Le steadicam une sacrée invention !

 

 

le steadicam…Je suis assez content d’attaquer cet article sur le steadicam. Au delà du fait que c’est un outil extraordinaire pour mettre en image nos histoires, je suis heureux d’écrire sur le steadicam car plusieurs d’entre vous m’ont demandé de le faire !

C’est drôle car cette fois je ressens un peu de « pression ».  Je vais donc mettre les bouchées doubles et tenter de vous satisfaire en vous écrivant le meilleur article possible sur le steadicam ;o)

Le steadicam…ne serait-ce pas le rêve de tout jeune réalisateur ? En tous cas un des rêves ! J’irais même jusqu’à dire que certains scénaristes y pensent en écrivant leur histoire non ?!

Alors le steadicam c’est quoi ?

Je ne vais pas vous faire un cours sur l’histoire du steadicam, internet regorge d’une multitude d’articles sur le sujet et ce n’est pas le but de ce blog de pomper ce qui se fait ailleurs et d’une façon sûrement bien meilleure.

Mais pour votre culture générale sachez que c’est Garret Brown qui l’a inventé en 1972 et je peux vous dire que c’était plutôt spartiate. Le premier modèle était une simple perche avec la caméra à un bout et la batterie de l’autre…

steadicam 1 garret brown

Le système s’est perfectionné d’année en année en fonction des besoins des films.

Mais c’est la réalisation du film « Shining » de Stanley Kubrick qui a été un véritable bond en avant technologique et technique.

Voila un exemple d’une des scènes faites au steadicam sur shining :http://youtu.be/cy7ztJ3NUMI

La plus connue est bien sûre la scène du labyrinthe où le personnage, joué par Jack Nicholson, meurt congelé.

Oui mais c’est quoi un steadicam ?

Le steadicam permet de faire des travellings avant et des travellings arrière comme avec un chariot et des rails sauf que le steadicam est libre !

Imaginons que vous vouliez suivre votre personnage qui descend d’un étage à l’autre par les escaliers et que vous vouliez le filmer du début à la fin ! Avec des rails de travelling ce n’est pas possible alors qu’avec le steadicam vous pouvez le suivre tout le long du parcours sans couper et sans que le plan soit secoué dans tous les sens.

Parce que c’est ce point qui est important, la liberté! Vous êtes libre d’aller où vous voulez avec le steadicam et tout cela sans à-coup !

Comment cela fonctionne t-il ?

Le steadicam est un système de harnais avec un bras articulé et un sled. Le harnais (ou vest) est porté par l’opérateur (cadreur) steadicam. Sur ce harnais il y a un bras articulé (arm) ainsi qu’un tube (sled) muni d’une semelle appelée « post »sur laquelle est posée une caméra.

steadicam harnais

L’opérateur peut grâce à ce système, monter, descendre, courir, marcher, tout en gardant une image stable et fluide, que le sol soit plat ou accidenté. Le steadicam peut faire des travellings avant ou arrière, verticaux ou horizontaux mais aussi des panoramiques en toute liberté car contrairement au travelling sur rail le steadicam n’a pas de lien avec le sol ;o)

L’équilibre c’est la vie ! ;o)

Un steadicam repose sur le principe d’absorption des chocs mais aussi de l’équilibre entre les différents composants du steadicam. Un steadicam a besoin de deux types d’équilibrage pour fonctionner.

L’équilibrage statique

C’est à dire que lorsque la caméra ne bouge pas (et donc le steadicam), elle doit rester parfaitement droite. L’avant ou l’arrière de la caméra ne doit pas plonger vers l’avant ou vers l’arrière. Le point d’équilibre de la caméra doit être parfait. Il faut donc que l’équilibre soit trouvé entre tout ce qui compose un steadicam, moniteur, caméra, batterie etc…

Si un accessoire est ajouté, une fois que cet équilibre est trouvé, l’équilibrage statique doit à nouveau être fait.

L’équilibrage dynamique

C’est en gros le même principe que le statique sauf que cette fois le point d’équilibre doit aussi être parfait lorsque la caméra est en mouvement ou lorsqu’elle fait un panoramique.

