Partage d’expérience d’un jeune réalisateur 2

Produire et réaliser son film avec des financements classiques c’est possible…la preuve

 

jamais plus comme avant

Wim Behaegel et Dominique Thomas

Il y a quelques semaines je vous faisais partager l’expérience d’un jeune réalisateur qui s’était autoproduit. Vous pouvez retrouver l’article en cliquant sur ce lien. Aujourd’hui, je souhaite vous présenter un autre apprenti auteur/ réalisateur que j’ai rencontré et vous faire profiter de son parcours et de son expérience. Vous allez voir que faire du cinéma en suivant le bon parcours c’est possible.

Cette semaine je retrouve Loïc dans un restaurant, proche de Lille, pour qu’il puisse m’expliquer son aventure et celle de son film : Plus jamais comme avant.

Tom : Pour commencer je vais te demander de te présenter en quelques mots.

Loïc : Je m’appelle Loïc Van Russel, j’ai 26 ans. J’habite dans les Hauts de France, je suis réalisateur et opérateur projectionniste de cinéma.

Tom : Je suis content que tu aies accepté de me rencontrer et de partager ton expérience avec les lecteurs de commentFaireUnFilm. Tu connais le blog depuis longtemps ?

Loïc : Je trouve intéressant de partager mon expérience, même si j’ai encore un long chemin à faire. Et puis je connais le blog depuis un moment, j’y suis beaucoup allé pour chercher un tas d’informations, surtout des infos sur les financements.

Tom : C’est super ! Je suppose que tu y vas un peu moins maintenant car tu montes en compétence…

Loïc : oui j’y vais moins, mais c’est une mine d’informations incroyable.

Tom : Qu’est-ce qui t’a amené à faire du cinéma ?

Loïc : J’ai fait une licence cinéma à Lille 3 et l’envie de faire du cinéma est venue naturellement….Au début, je voulais surtout écrire, être scénariste. La réalisation, c’était pour m’amuser et tester des trucs. Un jour, j’ai écrit un scénario sur une journée, pris une petite caméra, des potes et on est partis tourner…

Tom : ha ouais à l’arrache. Et le sujet ?

Loïc : Le but c’était de tourner, voir ce dont j’étais capable. Ce sont même mes potes qui faisaient l’équipe technique et les comédiens…Certains ne savaient pas tenir une perche ou une caméra. Je leur disais « bon toi tu tiens la perche comme ça…puis là ». Je savais que le résultat n’allait pas être comme un « vrai film » mais le sujet était déjà plus ou moins celui de : « Plus jamais comme avant », on y retrouvait le thème de l’addiction au cannabis.

Tom : c’est un sujet qui a été traité des centaines de fois…pas évident de trouver le bon angle…de ne pas tomber dans les clichés

Loïc : justement c’est un point super important ce que tu dis, mais j’y reviendrai plus tard. Bref, je monte le film et je le balance sur You tube.

Tom : et ?

Loïc : Il se passe un truc…malgré le fait que le film comporte beaucoup de points faibles, les commentaires sont plutôt bons…et je vois surtout que le sujet touche les gens. D’ailleurs, c’est réellement là, grâce à des conversations que j’ai, notamment avec un mec dont le frère a connu des problèmes d’addiction, que j’envisage d’aller un peu plus loin…c’est à dire écrire un scénario, un vrai, et d’en faire un film pour de bon.

Tom : C’est drôle comme parfois on peut avoir un sujet qui nous colle. Bon, une fois que tu te dis ça, tu n’es pas plus avancé ! Je veux dire tu ne connais personne, tu n’as pas de réseau…tu n’as peut-être jamais vu de tournage ou participé à un « vrai » tournage etc…bref, tu es tout seul.

Loïc : Si, j’avais quand même assisté à quelques tournages grâce à mon cursus mais c’est vrai, je n’avais pas du tout de réseau. Je me mets donc en marche, je fais un stage en réalisation dans ma région et j’en profite pour montrer le film que j’ai fait avec mes potes pour avoir un avis un peu plus pro. La personne en question me dit ce que j’avais ressenti, c’est à dire qu’il y a un truc à faire autour de ce sujet et que la manière dont j’ai commencé à le traiter est intéressante. Mais il me conseille de monter une vraie équipe, tourner avec des vrais comédiens…bref de faire un film dans les règles de l’art.

Tom : Tu décides de chercher une production ?

Loïc : Non, je décide de monter une structure associative pour avoir « un cadre » c’est à dire louer du matériel et/ ou demander des subventions.

Tom : Tu te formes au fil de l’eau, tu rencontres des gens…bref tu te fais un réseau…

Loïc : Oui, la première étape ça a été de faire de la figuration. D’ailleurs c’est drôle car en 2012, sur la série dans laquelle j’étais figurant, j’ai vu un comédien que j’ai trouvé extraordinaire et je me disais qu’il serait parfait pour mon film dans le rôle du père, c’était Dominique Thomas qui joue le commissaire Tricart dans les petits meurtres d’Agatha Christie.

Tom : Tu es allé le voir ? Tu as tenté ta chance ?

Loïc : Non, je me disais qu’un comédien avec autant de talent, qui joue dans une grosse série, n’accepterait jamais d’être dirigé par un jeune réalisateur qui, de surcroît, fait son premier court-métrage.

Tom : Cela ne veut rien dire, mais peut-être que ce n’était pas le meilleur endroit ou le meilleur moment de lui proposer…Donc tu as fait quoi ?

Loïc : Sur le moment rien, j’ai continué à écrire, à me former, à faire un peu de figuration…D’ailleurs nous nous sommes rencontrés sur un plateau, tu étais assistant!

Tom : Non ?! Sur quoi ?

Loïc : Sur un téléfilm pour France 3, « À demain sans faute ».

Tom : C’est énorme ! C’était un téléfilm produit par BFC réalisé par Jean-Louis Lorenzi avec Anne décis, Xavier gallais et Samuel Labarthe (le commissaire laurence dans les petits meurtres d’Agatha christie NDRL). J’ai écrit, il y a quelques semaines, des articles sur la figuration où je dis qu’il faut, en tant qu’assistant ou réalisateur, être bienveillant envers les personnes qui acceptent de faire de la figuration etc…j’espère que ça été le cas avec toi ?

Loïc : Oui, ne t’inquiète pas.

Tom : Revenons à nos moutons, là où tu tombes « amoureux » d’un comédien.

Loïc : 6 mois plus tard, un mec que je connais et qui bosse dans le théâtre me parle d’un comédien que je devrais absolument rencontrer car il serait parfait pour le rôle du père…et je te le donne en mille : C’est Dominique Thomas. Encore une fois, je lui dis qu’il n’acceptera jamais de jouer dans mon film. Ce que je ne sais pas c’est que le gars envoie mon scénario à Dominique.

affiche jamais plus comme avant

Tom : et ?

