Comment réaliser un film court Partie II

réaliser un court-métrage la suite….

 

Devant l’engouement de la première partie de « faire un court-métrage, réaliser un court-métrage » partie I, voici donc la deuxième partie.

Cette semaine, je tiens à mettre en avant toutes les étapes de la fabrication d’un projet. Le film que nous allons étudier à une durée de 5 minutes 32 secondes, générique compris. Il a été produit en associatif en 2004 grâce à des fonds privés et publics (régions etc…). Vous pouvez d’ailleurs retrouver toutes les aides proches de chez vous pour vos projets de films en allant dans l’onglet : Articles.

Le projet qui se nomme « Les phalanges de Pierre » est tourné en super 16 gonflé en 35mm pour la diffusion en festival et a un budget de 10000 euros.

Encore une fois, je pense que ce court-métrage n’est pas le meilleur que l’on puisse trouver. Mais je ne juge ni le genre ni la qualité scénaristique. Ce qui m’intéresse c’est le travail qui a été réalisé et de vous montrer les différentes étapes : synopsis, scénario, découpage technique, story-board et enfin le film.

Synopsis :

Un homme entre dans une église pour se faire pardonner ses pêchés mais il n’aura pas la réponse qu’il attend…

Scénario :

Séquence 1 : Int – Église – Jour

A côté de l’autel un cierge pascal est allumé. Une statue d’ange veille sur les fidèles.Le lieu est pour ainsi dire vide. Seule une jeune femme est assise. Elle prie.Soudain la double porte d’entrée s’ouvre, la lumière jaillit, un homme entre et remonte l’allée centrale en direction de l’autel.

Dérangée, la jeune femme se lève et sort. 

Une fois arrivé devant l’autel, l’homme ouvre les bras et tombe à genoux. Il se prosterne.

Homme

 Pardonnez- moi mon Dieu car j’ai pêché. Ce que j’ai fait vous le savez. Est-ce que je dois encore le répéter ?…Si encore avec tout ça j’arrivais à pleurer…

 Il essaie de se forcer à pleurer. Son visage se contorsionne, ses yeux se plissent. Mais aucune larme ne vient. 

Homme

…J’y arrive pas…pardonnez-moi mon Dieu car j’ai pêché…Pardonnez-moi…

 Séquence 2 : Int – Église / Miracle – Jour

La flamme du cierge pascal vacille et s’éteint.

Une colombe perchée sur une statue de la Vierge s’envole.

L’homme surpris se redresse et regarde le volatile, puis se prosterne à nouveau.

Le sol se met à trembler, les joints du carrelage sautent.

L’homme se lève, le sol tremble, il a du mal à se tenir debout.

Une lumière envahit l’église. Elle éclaire chaque vitrail et fait le tour de l’église puis soudain disparaît.

Séquence 3 : Int – Église – Jour

Tout redevient calme. L’homme se trouve au milieu de l’église, seul.

La flamme du cierge se rallume comme par magie.

Tout est calme, l’homme s’approche de l’autel quand soudain la statue se met à bouger une main puis l’autre.

L’homme s’agenouille au pied de l’ange.

L’ange se penche vers le pêcheur, il lui relève la tête. L’homme est prêt à se faire pardonner mais une fois que l’ange a mis la tête de l’homme dans la bonne position, il le gifle.

L’ange

Ben voilà c’est fait !

 L’homme se redresse, il se touche la joue, dégoûté.

Il se relève, remonte l’allée centrale. Avant de sortir et de fermer les portes  il regarde une dernière fois derrière lui et sort.

L’ange reprend sa position et dans l’église tout redevient calme.

 

Le découpage technique est la traduction en plans des séquences de votre scénario. C’est à ce moment que vous choisirez vos axes, taille de plans et vos mouvements. Pour réaliser un film vous allez devoir maitriser cet technique et le vocabulaire. Toutes les images que vous avez en tête depuis des mois commencent à prendre forme ici.

Découpage technique :

Plan 1 : Plan serré sur cierge pascal avec ange fond de champ + mouvement grue bas-haut et pano gauche-droite pour finir en plan très large fixe sur champ de l’église vide.

