs différences, dans la manières dont ils abordent le problème, qui apportent l’infinité de nuances que l’on peut trouver dans les histoires. C’est de là que vient la profondeur d’une histoire.

Il faut que vous ayez une réponse très claire à la question : »Pourquoi je veux raconter cette histoire ». Une fois cela fait, vous serez capable de la transformer sous la forme d’un thème. De cette manière vous pourrez toujours chercher des solutions à vos histoires tout en restant sur la bonne voie. Vous pourrez garder le cap en étant capable de faire la distinction entre les choses qui sont intéressantes pour votre histoire et vos spectateurs, et ce qui ne l’est pas.

structure scénario pixar

Christian Bertrand / Shutterstock.com

 

15) Les réactions de vos personnages doivent être crédibles même si la situation est incroyable. Mettez-vous à leur place.

Si vous étiez votre personnage, dans cette situation précise, que ressentiriez-vous ? L’honnêteté donne de la crédibilité aux situations incroyables.

C’est une règle qui semble couler de source, mais comme tout le monde, certains scénaristes pros l’oublient et font vivre à leur personnage des moments ou des situations qui sont en contradiction avec leur caractérisation ou la vraisemblance de l’histoire, que cela soit dans les dialogues ou leurs actions. Ces écarts ne sont pas là pour le bien du spectateur et de l’histoire. Pourquoi cela arrive-il ? Simplement parce que les scénaristes, à un moment, oublient de garder le cap de la personnalité du personnage qu’ils ont créé.

L’autre chose importante dans cette règle c’est « l’honnêteté donne de la crédibilité aux situations incroyables ». Car elle exprime l’idée que l’on peut se faire pardonner quelques écarts de logique interne par le public si les émotions du personnage restent honnêtes. Il faut absolument respecter cela car trop d’incohérences dans les actions, le récit etc…c’est très risqué. Le public ne vous suivra plus si les situations ou les non-sens s’enchaînent et ce malgré l’honnêteté du personnage et l’attachement que le spectateur a pour lui. Je fais référence ici à ce qui est impossible de se passer dans le monde que vous avez construit. Je parle de violation des règles que vous avez mises en place depuis le début. Forcément vous pouvez vous permettre des choses qui ne pourraient pas exister dans la vie réelle à condition que cela reste émotionnellement attrayant. C’est l’émotion que procure le personnage qui va permettre au spectateur de croire à l’incroyable. C’est d’ailleurs grâce à cela que beaucoup d’histoires qui sortent du réalisme (science fiction, fantastique etc..) fonctionnent et permettent, à leur tour, au spectateur d’adhérer à l’histoire et à un univers impossible.

Ressentir les émotions des personnages et se reconnaître en elles nous permet de croire cette possibilité que ce monde existe et de fait que toutes les actions et situations qui en découlent le sont aussi. Si on y réfléchit, les histoires que les scénaristes nous proposent ne sont que des constructions artificielles. En tant que scénariste c’est vous qui menez le jeu et inventez le contexte, le monde qui entoure votre histoire, mais au fond, ce contexte ne suffit pas à être crédible au delà de ce que nous connaissons et acceptons comme situation crédible. Ce n’est qu’au travers des actions et des réactions de vos personnages que vous le rendrez crédible.

Idem, si le spectateur connaît le monde dans lequel se passe votre histoire. Il faut que ce monde soit rattaché au contexte (l’intrigue) et que cette intrigue se rattache aux personnages pour que le spectateur soit emmené. Il ne pourra pas juste l’être qu’avec l’univers que vous mettez autour. Si vous écrivez/ racontez une histoire vraie, les spectateurs s’attendent à des erreurs ou que vous embellissiez celle-ci. Votre boulot de scénariste sera de convaincre les spectateurs par les émotions et actions de vos personnages, que ce que vous avancez est vrai. Et c’est là que c’est fort ! Car en réussissant ce tour de force vous pouvez très facilement transformer/ mentir sur des faits historiques ou ayant existés. Ce que vous ressentez comme vrai le devient ;o)

 

En général, le contexte se transmet culturellement. Mais au fond, il n’y a rien d’impossible, vous pouvez donc tout faire croire. Vous n’avez juste qu’à faire en sorte que les détails que vous ajoutez au contexte sonnent juste, et pour cela vous devez vous servir des émotions que vos personnages transmettent pour y arriver. A partir du moment où les spectateurs conçoivent que les personnages de l’histoire font vraiment partie de leur monde, ils commenceront à croire ce qui est impossible. Mais attention, cela veut dire que les situations dans lesquelles vous mettez vos personnages doivent aussi être honnêtes, c’est à dire honnêtes du point de vue de la thématique développée dans l’histoire. Non pas de ce que nous connaissons mais de ce que le scénariste nous a dépeint du monde qu’il a construit.). Si tout cela est naturel, ce que les personnages ressentiront comme émotions auront un sens.

