Comment adapter un roman ?

Roman adapté au cinéma :Introduction à l’adaptation

 

Comprendre comment adapter : un roman, une bd, une nouvelle…

 

Bonjour à tous, je vous rappelle que pendant les vacances les articles ne paraissent que toutes les deux semaines ;o) Leur publication reprendra son cours normal dès Septembre. Cette semaine, je souhaite vous parler d’un sujet qui vous intéresse beaucoup et auquel je n’ai pas encore répondu, à savoir : Comment adapter un roman, un jeu vidéo, une pièce de théâtre ou une bd pour en faire un scénario.

Je ne vais pas revenir sur le fait qu’il faille que vous ayez les droits de l’histoire que vous voulez adapter avant de vous lancer dans l’écriture. Dans le cas contraire, vous risquez de travailler pour rien. Voilà le lien de l’article dans lequel je parle des droits d’adaptation.

roman adapté au cinéma

Adstock/ shutterstock

Un dernier rappel : je sais que certains d’entre vous n’iront pas cliquer sur le lien. Voilà LE conseil à suivre : c’est à un producteur de mettre une option (payer les droits) à l’auteur de la pièce ou du roman que vous souhaitez adapter et non pas à vous de payer cette somme.

Je sais que vous êtes des apprentis scénaristes et que votre but c’est de décrocher un producteur grâce à un scénario que vous avez adapté mais c’est prendre plusieurs risques :

–       que le producteur ne veuille pas payer des droits d’adaptation

–       que l’auteur ou ses ayants droits ne souhaitent pas d’adaptation

–       que les droits soient trop élevés

 Roman adapté au cinéma : la psychologie

En règle générale, lorsque vous voulez adapter une histoire que vous avez lue ou que vous avez écrite sous forme de roman, c’est parce que celle-ci vous a plu. Vous avez aimé l’intrigue, le thème, les personnages, leur façon de penser, …bref tout ce qui fait que vous avez décidé de l’adapter.

D’ailleurs ce dernier point, l’aspect psychologique des personnages et leur façon de fonctionner, c’est à dire les choix qu’ils font, vous posent problèmes. Il est en effet assez difficile pour vous de retranscrire ce qui fait que les personnages sont ce qu’ils sont. La seule manière que vous avez trouvé, la plupart du temps, c’est de mettre une voix off, c’est à dire de permettre au spectateur d’entendre les pensées de votre héros.

 

Ce n’est pas un mauvais procédé en soi mais c’est une solution de facilité, qui plus est, une solution un peu lourde ! La voix off a pour effet de bien comprendre ce que fait votre personnage, c’est vrai, mais a surtout la fâcheuse tendance à ralentir l’action ! Et le spectateur est venu pour ça, que le film avance. Il est là pour qu’on lui montre une histoire et non pas pour qu’on lui explique pourquoi tel ou tel personnage fait ci ou ça !

 

En plus de cela, comme vous vous confortez dans la distillation des informations avec la voix off, vous avez l’impression d’être clair, vous tombez dans le piège en voulant en mettre partout et à tout bout de champ.

Adaptation : le truc !

A partir d’aujourd’hui, je vais vous libérer de tout cela en vous donnant la solution ultime que vous devez utiliser ;o) Le meilleur moyen de réussir à faire comprendre ce qu’un personnage fait et par la même occasion d’enlever la voix off, c’est de montrer ce qu’il fait ! Arrêtez de dire ce que font les personnages, montrez-le ! De cette manière vous commencerez vraiment à écrire un scénario car vous serez dans l’action.

Vous passez de la parole à l’image !

 

Vous venez de passer du : « Il dit que » à « Il fait ! »

Votre récit n’en sera que dynamisé. N’oubliez pas que votre héros ou vos personnages vont devoir agir et c’est dans la cohérence de leurs actions qu’ils se définiront, que vous les définirez.

Soyons clairs, vous ne pouvez pas faire ce travail : passer du mot à l’image, de la parole à l’action cohérente si vous ne connaissez pas vos personnages. Voilà pourquoi vous devez travailler et connaître vos personnages et définir leur profil via une fiche de personnage. Je vous renvoie, via ces liens, vers les articles qui traitent du sujet ;o)

Adapter un livre oui mais par quoi commencer ?

