Savoir choisir son producteur

Apprendre à ne pas se jeter sur le premier producteur venu

 

 

Je sais que ce titre doit faire rire certains d’entre vous qui se disent : « Si j’avais déjà la chance d’en avoir un, je serais content » Et bien détrompez-vous ! La semaine dernière j’ai eu la chance d’être invité à un évènement vraiment incroyable. Il s’agissait de 3 jours de Pitch dédiés à des apprentis auteurs et réalisateurs, tout juste sortis de l’école, à qui on donnait la possibilité de venir pitcher leur projet face à un panel de professionnels : chaînes de tv, producteurs, scénaristes, financeurs etc… et tout cela en Allemagne.

En plus de pouvoir pitcher et avoir le retour d’experts sur leur projet, la parole était aussi donnée aux producteurs et aux chaînes pour démystifier certaines fausses croyances et donner à tous ces jeunes les bonnes clés pour qu’ils réussissent la prochaine étape.

Et vous savez quoi ? Et bien je ne suis pas le seul à porter la bonne parole et j’aimerais, aujourd’hui, vous rapporter les dires d’une productrice allemande sur son métier et sur la manière dont les auteurs/ réalisateurs doivent se comporter avec les producteurs et inversement.

La démystification

Dans un premier temps, elle a martelé à qui voulait l’entendre que ce que l’on pense savoir d’un producteur, ou du moins ce que les personnes inexpérimentées pensent d’un producteur, c’est faux.

  • Ils sont riches et très heureux de pouvoir dépenser/ aider les auteurs et les réalisateurs qui leur plaisent.

Beaucoup pensent que le producteur a effectivement beaucoup d’argent sinon il ne serait pas producteur…ce qui est faux. En effet, un producteur ne mettra jamais un euro de sa poche pour votre projet. Même si les projets les emballent, les font rêver etc…ils ne se risqueront jamais à produire sur leurs fonds propres…c’est leur mort assurée en cas d’échec.

  • Accompagnés par une belle jeune femme (ou un beau jeune homme)

Les clichés ont la vie dure…

  • Ne conduisent que des Rolls…ou se font conduire dans une Rolls.

Certes, on ne peut pas cacher que quelques producteurs (sur les doigts d’une main) roulent dans de belles voitures…et encore…comme ils sont souvent tous de Paris…ils roulent en scooter ou prennent le taxi. C’est un autre gros cliché.

  • Ils boivent et achètent du champagne pour tout le monde
  • Tout le monde les aime… ou du moins aime leur argent
  • Ont un réseau et des amis partout…et surtout des amis influents

Vous l’aurez compris, surtout si vous suivez ce blog depuis un moment maintenant, tout cela est faux…Lorsque j’ai entendu ça…je me suis dit…ok…mon anglais est un peu rouillé, j’ai dû mal comprendre…et en fait…pas du tout, j’avais très bien compris.

Comment une productrice, avec autant de métier derrière elle, autant de films produits, coproduits, vendus à l’international, peut encore parler de son métier en commençant par autant d’énormes clichés ?

Réponse : Parce que beaucoup de jeunes (et de moins jeunes) pensent encore comme cela. Comment est-ce possible ? Après son intervention je suis allé la voir pour lui poser la question et elle m’a simplement répondu que les scénaristes ou réalisateurs (inexpérimentés NDRL) pensaient que de trouver un producteur était le saint Graal, en grande partie pour ces raisons !

Limite, une fois que le producteur se penchait sur le berceau de votre projet, comme une bonne fée, le boulot le plus compliqué était fait…et on pouvait, à notre tour, vivre heureux, riche et faire beaucoup d’enfants !

Cher lecteur du blog, je vous en supplie, si vous pensez cela ne serait-ce qu’une demi nano seconde…arrêtez tout de suite de vouloir faire ce métier car vous allez au devant de grandes déceptions et de perte de temps.

Bien choisir son producteur

LE RÔLE D’UN PRODUCTEUR

Rassurez-vous, nous en avons fini avec les clichés. Dans un premier temps il faut savoir faire un tri, c’est à dire que beaucoup se font appeler : producteurs, comme beaucoup se font appeler « Réalisateurs ». Mais en vérité peu le sont vraiment.

Amusez-vous un jour à regarder les génériques de vos films préférés ou séries et vous allez voir qu’il existe une multitude de « producteurs » mais seulement quelques-uns en sont vraiment. Par exemple vous verrez : Producteur délégué, producteur exécutif, producteur associé, coproducteur, producteur etc… un jour, ça me fera rire, on pourra même voir : « Le mec qui connaît le cousin d’un mec qui a déjà vu un producteur ! » apparaître sur un générique. Bref, il y a des « producteurs » partout aujourd’hui.

Bon j’exagère…mais je vais vous donner un exemple bien parlant : Imaginez que vous ayez trouvé un producteur pour votre film mais qu’il vous manque un peu d’argent et que vous faites ce qu’il ne faut jamais faire : mettre de l’argent perso dans votre film. Et bien vous savez quoi ? Vous venez de vous payer, avec cet argent, votre place au générique en tant que producteur ! Et vous savez quoi ? Vous n’êtes pas vraiment producteur pour autant car le métier de producteur c’est tout sauf mettre son argent perso sur les projets qu’il soutient.

Plus sérieusement, le producteur est tout simplement responsable du film qu’il désire produire. Pour cela il doit avoir impérativement certaines compétences indispensables :

Bien choisir son producteur

Les compétences d’un producteur

  • Connaître et avoir des connaissances dans toutes les étapes de création d’un projet. S’il fait du documentaire, de la fiction, de la web-série, du long métrage ou du dessin animé (série ou long) il faut qu’il sache maîtriser : l’écriture, le tournage, la technique qui doit ou va être utilisée, le montage etc…ATTENTION : Cela ne veut pas dire qu’il sache monter ! Mais il a des connaissances qui lui permettent de comprendre les tenants et les aboutissants du montage.

Imaginez un producteur(trice) qui ne connaisse pas toutes les étapes. Comment voulez-vous qu’il puisse appréhender le travail à faire, guider l’auteur ou le réalisateur, faire ou estimer un budget…et tout simplement être crédible face au porteur de projet qui sait quoi faire ? Auriez-vous confiance en une personne hésitante ou qui vous raconte des histoires ? Moi non ! Cela m’est déjà arrivé de discuter avec des personnes qui se disaient « producteurs » ou « réalisateurs » ou « scénaristes » et en parlant deux minutes avec elles…je savais que la personne en face de moi en savait moins… et ne pourrait pas m’aider vraiment.

