seul au monde étude du voyage du héros

Etude de cas

ou comment comprendre la construction du voyage du héros

Bonjour à tous. L’article sur l’élément déclencheur vous a beaucoup inspirés. Vous vous êtes rendus compte pour certains qu’il n’était pas si simple de définir l’élément déclencheur, l’exposition ou les catalyseurs de l’élément. Souvent vous vous trompez avec soit un catalyseur, soit avec le passage du seuil…et c’est normal étant donné que certains sites qui parlent de scénarios se trompent aussi ;o)

Mais ce n’est pas grave, l’erreur est humaine, je fais aussi parfois des conneries…Enfin pour cet article je vais « tenter » de ne pas en faire lol. Comme il faut prendre des exemples que tout le monde ou presque a vus, je vais vous parler du voyage du héros au travers d’un film :

  • Cast Away (seul au monde)

Même si le voyage initiatique peut paraître compliqué car au fond il n’y a presque qu’un personnage. Mais une fois que vous aurez fini cet article vous trouverez ce voyage évident, je peux vous l’assurer ;o)

seul au monde

L’histoire :

Chuck Noland travaille pour Fedex. Il voyage dans le monde entier pour améliorer le service, le rendement et la productivité de l’entreprise. Il est marié à Kelly et est très heureux. Alors qu’il prépare les fêtes de Noël il reçoit un coup de téléphone (ou un sms je ne sais plus) qui lui annonce qu’il ne pourra pas passer Noël en famille car il doit partir en Malaisie et revenir 4 jours plus tard. Malgré une certaine réticence Chuck s’envole dans un petit avion qui n’arrivera jamais car l’avion, pris dans un orange, se crashera au dessus de l’océan pacifique. Maintenu en vie sur un canot de sauvetage Chuck va s’échouer sur une île déserte où il restera et tentera de survivre plusieurs années…

Comme vous pouvez le constater dans ce pitch (synopsis court), plusieurs éléments sont présents. Pour ceux qui nous rejoignent maintenant, je tiens à rappeler que le voyage du héros, le voyage initiatique comporte 12 étapes, chacune de ces étapes représente un moment important dans l’histoire, la narration mais aussi dans le changement qui s’opère chez le héros.

Tout commence avec :

  • le monde ordinaire : On voit Chuck travailler, vivre etc…Il est heureux dans le travail, au contact de beaucoup de monde. Il a une vie sociale bien remplie et une vie amoureuse tout autant épanouie.
  • L’appel de l’aventure : c’est l’élément déclencheur ! C’est la scène où Chuck reçoit un sms ou l’appel qui lui demande de partir en Malaisie. La vie de Chuck est bousculée car il avait prévu de passer les fêtes en famille. Sa femme Kelly râle etc…
  • Le refus de l’aventure : Il tente par tous les moyens de ne pas y aller mais il est forcé, il n’a pas le choix et doit prendre l’avion
  • Le passage du seuil : Tout le monde aura compris que c’est le moment où l’avion s’écrase en mer. On peut d’ailleurs se dire que les éclairs, le vent, la tempête sont les gardiens du seuil. C’est un personnage ou une force qui fait peur mais qui n’est pas insurmontable pour le héros. Là, il traverse l’orage et s’écrase.
  • Le nouveau monde : Lorsque Chuck s’échoue sur l’île, il est clairement projeté dans le nouveau monde. Là où il y a de nouvelles règles, des dangers, où Chuck va devoir s’adapter pour survivre.
  • Les tests, alliés et ennemis : Dans Cast away ce sont tous les apprentissages de Chuck, la chasse, la pêche, faire du feu etc…
  • Approche de la caverne : C’est un endroit dangereux. C’est le moment où le héros descend sauver la princesse du mauvais sorcier. Ici c’est un peu différent. C’est le moment où Chuck monte sur le point culminant de l’île et décide de se pendre…puis renonce…un peu forcé par le sort ;o)
  • La grande épreuve, La prise de l’épée : Clairement, le moment où Chuck, après plusieurs essais infructueux pour passer les vagues immenses qui l’empêchent de partir utilise la partie des toilettes en plastique en guise de voile et réussit à prendre la mer.
  • Le chemin du retour commence au moment où le navire sauve Chuck. Peu de temps après le passage du seuil du retour est symbolisé lorsque Chuck descend de l’avion et revient à la civilisation.
  • Résurrection : Le moment où Chuck voit que sa vie, sa femme ne sont plus pour lui. Mais Chuck décide de retourner voir Kelly.
  • Le retour avec l’élixir/ maître des deux mondes : Grâce à ce qu’il a appris sur l’île et sur lui pendant ces 4 ans, Chuck devient le maître des deux mondes (l’île et son ancien monde). Il décide donc de prendre la route et de vraiment vivre sa vie.