Loïc : 3 jours plus tard, je le recroise lors d’une réunion et il me dit : « j’ai quelqu’un à te présenter. »

Tom : Dominique Thomas était là !

Loïc : Exactement et il a adoré mon scénario et souhaite jouer dedans !

Tom : Comme quoi, il faut oser se faire confiance. Bon ok, mais on va un peu vite là, car tu n’as toujours pas d’argent et toujours pas d’équipe technique.

Loïc : Oui, sauf qu’entre temps je continue d’avancer sur les autres aspects du film. Je monte un dossier. Tout à l’heure je disais que j’avais monté une association mais je ne l’ai pas sortie de mon chapeau. Dans ma région il y a un dispositif du Conseil Général qui s’appelle : Bourse Initiatives jeunes. Pour pouvoir déposer un dossier de financement/ d’aide, il faut une association.

Tom : Tu as vraiment les bons réflexes, ça fait plaisir à entendre.

Loïc : Je passe devant une commission et j’obtiens une aide de 5000 euros.

Tom : Et tu penses au crowdfunding ?

Loïc : Oui, mais je comprends que faire une campagne ça se prépare, c’est consommateur de temps.

Tom : Et qu’il faut un réseau ou un projet qui fédère…pour passer le premier cercle, ce que l’on appelle le love money, c’est à dire l’argent que les proches donnent pour faire plaisir…une « vraie » campagne doit dépasser ce cercle. Pour cela il faut étendre le réseau et c’est ça qui demande beaucoup d’énergie car il faut donner envie aux internautes de donner.

Loïc : Oui c’est clair.

Tom : Tu fais quoi alors pour chercher de l’argent ?

Loïc : J’avais déjà un premier dossier avec l’aide du Conseil Général du Pas-de-Calais…je décide donc de tenter ma chance à la commission régionale d’aide au cinéma. N’ayant pas de producteur je me tourne vers la commission de production associative de ma région.

Tom : Tu sais que pour beaucoup d’apprentis réalisateurs, auteurs, ce que tu t’apprêtes à faire c’est perdre 2 ans de ta vie ! Ils pensent tous que les commissions sont truquées, que ça prend 2 ans pour avoir une réponse, que si tu n’es pas connu ou si tu ne connais pas le jury ou que tu n’es pas le fils de machin, tu es certain de te faire envoyer bouler sans aucune explication ! Tu t’apprêtes à faire le parcours du combattant !

Loïc : Comme tu dis ! Mais je tenais vraiment à cette étape car obtenir le fonds d’aide à la création associative de Pictanovo c’est déjà une reconnaissance professionnelle, ça donne du crédit au projet et donc au réalisateur. D’autre part, je refusais d’y mettre de l’argent personnel ou de tourner avec seulement 5000 euros.

Tom : Pour que tout soit clair, il faut dire que la commission dont tu parles se réunit 3 fois par an et que l’aide qu’elle apporte est plus qu’incroyable lorsque tu veux te lancer dans le cinéma. Mais il y a des conditions. Comme par exemple être adhérent de cette structure et que l’association soit implantée dans la région en question.

plus jamais comme avant

Loïc : Oui et être adhérent cela représente 35 euros/an ! Je décide donc de prendre un rendez-vous avec la personne en charge du fonds d’aide associatif et je dépose un dossier.

Tom : C’est clair que je préfère « casser » ma tirelire et mettre 35 euros (j’ai une petite tirelire) et avoir la chance de me faire financer que de dépenser 15 000 euros de ma poche. Surtout qu’avec ces 35 euros tu peux demander 12 000 euros en numéraire et 75% de réduction sur le matériel (car la structure en question dispose d’un parc de matériel).

Loïc : Oui. Faut dire aussi que ce sont des montants maximums! Il est rare d’avoir les 12 000 euros. Et puis cela dépend de ton budget.

Tom : L’aide financière ne peut pas dépasser 49% de ton budget et l’aide en matériel (en industrie) ne peut pas dépasser 7200 euros de location…ce qui fait au maximum 5400 euros de ristourne. Donc tu dépose ton dossier et…

Loïc : Je me fais jeter ou plutôt recaler car il s’agissait d’un report et non d’un refus définitif.

Tom : Ahahahah, là, si on s’arrête là, les lecteurs ou les sceptiques dont je parlais plus haut vont se gargariser de bonheur en disant : « ben voilà je l’avais dit ! Tous pourris ! »

Loïc : La décision s’est apparemment jouée à une voix près !

Tom : Comment tu le sais…Les commissions sont opaques…on ne sait jamais rien… (Lire cette phrase de manière HYPER ironique !)

Loïc : Pas du tout. J’ai simplement demandé au responsable du fonds et puis il y a l’association des auteurs/ réalisateurs qui assiste à la commission et j’ai pu savoir, de cette manière, ce qu’il s’était plus ou moins passé.

Tom : Tu l’as mal vécu ?

Loïc : Je ne vais pas te mentir, j’ai été vexé et je ne l’ai pas bien vécu.

Tom : Ils t’ont dit quoi ?

Loïc : Ils ont mis le doigt sur une faiblesse du scénario et surtout sur ce qui était intéressant dans mon histoire : les rapports père/ fils. Ils préconisaient de développer davantage cet axe et ce parti pris de départ pour se détacher davantage de l’addiction au cannabis.

Tom : Ils avaient tort ?

Loïc : Mais non, bien au contraire. J’ai pris le recul nécessaire et j’ai joué le jeu.

Tom : Tu as fait ce que la commission voulait en fait ?

Loïc : Non j’ai fait le film que je voulais en prenant en compte leurs remarques. Franchement mon film a pris de l’épaisseur et une dimension beaucoup plus intéressante. De mon point de vue, il est devenu un film sur l’adolescence plus que sur le cannabis et a donc pris une dimension encore plus universelle.

Tom : Tu auras compris que j’ai fait exprès de te poser la question comme ça ;o) En gros, si tu ne t’étais pas confronté à cette commission, à son jury, tu n’aurais pas eu un tel résultat ?

Loïc : Non. J’ai donc repassé la commission un peu plus tard.

Tom : Et ?

Loïc : J’ai été aidé, j’ai obtenu 5000 euros en cash et 3152 euros en industrie (aide en matériel).

Tom : Ok, donc si je compte bien…tu as dépensé 35 euros depuis le début de ton histoire, je ne compte pas le temps passé sur ton premier dossier pour le Conseil Général et le timbre que tu as dû acheter pour l’envoyer…donc tu as dépensé 35 euros et là, grâce au parcours « classique » des financements, tu as déjà un budget de : 13 300 euros dont 10 000 en cash ! Mais tu as mis 2 ans ! (Ironique toujours).