C’est deux équilibrages permettent à la caméra de faire des plans parfaitement stabilisés.

Capacité du steadicam

Comme je vous l’ai dit plus haut les possibilités du steadicam sont dingues. Il est possible de commencer en gros plan sur un comédien puis, d’un mouvement, de tourner autour de celui-ci et de découvrir un groupe un peu plus loin en plan large ou de rejoindre un groupe pour finir en plan serré.

Une des capacités du steadicam c’est aussi de faire des plans au ras du sol pour suivre des pieds, un chien etc..

Mais comment cela fonctionne t-il ? Si vous regardez bien les photos de cet article vous vous apercevrez que la caméra a une position plutôt haute ! Alors comment est-il possible de filmer des plans au ras du sol ?

Et bien c’est très simple, il suffit d’inverser la caméra en la faisant pivoter du haut vers le bas. C’est ce que l’on appelle le LOW MODE.

steadicam low mode

 

Pourquoi ne pas se servir que du steadicam alors ?

Je me souviens que c’est une question que je me suis posé au début de ma carrière. Je trouvais ridicule de se servir d’un travelling sur rail alors que le steadicam existait !

D’ailleurs je suis certain que plusieurs d’entre vous se posent la question ! Si vous êtes un lecteur assidu de « comment faire un film », vous savez mieux que personne que le langage cinématographique est aussi fort que le langage scénaristique.

Je veux dire par là que les plans et la manière dont vous les faites appuient, soulignent ou accompagnent votre récit. Comme les valeurs de plans que vous choisissez, la technique que vous employez pour filmer est tout aussi importante.

Prenons une course poursuite : Votre personnage court à en perdre haleine, il doit sauver sa vie. Nous sommes derrière votre personnage (nous le suivons) si vous décidez de le filmer au stead, votre séquence de course sera fluide sans à-coup alors que si vous filmez cette même course avec une caméra à l’épaule votre image bougera dans tous les sens.

ATTENTION : je ne dis pas que la première solution est moins bien que la deuxième. Je dis juste que le ressenti pour le spectateur ne sera pas le même ! Si vous voulez désorienter le spectateur et l’impliquer un peu plus, vous utiliserez la caméra à l’épaule ! Si vous voulez que le spectateur garde ses repères et qu’il se concentre sur les détails de l’image, car vous y mettez des informations primordiales pour la compression ou que vous voulez mettre le décor en valeur, alors vous choisirez le stead !

 

Voilà pour cette première partie sur le steadicam, mais ne vous inquiétez pas je vous mets tout de suite à disposition la deuxième partie. Nous verrons : les inconvénients du steadicam, son poids, qui peut s’en servir, combien cela coûte à l’achat ou à la location etc…

J’espère que cet article sur : le steadicam vous a plu.

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A bientôt,

Tom

À PROPOS DE TOM WEIL

Je m’appelle Tom Weil, je suis assistant réalisateur pour le cinéma et la télévision et comme vous pouvez vous en douter je suis passionné de cinéma depuis tout jeune. J’ai crée ce site il y a presque 3 ans maintenant pour vous apporter mon aide…

Comments on this entry are closed.

  • bertrand

    Bonjour Tom,
    Très intéressant cet article sur le steadicam que je connais trop peu. Je me demandais donc si celui-ci peut permettre de suivre en travelling arrière un personnage en le filmant de face tout en faisant en même temps un travelling haut-bas ? Par exemple, la caméra démarre sur les pieds du comédien, fait un travelling arrière pour suivre sa progression tout en faisant un travelling bas-haut pour remonter des pieds vers son visage ? Est-ce que ce mouvement combiné peut être fait avec un steadicam ou il faudrait passer obligatoirement par une grue ?

    • Bonsoir bertrand,

      Merci pour le compliment, n’hésite pas à partager le blog et ses articles autour de toi.
      Je pense qu’il n’y a pas de pb pour faire un tel mouvement combiné.

      A bientôt,

      Tom

  • jms

    Hello, petite coquille => « Shinning » et pas « shilling » 😉

    • Bonsoir jms,

      Merci beaucoup ;o) j’ai corrigé. Mais c’est Shining et pas « Shinning » ;o)

      A bientôt,

      Tom