Tout d’abord, il faut que vous fassiez un plan ou plutôt que vous extrairiez la structure de l’histoire. En gros, vous devez dégager les étapes clés, puis pour chaque moment clé, vous devez en dégager les personnages importants. Mais aussi définir la quête, l’objectif de votre ou des héros. Vous aurez, comme cela, déjà une idée d’ensemble de l’histoire et de ce qui est primordial.

L’erreur, à ne surtout pas commettre lorsqu’on se lance dans une adaptation, c’est de vouloir adapter absolument tout ce qui se trouve dans le roman, la nouvelle ou la bd. Adapter ne veut pas dire faire un copier/ coller de l’histoire et tout garder puis de juste changer la présentation pour que cela ressemble à un scénario, Non ! Adapter c’est s’approprier l’histoire, les personnages et les éléments qui en font la saveur. C’est proposer une nouvelle forme, votre vision si vous préférez. En faisant cela vous pourrez réussir à utiliser tout le pouvoir qu’offre l’adaptation mais c’est aussi toute la difficulté. De plus, un roman est souvent très long. Il faut donc que vous sachiez où et quoi condenser pour que le scénario fasse au final un maximum de 120 pages de continuité dialoguée.

Je reviens rapidement sur ce que je disais, un peu plus haut, lorsque je vous conseillais d’extraire la structure et les éléments importants de l’histoire…Votre travail de scénariste c’est d’utiliser au mieux le « matériel » que l’auteur du roman vous a donné puis de l’utiliser pour « améliorer » la passage du roman vers le scénario. Cela veut dire, encore une fois, que vous pouvez enlever ou ajouter des éléments pour que le tout soit plus fluide. Vous n’avez donc rien à inventer étant donné que l’auteur l’a déjà fait.

 

ATTENTION : Tous les romans, toutes les pièces ou les bd, ont des niveaux de difficulté différents ! Avant de vous lancer dans l’adaptation, posez-vous la question de savoir si celle-ci est porteuse et possible.

Je m’explique rapidement. Parfois l’univers ou la narration rend difficilement possible ou réalisable, techniquement, budgétairement et structurellement, l’adaptation. Ne vous lancez pas dans une tentative d’adaptation trop difficile ou vous risquez de vous planter et d’être frustré.

 

Voilà pour cette première partie consacrée au roman adapté au cinéma. J’espère qu’elle vous a plu.

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Merci à ceux qui le feront ;o)

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A bientôt,

Tom

À PROPOS DE TOM WEIL

Je m’appelle Tom Weil, je suis assistant réalisateur pour le cinéma et la télévision et comme vous pouvez vous en douter je suis passionné de cinéma depuis tout jeune. J’ai crée ce site il y a presque 3 ans maintenant pour vous apporter mon aide…

Comments on this entry are closed.

  • Bonjour papillon bleu,

    Non cela ne pose pas de problème. Il faut tout de même que tu possèdes les droits du roman. C’est à dire l’autorisation de l’auteur.

    A bientôt,

    Tom

    • Papillon Bleu

      Bonjour Tom c’est moi l’auteure ☺ merci pour cette réponse. Bonne journée

      • Bonjour Papillon Bleu,

        Alors il n’y a pas de pb de droit si c’est toi qui à écrit.

        A bientôt,

        Tom

  • Marie

    Bonjour, je m’appelle Marie et j’ai trouvé ce blog très intéressant ! Je suis auteure d’un livre et j’en écrit régulièrement. Un de mes rêves serait de voir l’un de mes livres être adapté au cinéma un jour… mais comment faire quand on est pas réalisateur/trice ? Comment faire pour qu’un auteur voir un jour son histoire adapté ? à moins d’un énorme coup de chance…

    Merci 🙂

    • Bonjour Marie,

      Merci pour les compliments, n’hésite pas à partager le blog autour de toi, c’est le meilleur moyen de me remercier.

      Pour répondre à ta question, soit un scénariste ou producteur tombe amoureux de ton bouquin décident d’en faire une adaptation, soit ton fait l’adaptation to-même.