Loïc : Un peu moins. Entre l’aide obtenue auprès du Conseil Général et celle de la région, il s’est quand même écoulé un peu plus d’un an. Mais oui j’ai ça comme budget.

Tom : Je suppose que tu ne t’arrêtes pas là ?

Loïc : Non, car je sais qu’il va me falloir mixer et monter dans de bonnes conditions. Pour le mixage je sais qu’il me faut un studio. J’ai fait toutes les démarches pour solliciter le Fresnoy-studio national des arts contemporains dans ma région. J’ai déposé un dossier et j’ai obtenu une aide en industrie de 2400 euros environ si je ne dis pas de bêtises. J’ai pu mixer là-bas.

Tom : Tu dépasses donc, les 15 000 euros de budget, bravo.

Loïc : En tout, j’ai tourné avec 17 000 euros.

Tom : Une fois que tu as tout ça, il faut chercher les techniciens, les comédiens.

Loïc : Oui, là j’ai décroché mon téléphone et là c’est le parcours du combattant.

Tom : Ils sont gentils les techniciens…

Loïc : (rires) oui, mais le tournage s’étalait sur 8 jours ! Et c’est compliqué de pouvoir « booker » un intermittent, et encore plus sur 8 jours.

Tom : C’est clair. Mais à force d’appeler, de les rencontrer, de parler de ton film, tu t’en sors ?

Loïc : Oui et je m’appuie sur la base de données des techniciens de ma région, du bureau d’accueil des tournages pour avoir les coordonnées.

Tom : Oui et comme tu as Dominique Thomas qui est du voyage, c’est plus simple de convaincre les autres comédiens. Résultat ?

Loïc : En fait, j’ai eu les comédiens assez tôt, bien avant certains techniciens. Il y’avait Sophie Bourdon pour interpréter le rôle de la mère, elle aussi professionnelle et reconnue. Seul Wim, qui incarne le personnage du fils n’est pas comédien, mais c’est un choix. Concernant l’équipe technique j’arrive à fédérer 20 techniciens.

plus jamais comme avant

Sophie Bourdon et Loic Van Russel

Tom : Tout ça tout seul ?

Loïc : J’ai assez vite le réflexe de me dire que d’assumer le tournage et la prod c’est un travail de fou et qu’à un moment je devais passer la main. Je décide donc de chercher et de trouver une autre structure pour me décharger du côté production et pouvoir me concentrer uniquement sur la réalisation. J’avais donc un directeur de production avec moi.

Tom : Et les repérages ?

Loïc : Je les effectue quand c’est possible avec les chefs de poste. Comme j’ai travaillé mes personnages, j’ai défini la classe à laquelle ils appartiennent et je cherche une maison, qui est mon décor principal, qui colle à eux. Malgré les différentes maisons que je vois, je ne suis pas convaincu…et puis je me souviens de la maison d’un pote qui serait parfaite…après discussion avec ses parents, ils acceptent de me la prêter.

Tom : un décor gratos quoi !

Loïc : Tu le sais comme moi un tournage c’est…compliqué.

Tom : Oui, lorsque je faisais des repérages, j’expliquais aux personnes prêtes à louer leur maison pour un film que « c’est un don de soi » c’est à dire que tu n’es plus chez toi pendant le temps du tournage…il y a 20 personnes qui vont, qui viennent, tu ne peux pas être là, tu dois faire le silence si tu y es…bref…ce n’est plus chez toi !

Loïc : Exactement. J’ai donc « défrayé » les parents de mon pote. Je trouvais ça normal.

Tom : Bravo, c’est super. Arrive donc le jour du tournage…

Loïc : Euh oui, enfin presque ! Je dois d’abord revenir sur une chose qui me paraît importante : Quelques jours avant le tournage, mon chef opérateur a eu un problème de santé. Il ne pouvait plus assurer sa place ! Soit j’attendais qu’il soit rétabli en décalant le tournage, soit je prenais un autre chef op. Impatient de tourner, j’ai d’abord envisagé la deuxième solution mais j’ai vite réalisé que c’était trop risqué. Il connaissait trop mon projet, on avait déjà beaucoup travaillé ensemble et on s’entendait parfaitement, ça devait être lui et pas un autre. J’ai donc décalé le tournage de 3 mois environ.

Tom : Quand on parle de parcours du combattant… Je dis souvent que les techniciens que l’on choisi et qui nous choisissent sont des collaborateurs et non pas juste des faiseurs. Tu as eu raison de décaler pour attendre ton chef opérateur…Il a donc fini par arriver ce tournage ?

Loïc : Oui ! La veille…un trac de fou…je n’ai pas bien dormi. Et le jour J, j’arrive sur le plateau, il y a déjà l’équipe qui s’affaire…je rentre, je vois le décor, la caméra, la machinerie…les comédiens en train de se faire maquiller…pfff, une expérience de dingue. Mais je me sens plutôt bien, le trac tombe d’un coup et je me mets au travail.

Tom : Donc 8 jours extraordinaires de tournage avec ce que cela représente, d’imprévus, de galères, de coups de fatigue etc…mais ça reste incroyable tout de même.

Loïc : Oui. Mais si je rentre dans les détails il te faudra 12 articles pour tout expliquer…et puis pas certain que ça aide tes lecteurs.

Tom : Et la musique ?

Plus jamais comme avant (Never like before again) • [Short film teaser] from Loïc Van Russel on Vimeo.

Loïc : Au départ je n’en voulais pas, je voulais quelque chose de très réaliste.

Tom : Tu peux avoir un film très réaliste avec de la musique…ça ne change rien à ton histoire ?!

 

Loïc : Oui mais le côté réel m’obsède. Je veux dire dans la vraie vie, quand tu es triste et que tu te mets à pleurer, tu n’as pas une musique qui accentue le fait que tu pleures… Pourtant, si quelqu’un te surprend en train de pleurer, il peut ressentir une certaine émotion et une certaine empathie.

Tom : Ok, mais tu ne fais pas un épisode de strip-tease (émission hyper réaliste des années 85-92 diffusé sur la rtbf puis France 3)… Et le spectateur sait qu’il regarde un film donc pourquoi ce choix ? Même si je comprends ton point de vue.

Loïc : Disons que je voulais susciter l’émotion chez le spectateur sans avoir automatiquement recours à la musique. Je voulais que le jeu des comédiens, le cadre, les sons ambiants se suffisent à eux-mêmes pour tendre vers l’émotion. En plus, les moments de silence sont importants dans mon film car ils symbolisent la rupture de dialogues entre les parents et l’adolescent. Mais d’un autre côté, j’avais évidemment conscience que la musique fait beaucoup au cinéma et qu’elle peut « emporter » le spectateur, j’ai alors trouvé un compromis : Au début du film, mon personnage principal écoute de la musique avec un casque…j’ai donc décidé de permettre au spectateur d’entendre ce que mon « héros » écoute, et dès qu’il enlève son casque la musique est en sourdine. En gros, j’ai joué avec le son diégétique (son faisant partie de l’action, pouvant être entendu par les personnages du film ; qui relève de la narration) afin de conserver le côté réaliste auquel je tenais.