Il faut aussi que vous vous mettiez à la place de vos personnages. C’est ce que cette règle semble nous dire en premier lieu. Cela semble être le conseil parfait. On nous répète souvent que pour mieux comprendre une situation ou voir les possibilités, il suffit de se mettre à sa place. Sauf que créer un personnage, ce n’est pas tout à fait la même chose car en créant ce personnage qui n’existe pas, on tente de se représenter la manière dont il réagirait en se mettant à sa place. En faisant cela, c’est un effet miroir qui se met en place, basé sur l’empathie, en essayant d’imaginer comment un autre pourrait réagir alors que c’est nous-mêmes qui le construisons…

 

Si vous voulez de la diversité dans vos personnages, il ne faut pas qu’ils se ressemblent tous et donc qu’ils réagissent comme vous le feriez. Bien sûr, vos personnages auront, au fond d’eux, des traits qui vous ressemblent, des valeurs, mais vos personnages ne doivent pas représenter une partie de votre personnalité. Comme je le disais plus haut, créer un personnage c’est créer une personnalité, une personne qui n’existe pas. Il vaut mieux, dans ce contexte, que vous fassiez réagir votre personnage d’une manière qui lui est propre, même si elle doit être à l’opposé de ce que vous auriez fait et même si ses réactions vont à l’encontre de l’empathie.

Comme un exemple vaut toujours mieux que mille discours, en voilà un : Si votre héros est un soldat en territoire ennemi, que vous, le scénariste, aimiez beaucoup les animaux. Ça n’empêchera pas votre héros de briser la nuque d’un chien de garde qui a reniflé sa piste. Si vous vous mettiez à la place de votre héros, vous chercheriez sûrement un moyen de ne pas tuer le chien, de l’éviter ou de simplement l’assommer. Mais ce n’est pas ce que ferait un soldat professionnel ! C’est là toute la différence. Vous devez imaginer ce que ressent votre personnage en vous basant uniquement sur le cœur de ses traits de personnalité et des objectifs que vous lui avez donnés et non pas de trouver des actions ou des réactions pour créer ou ressentir de l’empathie avec lui. Sauf si vous souhaitez avoir une relation empathique avec ce personnage en particulier).

Ce qu’il faut retenir de cette règle c’est qu’elle est là pour que vous fassiez en sorte que l’histoire avance grâce aux réactions des personnages par rapport aux situations. Ces réactions en font, de ce fait, des héros, protagonistes, personnages aux émotions cohérentes. C’est à dire qu’il ne faut pas se mettre à leur place et leur retirer toute spontanéité quant aux réactions qu’ils pourraient avoir face aux situations dans lesquelles vous les mettez, sinon vous ne faites qu’écrire des scènes qui fonctionnent « mécaniquement ». Des personnages sans émotions honnêtes n’intéresseront pas les spectateurs et ils se détourneront de l’intrigue, aussi intelligente ou prenante soit-elle.

Voilà pour cet article sur “Les règles d’écriture chez pixar 14 à 15”.

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A dimanche prochain.

Tom Weil

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À PROPOS DE TOM WEIL

Je m’appelle Tom Weil, je suis assistant réalisateur pour le cinéma et la télévision et comme vous pouvez vous en douter je suis passionné de cinéma depuis tout jeune. J’ai crée ce site il y a presque 3 ans maintenant pour vous apporter mon aide…

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  • Edward Olivier Amougou

    Bonsoir Tom !