Plan 2 : Travelling droite-gauche sur panther fin sur porte avec colombe

Plan 3 : plan fixe sur base ouverture porte (champ église)

Plan 4 (suite P1) : les portes s’ouvrent, les colombes s’envolent

Plan 5 : plan fixe sur colombes contre champ église

Plan 6 : plongée totale (douche) + pano bas-haut sur l’homme qui entre et remonte l’allée centrale vers l’autel

Plan 7 : Travelling latéral droite-Gauche (amorces chaises) sur pieds de l’homme

Plan 8 : Plan fixe sur une statue. Une colombe se pose sur la tête de la statue

Plan 9 : plan pied ¾ dos l’homme s’agenouille devant l’autel

Plan 10 : plan taille + léger pano haut-bas

Plan 11 (suite p9): plan pied fixe ¾ dos

Plan 12 : Gros plan fixe profil de l’homme qui pleure

Plan 13A – 13B : gros plan cierge pascal. La flamme vacille et s’éteint

Plan 14 (suite p8) : la colombe s’envole

Plan 15 : Gp main plongée totale (douche) sur les mains sur le sol. Le sol se met à trembler.

Plan 16 (suite 12) : L’homme tourne son visage face Cam

Plan 17 : plan très large sur grue légère plongée, l’homme se relève difficilement car le sol tremble de plus en plus.

Plan 18 (suite p11) : l’homme termine de se lever, une lumière envahit l’église

Plan 19 A/B/C : plan très large légère plongée grue, la lumière envahit de plus en plus l’église, l’image devient blanche

Plan 20 (75I/S) : gros plan sur profil droit de l’homme

 Plan 21 (suite p19c) : La lumière bouge de droite à gauche

Plan 22 (75I/S) : gros plan sur profil gauche de l’homme

Plan 23 : Pano gauche-droite sur la lumière qui passe d’un vitrail à l’autre

Plan 24 : plongée serrée sur ombre d’une statue qui bouge

Plan 25 b/c (suite p23) : la lumière continue de bouger de droite à gauche.

Plan 26 (suite p20) : 75i/S

Plan 27 : pano Droite-Gauche la lumière stoppe et repart en sens inverse, une fois arrivée au vitrail central la lumière disparaît.

Plan 28 : départ légère plongéé large puis Pano droite-gauche + mouvement grue haut-bas : l’homme se retrouve au milieu de l’église, tout est redevenu normal, la flamme du cierge pascal se rallume

Plan 29 : léger travelling avant ¾ dos l’homme s’approche de l’autel et de l’ange

Plan 30 : traveling circulaire en gros plan sur le visage de l’ange. L’ange ouvre les yeux à la fin du mouvement

Plan 31 (suite p 29) : l’homme s’agenouille devant l’ange

Plan 32 : plan fixe poitrine profil gauche. La main de l’ange bouge

Plan 33 : raccord dans l’axe. Plan fixe gros  plan du visage de l’homme toujours profil. L’ange caresse la joue de l’homme et lui relève la tête

Plan 34 (suite p31) : l’ange arme son bras

Plan 35 (suite p33) : l’ange gifle l’homme

Plan 36 : (suite p34) : l’homme se relève

Plan 37 : pano poitrine ¾ face gauche-droite. L’homme se touche la joue et se dirige vers la porte d’entrée.

Plan 38 : pano circulaire droite-gauche en gros plan du visage de la statue. Elle sourit en fin de mouvement

Plan 39 : Plan très large légère plongée champ église. Puis mouvement grue haut-bas puis pano droite-gauche pour finir sur le cierge pascal et l’ange au second plan

 

Une fois que votre découpage technique est fait, il est parfois préférable de faire un storyboard. Pourquoi ? Simplement parce qu’un film avec beaucoup de mouvements demande du temps d’installation, mais aussi parce que : entre ce que vous avez en tête et ce qui est possible techniquement de faire ou intéressant artistiquement,  il y a parfois des surprises. Autant les anticiper. De plus, un storyboard est là pour matérialiser votre pensée en un dessin pour que  toute votre équipe travaille dans le même sens. Vous devez pour réaliser un film (votre film )savoir énoncer/ expliquer ce que vous avez en tête.