      A bientôt,

      Tom

  • Philippe Perret

    Re-hello Tom,

    Bravo pour l’énergie que tu mets dans ton blog ;). C’est beau à voir.

    Je suis d’accord avec beaucoup de choses que tu écris, vraiment désolé que cette forme de discussion empêche de beaucoup le montrer. Je suis malheureusement obligé de revenir sur les choses qui me font réagir 😉 et que je trouve dangereuse par rapport à tous les gens qui te lisent et qui te font confiance — avec raison.

    Quand tu dis « Vous n’avez donc rien à inventer étant donné que l’auteur l’a déjà fait. », bien sûr, c’est une blague, je suppose. Car c’est totalement faux. Il suffit pour s’en convaincre de comparer le livre à l’adaptation pour voir que le scénariste a beaucoup à faire pour adapter une œuvre de fiction.

    Et beaucoup de choses à inventer. Lorsqu’il doit trouver l’action — inexistante — qui va résumer 20 pages du bouquin, on peut réellement parler d’invention. 😉 Bien sûr, paradoxe de cette création, c’est lorsqu’il a fait le plus preuve d’inventivité que l’on remarque le moins son travail. Pus une nouvelle idée est bonne et plus le spectateur est convaincu de l’avoir lue dans le livre.

    Quelque part, je serais presque enclin à penser que l’adaptation demande même plus d’inventivité qu’une œuvre originale. Les contraintes sont plus fortes, du fait même de la matière à retranscrire, donc il faut en être d’autant plus inventif.

    Bien à toi,

    Phil

    • Bonjour Philippe,

      Merci ;o) Je suis pour la remise en question constante et l’amélioration, ce qui veut dire que je suis preneur de toutes les remarques constructives, ce qui est le cas.

      Lorsque je dis « Vous n’avez rien à inventer étant donné que l’auteur l’a déjà fait » c’est effectivement un peu trop rapide comme explication. Tu as raison il va falloir que le scénariste qui adapte le roman fasse preuve d’une inventivité débordante pour rendre visuel et traduire par l’action un texte qui ne l’ai pas.

      Mais ce que je voulais dire c’est que l’histoire, l’atmosphère ou encore les personnages sont déjà créés, cela semble forcément plus simple d’adapter que d’inventer un specscript mais il n’en est rien ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • maria

    Bonjour Tom,

    Maintenant que je tire profit de l’ analyse que tu as faite de mon scénar, ce serait tellement bête d’arrêter…

    Comme si tu me montrais le chemin , je reviens là, relire mes commentaires vieux de 2 ans.

    J’ai les mêmes soucis aujourd’hui : ceux qui m’ont bloquée. Ceux qui alimentaient ma procrastination. J’arrive au point de non retour qui me fait continuer mon scénar, envers et contre tout. Alain Resnais a dû choisir judicieusement ses chansons, dans son film qui « la connaît » .

    Je n’ai plus qu’à… ou pas. Quel producteur ou éditeur voudrait de cette histoire ? Peut-être à l’occasion d’un anniversaire de celui qui m’a tant inspirée ? Je connais le nom d’un producteur de cinéma qui l’a connu 15 J. avant sa mort. Il fait partie d’ Unifilms. Or, cette assoc’ ne prend que le travail des étudiants ou de scénaristes affirmés ! j’en suis une, étudiante ! mais on ne me croirait pas. LOL !

    Je continue en expurgeant l’essentiel.

    Oui, trop absurde d’arrêter, là !

    (j’avais qu’ à…: tu as mis en garde une intervenante :  »risque de travailler pour rien ».)

    Merci, je pense arriver à mettre à profit tes conseils. ☼ )
    Bien sincèrement de
    ☼ ) maria.

    • Bonsoir Maria,

      Il ne faut pas focaliser sur Brel ou je ne sais quoi. Il faut te focaliser sur l’histoire de tes personnages.