    Je marque ainsi mon retour dans le blog après un bon bout de temps de silence. Mon projet de film me prend toute la tête. Je comprends maintenant pourquoi un pro du cinéma conseille de ne pas commencer l’écriture d’un film si l’on n’est pas certain qu’il soit bon. C’est un travail tellement harassant pour qu’on vous dises après que votre film est nul. Je suis en train d’élaborer le découpage technique et…ce n’est pas l’étape la plus simple mais je me rends compte qu’elle est pour moi idoine et indispensable car il – le découpage – « redresse » mon scénario. Tout ceci est une parenthèse…

    Mon retour sur le blog me permet de constater que les connaissances que j’y puisent me sont véritablement bénéfiques, Tom, et je t’en remercie grandement.

    Lorsque j’ai lu ton exemple, mon sang n’a fait qu’un tour ! Je me suis dit, « ce gars est sorcier ou quoi ?!  » « a-t-il lu dans mon esprit ?

    En effet, tu évoques tous les éléments du film que je prépare. « L’amour d’un ange ». Un mélodrame. Le message que je voudrai faire passer est : aimer c’est se donner jusqu’au renoncement de soi-même pour le bien de l’autre. Pas si différent de celui que tu as souligné, de même que la problématique.

    Le film tourne comme tu l’as dit, autour de deux personnages qui s’opposent.

    Ryan: un flic idéaliste et romantique qui croit en l’amour et Maeva, une ex top-modèle qui n’a croisée que de « mauvais amours » sur son chemin et ne croit par conséquent plus ni en l’homme, ni en l’amour qui pour elle, n’existe pas. Son chemin croise donc celui de Ryan. Elle découvre qu’il existe un autre genre d’hommes que les crapules auxquelles elles a jusque là fait face et c’est le « tremblement de terre » dans sa tête.

    Maeva encaisse et accepte toutes les humiliations pour être auprès de cet homme de valeur qui pourtant, sort avec une autre femme. Frida, une autre femme qui plus est, moins rayonnante, moins valeureuse qu’elle et tourmente Ryan. Une situation qui ne décourage guère l’ex top-modèle. Ryan, lui, refuse qu’une femme s’humilie à ce point pour un homme.

    Les deux personnages qui sont les héros du film, sont à un moment, tantôt l’ange, tantôt « la bête » pour l’autre. Le seul souci de Fred, le pote et collègue de Ryan, est que ce dernier cesse effectivement de faire « l’ange », parce que par ricochet, il fait – le con-

    Les deux types d’amour, l’idéaliste et le réaliste, vont en effet s’opposer tout au long du film et c’est en fin de compte l’amour, le
    vrai, qui triomphera.

    je ne peux pas attester que le développement soit aussi réussi que je le souhaite, mais je peux, au vue de ce que tu as écris, penser que je ne suis pas si loin des règle de la dramaturgie cinématographie.

    Merci pour tout ce que je sais grâce à toi, et aussi pour tout ce que, par toi, je vais continuer d’apprendre.

    • Bonjour Edward,

      Je ne comprends pas bien comment ton découpage peut redresser ton scénario…je pense que tu appelles une choses à la place d’une autre. Le découpage est un document technique, ou il n’y a que les mouvements, les axes, les valeurs…

      Il ne peut pas redresser ton histoire ! Etant donné que le découpage c’est la transformation des mots en images.

      Merci pour tes compliments ;o) N’hésite pas à partager le blog autour de toi, c’est le meilleur moyen de me remercier et bon courage pour ton projet ;o)

      A bientôt,
      Tom

      • Edward Olivier Amougou

        bonsoir Tom
        ce n’est pas le découpage en lui même qui redresse mon scénario. cela provient du fait que son élaboration amène inéluctablement à revisiter le scénario de fond en comble et par ricochet de corriger les erreurs de forme et même de fonds qui s’y seraient glisser.

        Voilà comment lé découpage technique « redresse » mon scénario. Je me permets à ce propos de souligner son importance dans la réussite d’un projet de film dans la mesure où je me rends compte qu’il y a des images de mise en scène qui peuvent y apparaitre et qui ne trouveraient pas forcément leur place dans le scénario qui donne la primeur à l’histoire.

        merci encore pour tes encouragements. il m’en faut. c’est vraiment pas facile de faire un film. surtout lorsqu’on est en même temps scénariste, réalisateur et même que l’on s’occupe soit même du dépouillement.

        Edward Amougou

        • Bonsoir Edward,

          tu dis :

          « ce n’est pas le découpage en lui même qui redresse mon scénario. cela provient du fait que son élaboration amène inéluctablement à revisiter le scénario de fond en comble et par ricochet de corriger les erreurs de forme et même de fonds qui s’y seraient glisser. »

          Mais je te réponds toujours : non.