  • Il faut que le producteur sache exactement où il veut aller. Encore une fois, cela peut vous paraître bizarre mais une production et un producteur qui n’a pas de vision, d’envie éditoriale, il faut vous poser des questions.
  • Il faut que le producteur ait une vision d’ensemble du marché. Qu’est-ce que les chaînes ou les plateformes veulent ? Qu’est-ce qui est à la mode ou sera à la mode dans 2 ans. Cela peut vous faire rire de se dire que personne ne peut prévoir ce qui va marcher ou pas dans 2 ans. Pourtant dans le milieu de l’animation les temps de production sont beaucoup plus longs que le tournage d’un film, une série d’animation où un long c’est 18 mois de travail minimum !  Malgré ce temps très long de production et de conception, les producteurs réussissent (souvent) à être dans le move…il faut que le producteur de fiction soit aussi un peu devin…vous en tant qu’auteur/ réalisateur vous devez aussi vous interroger sur ce que vous êtes en train d’écrire pour savoir si dans plusieurs mois vous serez, à votre tour, dans la mouvance.

Bien choisir son producteur

  • Le producteur doit aussi avoir de vraies compétences de management. Il (elle) doit pouvoir non seulement vous manager vous, mais aussi savoir prendre les décisions qui s’imposent parfois dans la grande aventure de la production d’un film ou d’une série. Sans ce sens du management…c’est mort…les non dits, les « trahisons » de certains membres de l’équipe se transformeront en conflits…et comme le producteur ne saura pas gérer les conflits, tout cela se transformera en guerre ouverte…et devinez quoi ?! C’est vous qui allez paumer…votre film…et un peu tout le monde en fait. Je sais à quel point il peut être difficile pour un auteur ou un réalisateur, surtout s’il est « novice » dans le milieu, de savoir ou reconnaître un producteur sans cette compétence…Pour être totalement franc, pour les plus chevronnés aussi c’est compliqué. Mais je suis là pour vous donner des solutions non ?! Alors voilà un truc presque infaillible : Renseignez-vous ! Et pour le faire c’est assez simple au fond, il suffit de prendre ce que ce producteur a produit (en courts, longs, séries etc) et de rechercher les personnes qui ont bossé dessus. Une fois cela fait vous n’avez plus qu’à leur poser des questions. Alors si vous êtes technicien, allez voir des techniciens. Si vous êtes auteur, allez voir des auteurs et si vous êtes réalisateur…des réalisateurs. Pourquoi ? Car en fonction de votre poste ce ne sont pas les mêmes rapports que vous entretenez avec le producteur, ni même le même suivi ni la même implication.
  • Le producteur doit aussi avoir des compétences et des connaissances de producteur. C’est bête comme conseil non ?! Et pourtant, comme je vous le disais plus haut tout le monde ou presque aujourd’hui se nomme producteur…et pourtant peu le sont et à fortiori peu ont les compétences et connaissances. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas travailler avec les jeunes producteurs, ce n’est pas ça du tout que je suis en train de vous dire. Mais ce jeune producteur (ou moins jeune) doit connaître la manière de produire un film, c’est à dire…ne pas faire payer le réalisateur et ne pas mettre d’argent en fonds propres dans un film que ce producteur produit. Il faut qu’il connaisse parfaitement le financement d’un film : cnc, région, cosip, sofica, Ifcic, banque, crédit d’impôt, taxe shelter, procirep, adami, les chaînes de tv, studio 37…que cela soit en aide, préachat, distribution, co-pro…etc…en fonction du pays, du genre etc…Vous l’aurez compris être producteur cela ne s’invente pas.
  • Avoir un réseau national et international. Je l’ai abordé en filigrane au-dessus. Le producteur doit souvent faire des alliances avec d’autres producteurs et faire appel à des fonds étrangers. Même s’ils ne sont pas à la base de la demande il faut que le producteur sache ce qu’il fait. Mais surtout il doit pouvoir s’appuyer sur un réseau de confiance qui va lui permettre de mettre sur pied le projet qu’il défend. Ce réseau doit, en plus de pouvoir trouver des partenaires en production, accélérer et faciliter la rencontre de décideurs de chaînes et de pouvoir toucher la bonne personne au bon moment. Voilà pourquoi il est impensable de produire du long métrage ou de la série du jour au lendemain lorsque, en tant que producteur, on débarque de nulle part. Le producteur doit créer un réseau et surtout un réseau de confiance.
  • Ce n’est pas tout de connaître des gens, des chaînes si le producteur n’a pas le sens des affaires. Sans compétence de marketing le producteur est mort. Il doit dealer le budget, les pourcentages avec les différents partenaires etc…pour ne pas se faire bouffer et rester avec des clopinettes. J’ai connu une société de production qui a développé un long métrage pendant 3 ans…ils ont investi un peu d’argent entre les déplacements, les tirages de scénarios, les restos, un petit contrat d’option etc…Le scénario était top, franchement, mais ils n’avaient pas le réseau pour pouvoir monter leur projet et surtout en tant que « jeune » producteur (leur société n’avait jamais produit de long) ils n’étaient pas pris au sérieux. Pourtant ils avaient de la bouteille dans le métier, mais pas au poste de producteur. Bref, tout cela pour dire qu’ils ont mis 3 ans à monter le projet avec un scénario au top. Ils trouvent enfin un co-producteur qui les écoute et lit le scénario. Résultat, il est emballé et décide de coproduire le film, enfin pour être vraiment sincère il décide de produire le film…ce producteur est un grand producteur qui a pignon sur rue. Il a l’habitude de produire, a le réseau et lorsqu’il présente un film il est tout de suite pris au sérieux…les financements tombent…le distributeur aussi…bref il amène tous les financements…résultat la production qui a ramé pendant 3 ans repart avec des clopinettes. Pourquoi ? Non seulement parce qu’ils n’étaient pas armés pour cela mais surtout parce qu’ils n’avaient pas les compétences marketing ou commerciales.