Tom : Je comprends. Tu as fait appel à quelqu’un pour la musique ?

Loïc : Oui, à un compositeur que j’ai trouvé sur le net. Il m’a cédé les droits de deux de ses musiques.

Tom : 20 sur 20, tu m’épates ! Si on résume un peu ton film en terme de jours ?

Loïc : 8 jours de tournage, 7 jours de montage images, 3 de montage son, 2 de mixage et 2 d’étalonnage. 22 jours en tout.

Tom : Défraiement des techniciens ?

Loïc : Oui bien sûr. En revanche si je peux donner un conseil à tes lecteurs ?

Tom : Oui, t’es là pour ça ;o)

Loïc : Dans votre budget prévoyez une enveloppe pour « la bijoute ».

Tom : Pour expliquer ce que c’est, c’est tout le « petit » matériel, les consommables éventuels dont disposent les chefs électro et machino : Des pinces, des drapeaux, des borgnioles etc…Tout ça a un coût, le coût de cette bijoute est à dealer avec le chef machino et/ ou électro.

Loïc : Oui…pour ma part j’avais prévu une enveloppe mais pas assez conséquente…et ça peut piquer. C’est toujours mieux si le propriétaire de la bijoute est un ami à vous (rires).

Tom : Oui je me souviens de mes tournages de courts et tu as raison. La première fois que l’on tourne ça peut faire tout bizarre. Écoute Loïc, je pense que l’on a fait le tour. Merci d’avoir partagé ton expérience avec les lecteurs du blog. D’ailleurs j’y pense, tu as tourné avec quoi ?

Loïc : La sony FS7

Tom : et la diffusion ?

Loïc : Je l’ai envoyé à Cannes. J’ai été sélectionné au short Film Corner, ça m’a permis de faire des rencontres…d’étendre mon réseau.

Tom : Et la suite ?

Loïc : Festivals etc…une autre facette de la production d’un film : La diffusion. « Plus jamais comme avant » est clairement une carte de visite, un tremplin pour en faire un second. Il faut qu’il soit vu.

Tom : Avec un producteur cette fois ?

Loïc : Oui je viens de terminer l’écriture de ce second court. J’attends les retours des producteurs dont un a déjà manifesté un intérêt particulier.

Tom : Des projets autres que ce prochain court ?

Loïc : Oui, je développe aussi un film documentaire avec un producteur de ma région.

Tom : Je souhaite longue vie à : « Plus jamais comme avant » et je te souhaite le meilleur pour la suite.

Loïc : Merci à toi, c’était sympa.

Voilà pour l’article sur : le partage d’un jeune réalisateur sur le parcours de son premier film produit sans sortir un euro. Je vous mets un autre extrait du film de Loïc :

 

Plus jamais comme avant (Never like before again) • [Film clip] from Loïc Van Russel on Vimeo.

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Tom

PS : retrouvez le site de Loïc ici : http://loicvanrussel.com/ Et la page facebook de Plus jamais comme avant : facebook.com/plusjamaiscommeavant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À PROPOS DE TOM WEIL

Je m’appelle Tom Weil, je suis assistant réalisateur pour le cinéma et la télévision et comme vous pouvez vous en douter je suis passionné de cinéma depuis tout jeune. J’ai crée ce site il y a presque 3 ans maintenant pour vous apporter mon aide…

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  • Rhengan

    Bonjour Tom et Loïc,

    J’ai tout lu et franchement respect pour ton boulot Loïc, j’espère que tu iras loin parce que tu as vraiment l’air d’être passioné et motivé.

    J’ai un dilemme, une question à vous posez s’il vous plaît. J’ai 17 ans et voilà quelques mois que j’ai réalisé que ce que j’aime vraiment, c’est l’audiovisuel, le cinéma ! Quand je regarde dans le passé, je me rends compte que c’est créer, mettre en scène qui me plait car, depuis tout petit je pratique, j’en rêve. J’ai donc décidé de prendre mon courage à deux mains et de chercher des écoles de cinéma. Je pense que faire une école serait le mieux pour me créer des premiers contacts, m’orienter, apprendre les bases, me cultiver etc… J’en ai trouvé et voilà le moment du dossier et de la lettre de motivation ! OUAIS ! A vrai dire, je sais déjà ce que je vais écrire mais, je compte rajouter mes travaux personnels pour les convaincre. J’ai quelques montages, voir un bon mix DJ (le mixage audio non ?) et je me suis dis : »pourquoi ne pas faire un court métrage ? Histoire de me démarquer un peu plus et de montrer que je me bouge ». Alors attention, quand je dis court métrage, je pense à un truc simple de 2-3 minutes max avec très peu de matériaux : simple caméra (voire une deuxième d’un pote), pas de lumière, de prise de son par contre, un ordinateur avec un bon logiciel. Mais, j’ai peu de temps (je ne veux pas envoyer mon dossier trop tard).
    Un pote peut m’aider, j’ai des idées pour le scénario (1 seul acteur), je veux privilégier une musique avec un cadre particulier : la nuit. J’aimerai du coup que ce petit métrage se déroule dans un endroit éclairé, beau sans paraître inutile pour l’histoire. J’ai des endroits qui me tentent, et sur cela, j’ai une petite question : Si je film dans les rues d’une ville, dois-je demander une autorisation à la mairie ? Surtout que ce métrage ne serait que visionnable par le jury, moi et, au mieux, YouTube.
    Je sais que cela pourrais paraître un peu fou voir non réaliste de la façon de tourner mais, je veux faire un truc simple, montrer une de mes inspirations, une partie de mon univers, montrer que je me bouge. Si vous avez une remarque, un conseil, n’hésitez pas, j’en serai ravis.

    Merci pour votre attention et bonne continuation.

    • maria

      ☼) Bonjour, Rhengan,
      Ce que tu demandes là, et la prestation de Loic ( réal) et de Dominique (acteur), me font venir te suggérer une histoire qui prend inspiration dans la teneur de son « Jamais comme avant ».

      Puisque tu as besoin d’une idée, avec des conditions restrictives ( un bon point pour toi ! ) , voici la mienne, issue de ma vieille expérience, non pas de cinéaste mais d’une mère qui a tant pleuré en entendant ♪ Je vole ♪ de Michel Sardou.

      Avant d’écrire ton scénar, écoute la musique, surtout les paroles.
      Pense à tes parents qui découvrent cette lettre, à leur souffrance de voir leur fils voler de ses propres ailes.