      A bientôt,

      Tom

      • maria

        Bonjour TOM,
        * Si tu savais combien je comprends tout depuis ton analyse.☼)
        Non, je ne me focalise plus sur mon révélateur, ni sur mes référents. Quoi…que, par moments, je vais voir ce qui remplace les guillemets dans un scénar. Du moment qu’on cite l’auteur, c’est légal.
        (Un jour, j’ai eu envie de tout mettre entre guillemets.)
        * Il reste des trucs. Je ne m’en occupe plus:.c’est le travail du producteur. Mais, je dois avertir ce premier lecteur de ce qui était un obstacle pour moi, à continuer. Celui que je pensais être le héros, Harry, fait comme moi ! Il a la même lenteur à se décider ! des scrupules aussi. (Je suis un homme ! )
        J’avais les mêmes problèmes, il y a 3 ans, dans ma première version.
        * Et puis, je disais, j’en suis trop loin, J’avais mis la charrue avant les bœufs, LOL !
        Si tu veux, j’ai mis la fonction avant la personne.
        Depuis ton analyse, je recommence tout depuis le début. Pitch, synopsis etc. (les histoires amoureuses, tous les paradoxes, il y en a !
        Il y a deux héros, et une anti-héros, plus dure pour l’un que pour l’autre. L’héroïne n’est pas celle que je pensais, elle sert de vecteur. C’est l’autre, la spontanée.
        Ce qui me donne des conflits, etc…
        La fonction des 2 héros, passe après dans mon travail, mais se mixe logiquement, humainement, à l’arrivée. Celui qu’on croit dans l’ombre se sert de la procrastination de l’autre !
        Tu ne peux pas t’imaginer comme tout devient clair.
        Je garde mes 3 actes, mais le 2 ne sera pas un ventre mou. LOL !
        => Grâce à toi, je pense écrire un super scénar.(ouille ! mes chevilles !)
        Merci mille fois à la puissance 1 million. ☼ ).
        Même si je ne vais pas au bout de mes rêves de réalisation, je l’aurais fait du mieux possible !
        Ça fait rien: la difficulté, je l’aurais cherchée.!
        J’ai été contente de ta réponse à mon commentaire.
        Passe une bonne fin de journée.
        Bien sincèrement de
        ☼ ) maria.

        • Bonjour Maria,

          Je suis content de voir que l’analyse et la lecture que j’ai fait de ton scénario fait son chemin :o)

          Il faut repartir de la base pour ensuite redéployer tes personnages secondaires et les obstacles.

          Bon courage, A bientôt,

          Tom

  • Corret

    Bonjour Tom,

    J’ai regardé une série d’animé qui m’a plus et je souhaiterais m’en inspiré pour un scénario en changeant le nom, certains principes et le nom des personnages. Est-ce suffisant pour ne pas avoir besoin de droits d’auteur ou pas?

    cordialement

    • Bonjour Corret,

      Attention au plagia…ça me semble un peu léger, il va falloir changer l’objectif, les ennemis, l’intrigue…tout quoi !

      A bientôt,

      Tom

  • Emmanuel M.

    Bonjour, je lis régulièrement vos articles et vous m’aviez déjà beaucoup aimé sur l’écriture d’un scénario; et en voyant ce nouvel article je me suis posé une question. Est-il possible, si je trouve cela plus simple, d’écrire mon histoire tout d’abord sous la forme d’un roman, puis de l’adapter en scénario, plutôt que de l’écrire directement sous forme de scénario ? Car je constate que quand je n’ai aucune réelle contrainte de forme j’ai beaucoup plus de facilité…donc est ce que cela est une bonne idée ou est-ce à éiter au maximum?

    • Bonsoir Emmanuel M,

      Oui c’est possible ;o)

      En revanche tu m’inquiètes lorsque tu dis qu’écrire un roman te permet de n’avoir aucune contraire de forme….car il y en à dans le roman.

      A bientôt,

      Tom

  • Salem Usalas

    Bonsoir,
    Je vous remercie pour l’article que je trouve très intéressant. Je vous suis depuis que je vous ai découvert. J’aimerais vous poser une question au sujet de l’adaptation. Doit-on demander l’autorisation avant et après l’écriture du scénario? Je m’explique; Une fois, l’adaptation finie, doit demander l’avis de l’auteur ou peut-on s’en passer? Merci.