Alors je vois vois déjà me dire mais il n’y a que 11 étapes ! Mais je n’ai pas trouver d’étape avec un mentor…Comme quoi un film ne doit pas forcément comporter toutes les étapes absolument !

Voilà pour cette étude de cas pour le film « seul au monde » : cast away . J’espère que grâce à cet exemple vous allez pouvoir y voir plus clair et redéfinir l’exposition et l’élément déclencheur des films que vous m’avez donnés en exemple.

Je vous dis à la semaine prochaine. Laissez-moi un commentaire sous cet article pour me dire ce que vous en avez pensé ou si vous avez des questions.

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Merci à ceux qui le feront ;o) et qui le font déjà ;o).

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A bientôt,

Tom Weil

À PROPOS DE TOM WEIL

Je m’appelle Tom Weil, je suis assistant réalisateur pour le cinéma et la télévision et comme vous pouvez vous en douter je suis passionné de cinéma depuis tout jeune. J’ai crée ce site il y a presque 3 ans maintenant pour vous apporter mon aide…

Comments on this entry are closed.

  • angélique

    Je pense que tu as raison, Mickaël. J’ai revu le film hier.

    Pour moi aussi c’est Wilson le mentor.

  • Mickaël

    Bonjour Tom,

    Encore un article super, d’autant plus qu’il traite un de mes films préférés !
    Cast Away (Vu, vu, revu, rerevu… !), et je pense qu’il y a bien les douze étapes. Le mentor est présent, et je pense à Wilson, le ballon de volley ball.
    Bien que le mentor « abandonne » généralement le héros lors de son épreuve finale, lui reste, et ne disparaît qu’après…

    A bientôt

    Mickaël

    • Bonjour Mickaël,

      Oui je pense que Wilson peut totalement être une sorte de mentor.
      A bientôt,

      Tom

  • Steven

    Bonjour Tom,

    Merci pour cet éclaircissement, tu devrais inclure cet article avec ceux de la section: Apprendre à écrire un film/ un téléfilm (les articles 6,7,8,9,10 concernant le voyage du héros.)

    C’est vrai qu’avec ce film on peut voir plus facilement les différentes étapes qui constituent le voyage du héros.Le monde ordinaire, c’est ce qu’on appelle aussi l’exposition, je me trompe?

    P.S. : Il y a une petite faute au début de l’article, tu parles d’un avion pris dans une orange 😉

    A bientôt,

    Steven

  • maria

    Bonjour Tom,
    Je suis retournée lire ton décryptage de « The Danish Girl » avec  » ta  » caméra.
    Non, je ne procrastine pas. Et j’ai bien lu un titre  » De l’importance du synopsis ». Donc, j’y suis retournée un peu pour mon histoire, un sujet tout autre.
    En rédigeant le mien qui commence par un pitch de 3 lignes, qui vise juste, grâce à ton analyse,☼ ), je me disais qu’il faut faire confiance au réal et à son chef op, afin qu’il « rende » les deux mondes différents de mon héros, parce que c’est bien de cela qu’il s’agit. Un mentor devra prendre l’autre en charge.
    * Bref.
    Un film, visionné il y a peu, me turlupine, même s’il n’a rien à voir avec mon scénar, lui non plus. Il a plutôt à voir avec ton « décryptage « , à coups de caméra.
    C’est « Belle de Jour »; j’ai bien compris que la Belle se refusait à se faire sauter sa vertu par son mari. Michel Piccoli qui la désire justement pour ça, la pousse à aller voir côté prostituées de luxe Elle se prend au jeu des types à la sexualité plutôt bizarre et à la fin, partage leurs fantasmes délirants.
    * Bref.(en espérant que j’abrège ! lol !)
    Quand Piccoli qui la voulait vierge, ne la désire plus, et qu’un voyou amoureux d’elle blesse le mari, retournement de situation: il va tout dire au mari aveugle et paralysé.
    Là, elle se décide à tout avouer, comme si elle se confessait, elle est soulagée.
    = > J’arrive à la dernière séquence. Le jeu de la caméra ne m’a pas renseignée :
    1 ) c’est elle qui imagine le mari guéri ?
    2 ) Ou bien, le mari – médecin- n’attendait que ça – l’ aveu – et qu’elle l’accepte enfin comme amant? Aurait-il simulé cette paralysie ? Je l’ai vu se relever indemne.
    => En espérant que tu te souviennes de ce film, surtout du dénouement…
    Bien sincèrement de
    ☼) maria.