Bien choisir son producteur

Un vrai producteur c’est

Ce que je vais vous dire maintenant doit rester gravé dans votre mémoire à vie ! Alors vous l’aurez compris le titre juste au dessus est un peu provocateur et c’est fait exprès. Mais tenez-le pour dit, un producteur doit :

  • Être capable de régler les problèmes qui se produisent à tous les stades de la production.
  • Son rôle au sein de la production d’un film ou d’une série c’est de toujours savoir garder l’équilibre entre la qualité, le budget et les délais du film. Je tiens à être plus précis sur ce point. Je sais à quel point il est compliqué de dire à un réalisateur : « Tu dois couper 20 minutes de film » ou « Tu dois réduire tes personnages » etc… bref le genre de conversation que ne veut pas avoir un auteur/ réalisateur ;o) Et c’est en cela qu’un producteur est important car il faut qu’il puisse pousser son auteur pour garder la même qualité dans l’écriture avec 10 ou 300 mille euros ou 3 millions de moins que prévu. Le but d’un producteur c’est le même que le réalisateur/ auteur : Sortir le meilleur film possible avec les moyens disponibles. Penser qu’un producteur veut, coûte que coûte, sortir le film pour le sortir est une hérésie car c’est sa réputation, sa société et ses futurs projets qui sont en jeux…tout comme l’auteur réalisateur
  • Dites-vous une chose, si le producteur fait des remarques sur votre scénario, ce n’est pas pour vous taper sur les nerfs ! C’est simplement parce qu’il a entrevu une piste intéressante qui emmènerait votre projet encore plus loin. Soit il n’a pas compris correctement votre projet soit votre projet a de l’intérêt mais nécessite encore des ajustements.
  • Le producteur n’est pas votre ennemi mais votre partenaire. Je le redis encore une fois, même si je vous le martèle depuis des années maintenant ;o)

Bien choisir son producteur

Oui mais comment choisir un producteur ?

  • Demandez-vous pourquoi vous avez besoin d’un producteur où pourquoi vous voulez un producteur. Ce n’est pas une question bête, loin de là. Si vous voulez trouver un producteur pour trouver de l’argent… Oubliez. Si vous voulez trouver un producteur et ne pas l’écouter… Oubliez. En revanche si vous souhaitez trouver un partenaire et vivre une aventure dans le partage et la collaboration alors foncez.

Je tiens juste à mettre un bémol sur ce que je viens d’écrire ci-dessus. Tous les producteurs ne sont pas géniaux ! Je ne vais pas vous mentir. Pour certains, ils aiment votre projet, vous soutiennent, limite vous êtes un demi-dieu. Le producteur se demande comment il a fait pour vivre sans vous jusqu’ici…(je vous jure que c’est vrai) et les commissions, les décisions des chaînes s’enchaînent, votre projet se fait jeter de partout…et là vous devenez la pire merde jamais créée…vous n’existez plus, c’est terminé.

  • Étudiez, regardez ce que ce producteur fait et produit. Trouvez ce qu’il aime produire. C’est tout simplement une étude « de marché ». Vous vous renseignez si le « produit » ou « l’œuvre » que vous avez dans vos cartons correspond à ce qu’il recherche.
  • Est-ce que ce qu’il vous dit vous parle. Trouver et travailler avec un producteur c’est une rencontre humaine avant tout. Vous devez non seulement vous entendre « dans la vie » mais surtout sur votre projet. Il faut que ce qu’il vous dit sur sa vision, sur ce qu’il veut mettre en place et que ses retours fassent sens pour vous. Si ce n’est pas le cas, ne faites pas « affaire » avec lui et passez votre chemin. Vous finirez par trouver un autre producteur qui vous correspondra et à qui vous correspondrez.
  • Posez-lui des questions concrètes quant à la manière dont il va procéder pour produire votre film ainsi que sur les délais et les possibles partenaires. C’est en posant des questions de ce type que vous allez pouvoir déceler un « charlatan » d’un producteur qui sait de quoi il parle. Si les réponses qu’il donne vous semblent étranges, si les délais ne correspondent pas à la réalité, passez votre chemin. En revanche, si vous ne connaissez pas les réponses aux questions que vous lui posez, restez « digne », prenez des notes et analysez les réponses après coup. Posez-lui des questions pour éclaircir des points ambigus. Surtout ne jamais rien signer dans la précipitation.
  • Parlez-lui des partenaires et des personnes avec qui vous souhaitez travailler pour savoir si le producteur est sur la même longueur d’onde que vous. Ce point est important, ne vous mettez pas en porte-à-faux en donnant des noms à tort et à travers. Si vous n’avez pas d’idée de personnes, de partenaires, ne dites rien.
  • Posez-lui des questions sur le coût de votre film, de la production et sur les structures auxquelles il (elle) pense pour financer votre projet. Suivant les réponses qu’il va vous donner vous allez savoir tout de suite à qui vous avez à faire. Il n’y a pas 36 solutions pour produire un film. Si les réponses sont étranges ou loufoques, dites-lui poliment au revoir…et courez ! ;o)
  • Et ce que vous devez vous demander en premier c’est : Est-ce que vous faites confiance à cette personne qui est en face de vous. Est-ce que vous pensez que vous allez partager la même vision du projet ou si vous allez pouvoir améliorer votre projet avec ce producteur.

Voilà pour l’article sur : Apprendre à ne pas se jeter sur le premier producteur venu. J’espère que cet article va pouvoir vous aider à trouver un producteur mais surtout à en trouver un bon.

Je sais que vous êtes très très nombreux à, souvent, être perdu. Il ne faut pas hésiter à me poser des questions ici. J’aimerais pouvoir avoir un lien particulier avec vous tous pour vous permettre d’avancer plus vite et plus sereinement. Surtout que la plupart du temps vous vous bloquez pour, presque, rien.

Merci pour tous vos messages de soutien, d’amitié ou de compassion dûs à mes petits problèmes de santé. Merci à tous. Aujourd’hui tout va pour le mieux, je me suis fait un peu peur, mais au final plus de peur que de mal. Je suis en pleine forme.

J’essaie d’être ici, sur le blog ou avec les membres de la Masterclass le plus possible malgré mes activités professionnelles qui me prennent énormément de temps. Mais vous savez quoi ?! Grâce à cela je peux encore plus partager mes connaissances et vous aider à aller plus loin.

Je vous dis à très vite.

N’hésitez pas à me poser vos questions ou vos commentaires sous cet article.

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Tom

 

 

À PROPOS DE TOM WEIL

Je m’appelle Tom Weil, je suis assistant réalisateur pour le cinéma et la télévision et comme vous pouvez vous en douter je suis passionné de cinéma depuis tout jeune. J’ai crée ce site il y a presque 3 ans maintenant pour vous apporter mon aide…

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  • Ingrid Rose Corella

    Bonjour a tous et bonjour Tom. Je vis dans le sud de la France. Pas tres loin de Marseille. J’ai une idée de scénario et un synopsis complet. Mon reve, que mon histoire devienne une série. Mes personnages sont vivants, ils vivent a travers moi et je les connais par coeur. Je souhaiterais en parler avec un poducteur bien sur mais a qui ? Ou en trouver un? Comment rendre mon reve possible si je ne peux pas l’expliquer a quelqun? Mon histoire est originale . Je suis persuadée qu’elle plairait au public et me rendrait fiere de mon travail. Les moyens de contacter des producteurs sont minimes mais je garde espoir. J’ai du talent, comme beaucoup d’autres surement mais personne ne peut vraiment le savoir. Y a t’il des concours pour futur scénaristes? J’adore ton blog ceci dit en passant et merci de ton soutien.