          En revanche je te rejoins sur le fait que des images ou des éléments techniques apparaissent dans ce document et qui ne trouveraient pas leurs places dans le scénario ;o)

          Bon courage à toi et oui c’est difficile et fatiguant de faire du cinéma. Mais au final ce n’est que du bonheur ;o)

          A bientôt,

          Tom

          • Edward Olivier Amougou

            Bonjour Tom !
            Ton « non » et le point qui le sanctionne tombent net comme une lame de guillotine sur le coup d’un damné ou comme une bombe sur un pont et dont le bruit assourdissant dissuadent même les animaux souterrain de refaire surface. (rires)

            Une autre façon de dire que j’ai l’impression d’avoir dit des « conneries » qui t’ont vraiment énervées ! Au quel cas, je m’en excuse, mais ta réponse ne me fait pas avancer, outre mesure. Essaye de m’expliquer le pourquoi du comment, dans la mesure du possible.

            Comment cela est-il si impossible à ton avis, ou selon la théorie du cinéma ?

            Je reconnais qu’un bon script doctoring permet de redresser un scénario et c’est d’ailleurs le but de cette étape. Je suis d’accord que, selon le processus d’élaboration du scénario, une bonne relecture de celui-ci – à voix haute, d’après certains théoriciens – permet de corriger les éventuelles erreurs de formes et déficits structurels qui s’y trouveraient.

            L’on peut passer par ces étapes et avoir toujours des erreurs au finish. « Erare humanum est », nous disent les latinistes. Sinon, comment expliquerait-on certains faux-raccords que l’on voit dans bien des chefs-d’œuvre cinématographiques ?

            Je crois que mon découpage technique m’a permis de faire le énième script doctoring de mon scénario.

            Depuis que j’écris le découpage, mon scénario s’est considérablement amélioré.
            Le défilement des plans qui se succèdent dans ma tête et le choc des images, plus « réelles » à ce
            niveau, me permet de constater que, selon que je voudrai un montage idéologique, analytique, symbolique ou tout juste métaphorique, telle ou telle séquence serait mieux à telle ou telle place.

            Je ne rapporte que des faits, Tom ! Cela est peut être une expérience purement personnel.
            Le découpage technique de mon scénario m’a permis de supprimer certaines séquences jugées inutiles, de renforcer ou de réajuster certains dialogues…outre des fautes d’orthographes et de grammaire que la relecture du scénario n’a pas pu faire.

            Très amicalement !

            Edward Amougou

  • myssa

    bonsoir a vous j’ai besoin de votre aide comment achever monj scenario avec d nouvelles idees q vienent

    • Bonjour,

      Pardon mais je ne comprends pas ton message…attention à l’orthographe et la syntaxe.

      A bientôt,

      Tom

  • Christophe

    super

  • Christophe

    Bonjour Tom. Moi, aussi j’aimerais m’inscrire à scénario+ je suis toujours partant pour apprendre de nouvelles choses. Bravo pour ce site, les articles sont toujours intéressants.

    • Bonjour Christophe,

      Les portes de scénario+ sont fermées ;o) Si tu es inscrit à la newsletter tu seras prévenus si les portes s’ouvrent à nouveau.

      A bientôt,

      Tom

  • Christophe

    Bonjour Tom,

    Pour cause de petite famille, j’ai regardé 2 films : « Boule et Bill » et « Moi, moche et méchant. »

    Même si la technique diffère entre ces 2 films, je les ai analysé en allant…
    J’ai cherché pourquoi le premier ne m’a pas accroché au contraire du second.

    Ben, le 1er est soft, l’histoire est bien ancrée, une jolie vie à la campagne se transforme en cauchemar à la ville. Il y a bien des « relents » féministe mais les personnages sont « glacés ». Bref leurs sentiments « ne transpirent pas ». Sauf peut-être le monsieur dépressif.
    Le 2e est une réussite, malgré un thème simpliste « le méchant devient gentil » et des situations ubuesques, on y croit tellement les personnages sont attachants, exubérants et vrais. Impossible de ne pas craquer devant Margo, Agnès et Edith. Gru est un méchant crédible avec de véritables sentiments. Même le banquier est réaliste… Lol
    Bref les règles PIXAR sont bien appliquées dans leurs réalisations.