      ==> « Action, réaction ! » => 2 séquences.
      Plus longues à écrire qu’à faire, parce que je les écris  » au fil de l’eau », dixit Tom. (☼)

      Ton « clip » sera muet, sans son, sauf si tu as créé et que tu joues toi-même – ou ton pote – une musique qui t’envoie au ciel..
      Pas de scène dans la rue. Des acteurs de dos. ( Tes proches ou ceux de ton pote ) Une chambre de jeune adulte suffit.
      1 ) Elle est éclairée naturellement par le soleil entrant par la fenêtre.
      2 ) Le soir, la même chambre, lumière naturelle au crépuscule. Sans musique. Les parents de dos, découvrent la lettre ( en fait on le comprend car tu fais un zoom sur le même bureau). La mère prend son mouchoir. Zoom sur la photo numérique que tu as pris soin de truquer. C’est toi qui voles dans un fond bleu, ou au-dessus d’un jardin. t’as effacé des trucs qui te gênent. ( Vous, les jeunes êtes tellement initiés aux pratiques audiovisuelles.) Ta musique triomphante s’élève, pendant que le père prend sa femme par le cou, et que la mère fasse le geste d’amour réciproque.

      Évidemment, c’est une suggestion. Soufflée par les articles de Tom. Peut-être ne trouveras-tu qu’un mini truc dans ce message pour t’aider. Surtout, n’engage que toi, et choisis des lieux qui te sont privés. Idem pour les acteurs, figurants de ton entourage proche, ou de celui de ton pote. Impossible de faire un film seul. Alors, il te faut avoir confiance en ces autres.

      Allez! Garde ton idéal, bonne réussite à toi.
      ☼) maria

      • maria

        ☼) Attention, Rhengan,
        Dans la séquence 1 ) j’ai oublié que ton pote est en train d’écrire. Zoom sur l’intitulé : « Mes chers parents « . TA musique, s’élève, triomphante.
        @++++
        ☼)

        • Rhengan

          J’apprécie votre aide, c’est très gentil. Je vois que vous êtes expérimenté. Je trouve cela intéressant mais, pour mon premier sujet, je compte me lancer dans quelque chose d’assez différent même si on reste sur une vision très « dorsale » du personnage comme vous le demandez, ainsi que sur thématique concernant le combat contre soi-même qui est un peu se que vive des parents qui voyent leur enfant voler de leurs propres ailes. Merci beaucoup en tout cas.

          Bonne Continuation.

          • maria

            ☼) Bonjour et merci, Rhengan,

            Si tu me trouves expérimentée, c’est dû à mon âge avancé. J’ai vécu trois fois le départ de mes enfants dans leur vie. Le beaucoup plus jeune est celui qui m’a fait pleurer et a tant attristé son père. Le voici bien dans sa vie d’adulte.

            Question cinéma, j’ai essayé d’appliquer les préceptes et conseils donnés dans ce blog. Offerts par Tom est l’expression plus conforme.
            Quant à la réalisation, je sais que je ne la ferai jamais, il est trop tard ! Je prends ma revanche dans l’écriture du scénar.

            Je m’en suis voulue d’orienter ce qui pourrait être l’histoire « plus facile » à réaliser.
            Voilà qu’une idée pour la réalisation de ta séquence de nuit, me vient à l’idée. Sans employer l’idée trop compliquée de « La nuit américaine » de F. Truffaut, lis un article où Tom parle de couleurs, un procédé de diverses gélatines, sorte de filtres qui – excuse-moi encore si je dis n’importe quoi ! – pourraient se mettre sur ton objectif, ta caméra.( Je l’assimile à un appareil photo, si ça se trouve, j’ai tout faux ).
            Merci encore de m’offrir une réponse.☼)

            Bonne continuation à toi aussi, et cordialement de
            ☼) maria.

    • Bonjour Rhengan,

      Faire une école c’est toujours un plus. ça permet aussi de se structurer et d’avoir des bases sans trop se casser la tête.

      En ce qui concerne le mixage audio…cela n’a rien à voir avec un mix de Dj ;o)

      L’idée de faire un court métrage et en l’occurence un très court métrage (2 à 3 minutes) c’est une très bonne idée. En revanche le faire sans matos c’est un peu plus délicat surtout si tu veux tourner la nuit.

      Dés le moment ou tu as un peu de matos et que tu poses un pied de camera sur le trottoir il te faut une autorisation. Après tu peux toujours filmer si tu ne poses rien…ou si tu aimes l’aventure et te faire confisquer ton matos.

      Pour finir, lorsque tu dis ne sera visionnable, au mieux, sur youtube cela signifie…par le monde entier !

      A bientôt,

      Tom

      • Rhengan

        D’accord, merci beaucoup de prendre du temps pour moi. Je vais quand même montrer mon mix Dj parce que je pense montrer de cela que j’ai une certaine attirance artistique et je pense que, un peu tout de même, ça peut s’apparenter à du mixage (ex : fréquence, volume, effet etc…) Appelons cela le pré-mixage peut-être.
        Mdr oui pour YouTube tu as raison, j’ai pas utilisé le bon verbe 😉 Ce que je voulais dire c’est que je ne pense pas que ça passera la barre du million…
        Entendu pour tes conseils, merci. J’ai une idée maintenant plus claire, je vais faire mon pitch, mon découpage technique, mon petit dépouillement et voilà. Je ne compte pas faire un chef d’oeuvre, juste montrer que je me bouge un minimum et que j’ai de l’ambition et du « professionalisme » (j’insiste sur les guillements).

        Bonne Continuation.

        • Bonjour Rhengan,

          Comme tu veux. Mais le mix DJ n’a rien à voir non plus avec un pré-mixage pour un film ;o)

          Que ça passe la barre du million ou pas…tout le monde pourra le voir. Ce film est donc à la vue de tout le monde…

          Il ne faut pas dire : « Je ne compte pas faire un chef d’oeuvre » dit simplement que tu vas faire du mieux possible avec les moyen que tu as…tu n’ai pas à l’abri d’une réussite…et pourquoi pas d’un chef oeuvre.

          A bientôt,

          Tom

  • Steven

    Bonjour Tom et Loïc,

    Fantastique!

    Et bravo à Loïc!

    Encore un article qui boost et qui prouve que l’on peut se lancer avec pas grand-chose, quoique je suis curieux de savoir si la licence cinéma qu’il a passée lui a été profitable par la suite.

    J’imagine que ce devait être magnifique et effrayant comme expérience, je pense par exemple à cet imprévu avec le chef op.et je pose la question à Loic:

    Comment as tu réussi à garder les gens que tu as réunis motivés, et surtout comment tu t’es arrangé avec leurs emploi du temps avec ces trios mois de décalage?