    • Bonsoir Ingrid Rose Corella,

      Il y a pas mal de producteurs dans le sud de la France…surtout à Marseille. Il suffit d’appeler la structure qui gère le cinéma dans ta région. Pour convaincre un producteur il faut dans un premier temps faire un dossier de production.

      A bientôt,

      L’équipe de Comment Faire Un Film

  • Ray31

    Je comprend parfaitement votre envie de faire le point sur ce qu’est un « vrai » producteur et dénonçer les clichés qui portent sur eux. Là dessus, pas de problèmes je saisis l’importance. Mais tout de même je trouve un peu démotivant ce que vous dites par moment car les personnes qui veulent se lançer dans l’aventure et devenir producteur, sont cassé avant même qu’ils commençent. Certes, il est bon de dénonçer les faux, les mythos, les escrocs, les non-sérieux, les mauvais…Mais concernant les producteurs qui débutent ou veulent se lançer vous les avait juste massacrer (indirectement). comment voulez-vous qu’une personne passionnée ou juste désireuse de se lançer dans ce métier soit motivé si d’entrée vous leur faites si mauvaise réputation car bien que je comprenne et sois d’accord avec ce que vous dites sur les mythes et clichés voir idées pré-conçues sur les producteurs, il faut tout de même être vigilant de ne pas en dégoûté plus d’un voir même de tout mettre dans le même panier. Si un producteur débutant se lançe il faut bien qu’il apprenne. Il faut bien qu’il débute aussi. Il faut bien qu’il fasse disons… euh…disons ses armes. Il faut bien qu’il commençe et donc en tant que tel il est forcément novice et débutant et ne connait pas le métier comme un producteur expérimenté. Tous les producteurs ont été novices un jour. Ils ont tous été des débutants et ont tous été totalement inexpérimentés. Et ceux qui viendront après eux le seront forcément. A moins d’avoir eu des producteurs comme parents, ou comme très proches amis qui sont rompus à cet exercices et qui vous donneront les meilleurs outils ou les meilleurs conseils/astuces pour se lançer ben tout le monde n’a pas forcément au début des connaissances dans le milieu pour se lançer. Limite vous avez fait flipper toutes les personnes qui souhaitent sincèrement en faire leur métier parce-qu’en vous lisant vous les isoler d’entrée de jeu. Moi si je me met à la place d’un acteur ou d’un réalisateur ou toute personne faisant parti de l’industrie du cinéma ou de l’audiovisuel ben si je suis (tout) ce que vous dites ben je ne travaillerai pas avec un producteur qui débute dans le métier et je ne travaillerai qu’avec des producteurs expérimenté, qui ont déjà fait des films qui ont marché. Quand aux autres ils peuvent aller voir ailleurs si j’y suis. En fait, si on applique à la lettre ce que vous dites et bien dans ce cas là ce monde là est comme une sorte de secte et donc tous les autres n’ont aucunes chances de réussir si ils ne font pas partis de la grande et belle famille du monde du cinéma ou plutôt de l’industrie cinématique/audiovisuel.
    Bon en même temps moi je ne suis pas dans ce monde là donc ce n’est que mon avis de « novice ». N’empêche si un jour je gagne au loto et que j’ai envie de tenter l’aventure du cinéma en produisant un film et bien je serai vraiment froissé que des gens disent de moi : « attention méfies-toi de lui, il est novice, il y connait rien, il a jamais fait de film dans sa vie, c’est un arriviste ». Je leur répondrai sûrement : « Ok, donc si on suit votre logique, alors tous les producteurs de l’univers ils ont fait comment quand ils ont débuté dans ce métier ? ». Pas très très encourageant ni motivant certain de vos propos. Certes y’a des escrocs comme partout et comme dans tous les milieux mais soulignons aussi qu’ils soient pro ou novices, l’important est avant tout l’envie, la passion et l’amour du métier. On peut-être totalement novice et n’avoir jamais produit de sa vie et ça signifiera pas forcément qu’on ne réussira pas à supporter le film. Faut bien commençer quelque part.
    Dernier point, il y a plein d’exemple de producteurs qui ont investit de leur poche, avec leur propre argent dans des films, séries, courts ou longs. Ca existe aussi. Dire qu’un prod ne met pas sont argent à lui dans un projet c’est pas exactement vrai. Le risque est plus grand avec sont propre argent je le concois mais aussi les bénéfices seront plus grands en cas de succès du film. Même si la motivation première doit-être la passion et l’amour de son métier. Mais aussi, qui aujourd’hui pratique ce métier si c’est pas pour faire entrer des bénéfices ?

    • Bonjour Ray31,

      Merci pour ce long commentaire. J’ai relu l’article de Tom pour voir si je percevais ce même sentiment que toi. Effectivement l’article est plutôt direct, mais à aucun moment je n’ai senti qu’il mettait, les jeunes producteurs, dans le même panier.

      Je pense qu’un jeune producteur doit être « honnête » avec la personne, le scénariste ou le réalisateur qu’il à en face de lui et lui dire la vérité sur le fait qu’il débute. Mais commencer un nouveau métier : producteur, réalisateur, scénariste demande un minimum de connaissance théorique. Ensuite c’est en forgeant que l’on devient forgeron, des erreurs nous en faisons tous, il faut bien apprendre, je suis d’accord. Mais si de prime abord le jeune producteur raconte des âneries a la personne qu’il à en face de lui ce n’est pas pro et ce n’est pas très vendeur.

      De plus un jeune producteur qui débute ne se retrouvera pas devant un réalisateur expérimenté pour producteur son 2 ou 3 ème long. Un jeune producteur commencera avec un projet à sa mesure.

      Un producteur expérimenté aura du mal à faire confiance à un jeune réalisateur qui n’y connait absolument rien…l’inverse est vrai aussi.

      Pour terminer, un producteur n’investi jamais ou rarement de sa poche. S’il « mise » de l’argent c’est sur l’argent qu’il a gagné avec ses autres films. Il prend un risque sur les fonds propre de la société, jamais avec son argent à lui.