    Voilà, impossible pour moi de regarder un film normalement mais j’y prends du plaisir quand même ;o)

    A bientôt.
    Christophe.

    • Christophe

      Lol, ne pas confondre, « Moi, moche et méchant » n’est pas un film de PIXAR mais on y retrouve les règles !

    • Bonjour Christophe,

      LOL entièrement d’accord avec toi sur l’analyse.

      Pour ce qui est de ton nouveau « regard » sur les films…je te présente mes excuses lol Mais impossible de revenir en arrière.

      Heureux sont les ignorants ;o) Je plaisante évidement

      Et encore il te manque le coté technique ! C’est encore pire après.

      A bientôt,

      Tom

      • maria

        Bonjour TOM et CHRISTOPHE;

        Oui,  » heureux sont les ignorants  » – dont je suis encore ! – car ils restent dans la magie du cinéma, et s’abstraient dans un autre monde pendant une heure trente de bonheur !

        Bravo à toi, Christophe. Tant mieux si je suis incapable d ‘analyser aussi bien que toi qui marches sur les traces de ton mentor LOL !. J’ai essayé de le faire, j’aurais honte si un jour, il voyait le contraire.

        Dans ce cas, TOM, c’est moi qui te présenterais des excuses ! LOL !

        Allez ! à tous les deux bonne rentrée dans ce nouveau mois de septembre.
        À bientôt !

        • Christophe

          Bonjour maria,

          Merci Maria pour tes félicitations :o)
          Mais je ne fais rien d’exceptionnel, si ce n’est appliqué ce que nous dit Tom et puis surtout, bossé, bossé…écrire aussi beaucoup !

          A bientôt.
          Christophe

          • Christophe

            Re Maria,

            Un truc en passant et pourquoi ne tenterais-tu pas l’aventure scenario+ ?
            C’est pas comme le journal de Spirou, réservé aux personnes de 7 à 77 ans…
            En plus c’est tous niveaux. Un cartésien comme moi, a bien réussi à suivre le rythme !

            Christophe

          • Steven

            Bonjour Tom, Maria et Christophe,

            Je viens de lire vos commentaires et je me pose une question qui concerne surtout Tom et Christophe car je suis dans le même cas que Maria concernant la capacité d’analyse ( et vu vos messages, je n’ai peut-être pas envie que ça change bien que j’y serai sûrement obligé, Lol ).

            Vous arrive-t-il quand même d’être bousculé ou bouleversé par un film? Ce côté (blasé) fait un peu peur quand même! 🙂

            À bientôt,

            Steven

          • Bonsoir Steven,

            Heureusement que je suis encore bouleverser par un film ou en tous les cas la magie fonctionne toujours.

            J’ai vu Horsehead, je n’ai décroché à aucun moment, idem pour vice. versa, Home, big hero 6, Guardian of the galaxy, de rouille et d’os, un prophète etc…

            Je ne suis pas blasé, disons que je suis moins sensible ou plus affuté au artifices que certains scénaristes tentent de nous faire avaler ;o)

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Bonjour à vous trois, TOM, STEvEN, CHRISTOPHE,
            Je comprends fort bien ce que vous voulez dire à propos de l’analyse d’un film.
            Ce que j’ai voulu exprimer, c’est qu’à prime abord, je ne vois pas les défauts techniques. Je suis prise entièrement comme quand je lis un livre passionnant ( pour moi !). Je sais apprécier les belles images. Certaines histoires me bouleversent, la musique m’enivre parfois.
            Quant au scénario, c’est après coup que je l’analyse. Depuis, que toi, Tom, m’as appris le voyage du héros aux mille et un visages. Pour donner un exemple, ça fait x temps que je n’avais pas vu « Le Fugitif ». J’ai pu donner l’ennemi caché, révélé à la fin, à une lectrice du blog.
            Idem, pour « Trois enterrements ». Je retiens le superbe climax après le cheminement terrible pour traîner, enfouir, déterrer un cadavre, x fois. Celui qui a tué est au bout de son arc transformationnel et arrive dans un autre éden que celui  » convoité » par le mort, en fait le même paradis magnifique avec en plus l’estime et l’amitié de son compagnon de convoi ( au début celui de son châtiment ).
            C’est toi que je remercie TOM. ☼ ) Si je savais analyser les textes, je sais à présent le cinéma, un peu, pas autant que toi, ni d’autres lecteurs, assez pour me faire plaisir, autrement qu’au premier visionnage. En somme, après l’Avant Première, LOL !
            Bonne journée, et sentiments cordiaux à tous de
            ☼ ) maria

          • Christophe

            Bonjour Steven,

            Je n’en suis pas au niveau de Tom, même très loin, lol. Mais j’ai toujours beaucoup de plaisir à voir un film et comme Tom, si le film est génial, je me laisse porter.