    J’ai vu aussi sur ton site le synopsis du documentaire sur lequel tu travailles, est-ce un projet de longue date qui te tenait à cœur?

    Encore un grand bravo à toi Loïc et je te souhaite que du bonheur pour la suite!
    Et un grand merci pour à Tom, pour le temps que tu passes avec ce blog, à nous informer, nous motivé, nous rencontré.

    A bientôt,

    Steven

    • Loïc

      Salut Steven!
      Tout d’abord, merci pour tes félicitations et tes encouragements.

      Pour ce qui est de ma licence, oui elle m’a été profitable. Quand tu étudies le cinéma, tu regardes beaucoup de films et même si le fait d’être cinéphile ne fait pas de toi un réalisateur, ça aide beaucoup à trouver ton propre style. Et puis j’avais une spécialité scénario donc écrire une note d’intention, un traitement (etc…), j’avais déjà appris à faire tout ça (ça m’a aidé pour les dossiers à déposer aux commissions). Par contre, je ne sais pas vraiment si le fait d’avoir une licence cinéma a penché dans la balance lors des commissions (je pense que ce qui compte le plus c’est le projet lui-même).

      Je pense que la motivation est propre à chacun, chacun y trouve son intérêt. Tu motives d’abord quelqu’un par le projet ou le poste que tu lui proposes (par exemple un technicien généralement second assistant réalisateur sur les tournages peut avoir l’opportunité d’être premier assistant réalisateur sur ton tournage). Lorsque j’ai décalé le tournage, j’ai perdu quelques techniciens en cours de route mais j’ai réussi à les remplacer.

      Concernant mon projet de film documentaire, oui c’est un projet de longue date auquel je tiens beaucoup. Si ce projet se concrétise, Tom aurait de quoi écrire un bel article également :p

      J’espère avoir bien répondu à tes questions.

      • Bonsoir Loïc,

        Pas de pb pour un futur article ;o)

        Tom

      • Steven

        Bonjour Loïc,

        Nickel, merci!

        A bientôt,

        Steven

  • nana marie

    Waouh Bonjour! Tom
    Très heureuse de vivre l’expérience de Loïc je trouve cela super et ça va me donner l’occasion d’éviter certains pièges. Sauf que les réalités sont toutes autres en Afrique mais je reste accroché à ma passion. Merci pour ton retour dans le blog et pour cet article. C’est vraiment moins tracassant en ayant un producteur. Lorsqu’un film gagne un prix à un festival qui est couronné? scénariste? réalisateur ou producteur? Je veux savoir si j’écris mon film et qu’il est réalisé par une autre personne ainsi que la production, le film m’appartiens tout de même n’est-ce pas? Je suis sur un projet de 6 min et je veux faire de cela  » ma carte de visite » Quels sont les opportunités que je peux tirer de cela et comment présenter ça à un festival?
    Tom j’attends toujours la plate forme qui permet à tous les blogueur du site de se rencontrer et d’échanger.
    Un coucou à Maria qui est silencieuse sur cet article ainsi qu’à tous les participants.

    • maria

      Coucou à toi, Nana Marie !
      Tom, excuse de ce que je m’interpose entre ce que je sais être ta réponse future à Nana.
      Si je reste silencieuse, c’est que je ne suis en rien réalisatrice, juste une humble scénariste qui aime le cinéma. Après ou depuis la Nouvelle Vague, de plus en plus, le réal écrit son scénario.
      Ou contribue fortement à son écriture.
      J’admire beaucoup les cinéastes quelle que soit leur fonction. Bravos spécifiques à LoÏc , à Dominique, à Tom – évidemment ! – à ceux qui, en entrant dans ce forum, participent à l’avancée des scripts, même s’ils n’en ont pas conscience !
      Perso, je crois que ce que les scénaristes écrivent ne leur appartient plus, même s’ils se sont inscrits à la SACD. À la rigueur, leur nom sera écrit au générique final, mais ne sera plus en ligne de mire comme ils l’étaient autrefois.
      Crois-moi Nana, mes propos ne sont en rien amers , juste je tiens à souligner l’humilité du scénariste, en particulier dans la lettre d’intention. C’est bien ce que Tom souligne dans les articles du blog qu’il lui consacre.
      Ou alors, il faut obtenir le Premier Prix du scénar …au Festival de Cannes. LOL !
      Avec vous tous …pour le cinéma ! (N’est-ce as, Steven, ? Lol :
      Cordialement à notre hôte !
      ☼) maria

      PS. à Tom,
      Mon silence n’a pas été absolu, j’aurais voulu le contraire pour ne pas avoir à te solliciter une énième fois, craignant contribuer à ton burn out. J’ai toujours tant de scrupules !

      • Steven

        Bonjour Maria,

        Tout à fait! 😉

        A bientôt,

        Steven

        • maria

          Oui, Steven, ☼)

    • Bonjour Nana marie,

      Lorsque le film gagne un prix, celui-ci va a celui qui le gagne. Si c’est le scénario : a la scénariste. Si c’est la réalisation : au réalisateur…etc…

      Si tu écris un film les droits t’appartiennent, jusqu’au moment ou tu les cèdent à un producteur. Les droits appartiennent à la production. Le film est ta carte de visite est tu peux t’en servir comme tu le souhaites en accord avec la production. C’est la production qui se charge de distribuer le film dans les festivals.

      La plateforme existe depuis plusieurs mois via : la Masterclass

      A bientôt,

      Tom

  • Super article merci et bravo à Loïc!

    Il se trouve qu’il tombe à pic pour moi 🙂 Je suis moi aussi dans les Hauts-de-France et j’entreprend pile le même genre de démarche pour un projet de court que je veux développer en suivant les voies « normales »: financements, production, etc…

    Or je viens tout juste de franchir une première étape qui devrait beaucoup m’aider à aller plus loin: mon dossier a été sélectionné pour l’appel à projet « La première des marches », un dispositif régional d’accompagnement de projets de premiers films (dispositif porté par l’ACAP, l’équivalent de Pictanovo du côté de ce qui était avant la Picardie). En bref ils ne m’apportent pas d’argent mais leur réseau ainsi qu’un accompagnement pour aider à monter des dossiers de financement, trouver un producteur, etc… A travers des rencontres avec des producteurs, des gens du CNC, des conseils pour améliorer le dossier, etc…

    Là j’ai une premier séance de pitching devant un producteur et un réal prévue (avec les 4 autres dossiers sélectionnés) au festival d’Amiens ce jeudi suivi de plusieurs rencontres intéressantes, du coup je bosse pas mal pour bien savoir présenter mon dossier à l’oral 😉

    • Bonjour Cinémacam,

      Heureux de voir que tes projets avances. Bravo pour ta sélection à l’appel à projet : « La première marche ». L’ACAP fait beaucoup pour l’apprentissage de l’image dans le sud des hauts de France. En revanche L’ACAP et Pictanovo ce n’est pas la même chose même s’il y a des similitudes. Par exemple L’ACAP n’a pas de fonds d’aide. Si tu souhaites poursuivre le chemin des financements, je t’invite fortement à te rapprocher du responsable du fond associatif de Pictanovo. Si tu as un producteur, il faudra t’approcher du fond de production.