    • Bonsoir Alem,

      Il faut demander l’autorisation avant. ça évite de bosser pour rien en cas de refus de l’auteur ou d’un producteur ou encore que les droits ne soient pas disponibles.

      A bientôt,

      Tom

  • Patrice BOUVRY

    Bonjour Tom et à tous,
    Aucune remarque, ni de question sur cette excellente introduction sur l’adaptation. Toujours bravo pour toutes ces précisions !
    Pour insister sur la très lourde responsabilité de s’engager dans ce type de projet, lors de premières tentatives concernant des nouvelles, j’ai essuyé des refus d’écrivains de renom très mécontents de l’adaptation cinématographique d’un de leurs romans qui leur tenait particulièrement à coeur. Ils répondent facilement « plus jamais ! ». (Certains préfèrent même être servis que par eux-mêmes et se confrontent à leur tour à l’échec, en se croyant pouvoir exercer un métier qui n’est pas forcément le leur …).
    Je pense que le producteur a donc très intérêt à tenir compte de la réputation du ou des scénariste(s) en la matière.
    Côté chances possibles, j’ai connu une réalisatrice qui pour son premier court-métrage, a réussi à convaincre un écrivain de sa région, très séduit d’intéresser le cinéma pour élargir son public … Il a accepté tous les risques et le film s’est contenté d’une carrière en festivals (et j’espère, d’agrémenter le cv de l’intéressée).
    Enfin, je pense pouvoir indiquer que le format littéraire long ou court ne présage pas de celui du film. Je viens de découvrir une nouvelle que je sais déjà impossible à adapter sur moins d’une heure 1/2. Par ailleurs, l’auteur a un entourage dans le « milieu » qui découragerait un débutant encore inconnu.
    Je dis çà aussi pour prévenir que les critères sont multiples avant d’envisager et « d’oser » se lancer !
    Bon dimanche et bon courage à tous !
    Patrice.

  • Kaladji Diomande

    Bonjour Tom,

    c´est excellent d´avoir
    tenu parole par rapport à ma demande en son temps sur l´adaptation. Je suis
    resté patient parce que je sais qu´il y a des milliers de demandes. Merci
    encore et bonne continuation.

  • maria

    Bonjour Tom,
    D’abord merci de prendre sur ton temps estival pour venir vers nous ! J’en suis heureuse !
    Ton article d’aujourd’hui m’interpelle en ce sens qu’il est rare d’adapter dans l’esprit une œuvre d’un tiers comme celui qui l’a conçue.Sauf, si c’est le scénariste qui a tout imaginé, évidemment.
    Personnellement, j’aime analyser des textes que ce soit poèmes, chansons, romans, tableaux de peintres et depuis que je viens ici des films. Malgré moi, ils m’influencent mais ce n’est pas véritablement une adaptation, j’ai bien compris ton discours.
    Je sais que Marguerite Duras n’a pas aimé l’adaptation de « L’Amant » .
    Moi-même, je préfère en général le livre, plutôt qu’une adaptation. Pourtant, il me vient en mémoire un téléfilm qui ne m’a pas déçue par rapport au livre de Vercors: c’est « Le silence de la mer ». C’était bien avant que je rentre ici. Tout était dit dans la musique, inscrit sur le visage des personnages. Et ça, n’est – ce pas assimilé à la voix off ?
    C’est de la voix off dont je tiens à te parler, par ricochet.
    Je trouve qu’elle a sa place, quand on n’est pas dans l’action, plutôt dans le sentimental, le mental.
    Bien sûr, tant qu’on peut remplacer la « voix » donc la pensée formulée tout haut, par l’expression des protagonistes, ou par de la musique, ou par une image symbolique, il faut le faire, ou ai-je mal compris ?
    Il me faudrait un jour, analyser un film d’ Ingmar Bergman.
    Tout dernièrement, j’ai visionné « Itinéraire d’un enfant gâté » .Rien que le titre évoque le parcours initiatique non pas d’un enfant mais d’un homme qui a trouvé ou retrouvé ses vraies valeurs. Et les étapes du héros telles que tu préconises, je pense que, maintenant je serais capable de les retrouver alors qu’auparavant, je « vivais » l’histoire, sans plus!
    Cette parenthèse pour te dire que la voix qu’entend Anconina n’est pas dite en direct par Belmondo, ni même retranscrite en flash-back. Je l’assimile à une voix off.
    Mais j’ai bien compris que toi tu parles d’adaptation d’une œuvre existante et différente d’un scénario. écrit « en direct  » !
    Bon dimanche à toi, Tom, à tous ceux aussi qui te rejoindront ici .
    Cordialement.
    maria ☼