      En revanche, dernièrement j’ai vu un film qui à été financé sur les fonds propres des comédiens…il y a toujours des exemples et des contres-exemples. Autre chose, si demain tu gagnes au lotto et que tu décides de produire un film…tout à tout faux. Un film ne se produit pas comme ça. En revanche utilise cet argent pour monter une société de production, te faire un réseau et te servir de cet argent comme fond de roulement le temps de réussir à produire comme il se doit ton film.

      Si demain je rencontre une personne qui veut miser 500 milles ou 5 millions sur ses fonds propres en me disant qu’il est producteur…je le prend pour un doux dingue…mais pas pour un producteur :o)

      A bientôt,

      L’équipe De Comment Faire Un Film

  • Bonjour Anne,

    Bon courage pour le concours, tiens moi au courant.

    A bientôt,

    Bon Week-end,

    Tom

    • Anne Fauchon

      Bonsoir Tom

      Merci et oui bien sûr 🙂
      Excellent week-end à toi

      Anne

  • maria

    ☼) Bonsoir Anne,
    J’ai aussi repéré ce concours, mais mon long est « coincé » chez une prod’ , et puis, l’échéance de l’envoi est passée. Le deuxième long n’est pas « mûr ».
    Je te souhaite de trouver le producteur qui retiendra ton projet. ☼)
    @+++ Cordialement de
    ☼) maria.

    • Anne Fauchon

      Bonjour Maria,

      Merci bcp pour tes encouragements 🙂
      Je te souhaite bonne chance pour ton 1er et de bien mûrir donc le second…
      Cordialement

      Anne

      • maria

        ☼) T’es chic, Anne. ☼ ) Merci à mon tour.
        As-tu fait la même démarche que moi ? ou vous, autres lecteurs du blog.?
        En somme l’itinéraire préconisé par Tom ?
        …ce chemin dont je vous parle pour mon second métrage, ci-dessous.
        ?

        Chaque matin, je me lève avec des apports nouveaux En commençant par une logline nette et précise, je rédige sans problème le pitch et le synopsis, qui s’ enchaînent Je connais d’avance les climax, les nœuds essentiels, et je ne m’éloigne surtout pas de la ligne directrice de la logline.
        On dirait bien que je tiens l’ambiance donnée dès le début (l’exposition, en somme). Un peu comme si j’en arrivais à la dernière écriture – que je sais ne pas être la dernière – j’en arrive quasiment au séquencier.
        Entre temps, je rentre virtuellement, évidemment, dans mon film, qui, tant qu’il n’est pas réalisé pour de bon, doit « se réduire » au scénario – la base du film. Par instants, je me raconte un roman, celui que je n’ai jamais écrit, LOL !
        Le traitement n’est pas loin. Je sais que je lui préfèrerais la suite dialoguée. Surtout, même si elle me tente, je m’abstiens de la rédiger.
        Comme pour le premier, j’ « écris » des lettres d’intention, sans les écrire noir sur blanc.

        Passe-toi aussi un bon WE, avec de l’espoir plein les yeux, plein le cœur, ton idéal accompli.
        Cordialement de
        ☼) maria.

    • Bonjour Maria,

      Tant qu’il n’est pas optionné je pense que tu peux le soumettre…

      Tom

      • maria

        ☼) Bonne fin de dimanche Tom,
        Merci mais ce n’est plus possible. Je ne sais pas courir 2 lièvres à la fois. LOL!
        Tant pis pour moi.
        Et puis, l’ échéance d’inscription est passée, pour 2017. Le règlement rétrécit la longueur du synopsis – qui pourtant tenait sur moins de deux pages au profit de ma lettre d’intention, ciblée pour cette Production-là.
        Autrement dit, il m’aurait fallu trop de temps pour recommencer…Tu vas penser que ce sont de mauvaises raisons…Je n’en disconviens pas. La fidélité nuit parfois. LOL!
        En fait, je suis branchée sur mon 2 éme long métrage.
        Le premier m’a usée ( Fallait pas pousser, mémé ! LOL ) Je ne le relirais que s’il est sélectionné ! Toutefois, je ne renie pas le bénéfice de l’apport auquel tu as contribué ☼).
        Bien cordialement de
        ☼) maria.

  • Steven

    Bonjour Tom,

    Merci pour les conseils!

    Amusant cette démystification des clichés, j’en avais aussi du même genre :)…

    Tu dis qu’un producteur doit connaître parfaitement toutes les étapes à la conception d’un film sans forcément qu’il soit capable de réaliser ces étapes lui-même, du coup je me demande qu’est-ce que le parcours type d’un producteur (en général, bien sûr).

    A bientôt,

    Steven

    • Bonjour Steven,

      Je n’est pas vraiment de réponse à t’apporter. Les producteurs viennent souvent d’horizons différents. Ils peuvent avoir été dir prod, réalisateur, technicien, assistant de prod…Une fois que tu connais les mécanismes de financement il faut essayer et essayer encore de produire du court, du doc, de la série etc…jusqu’a ce que tu réussisses à te faire un réseau, trouver une chaine ou un distributeur..bref le parcours du producteur est aussi difficile que celui de l’auteur ou du réalisateur.

      A bientôt,

      Tom

  • Steeve Fitoussi

    Super
    J’aime vraiment ce blog, ca fait deja quelques mois que je lis tous les articles, ca remet bien les idees en place.
    Merci

  • SEF

    Bonsoir Tom,
    merci pour cet article, pour ma part ne serait-ce que décrocher un rdv avec un producteur ou pouvoir lui envoyer un scénario, relèverait presque du miracle.
    je suis peut être pas au bon endroit ( j’habite en gironde )
    j’ai donc appelé quelque producteur de la région,
    je demande poliment s’ ils sont intéressés par un projet de court métrage, si je peux leur envoyer mon dossier ( avec note d’intention, dialogues ext …)
    résultats tous ou presque mon répondu la même chose :
    non pas en ce moment…. et ils raccrochent.
    alors comment puis-je en sélectionner un, si avec un simple appel téléphonique je me fait déjà remballer.
    peut être que je m’y prends mal ?
    alors j’entends bien ce que tu dis toujours :
    ne jamais mettre d’argent dans son film.
    mais comme mon envie de réaliser est plus forte que tout, je fais mes propres court métrage,
    cela dit on ne peut pas vraiment parler de budget, il s’agissait surtout d’être équiper d’une caméra, micro son et trépied pour pouvoir filmer, et faire quelque chose de correct, qui au final servira de démo,
    pour convaincre de futurs collaborateurs.
    Ce n’est pas pour relancer le débat mais, j’aimerais avoir ton avis en ce qui concerne ma stratégie, merci
    A bientot