    • maria

      Tom,
      * Je suis retournée voir ton analyse de « The danish girl ».
      C’est bien toi qui écris  » ça manque de saleté, de rigueur ».
      Du coup, je reviens à « Belle de Jour ». Après tout, on n’assiste pas à l’entretien entre Piccoli et le mari.
      Si… ils étaient de connivence… que ce soit eux les véritables proxénètes qui obligent la Belle à se prostituer, pour que le mari arrive à ses fins. Piccoli ne cache pas son cynisme, mais le mari…Quelle horreur !
      * La femme de cette nouvelle Lili de « The Danish Girl » éprouve un bel amour, hors du commun, même si son « mari » est castré,en somme, pire, il est une femme.
      = > Du coup, ça me renvoie à mon héros ; il vit un amour superbe pour une femme, et ce, dans notre monde contemporain, qu’il faut bien dire fait de dépravés. Alors, comme dans « The Danish Girl « , on ne peut pas retrouver notre époque où l’amour romantique n’existe pour dire plus, où le porno gagne sur l’érotisme.
      Même si je le rends jaloux pour plus d’aspérités, comme tu dis, je ne suis pas sûre qu’il le soit vraiment, je me demande s’il ne l’est pas en trompe l’œil parce que je n’aime pas ce sentiment-là. Chabrol avait la dent dure… Et je ne suis pas Chabrol, même si je l’admire.
      * On peut dire que certains films n’arrêteront pas de me bouleverser.
      Bonne soirée, Tom et à bientôt.
      Sincèrement de
      ☼) maria.

      • maria

        Bonjour Tom,
        Si ! la jalousie, même si elle est en trompe l’œil, je la laisse..
        En plus, je vois un gros défaut à mon héros : cette délectation à rester dans le monde qu’il crée de toutes pièces, même si c’est indépendant de sa volonté, que le dictat de son ex l’y a forcé, ou plutôt son spectre.
        Cette délectation pourrait être ressentie par l’ami retrouvé comme un chagrin de plus à tout ce qu’il vient d’éprouver, la mort de celle qu’il a aimée quasiment autant mais différemment du héros, la découverte de la double identité de la morte, ce secret qu’elle lui a caché durant son vivant.=> Dilemme entre son admiration pour celui qu’il a toujours trouvé supérieur à lui et ce constat qu’il fait.
        Je n’en dis pas davantage. Toi, tu comprends puisque tu as remarqué son défaut, ou plutôt le mien ( ! ) t’a interpellé.☼)
        Ça correspond davantage à ma façon de voir les deux mondes, c’est moins cruel, moins tordu que mon interprétation de la séquence finale de « Belle de Jour ».
        Donc, je dois retravailler cette séquence des retrouvailles. Et peut-être m’en servir dans l’ID.
        Dans sa descente en enfer, il a remarqué qu’il avait trop tardé).
        Pas trouvé le « catalyseur », ou c’est encore un peu flou.
        Bonne journée et .bien sincèrement de
        ☼) maria

      • Bonjour Maria,

        Oui c’est moi, mais je voulait dire de rugosité ;o)

        A bientôt,

        Tom

        • maria

          Oh ! Tom, Surtout, ne le prends pas mal.
          Ça m’a étonnée, c’est tout. C’est vrai qu’on doit tenir compte de ce que l’ être humain n’est pas fait que de beau, de bien. Sauf dans l’ œuvre d’art, puisque c’est son objectif.
          Chacun a en lui un peu de la bête humaine… c’est sûr mais quand c’est en grosses doses, et que ce n’est pas puni, là ,un os me reste au travers de la gorge.
          Ne t’en fais pas, je ne te juge pas mal pour ça, d’ailleurs je ne me le permettrais pas !
          Bien cordialement de
          ☼ ) maria.