    • maria

      Bonjour Tom,
      Ceci est la prolongation des réflexions que m’inspire ton article.
      1 ) Déjà un exemple à propos de cette voix off, toujours dans le film de Claude Lelouch.
      L’image de Belmondo, solitaire sur son bateau est « doublée » de sa pensée dite à voix haute, expliquant sa décision.
      L’image de la mer en mouvement prime sur cette voix off, on comprend avec une image – la chaloupe de sauvetage abandonnée volontairement – son désir de quitter sa vie antérieure, non pas pour en finir, l’avenir montrant qu’il vit ensuite dans l’anonymat.
      2 ) D’autres éléments de ton commentaire m’interrogent…
      C’est  » l’impossibilité de la réalisation d’un film
      * budgétairement » :ça se conçoit
      * structurellement » :OK ! en cas d’incohérence dans la suite des séquences.
      * « techniquement » me chiffonne davantage car les artisans de films sont pour moi des héros, auxquels rien n’est impossible ! LOL Ou, alors, c’est un écueil lié au budget.
      3) J’ai cliqué sur l’article  » Fiche personnages, CI des personnages, deux fois.
      Je m’y rends une troisième fois ( après y être allée au début de mon ouvrage ) car j’ai besoin de parler de l’identification avec nos héros.
      Merci Tom, de m’avoir appris tant sur le cinéma.
      @ +++
      maria ☼

      • Bonsoir Maria,

        JE ne dis pas que la voix-off est à proscrire loin de moi cette idée. Je dis juste que très souvent lors d’une adaptation faite par un apprenti scénariste celui-ci en met partout et tout le temps au détriment de l’action et de l’image.

        Techniquement…c’est moins vrai aujourd’hui avec les cgi, le numérique etc…mais la technique est souvent limité par le budget c’est vrai.

        A bientôt,

        Tom

        • maria

          Bonjour Tom,
          Merci de me rassurer. Tu sais, ce n’était pas pour te contrer. Je m’interrogeais, tout en te faisant part de mes observations. Si tu as pensé le contraire, excuse ma maladresse.
          Voilà qu’un nouveau projet me vient en tête.
          J’ai écrit une sorte de one-woman-show, une sorte de pièce de théâtre, rédigée à coups d’intuitions et de raisonnement.
          Je ne savais rien du cinéma. Donc, bien des trucs à revoir.
          Bien sûr, il y a un hic. C’est le commentaire d’un texte écrit et mis en musique par un homme célèbre, mort depuis moins de quatre-vingts ans, donc avec des ayants-droit. C’est une prise de position contraire à ce que croient les gens pour la plupart.
          Donc, le même problème que l’adaptation dont tu parles. Même si j’y mets mon « grain de sel  » personnel. LOL !
          Avoir un projet, pour moi, c’est important. Mais, chaque chose en son temps…
          Cordialement.
          maria ☼
          PS
          STP, que signifie CGI ?

          • Bonsoir Maria,

            voila : « Computer-Generated Imagery », c’est un procédé de trucage numérique, fond vert etc…

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Merci, Tom et bonjour,
            Je comprends…un peu mais suffisamment. LOL !
            Je te remercie d’autant plus que ton temps me paraît compté en ce moment.
            J’aurais des tas de choses à te demander. Je m’abstiens…
            Après ton break que j’espère ensoleillé ☼☼☼
            Cordialement
            maria

          • Bonsoir Maria,

            Oui c’est compliqué en ce moment…en même temps ça va être compliqué jusque fin novembre entre : Le blog, scénario+, mes projets, le film que je vais tourner un Bretagne en tant qu’assistant, les corrections de scénarios….