ATTENTION : un storyboard doit respecter des règles strictes (que nous verrons dans un prochain article). Afin qu’il soit compréhensible par tous mais aussi pour qu’il soit bon techniquement dans les valeurs, les mouvements , les axes, afin de ne pas avoir trop de mauvaises surprises lors du tournage. Sinon le story-board ne sert à rien.

Le storyboard qui suit a été réalisé par un story-board pro : Merry Viersac

Story-board :

 

storyboard film

Les phalanges de pierre

storyboard film

Les phalanges de pierre 2

 

storyboard film 3

Les phalanges de pierre 3

 

storyboard film 4

Les phalanges de pierre 4

Pour voir la suite du storyboard (que je vous recommande pour la suite de l’article) cliquez ici :

Après toutes ces étapes voici donc le produit fini, le court-métrage : « Les Phalanges de pierre ».

Je trouve intéressant le travail qui a été effectué sur ce projet. Il faut rappeler que c’est un projet associatif. Mais les recherches de fonds, des partenaires, des prestataires ont été faites de manière très professionnelle. L’équipe était composée de professionnels confirmés, mais aussi de jeunes intermittents ou proches de le devenir.

Il est important de souligner les différences qui existent entre le découpage technique, le story-board et le film terminé. Certes, la majeure partie des plans a été respectée mais les lieux, les effets spéciaux, la technique ou le temps n’ont pas permis de respecter à la lettre le storyboard. Une autre raison (la plus valable je pense) est : un changement d’avis du réalisateur. En effet, un film est en perpétuel changement, il ne faut jamais l’oublier…

 

Bon visionnage :

Bientôt : réaliser un film/ réaliser un court-métrage partie III

Tom

À PROPOS DE TOM WEIL

Je m’appelle Tom Weil, je suis assistant réalisateur pour le cinéma et la télévision et comme vous pouvez vous en douter je suis passionné de cinéma depuis tout jeune. J’ai crée ce site il y a presque 3 ans maintenant pour vous apporter mon aide…

Comments on this entry are closed.

  • Babylon Slave

    Salut Tom et tout le monde,

    ça y’est j’ai tourné mon premier court-métrage, « Etat d’urgence » samedi et hier. Une super expérience, et avec les moyens du bord, ça m’a couté seulement 243€ (oui po bien c’est mon argent perso, mais bon ça m’a pas ruiné non plus) la caméra (un reflex) nous à été prêté, on a tous travaillé bénévolement, 143€ de location, + 100€ de bouffe pour nourrir tout ce petit monde qui dormait à la maison. et projos 0€, on a fait avec les moyens du bord, y’avait que de l’intérieur, (on tournait chez moi) donc on a tourné volets fermés, on a allumé la lumière, + 1 lampe de chevet, la grosse lampe du salon, mes guirlandes de noël, du carton, de l’aluminium et c’est parti. donc aux sceptiques, on peut faire un truc pas trop dégueulasse avec ce qu’on à sous la main.

    • Bonsoir Babylone Slave,

      Je suis très content de lire ton commentaire, çà y est ! Tu l’as fait, bravo ! Bon je ne te cache pas que le coup des volets fermés, de la lumière allumé etc…me fait un peu peur (température de couleur etc…) Mais tu avais un chef op…donc ça devrait aller.

      J’ai hâte que tu me montres le résultat. Tiens moi (nous) au jus pour la suite de ton aventure car ce n’est pas terminé (montage, mixage, étalonnage etc…)

      A bientôt,

      Tom

      • Babylon Slave

        oui mais la lumière donnait une atmosphère assez sombre, et c’est pile dans le ton de l’histoire, donc sa donne bien au final, ouais maintenant faut que je trouve un monteur vidéo, et un monteur son )) c’est pas fini, de plus que j’ai eu la prétention de croire que mon scenario était fluide et cohérent, mais à l’image on voit les failles de mon scenar, ça ressort même encore plus à l’image je trouve, peut être que le montage pourra au moins les atténuer, on verra et c’est avec plaisir que je te montrerai le résultat. Petite parenthèse quand tu nous dit qu’on peut démarcher des acteurs connus sa peut marcher, je te prenais pour un mytho, petite anecdote, quand je recherchais des acteurs pour mon court, un acteur qui s’appelle Boris Gilot (peut être que tu connais) m’a envoyé sa candidature, et bah ce mec il joue dans Valerian le prochain Besson. D’ailleurs ce mec il a une gueule tellement atypique qu’on le prend pour un taré et on lui propose que des rôles de taré, ça me fait chier pour lui, quand j’écrirai des scénar plus cohérents, je kifferai lui écrire un scénar taillé pour lui, ou on le prend pas pour un putain de gros taré, oui c’est beau de rêver 🙂

        • Bonjour Babylon Slave,

          Heureux d’apprendre que tu me prenais pour un mytho ;o) Tout ce que je dis sur le blog est vrai.