          • maria

            Bonjour Tom,
            Décidément, tout ce que tu dis, ici, depuis l’analyse de mon scénar trouve écho dans mon scénar lui-même.☼)
            Le fait d’avoir fait un surhomme de mon héros m’a empêchée de le voir tel qu’il est, un homme meurtri, devenu solitaire. « Seul au monde », dans un premier temps.
            Déjà, dans ma première version. Autrement dit, je savais qu’il était pour moi celui qui personnifie l’art, Paradoxalement, j’ai peiné à voir en lui un personnage. C’est fait maintenant.
            Mais, pas complètement.
            Jamais j’aurais cru le montrer faire ce que fait Vincent Cassel dans la piscine de « Notre jour viendra », surtout pas dans « le miroir » de « Virage Nord ». T’as raison, il fallait décrypter ce que tu trouvais trop intello. Que moi, je nomme pudeur parce que je suis, malgré le nombre des années, restée « fleur bleue », …mais pas « oie blanche ».
            Je vais le montrer en clair, faire « ça », dans le souvenir de ses souvenirs – ses « MMS », en somme, LOL ! Ce sera peut-être un peu plus « dur », sans être sale, comme tu déplores le contraire pour « The Danish Girl » .
            Chacun trouve des interprétations différentes à l’issue d’un film.
            Certains verront une « Happy End » à ce que moi, je persiste à voir un drame, même si j’ai ri plus d’une fois en l’écrivant !
            Ça, c’est le nouveau pitch, le nouveau synopsis et la perche que tu me (nous) tends qui me fait revenir dans le premier acte.
            J’en suis au traitement qui découle et du pitch, et du synopsis.
            Tant pis, tout se passe au printemps. Alors, la réalisation, ce n’est pas même pour demain…
            Les printemps sont toujours de retour, plus ou moins idéaux, mais le cinéma sait faire tant de choses…
            Merci, Tom encore et encore.☼ )
            Bien cordialement de
            ☼ ) maria

          • maria

            Bonjour Tom,
            Non seulement, ton analyse et tes articles trouvent échos dans mon scénar, mais deux photos que tu as choisies pour illustrer m’inspirent , sans plagiat, LOL !.. et cette fois, .pour ma séquence N° 1. ( le retour dans la caverne de mon héros, avec ses bénéfices et la souffrance du refus du monde réel qui a été la sienne, où il va redevoir entrer, pas longtemps, mais assez pour le faire souffrir. L’autre monde, le sien, va être ressenti comme un refuge dans le  » merveilleux »..)
            Je n’en dis pas davantage, parce que ce ne sera que suggéré.
            => Voici les deux images qui m’ont révélé le début de la suite dialoguée, là où je me suis plantée !
            1) celle de « seul au monde »
            2) l’élément déclencheur de votre scénario.
            => ce n’est encore qu’une approche, mais je m’émerveille de retrouver, sans l’avoir lu, le mythe du héros aux mille visages de Campbell.
            Mon héros a tant de visages.
            T’as raison, je pense que toutes les étapes du voyage, ce serait bien que tu les donnes, comme un bonus.
            Tu me rends… la plus heureuse des scénaristes. ☼)
            Sentiments cordiaux de
            ☼) maria.

          • Bonjour Maria,

            Je vais essayer de trouver un peu de temps pour toutes les mettre ;o)

            A bientôt,

            Tom

          • Bonjour Maria,

            Loin de moi l’idée de prendre mal quelque chose ;o) C’est fou comme on peut extrapoler un texte ou une phrase dans un mail ou sur un sms…

            Tout va bien ;o)

            A bientôt,

            Tom

    • Bonjour Maria,

      Il faudrait que je regarde à nouveau ce film..je ne peux pas te répondre.

      A bientôt,

      Tom

  • Très intéressant merci!

    Dans le même esprit je m’étais amusé sur le blog de mon atelier à appliquer l’analyse du « voyage du héros » à… une courte pub de moins de 2 minutes 🙂 L’idée était de montrer aux jeunes de mon atelier que cette structure est très fréquente dans les scénarios et pas uniquement sur des films d’aventure à grand spectacle, et que les 12 etapes ne sont pas toujours présentes de façon explicites. C’est là, si tu veux lire: https://cinemacam.wordpress.com/2014/02/09/le-voyage-du-heros/

    • maria

      Bonjour Cinémacam,
      Je suis allée voir: c’est un bon exemple de voyage initiatique court.
      Évidemment, on n’est pas toujours là à analyser les étapes, ce serait fastidieux. L’importance, c’est le rendu. J’ai vu parfois des films tournant aussi rond qu’un navet bien épluché, et comme dans le sketch de Robert Lamoureux, il ne restait qu’un navet, encore un navet, rien qu’un navet ! Ce qui est …navrant !
      Mais ça, tu le dis toi-même, autrement. T’es un pro, un pro du terrain.
      Pour le cinéma.
      ☼) maria