      Comme tu suis le blog depuis un moment, tu as du voir l’article que j’ai fait sur Olivier Lamy des studios Lamy qui se trouve à Laucourt, proche
      de chez toi…je t’invite à essayer de le contacter le jour ou tu seras prêt.

      Bon courage pour ta séance de pitch…je sais à quel point ce n’est pas facile ;o)

      A bientôt,

      Tom

      PS : il faut que tu garde en tête, lors du pitch, que tu ne joues pas ta vie !!!! des producteurs il y en a des centaines…;o)

      • Oui, maintenant que les deux régions ont fusionné il faut savoir prendre le meilleurs des deux côté 🙂 Je connais bien l’ACAP côté éducation à l’image avec qui j’ai déjà beaucoup travaillé pour mon atelier cinéma, je sais qu’ils ne sont pas des financeurs mais ils sont précieux pour les mises en relation. Je connais moins Pictanovo pour le moment avec qui je n’ai pas encore travaillé. J’imagine qu’à terme ACAP et Pictanovo fusionneront d’une manière ou d’une autre.

        En ce qui concerne mon projet je vais déjà voir comment ça se goupille côté ACAP et le dispositif d’accompagnement « Première des marches » mais oui, j’ai bien l’intention de mener ce court jusqu’à sa production et j’irais démarcher des producteurs et financeurs. Merci pour tes conseils qui me seront précieux 🙂

        • Bonsoir Cinémacam,

          N’hésite pas à me tenir au courant ;o)

          A bientôt,

          Tom

  • Thomas

    Quel article super… et Loic me donne bien du pouvoir que je n’ai pas mais il a une grande qualité, il écoute sans renoncer se idées mais il enregistre…j’ai même appris un terme : la bijoute…super blog…super article , très formateur…Loîc avait toujours un petit défaut, il disait « Coupé » trop vite…c’est un défaut que je retrouve souvent chez les jeunes réalisateurs..même si la scène est finie, laissez de l’air à la scène, on ne sait jamais ce qui peut arriver…mais surtout , quand même faites le Clap de FIN…toujours, un clap de fin… merci à loïc et à Tom, the master.

    • Loïc

      Merci pour ton commentaire Dominique. Concernant ta remarque sur le fait de couper trop tôt, c’est forcément l’acteur qui parle (ce que je comprends). Mais en tant que réalisateur, on doit aussi savoir couper quand il le faut, on doit respecter un plan de travail. J’aurais aimé ne tourner qu’une séquence par jour et prendre plus de temps pour faire les choses mais ce n’est évidemment pas possible. En tant qu’acteur, tu es concentré sur ton interprétation, tu veux donner le plus possible, ce qui est logique! Mais le réalisateur a toujours le facteur « temps » dans un coin de sa tête, sans pour autant négliger l’instant présent; il y a un juste milieu à trouver entre les deux et qui n’est pas si évident que ça (et qui probablement, doit se trouver naturellement au fur et à mesure des expériences).

      • Bonjour Loïc,

        Je ne pense pas que ce soit l’acteur qui parle uniquement. Nous savons tous : Techniciens, comédiens, producteurs que le temps est serré lors d’un tournage. Mais n’oublions pas non plus que nous sommes là pour faire un film. Parfois les contraintes de temps, d’argent nous font perdre cela de vue et c’est dommage. Souvent les comédiens ayant « un peu plus d’air » donnent et le cinéma fait le reste ;o)

        Sans parler de faire une séquence par jour, je crois sincèrement que le réalisateur doit prendre le temps pour permettre à ses comédiens de donner le meilleur mais surtout la possibilité de s’exprimer. De plus, le facteur temps, ce n’est pas le réalisateur qui doit l’avoir, même s’il redoit pas l’oublier, mais le premier assistant et le directeur de production.

        Je ne sais pas comment tu t’es fait accompagner niveau mise en scène mais tu n’aurait pas dû sentir « le temps » comme une contrainte, mais plutôt comme une manière de créer (réalisé) le film que tu veux dans un temps donné. La différence peut paraitre mince mais pourtant elle est énorme n terme de ressenti.

        Il faudrait que tu en parles à Marine Place, réalisatrice dans ta région que j’ai accompagné, pour savoir la manière dont elle à vécu cette contrainte de temps et d’argent sur son premier long métrage et la place qu’avait ses comédiens pour jouer.

        Effectivement, je partage ton avis sur ce juste milieu qui se trouve avec l’expérience.

        Merci pour ton commentaire,

        Tom

        • Loïc

          Salut Tom!

          Je n’ai pas appréhendé le temps comme une contrainte mais je l’avais forcément en tête à certains moments (et qu’on le veuille ou non, il arrive que certains techniciens nous le rappelle!).

          Et pour être honnête, j’ai en mémoire une scène à laquelle Dominique fait certainement allusion: j’avais personnellement ce que je voulais et Dominique jouait encore, il improvisait et me proposait quelque chose de nouveau par rapport aux prises précédentes. J’aimais ce genre de proposition et j’essayais de donner un maximum de liberté aux comédiens pour qu’ils puissent s’exprimer; mais cette fois-là j’ai coupé car pour moi Dominique prenait une mauvaise direction (en tous cas pour la prise en question). De mon point de vue, ce n’est pas un défaut d’avoir coupé à ce moment là puisque j’étais sûr de moi (en plus je laissais tourner depuis un long moment déjà…). Peut-être une maladresse car j’ai coupé Dominique dans son élan mais rien de plus… L’essentiel est d’en prendre la responsabilité à la fin et de ne pas avoir de regrets au montage. Il arrive que le réalisateur ne soit pas d’accord avec les comédiens ou inversement, ça fait parti des échanges sur un tournage et c’est aussi ce qui rend l' »aventure » intéressante et passionnante 🙂

          Et merci pour le conseil Tom, si je la croise, je lui en parlerais!

          • Bonjour Loîc,

            Oui tu as raison, certains techniciens te rappellent souvent qu’ils ne sont pas là pour faire des heures sup ;o) Déjà sur un téléfilm ils râlent…alors sur un court ;o)

            Pour ce qui est de la scène dont tu parles, tu es le seul juge. Comme tu le dis très justement si au montage tu n’as pas eu de regret alors tout va bien.

            A bientôt,

            Tom

    • Bonjour Dominique,

      Quel plaisir de te lire ici ;o) Tu sais comme moi qu’un comédien qui te fait confiance, surtout pour ta première réalisation, c’est un peu comme le saint graal ;o) En tous les cas, à l’époque de mon premier court, je l’ai vécu comme ça. ça te booste d’une manière énorme.