    • Bonjour SEF,

      La région aquitaine à un dispositif d’aide au cinéma, je pense qu’il ont prêt de 4 millions par/an. Je ne connais pas les producteurs là-bas, mais si aucun d’entres eux ne souhaitent produire du court…va ailleurs ! Paris, PACA, Hauts de France etc…

      Il reste aussi la possibilité de monter une association pour monter le budget de ton film…

      JE ne suis pas là lorsque tu appelles les prod, donc je ne peux pas dire si c’est bien ou pas. Mais dans l’ensemble ta stétégie n’est pas mauvaise…reste à savoir si les boîtes que tu appelles font du court métrage ou pas…Après les mecs qui disent « Non pas pour le moment » ou « on est full » c’est n’importe quoi ! Comment peut-on passer à côté d’un talent quand on est producteur ???!! Les scénariste, réalisateur, les jeunes talents sont la base de leur travail !!!! Certains ont tendances à l’oublier.

      Va taper à d’autre porte que celles proches de chez toi,

      A bientôt,

      Tom

      • SEF

        merci Tom pour ton retour,

        Pour l’association c’est déjà fait, je l’aie monté ya un moment déjà, je bloque au niveau du dossier de demande de financement à cause d’un code APE qui n’est pas le bon, j’effectue en ce moment les démarches pour régler ce pbl,
        la route est encore longue 🙂

        a bientot

        • Bonjour SEF,

          Effectivement le bon code APE est primordial. Bon courage pour tes démarches.

          A bientôt,

          Tom

  • Anne Fauchon

    Bonjour Tom,
    Cela fait bien longtemps…. J’espère que tu vas bien.
    Merci pour ce super article. Personnellement j’ai une question, mais peut-être trop vaste : quelles sont les questions pertinentes à poser (en particulier si on vient avec un scénario sans prétendre le réaliser soi-même) et les réponses qui feront qu’on pourra en déduire que la personne est « efficace »
    PS : si je puis me permettre comme c’est du latin, il n’y a pas d’accent sur le « a » de « a fortiori »

    • Bonjour Anne,

      Merci pour la correction pour l’accent ;o)

      C’est une question un peu vaste et à laquelle je tente de répondre déjà dans l’article. Si tu ne le réalise pas il faut lui demander à qui il pense pour la réalisation. Il faut aussi qu’il te fasse rencontrer le réalisateur avant toute chose. Car si vous n’avez pas la même vision…ça va forcément être contre productif.
      Il faut aussi lui demander comment il entrevoit la livraison du scénario etc…Mais pour tout cela rien ne t’empêche de trouver un agent ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • Jérémy

    Bonjour Tom,
    Merci pour cet article. J’aurais néanmoins une petite question, en tant qu’apprenti scénariste, si on arrive à trouver un producteur qui n’a pas encore vraiment fait parler de lui et qui est un « beau parleur », comment savoir si ce n’est pas un charlatan ?
    Autre question, si on a la chance d’avoir deux producteur qui s’intéresse à notre projet, comment savoir le quel choisir, le quel comprendra au mieux notre projet ?
    Cordialement,
    Jérémy

    • Bonjour Jérémy,

      Pour répondre à ta première question…tu as déjà des éléments de réponses dans l’article ;o) Si tu t’aperçois qu’il en connait moins que toi ou que tu décèle un trop grand enthousiasme de sa part et que la stratégie qu’il souhaite mettre en place est hasardeuse…il faut que tu te méfies.

      Si tu as deux producteurs intéressés c’est beaucoup plus simple. Non seulement tu peux comparer les deux discours et voir celui qui te semble le mieux placer pour le produire. Si ils ont les mêmes qualités, alors, cela doit se jouer uniquement sur le côté humain, il faut te demander avec qui tu t’attends le mieux et celui qui peut donner une autre dimension à ton film.

      A bientôt,

      Tom

  • maria

    ☼) Bonjour Tom,
    Merci pour cet article qui ne peut que booster ceux qui rêvent ce cinéma.
    Perso, tout ce que tu dis-là, trouve échos multiples en moi. Je viendrai développer plus tard ( les obstacles à l’écriture viennent si souvent de l’entourage : là, c’est un évènement heureux : une invitation à passer la journée avec de vieux amis, un peu loin ! => le temps qui file devient le véritable obstacle ! )
    Si nous nous sommes inquiétés de toi, c’est que, justement, tu es le contraire d’un robot, tu es humain et c’est un humain qui nous guide ☼) efficacement dans ce blog pourtant inséré dans internet.

    Regret pour ce report de temps.
    Que toi et tous passiez un merveilleux dimanche.
    Pour moi, j’aurai des films plein la tête.
    J’entends parfois, pas assez souvent : « Maman, tu te fais des films là ! « .
    Bien cordialement à tous,
    ☼) maria.

    • maria

      ☼) Bonjour Tom,
      Ne pas conduire, me laisser emmener, passagère non passive, active par des films plein la tête, quel plaisir. J’avais envie de te répondre sur le champ.
      Si je réponds à cet article d’une façon désordonnée, il faut y voir ma spontanéité habituelle, qui m’a joué de mauvais tours.

      Retour sur le RV téléphonique en septembre d’un prod’ intéressé par le minimum du dossier envoyé.( ni traitement, ni scénar). Quand il m’a informé qu’il serait aussi le réal de mon long métrage, il paraît que le ton de ma réponse exprimait non seulement l’ étonnement mais la déception.. Il faut dire que je n’avais pas confiance, car c’est une  » chasseresse de têtes  » qui a sélectionné mon « entrée en matière « . Pourtant, mon mot de passe l’intéressait.

      Déçue de ne pas être allée au festival des « jeunes » auteurs à Valence, j’ai cherché quelles productions étaient présentes ce jour-là. J’ai donné pour mot de passe, afin d’avoir une adresse mail plus personnelle (contenant son nom ), le titre d’un film, produit par la même entreprise, qui , à un mot près, pourrait être celui de ma fiction. Des compliments pour l’originalité de mon travail, j’en ai eus ! Des observations, les mêmes que depuis ton analyse, Tom, ☼) alors que depuis, j’avais rectifié en 2 fois, pas assez …).