          Ce que tu soulèves sur la cohérence et la fluidité de ton scénario est malheureusement le cas pour beaucoup. C’est la différence entre ce que l’on croit faire passer et ce qui passe réellement, ce qui est compris ou pas…l’enchainement d’une séquence à une autre, l’évolution des personnages…la cohérences de leurs actions…réactions…bref toute la difficulté d’écrire un scénario ;o)

          A bientôt,

          Tom

          • Babylon Slave

            quand je te dis que je te prenais pour un mytho, c’est surtout que j’avais du mal à te croire 🙂 mais encore une fois t’avais raison. Pour le scenar, le manque de cohérence entre les scènes, plutôt que d’essayer de cacher ces failles, je vais en faire une force, de toute façon même en le cachant ça se verra à l’image alors autant l’assumer à fond, et je pense (du moins je l’espère) que le spectateur appréciera d’autant plus que j’ai essayé de jouer avec ces faiblesses.

          • Bonjour Babylone Slave,

            Le spectateur n’est pas si sympa ;o) Soit c’est bien foutu, il entre dan l’histoire etc.. soit il te descend ;o)

            A bientôt,

            Tom

  • Leslie Wallace Athanas

    Bonjour Tom,

    J’apprécie beaucoup le travail que vous faites. je vous félicite pour cela. J’ai bien aimé le court  » les phalanges de Pierre » très bien fait.

    a+
    Leslie
    de l’ile Maurice

  • maria

    Bonjour Tom,
    Je visionne à nouveau avec plaisir ce court qui m’avait fait tilt surtout pour l’effet produit.: l’ambiance, , la musique style grégorien (de qui ? ), ces objets qui s’animent : les foudres de la colère, rendues par le balayage des images en vitesse rapide et le flouté puis, en contraste, le grand moment de paix, l’humour caché entre les expressions différentes d’ elle et de lui..
    Je m’intéresse au scénar. Pour les plans, ça me dépasse, mais je ne peux pas douter de leur efficacité vu l’aboutissement. Bonne soirée et bien cordialement de
    ☼) maria

    • Bonjour,

      La musique est originale, composé par : Jérôme Gaillard.

      Merci ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • Christophe

    Bonjour Tom,

    Un court-métrage, son scénario, son découpage technique, son story-board, le tout commenté par l’auteur, gratos ;o) et avec en plus des réponses à nos questions ! Franchement les râleurs n’ont plus qu’à aller voir ailleurs et s’en mordre les doigts… car cela n’existe que sur CFUF.

    Merci Tom, pour ta générosité à aider les passionnés ;o) jeunes et moins jeunes, mais vrais.

    A bientôt.
    Christophe

    PS : en relisant l’article (eh eh, une question), 75I/S ?! Un objectif ? Encore un truc pour me perdre…

    • Bonjour Christophe,

      Merci ;o) Je l’ai renvoyé via la newsletter car j’ai reçu pas mal de mail me demandant un exemple de séquencier, de découpage etc…comme il y a, maintenant, plus de 160 articles sur le blog, il est parfois difficile de trouver les infos…même s’il y a une section :
      – Article
      – une section : recherche

      Mais bon…

      Ahahahahah 75I/S…c’est 75 images/ seconde ;o)

      A bientôt,

      Tom

      • Christophe

        Bonsoir Tom

        Ah ouais, 75 images par secondes.. c’était pourtant clair, sans anglicisme ;o)
        Je vais me coucher moins bête ce soir.