  • maria

    Bonjour Tom,
    C’est un article très précieux que tu nous écris là ! ☼)
    Je sais qu’il y a des étapes du héros qui n’apparaissent pas, car souterraines. Et que parfois, un cercle n’a ni commencement ni fin, comme c’est le cas du schéma du voyage du héros, de Joseph Campbell. Parfois, même, le cercle fait des méandres en spirales comme celles – naturelles – sur la coquille de l’ escargot.
    Le monde ordinaire du héros peut être un monde créé de toutes pièces parce qu’une sorte de dictateur invisible lui édicte tout ce qu’il fait et le plonge dans ce monde là qui peut très bien être celui de la procrastination, autrement dit une force qui l’empêche d’avancer dans son projet.
    * Celui dont tu nous parles n’est pas « seul au monde ».
    Sa douzième étape, la voici. Et tu l’as mentionnée. LOL!
    Il a avec lui sa santé, sa débrouillardise, sa capacité d’adaptation, son passé expérimental qui lui fait retrouver le feu, trier la bonne nourriture pour qu’il ne s’empoisonne pas, ETC. En somme, l’instinct de conservation fait de lui son propre mentor, comme d’autres peuvent être leur propre protagoniste-et-antagoniste !
    * J’y suis allée souvent sur une île déserte, et je faisais comme Robinson ! Avec mes systèmes D. …Sans Vendredi ! Seule, en apparence.
    Un jour, j’ai lu « Vendredi et les limbes du Pacifique ». de Michel Tournier, son rapport avec le temps et l’espace devenus son milieu ordinaire, tellement différent de celui de tout à chacun !
    Mais, en m’éloignant du sujet – pas tant que ça, en fait – je comprends tellement Campbell et ton enthousiasme qui te fait référer à lui.
    Bon dimanche, TOM.
    Et toujours avec la gratitude de
    ☼) maria

    • maria

      PS.
      * Je suis allée lire la surprise: formidable ! : j’ai fait référence à ce film « The danish girl » dans ton blog, TOM, il n’y a pas si longtemps.
      * La transsexualité ne me fait pas peur. J’ai vu des interviewés par Mireille Dumas. La véritable identité, c’est celle du mental, celle où on se sent le mieux.
      * Si je me suis intéressée à l’annonce de ce film, c’est que je me suis mise à la place de sa partenaire, qui continue d’aimer une femme devenue, au lieu d’un homme. Je me suis dit que l’amour n’a pas de sexe, ou plutôt pas de genre. Elle est davantage l’héroïne que celui qui se fait ôter ses attributs. Que je sois clairvoyante : pas sûr que j’aurais la même réaction. LOL !
      Ou alors je ne garderais que d’autres qualités, l’admiration, la confiance, le souvenir des obstacles résolus ensemble …
      * J’ ai écrit un commentaire pour Josépha et toi, mais, il n’a pas été envoyé, peut-être parce que je ne suis pas inscrite sur Facebook, ni sur aucun réseau dit social, d’ailleurs.
      J’ai aimé ton langage à base de maniements de la caméra. Ce qui me plaît, c’est le « rendu » en tableaux, en couleurs. C’est ça, l’art du cinéma, entre autres. C’est magique au fond le maniement de la caméra, par un …pro !
      Avec toi, et tous pour le…beau cinéma.
      ☼) maria

      • Bonsoir Maria,

        Tu n’es pas la première à me dire que tu n’as pas réussi à laisser un message :o( dommage…le site à eu quelques problèmes apparement…Je suis content que l’article te plaise, je n’ai pas l’habitude de faire cette exercice sur le blog et j’avoue que pour le coup c’est un vrai plus que d’avoir pu participer à l’article de Josepha !

        Mais j’aimerai bien que les lecteurs de cfuf me donnent (comme tu viens de le faire) leur sentiment.

        A bientôt,

        Tom

    • Bosoir Maria,

      Je vais essayer de vous faire le voyage du héros selon campbell, car il y a encore plus d’étapes, cela pourra sûrement aider les visiteurs de ce blog ;o)

      Tu parle de sa santé et de sa débrouillardise…mais finalement il à été obligé de se bouger…sinon c’était la mort !

      Bonne fin de dimanche à toi ;o)

      A bientôt,

      Tom

      • maria

        Bonsoir Tom,
        * C’est vrai qu’il est obligé de se bouger. Mais j’imagine à sa place, un enfant ou une pauvre femme – comme moi – même si les éléments naturels et un bon hasard arrivaient à les porter dans cet autre monde, à les y déposer avec douceur => je ne pense pas qu’ils trouveraient le même mentor en eux que lui, homme robuste, puissant, fort avec ses systèmes D.
        On a beau dire, mais l’homme est intrinsèquement du sexe fort..!
        * Pour les étapes du héros, cette analyse-là est bien. Peut-être que davantage, ce serait … trop !
        => Tu sais mieux que nous tous. !
        Bonne soirée et merci ☼)
        ☼ ) maria;
        PS. J’ai trouvé l’analyse de Josépha formidable, et ton analyse technique formidable ! Je radote. LOL ! Mais ce serait trop bête que les lecteurs de CFUF loupent ça.