      Bref, je rectifie une 3 ème fois. Cette fois, j’utilise le même mot de passe que pour celui de septembre, un lien entre une femme célèbre de leur répertoire, et un autre de la même trempe, celui qui m’a soufflé quasiment ce long. Cette prod’ a tout mon dossier. Je viens d’apprendre qu’il est en cours d’étude.

      Certes, je n’ai rien signé. Mais, le fait qu’ en déclinant mon nom d’auteure, il attache aussitôt le titre de mon script, même si je ne suis pas retenue en définitive, le fait qu’on ne soit pas insensible à mon ouvrage, c’était ce que j’attendais, juste ça dans mes énièmes lettres d’intention quand j’écrivais ce long que je rêvais et peinais tant à transcrire en écriture scénaristique. ( Merci, Tom ! ☼) ).

      J’avais moi même un a priori sur le producteur, dû à un film qui m’a marquée, –  » La comtesse aux pieds nus  » de Joseph Mankiewicz où le milieu du cinéma n’est pas joli, joli, orgueilleux, qui ne pense qu’à l’argent. Dans ce milieu, une « Maria » – pas moi, lol ! qui, née dans le ruisseau, a les qualités d’un cœur énorme qui se fiche de sa notoriété, préfère la justice au scandale de ses révélations.

      Tes articles précédents sur les producteurs m’ont convertie. Bien sûr que le prod’ est obligé de faire un devis du coût de la réalisation de ce que, nous – auteurs de la base de cette réalisation – lui fournissons.
      Tu as maintes fois parler de la loi du marché. Mon mot de passe en tient compte, ce que je n’avais pas fait au deuxième, allez savoir pourquoi.

      Pitcher, au départ de l’écriture, quel grand pas en avant ! C’est à une planche de sauvetage à laquelle tu as assisté, une chance pour ceux dont le cinéma est leur idéal.

      J’ai été longue, pardon, j’ai voulu dire mon expérience, mes déceptions, mes espoirs tout en illustrant tes propos, ou plutôt les argumenter. Dire aussi que tous les scrupules – et j’en ai eus ! – font plus reculer qu’avancer.

      Bonne semaine à tous ceux qui œuvrent pour le cinéma !
      Merci, chef ! LOL ! et bien cordialement de
      ☼) maria.

      • Steven

        Bonjour Maria,

        Bonne chance pour l’étude de ton dossier, je croise les doigts pour toi! 😉

        A bientôt,

        Steven

        • maria

          ☼) Merci, STEVEN, de tes souhaits. Tu sais, rien n’est gagné. À mon humble avis, le producteur étudie le marché ( après avoir fait un devis approximatif ); il demande des permissions, que sais-je ?. Il faut trouver les fonds. C’est cette histoire de fric – et il en faut ! – qui m’a fait reculer.
          Je possède, depuis le temps qu’il macère, mon sujet. Ce qui me manque, c’est dominer mes émotions. Pour ça, l’article de Tom me montre la « marche » à suivre. Pour l’instant, je ne gamberge pas dans mon mental comme Perrette de la fameuse fable. ( ! ).
          Un truc super m’arrive : la confiance en moi: c’est déjà pas mal ! LOL !
          Dis…et toi, t’en es où ? Tu interviens à bon escient ici. Ton projet avance ?

          Avec toi et tous, pour le ciné ! @++++
          ☼) maria

          • Steven

            Bonsoir Maria,

            Désolé j’ai mis du temps à te répondre.

            Disons que je suis dans une période de questionnement.
            Quand je suis arrivé sur le blog j’avais beaucoup de fausses idées sur le métier de réalisateur, le milieu du cinéma et surtout sur l’écriture qui ont été chamboulées au fil des articles apparus chaque semaine (ou presque).

            Maintenant j’ai encore plus de doute sur mon scénario, mon projet…
            Mais ce n’est pas une mauvaise chose. J’ai l’avantage d’avoir beaucoup plus les pieds sur terre qu’au départ et ce grâce au travail de Tom.

            P.s.: La reprise de confiance en soi, c’est top! 😉

            A bientôt,

            Steven

          • maria

            ☼) Coucou Steven !
            Oui, j’ai repris confiance en moi.
            Et je crois bien que toi, tu devrais en faire autant. ☼)
            Même si tu avais davantage la tête dans les étoiles que les pieds sur terre, le fait d’en prendre conscience est un élément positif. L’union des deux mène à de belles histoires.
            Pour les doutes sur ton scénar, le truc préconisé par Tom dans l’article « La Logline ». est du tonnerre. Réponds bien aux questions en bleu. Forme une phrase « générique » (ou 2), avec tes réponses.

            Ou alors, il se peut que tes inspirations t’abandonnent ? Alors, tu tombes dans ce que tout auteur ou tout artiste redoute.
            => Cool… cool ! Des breaks indispensables.
            C’est la foi en toi, l’enthousiasme qui vont combler ce manque sans que tu le cherches obstinément : ça va t’arriver comme par magie.

            Pour mon 2 ème long : depuis cette logline, pitch et synopsis suivent en se précisant.
            Deux protagonistes. L’histoire de l’un comme celle de l’autre s’entrelacent en direction des climax :
            Un plus fort, Un ou deux étonnants, le dernier: poétique.

            Miracles !
            Deux images de la réalité de ces jours d’hiver m’arrivent. Je n’ai eu qu’à regarder par la fenêtre.
            J’ouvre un magazine : le physique d’un protagoniste s’impose: il n’est pas acteur, je l’avais décrit avant de le voir, là, en photo.

            Allez ! Steven, tu brûles, j’en suis sûre. Comme dans ce jeu d’approche d’un « trésor ». Un court ou un long ? Si c’est un long, écrire et réaliser c’est… risquer ! Remarque, d’autres l’ont fait.

            Avec toi, pour le cinéma !
            ☼) maria.

          • Steven

            Bonjour Maria,

            Manque d’inspiration, oui peut-être…

            Cela t’es sans doute déjà arrivé, mais il y a un moment où je sentais que je n’avançais plus vraiment dans mon histoire et j’ai décidé de la mettre de côté pour le moment et de passer à autre chose.

            Je n’ai surtout pas envie de m’écœurer, j’estime que si je dois forcer pour terminer mon scénario, ce n’est pas bon (attention, je ne parle pas de persévérance), mais j’y reviendrais certainement plus tard 😉

            A bientôt,

            Steven

          • maria

            ☼) Bonjour Steven,
            C’est un long métrage ou un court qui te tracasse.?
            As-tu écrit la fameuse logline en 30 mots maxi ?