      Pour le « coupé » trop tôt je suis tout à fait d’accord avec toi. Mais par manque d’expérience…ou à vouloir parfois trop bien faire, comme respecter le timing donné par la prod ou l ‘assistant réalisateur, le jeune réalisateur ne laisse pas vivre assez le jeu. Et c’est bien dommage.

      Merci pour les compliments, merci aussi pour le temps que tu as accordé à ce blog et ses lecteurs.

      J’espère à vite,

      Tom

  • Jérémy

    Bonjour Tom,
    Content de te revoir, ce mois fut très long et tu nous a manqué. Tu as parlé de problème de santé j’espère que ça va mieux.
    En ce qui concerne l’article, très bon choix que cette interview, et merci à Loïc pour son témoignage, grâce à vous, les apprentis réalisateurs comme moi voient bien que tout est possible même sans être dans le milieu ou sans avoir de relation.
    A très vite j’espère.
    Cordialement,
    Jérémy

    • Bonjour Jérémy,

      Je vais mieux merci, mais je me suis fait un peu peur…:o(

      Sinon, j’ai pris beaucoup de plaisir à rencontrer Loïc et à décortiquer le chemin qu’il a fait pour faire vivre son film. J’espère que ce qu’a vécu Loïc va vous permettre d’y croire un peu plus et vous aider à avancer.

      A bientôt,

      Tom

      • Wally

        Bonjour avez vous une adresse email pour parler de mon projet svp ?

        • Bonjour Wally,

          Je ne parle pas des projets en dehors des membres premiums.

          A bientôt,

          Tom

          • maria

            ☼) Bonjour Tom,
            Alors, je suis heureuse d’être devenue membre premium ! Si j’écris dans ce blog, c’est pour encourager ceux qui rentrent ici.
            ☼) coucou à tous !

            Si vous saviez comme le clavier me démange en ce moment. !
            Avant tout, je dois dire que je connais l’histoire.

            1 ) Beaucoup plus sereine que dans l’écriture de mon premier long, j’ai commencé comme tu nous le suggères, par l’idée, autrement dit le thème concret et le thème abstrait, après cogitations, sans précipitations inutiles, en écrivant sur un carnet des trucs en vrac.

            2) Une phrase concise en quelques mots. La protagoniste ( pas héroïne au sens attribué autrefois), même si elle va se transformer,  »face » à un homme, respectable, pas héros non plus, antagoniste et mentor.

            3) Au bout de 4 à 5 essais, la logline , concise en 27 mots.

            4) l’élément déclencheur, n’est pas donné par elle, mais par l’homme en face, antagoniste puis mentor.

            5) Les climax sont écrits, imparfaitement mais suivent l’idée du pitch, ( = ma logline)

            6) le synopsis se développe au fur et à mesure, s’enrichit, les points importants ou rouages se dessinent.

            7 ) Et ça, à un rythme incroyable : depuis ma réponse à Nana et le PS qui t’était destiné, Tom.

            Évidemment, rien n’est terminé mais quel départ sur les chapeaux de roue, …maîtrisés.
            Alors, Tom, un jour, tu m’as dit que tu aimerais lire ce deuxième long, qui n’est pas celui auquel je pensais quand je t’en ai parlé, puisque le fil rouge diffère. Alors, je demande au temps de me laisser le temps de le terminer pour te le montrer.
            En attendant, quelle joie d’écrire avec les limites cartésiennes d’un scénar pas trop mal ficelé.

            ☼) Bien cordialement à toi et à tous pour le cinéma.
            maria.

          • maria

            ☼) Bonjour Tom,
            Comme tu m’as dit na pas avoir connu le burn out ces derniers temps, malgré l’abondance de tes occupations autour et dans le cinéma, je reviens ici : ne te sens pas obligé de répondre aux points suivants. Ce ne sont pas des questions.
            * Ci- dessus, je parle d’un scénar  » pas trop mal ficelé : il n’est pas encore écrit, juste en train de naître !
            * J’ai relu ta réponse à Loic, à propos du temps qui passe: j’aime ce que tu lui dis. Oui, malgré les contraintes matérielles – obstacles de l’accomplissement de nos rêves ( pour Loïc, la réalisation de son film ), il est le temps de l’enthousiasme dans la création quelle qu’elle soit : la résultante d’un produit conforme au projet qui anime, qui dynamise.
            * Tu évoques Marine Place. Tu as essuyé – lol- non seulement le temps qui passe, mais…le sale temps.
            Les images que tu nous as montrées qui viennent de « Souffler plus fort que la mer » sont d’une époustouflante poésie : la jeune fille, ( comme une jeune mariée que je mémorisais en blanc – je crois bien qu’elle est en noir – ou bien comme une jeune fille devenue femme) monte au ciel, en traversant le feuillage d’un arbre. Les feuilles qui s’en détachent sont autant de petites notes de musique qui partagent avec elle l ‘ ascension..
            Marine Place… j’ ai souvent pensé à elle comme réalisatrice de mon premier long. Si un prod’ le retient, il ne me fera pas la choisir, il a son propre réseau. Bref, mon long n’en est pas là.

            * Si, j’ai une question qui demande ton accord.
            J’ai revu cette fois tranquillement, sans enfants autour de moi, lol !, sur mon ordi, Forest Gump.
            Un film merveilleux. J’ai compris de suite l’élément déclencheur, les chaussures et le look des deux premiers personnages assis sur le banc. La « note » est donnée: la différence !
            Me permets-tu, ( je ne veux pas piétiner tes plates bandes ! et ne je dois être sûre du thème), de le recommander à la jeune Inès, qui attend une liste de films à voir pour rentrer dans une école de cinéma ?

            Bien cordialement de
            ☼) maria.

          • Bonjour Maria,

            oui tu peux ;o) Tom

          • maria

            ☼ ) OK, j’y cours dès que possible. Il faut certainement à Inès un « dossier » sans tarder. En attendant, elle peut aussi aller dans les master class ( de Charlie Chaplin, Claude Chabrol etc ) que tu nous offres dans la rubrique spéciale, regarder le top 10 de Desmond…
            Si d’autres voulaient l’aider, ce serait bien !

            Ménage-toi ! Bonne soirée !
            ☼) maria

          • Bonjour Maria,

            Oui c’est vrai ;o)

            A bientôt,

            Tom

          • Bonjour Maria,

            Heureux de lire ce message.

            Tu as le temps, et une promesse et une promesse, je le lirai ;o)

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            ☼) Merci Tom,
            J’espère que je continuerai d’avoir la pêche !
            Bonne soirée à toi
            ☼) maria.

          • ;o)