            Donc si tu as des questions vas-y.

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Bonjour Tom,
            Oh!…je ne pensais pas que tu avais pris la peine, une fois de plus de me répondre si vite ! Excuse-moi..
            1 ) j’ai lu, ci-dessous, ton commentaire à Anne : il lui faut se confronter aux producteurs.
            2 ) j’ai lu sur le net ce que désirent certains cinéastes à propos des scénarios.
            3 ) j’ai une remarque à faire à propos du premier jet .
            => je me rends à l’endroit adequat pour mes questions ou remarques.
            Merci Tom À plus tard !
            maria ☼

          • maria

            Bonsoir Tom,
            La page web ne s’affiche pas aux endroits que je désire.
            Alors, je t’écris ici en espérant que ça ne va pas t’ennuyer que je mélange les trois points ici.
            1) Je me suis étonnée de ce que personne ne te demandait un listing de producteurs, tu te souviens ?
            Ce dont je suis curieuse, c’est de savoir si chaque boîte de production a une spécialité: films comique ?Tragique ? polar, ou à thèse mûrie ( l’abandon, un modèle de vivre, la rupture etc.)
            2 ) Oui, un film me séduit d’avance: c’est « Une rencontre  » de Lisa Azuelos.
            Sur Allo Ciné, une vidéo bonus m’a intéressée. « En France, on n’accorde pas assez d’importance au travail du scénario  » Et Sophie Marceau de regretter que les acteurs ne sont parfois pas assez mis dans l’ambiance ou dans la confidence. Tu disais l’importance des didascalies, qui doivent être  » assez épaisses  »( à Patrice ) Je trouve que tu as raison, comme toujours lol ! En tout cas, l’interview est intéressante .
            3 ) Combien de fois… j’ai cru arriver au survol de mon ouvrage ! .. J’avais tort. Je me croyais plus loin que le premier jet. Tu m’as dit que je ne serais contente de mon scénar que quand je le dominerai suffisamment.
            Je planche encore un peu sur le synopsis avec structure. Vais-je à arriver à ce défi ? C’est en bonne tournure mais les time-line sont emmêlées ! J’ai compris mais  » ce qui se conçoit bien s’énonce clairement « ;
            Tu es ok?
            J’espère que je ne prends pas trop de ton temps.
            C’est bien que tu aies tant de projets mais… » qui veut voyager loin ménage sa monture  » Crois-en ma vieille expérience ! lol !
            Bonne continuation à toi.
            Cordialement.
            maria ☼

          • Bonsoir Maria,

            1) si plusieurs m’ont demandés, mais je réserve cette liste aux membres de scénario+ adapté pour chaque projet. Oui en général, les boites de profs on une « ligne éditoriale »…mais un producteur fonctionne aussi au coup de coeur.
            2) Assez épiassent mais pas trop non plus. Il faut mettre l’essentiel ;o)
            3) oui ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement ! ;o)

            a bientôt,

            Tom

          • maria

            Merci et bonjour Tom,
            Je ne me suis pas inscrite à scénario + parce que, enfin, je tenais mon histoire avec la structure. Une arrivée au bout de mon défi !
            J’ai laissé décanter ce synopsis. Je le tiens, enfin ! C’est celui qui devrait accrocher un producteur.
            Je regrette que tu ne puisses le lire.
            Mais ,j’ai ma petite idée.
            Je me verrais bien l’envoyer à ARTE ou autre chaîne de télé. Dans ce cas, je l’envoie à la SCAD, pour diffuser ensuite au compte-gouttes, mon ouvrage.
            Quand même, sans ton blog, sans tes réponses, mon scénar ne serait pas ce qu’il est devenu.
            Rien n’est perdu…Je ferai la promo de ton blog ! .
            Cordialement.☼
            maria.

          • maria

            Re, TOM,
            Ouille ! Et si tu avais honte de mon ouvrage ?
            Sincèrement.☼
            maria.