            Bon, je vais te dire mon expérience : en fait j’ai lâché le 1 er long, en juin 2013, pour écrire une autre version. Je savais ce que je voulais, je viens de retrouver la logline écrite à l’époque, la même que pour la version (terminée pour le moment).
            Mon sous-thème d’alors était prétentieux – le hasard dirigé. En dirigeant des rencontres « bien à propos », dans l’histoire de mon protagoniste, j’ai trouvé que j’étais une fieffée menteuse, j’ai abandonné pour cette 2 ème version. En fait, elles se ressemblent un peu, et je me demande si je ne vais pas la ressortir de la clé USB où elle est soigneusement conservée.

            Le Pb, c’est que depuis, Tom nous a spécifié quelque chose : mon protagoniste, le même, vu dans une autre fonction, était profondément antipathique. J’ai vu une femme pleurer.
            Je l’ai gardée pour cette 2ème version : là, elle pleure pour autre chose, peut-être parce que ce  » héros » qu’elle aime, a quelque chose de rustre, ce qui est humain, en somme. Pas dans sa fonction.

            Non, je n’ai jamais manqué d’inspiration, au contraire, j’en avais beaucoup trop, elles m’arrivaient de partout:…
            ( tout a été traité avant moi )
            … de films, de chansons, de poèmes, de tableaux d’artiste, d’un bouquin. Auteurs encore vivants ou morts depuis moins de 80 ans.
            Voilà le hic:
            Le producteur va- t-il « se mouiller » ?… Payer quasiment à vie les ayants-droit dans l’hypothèse où ce scénar devenait la base d’une réalisation ?.

            J’avais 2 points de vue possibles :
            1 ) Faire de mon protagoniste un demi-dieu.
            2 ) faire de lui un homme meurtri.
            Tom m’a guidée pour le 2 ). Merci Tom ! ☼) C’est mieux, l’ humain, et mon protagoniste garde son aura.
            Même si la philosophie antique est transposée dans notre monde contemporain.

            Allez, Steven, je suis sûre que tu vas y arriver. Courage et cordialement de
            ☼) maria

          • Steven

            Bonjour Maria,

            Merci pour ton anecdote et tes encouragements, non je n’ai pas de soucis avec la logline.

            Pour répondre à ta question, j’aimerais faire trois courts indirectement liés dans l’histoire.
            Pour le premier, c’est dans la boîte. Pour les deux autres je sais pas, j’ai du mal en ce moment à me remettre dans le bain.

            Je vais me laisser du temps, tourner mon regard sur autre chose pour l’instant ( pourquoi pas me lancer sur une autre histoire, j’y songe depuis un moment).

            En tout cas cela m’a fait plaisir de partager les petits tracas de mon projet avec toi (et Tom).

            J’espère que tu passes de très bonnes fêtes, et je te dis à bientôt 😉

            Steven

          • maria

            Bonsoir Steven,
            ☼) Merci de tes souhaits. (Nous sommes entourés d’enfants chez nous.)
            Je te souhaite à toi plein d’enthousiasme.
            Bien cordialement de
            ☼) maria

          • maria

            ☼ ) Coucou Steven,
            Parfois, le grain de sel que j’ajoute ici où là peut bien ne pas être du goût de celui qui le reçoit. Je suis, paraît-il, comme Amélie Poulain, je me mêle de rendre les autres heureux.

            Si j’ai émis quelques réticences à propos du dernier article sur ces nouveaux écrans +++, j’ai pensé à ce que tu m’as confié sur ton travail. Ces 3 courts, si je comprends bien, manquent de fil rouge pour les relier, ou suis-je à côté de la plaque ?
            Pourquoi tu ne les utiliserais pas séparément dans cette nouvelle forme d’audio visuel dont parle Tom ? Évidemment, ce n’est qu’une suggestion. Pardonne-moi si ma proposition est…trop saure LOL !

            Cordialement de
            ☼) maria.

          • Steven

            Bonjour Maria,

            Ton grain de sel ne me dérange absolument pas, bien au contraire 😉

            En ce qui concerne l’article de Tom je viens de le lire et je ne pense pas que ce format me correspond vraiment, cela reste de la série, l’écriture n’est pas la même.

            Par contre il a raison, c’est une aubaine pour ceux qui comptent se lancer dans ce format, et je me souviens en avoir vu pas mal sur ce blog.

            Et non je ne pense pas avoir de problème de fil rouge avec mes courts, c’est plus une sorte de blocage mais comme je te l’ai dit auparavant je compte revenir là-dessus bientôt 😉

            Une très Bonne Année à toi Maria!

            A bientôt,

            Steven

          • maria

            ☼) Bonjour et merci Steven.
            Que 2017 te soit prolifique, c’est mon souhait sincère.
            Le blocage, je connais, plus dans l’écriture de roman que dans celle du scénario. Quoi que…pour le premier, j’avais perdu la notion de personnage qui peut faire « 36 » trucs à la fois. ( dans ma première version, un blocage encore plus absurde: je faisais tout pour qu’il ne soit pas filmé, ni photographié !) . En fait, c’est que je me mettais trop à sa place, je voulais le respecter.
            Du coup, , je pourrais écrire un essai sur les pérégrinations, errances d’une scénariste en herbe. LOL ! Pourquoi pas ?

            Avec toi, et tous, pour le cinéma, au détour d’une halte dans ce blog.
            Cordialement de
            maria. ☼)

          • Bonjour Steven,

            Avec un peu de retard bonnes fêtes de fin d’année.

            A bientôt,

            Tom

          • Bonjour Steven,

            Je sais que parfois les articles que je publie peuvent être un coup au morale . Mais, tu le sais, je ne dis que la vérité :o) Je suis content que tu doutes de ton scénario et de ton projet, il n’y a que comme ça que tu vas pouvoir avoir le recul nécessaire pour l’améliorer. Le doute va s’estomper au fil du temps, mais il sera toujours présent.

            Avoir le doute ne pas incompatible avec la confiance en soi ;o)

            A bientôt,

            Tom

          • Steven

            Bonjour Tom,

            Merci pour ces encouragements!

            Oui certains articles peuvent mettre un coup au moral et surtout ne change rien! 😉

            On n’est pas là pour se raconter des histoires.

            A bientôt,

            Steven

          • Bonjour Steven,

            Effectivement ;o)

      • Bonjour Maria,

        Merci pour ce partage ;o)

        A bientôt,

        Tom

    • Bonjour Maria,

      Merci pour les compliments. C’est un article important pour ceux qui désirent trouver un producteur ou se préparer à en rencontrer un.

      A bientôt,

      Tom