        A bientôt.
        Christophe

        • Bonjour Christophe,

          On pouvait confondre le i majuscule avec un l mais bon…

          A bientôt,

          Tom

          • maria

            Bonsoir TOM,
            75 I / s => presque un plan séquence cette partie N° 2 , ou tout à fait un plan séquence ? Ou un master ?
            Je suis sidérée, effet génial !
            Bonne soirée de
            ☼ ) maria
            PS. Je trouve moi aussi que ce I ( = i) ressemble à un l (= L).
            Quand on veut écrire Il ( il), on dirait II ( 2 en chiffres romains )

          • Bonjour Maria,

            Le plan est un plan et non pas un plan séquence. Un plan séquence couvre toute la séquence, ce qui n’est pa sel cas ici ;o)

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Re Tom, et merci ☼ )
            Décidément, la réalisation me dépasse. C’est le ressenti que j’apprécie.
            ☼ )

          • ;o)

  • J’ai exactement le même clap! (16 euros chez Amazon ;-)) Bon, il sert pas à grand chose si on écrit rien dessus…. 😀

    Sinon chouette article qui m’a bien servi à démarrer mes premières réalisations avec mon atelier cinéma. A conseiller 🙂

    • Bonjour Cinémacam,

      Ahahahah oui effectivement il n’y a rien dessus ;o)

      Merci pour les compliments ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • Yassine

    Bonjour Thomas
    Comment découpé, je veux savoir la justification des Plans , par éxample Pour ta fait Plongé totale dans le Plan 6 et Pourquoi ta découpé comme ça et ça et pourquoi ta choisi traveling ici et ne pas ici et pourquoi serré et pourquoi Gros Plan et Pourquoi dans la place de Plan taille tu fait Plan américain, quelle est la justification des Plan, j’ai un scénario de court métrage et je veux le découpé mais j’ai peur des critiques et des questions Posé pourquoi tu as choisi Gros Plan et ne pas choisi Plan rapproché poitrine , je veux savoir comment justifier mes plans dans un film surtout dans les débats du Projection des Films merci
    Cordialement

    • Bonjour Yassine,

      Cela dépends de ce que tu veux raconter ou de ce que tu veux mettre en avant. Le découpage appuie le scénario. Après ça reste de l’art….

      Je ne peux pas justifier mes plans ici ça serait trop long.

      Fait toi confiance.

      A bientôt,

      Tom

    • Twobib

      Tiens, cadeau ! Le livre « l’art de filmer » dispo sur amazon
      http://www.amazon.fr/gp/product/274409563X/ref=as_li_tl?ie=UTF8&camp=1642&creative=19458&creativeASIN=274409563X&linkCode=as2&tag=twobib-21

      J’en ai pas trouvé beaucoup des bouquins sur les techniques de cinéma qui soient réellement pertinents. Celui-là explique quasiment tous les types de cadrage possible, ce qu’ils apportent, à quoi ils servent etc…
      A noter tout de même que le cadrage, parmi les techniques qui influent sur la narration, ça arrive en dernier. Ils y a plein d’autres choses à prendre en compte en amont, comme la mise en scène par exemple

  • Sébastien

    Bonjour,

    J’aimerais réaliser un court-métrage. Où puis-je trouver des musiques que je pourrais inclure ensuite dans le court (en ambiance selon les contextes)?

    Merci d’avance.

    • commentfaireunfilm

      Bonsoir Sébastien,

      J’ai écrit un article sur le sujet. Tu le trouveras dans l’onglet : Articles, puis trouver de la musique pour ses films.

      A bientôt,

      Tom

  • Lucy

    Bonjour,

    Pouvez-vous m’expliquer ce que signifient les codes à côté des plans dans le découpage technique s’il vous plaît? Je suis novice ^^

    Merci pour votre travail.

    • commentfaireunfilm

      Bonsoir Lucy,

      De quels codes parles tu ?

      A bientôt,

      Tom Weil

      • Lucy

        Bonsoir,

        Je parle des codes comme « Plan 21 (suite p19c) », en fait ce sont surtout les indications entre parenthèses que je ne comprends pas… Merci !

        Cordialement,
        Lucy

        • commentfaireunfilm

          Bonjour Lucy,

          Alors se ne sont pas des codes :o)

          Plan 21 : c’est le numéro du plan. C’est à dire que c’est le 21 ème plan du découpage technique.