          • maria

            Bonjour Tom,
            Tout compte fait, je ne suis pas contente de moi.
            Tellement de choses nouvelles à ingurgiter pour une novice !
            Je m’y suis mal prise. J’ai voulu aller trop vite.
            J’ai fait le séquencier « sur place’, ce qui équivaut à dire qu’à un moment j’ai travaillé à même la suite dialoguée.( le premier étant tout autre, linéaire à la manière d’une nouvelle )
            En faisant le séquencier à part, et après coup, je me suis rendue compte que j’arrivais à des conclusions qui coïncidaient avec ce que je voulais exprimer ; ce séquencier est plus une preuve en somme, qu’un objet de travail.
            C’est compliqué…Je sais. Mais, je refais ce séquencier, dans un autre esprit. que celui que j’ai écrit. Sans tant me hâter et en faisant des breaks, chose que je ne m’accorde pas, puisque mes récrés, c’est écrire.
            Profite des beaux jours restants de l’été.☼☼☼
            Tout aussi sincèrement.
            maria
            P.S. On ne dirait pas comme ça, mais je préfèrerais faire un découpage cartésien, un plan comme en dissert’ du style :
            I) prémices, au besoin une problématique avec des subdivisions
            ii ) développement ( entrecoupé de 1 puis 2 puis 3 parties ) et des transitions plus ou moins importantes entre chaque coupure.
            iii ) Tout converge ou finit de converger dans l’acte 3 : les solutions aux petites curiosités soulevées et plus encore: une belle note finale.
            Bon, je procrastine…un jour, il faudra bien que j’arrive à faire un synopsis réduit et convaincant. !

          • Bonsoir Maria,

            Ok, je vais voir cela.

            A bientôt,

            Tom

  • Evan

    Bonjour Tom,

    C’est super intéressant ! Je me rend compte qu’adapter un roman ou une pièce est plus difficile qu’il n’y paraît .
    Je ne savait pas qu’il y avait autant d’étapes, pour moi il suffisait de retranscrire l’histoire sur le scénario en y ajoutant certaines choses ou en n’en suppriment d’autres .
    Je me rend compte aussi que beaucoup de film sont d’est adaptation.

    Merci et à bientôt,

    Evan

    • Bonjour Evan,

      Oui ce n’est pas si simple ;o) Mais c’est un travail vraiment intéressant.

      A bientôt,

      Tom

  • Anne Fauchon

    Hello Tom, Très intéressant comme toujours cet article ; comme j’ai tout compris 🙂 je te le dis de vive voix si j’ose dire et non en voix off…

    • Bonjour Anne,

      LOL bravo ! je prépare la deuxième partie pour dans 15 jours.
      Et toi ou en es tu ?

      A bientôt,

      Tom

      • Anne Fauchon

        Tu fais durer le suspens comme un coup de soleil ! Je finis la réécriture du scénario cette semaine (la dernière scène à valider auprès de l’ami qui m’aide à améliorer le 1er jet)… Je t’avoue cela me fait tout bizarre et super plaisir…

        • Bonsoir Anne,

          LOL oui. Bon le bon du tunnel. Tu vas donc bientôt te confronter aux producteurs ;o)

          A bientôt,

          Tom

          • Anne Fauchon

            Exactement ! je vais d’ailleurs me replonger dans tes articles sur le sujet 🙂 Tu es peut-être en vacances ; profites-en

          • Laurence Le Tuc

            Je suis auteur, je souhaiterai faire adapter mon autobiographie au cinéma mais je ne sais pas comment m’y prendre. J’ai eu une vie difficile, j’ai souffert, j’ai commis beaucoup d’erreurs, voir ma vie portée à l’écran serait un rêve et une consolation, une reconnaissance que je n’ai pas souvent eue au cours de mon existence. Je suis passionnée par le cinéma depuis toujours. Mon livre
            s’intitule « Prisonnière » mon nom d’auteur est Lola N’Guyen. Si vous disposez d’un peu de temps un jour, jetez y un coup d’oeil et dites moi si pour vous, mon histoire aurait le moindre potentiel de devenir un beau film. Merci.

          • Bonjour Laurence,

            Il faut démarcher un réalisateur ou un scénariste. Je n’ai malheureusement pas le temps de lire les projets en dehors des espaces de lectures que je propose.

            A bientôt,

            Tom