            C’est vrai que j’épluche beaucoup l’histoire après coup. Ça m’aide beaucoup pour mes propres histoires.

            Christophe

          • Bonsoir Christophe,

            Lorsqu’un film nous emporte c’est justement là qu’il est encore plus intéressant d’analyser le film !

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Christophe,
            Ah ! C’est pas bô… ô… ô …ce moyen détourné pour connaître mon âge, LOL !
            Dis, c’est plutôt le papa de Tintin qui a écrit cette formule !
            Sur cet éclat de rire, bonne soirée ainsi qu’à Tom.
            ☼ ) maria

          • Christophe

            Maria,
            Effectivement c’était le journal de Tintin !
            Mais je me doutais que tu avais 6 ans …..
            Christophe

          • maria

            Non ! ♪ J’ai dix ans, si tu m’ crois pas, dis … t’ vas voir…à la récré ! ♪ ☼
            maria

        • Bonsoir Maria,

          Je ne suis pas d’accord, beaucoup de spectateurs sorte de la magie d’un film même s’ils ne connaissent les termes techniques ou la structure d’un film. Ils ont d’autres mots pour dire qu’ils n’ont pas aimés ou qu’ils n’y ont pas cru.

          En revanche, quand tu est dedans ton sens critique est peut être plus développé, tu te fais moins « avoir »…mais la magie opère toujours mais moins souvent.

          A bientôt,

          Tom

      • Christophe

        Bonjour Tom,

        Excuses acceptées ! Lol

        Et puis après tout j’avais qu’à :
        1 – ne pas aimer le ciné
        2 – ne pas avoir des images et des histoires plein la tête
        3 – ne pas m’inscrire à scénario+

        … En fait les 3 clés pour ne pas aller sur CFUF ! Lol

        A bientôt.
        Christophe

  • maria

    Bon dimanche, TOM,
    Comme toujours, quand tes articles m’arrivent, je fais mon introspection, je veux dire, je réfléchis sur mes personnages.
    Du début, je savais quoi montrer, sans ironie:  » Tout le monde ,il est beau, il est gentil « , sauf une personne que l’ on ne connaîtra que par des dires..
    Ceux qui agissent ou qui parlent, personnages secondaires, sont sympas, Impossible – pour moi – d’en voir un antipathique.
    Alors, après avoir lu les autres règles de Pixar, j’ai fait en sorte de le rendre un peu fautif, comme s’il avait quelque chose à se reprocher, pas un vrai hareng rouge, juste pour détourner légèrement, l’attention du spectateur.
    J’avais écrit presque un roman, qui avait une héroïne, au lieu du héros de mon scénar. Un défaut, parce que j’ai « attaqué complexité », du début. Je vois que j’aurais dû écrire plus simple d’abord. Sais-tu, ce n’est qu’en cours d’écriture de cette histoire que j’ai compris qu’au fond, on écrit toujours les mêmes choses…autrement.
    C’est ça qui me faisait dire, déjà, lors de ma première version: j’en suis trop loin, alors que je piétinais pour écrire le synopsis.
    Ce n’est que la semaine dernière que tout s’est éclairé : mon héros en cache un autre.
    ( Ma première version : un train en cache un autre , lol ! )
    C’est la révélation ultime, fixée avec des mots, quelque chose d’enfoui en moi que je savais sans l’exprimer, un thème de plus en filigrane, que le spectateur retient ou pas.
    Le principal, c’est qu’il passe une heure trente sans s’ennuyer. Une autre affaire.
    Merci Tom, à bientôt.
    Cordialement de
    ☼ maria.

    • maria

      PS. J’ai écrit avant de recevoir la newletter. Merci et bonne rentrée !.
      Oui, à bientôt.
      ☼ ) maria

    • Bonjour Maria,

      Je suis content que ces règles font leur chemin ;o)

      A bientôt,

      Tom