          (Suite p19c) : Cela veut dire en fait que ce plan numéro 21 est la suite du plan 19C.

          Cette annotation est particulièrement importante car cela signifie que le Plan 19c devra couvrir toute l’action jusqu’au plan 21. Le plan 19C et 21 sont donc un seul et même plan. On tournera un plan lors du tournage, puis au montage il sera divisé en deux afin d’avoir Le plan 19C puis le plan 21.

          N’hésite pas à revenir si tu as d’autres questions ;o)

          A bientôt,

          Tom

  • Nicolas

    Bonjour,

    J’aimerai vous poser 4 questions :

    1) J’ai pour projet de partir à l’étranger muni d’une caméra et d’aller filmer les
    cultures ainsi que les animaux pour en faire un documentaire de 90 minutes. Ma
    question est la suivante : peut-on vendre un documentaire sans équipe de
    tournage et sans production derrière ?

    2) Pour l’écriture de scénario de fiction, j’ai lu qu’il ne fallait pas écrire un
    scénario mais seulement un synopsis et une note d’intention ? Est-ce vrai ? Si
    cela s’avère exact, le scénariste doit donc envoyer synopsis et note d’intention
    à vie temps qu’il n’a pas l’accord écrit d’une option sur un de ses projets ?

    3) Peut-on prendre un pseudonyme pour écrire des scénarii ?

    4) Faut-il absolument être accompagné par un réalisateur pour vendre un
    scénario ?

    Je vous remercie par avance.

    Artistiquement Nicolas.

    • commentfaireunfilm

      Bonjour Nicolas,

      1) Tout comme la fiction, le documentaire a besoin d’un scénario, d’un sujet etc…Il se peut que tu puisses vendre à une chaine ton documentaire, mais cela doit être plutôt rare. Je parle là de chaînes nationales ou de grandes chaînes du câble. Il se peut que tu es plus de chance avec une chaine régionale. Quoi qu’il en soit, un documentaire demande des moyens techniques et financiers. Le doc doit être produit pas une boite de production et co-produit ou pré acheté par une chaine qui l’intégrera dans une case de sa programmation. D’ailleurs, c’est tellement difficile d’avoir une chaine de diffusion, qu’il existe des « séminaires » ou les réalisateurs viennent pitcher leurs projets. En gros, tu peux toujours tenter ta chance mais je n’y crois pas trop. A moins d’avoir un sujet fort et un traitement original.

      2) Oui et non. ça c’est une bonne réponse de Normand ! sérieusement, il n’y a pas vraiment de règle, je te conseil d’envoyer ton scénario que cela soit sous la forme de la continuité dialogué ou du séquencier. ne te tracasse pas avec ça.

      3) Oui, évidement. Ce qui me surprend c’est : pourquoi veux tu en prendre un ?!

      4) Non. Si tu désires être scénariste tu peux toujours essayer de trouver un réal « confirmé » tu auras certes plus de chance de trouver une prod. Mais franchement, si tu arrives à accrocher un producteur avec tes scénarii, La plupart du temps, il va te demander de travailler sur un autre projet que le tiens….c’est là la dure vérité du métier…

      A bientôt,

      Thomas

  • Raphael

    10 000 euros pour ça ? je vois qu’il y a du travail, que c’est bien réalisé, que c’est très bien fait, mais où partent ces 10 000 euros ?

    • commentfaireunfilm

      Re,

      A quoi bon réaliser un film si ce n’est pour le diffuser ?
      Pour des idées de courts, non je ne peux pas t’aider. En revanche sers toi de certaines de tes idées qui se trouvent à l’intérieur de tes longs.D’ici peu je vais mettre en ligne une méthode spécifique pour faire un court-métrage de A à Z. J’espère qu’elle te sera utile.
      A bientôt

      • Raphael

        j’ai parler trop vite même beaucoup trop vite, mes principales motivations pour ce Long sont la réalisation et le résultat qui pourra je l’espère attirer l’attention et bien sûr la diffusion car sans le public un film ne vit pas à proprement parler . J’attends avec une grande impatience cet article promis car c’est exactement ce dont j’ai besoin et ce dont beaucoup de gens sur ce site ont besoin j’en suis persuadé ! Ta frise sur l’histoire du héros est vraiment très utile, après je ne voulais pas me mettre dans trop de codes mais ceux-ci sont vraiment utiles (ainsi que le séquencier). Merci pour ton aide Thomas

    • commentfaireunfilm

      Bonjour Raphael,

      Cela peut paraitre beaucoup. malheureusement si pour ce court-métrage l’association avait dû tout payer au prix fort ainsi que les techniciens cela aurait couté beaucoup plus cher. Je m’explique, ce film est tourné en S16, il faut la loc de la caméra, la péloche + le labo pour tirer les rush + un gonflage en 35 MM et 3 copie. Une bobine de 122 mètres(soit 11 minutes) peut se négocier 700 euros. Je te laisse multiplier par prise et par le nombre de plan…
      Ensuite il y a la grue, la lumière (hmi) et tungstène + branchement forain + camion etc….
      Sans compter la bouffe pour 30 personnes, les trains, l’essence, Les accessoires, la déco.
      Pour te donner une idée, une série française 90 minutes tourné en S16 Coûte autour du million d’euro.
      @+ ;o)

      • Raphael

        merci Thomas je comprend maintenant même si je ne vois pas trop la nécessité d’avoir une équipe de 30 personnes alors qu’ils pourraient être une dizaine sur le tournage, en tout cas je ne dénigre pas leur travail car c’est du bon boulot et je pense que c’est le plus important,

        • commentfaireunfilm

          Je pense que le générique de fin parle de lui même. Mais pour être plus précis dès que tu tournes en pellicule tu as des impératifs de camera : Cadreur, 1 er assistant cam, 2 ème assistant cam, assistant video. Puis de lumière : chef op, chef électro, un ou deux électro. Sans compter le réal, son 1er assistant, un second. les comédiens, La régie, les machinos, la prod, la déco, les rippers, le son, le groupman etc…

  • Witt

    Merci pour ce nouvel article intéressant, Thomas.
    J’ai pour ma part une nouvelle question à poser. J’anticipe très sûrement sur un de tes prochains chapitres, mais tant pis, j’ose.
    Habitant Paris, il est assez facile d’obtenir des renseignements sur les autorisations de tournage, notamment en extérieur. Par contre, au sujet des assurances couvrant les tournages que réclament mairies et préfectures de police, peu d’indications, surtout pour les souscriptions, leurs modalités et leurs coûts.
    Pourrais-tu me fournir quelques informations ou des liens ?

    • commentfaireunfilm

      Bonjour Witt,

      Pour faire un court-métrage tu dois avoir une association ou une production. Aujourd’hui il existe plusieurs sociétés (souvent des courtiers) qui proposent ce genre de couverture. Ce genre d’assurances sont très couteuses en moyenne entre 1 et 2,5 % du budget pour un long. Pour un court-métrage en numérique et sans risques financiers tu n’as besoin que de la responsabilité civile, que tu peux souscrire chez ton assureur (suivant son bon vouloir) avec ton asso ou faire appel à une assurance spécialisé. Si il faut que tu assures les rushs, le matos etc….tu dois souscrire a une assurance de production qui est cher. Pour les tarifs je ne peux pas t’aider. Je te met deux liens, évidements ils assurent les courts : http://www.abgassurances.fr/lassurance-cinema/la-multirisque-cinema/

      ou http://www.ovatio-courtage.com/services/2/

      En sachant que les questions d’assurances ne sont pas mon fort. Je vois un ami dir de prod bientôt je pourrais peut être tant dire plus s’il y a lieu.

      @+

      • Witt

        Re Thomas,
        Merci pour ces infos. Toutes ces questions sur le contexte et la fabrication du film, si elles sont épineuses, n’en demeurent pas moins passionnantes.

        • commentfaireunfilm

          bonjour,

          C’est le lot des auto-production ou productions associatives. Si tu continues dans cette voie, je te rassure avec une prod tu n’as plus à gérer tout cela…mais tu as d’autre soucis ;o)

    • commentfaireunfilm

      Bonjour Witt,

      Pour une demande de devis d’assurance sur paris tu peux contacter le cabinet Rubini, 36, rue des petits champs 75002 PAris tel : 0142442850
      je ne les connais pas mais un ami producteur s’assure chez eux pour ses films.

      @+