Personnages et archétypes

Les archétypes du héros

 

 Bonjour à tous. Je crois que l’article de cette semaine est un très bon complément à celui de la semaine dernière sur « comment créer un personnage en 3 étapes ». Si vous l’avez lu vous devez vous souvenir que je vous invitais à définir sa psychologie dominante. Dans ce qui va suivre je vais vous parler des différents archétypes de personnages qui existent. De cette manière le choix dominant de votre personnage/ héros en sera fortement facilité ;o)

 

Un archétype c’est quoi et ça sert à quoi ?

Nous avons vu la semaine dernière que créer un personnage demande de la méthodologie mais surtout de multiples connections entre les différents critères que vous lui donnez. Si vous pensez à un personnage sans lui fournir de la matière, vous allez créer un personnage sans relief, fade… bref, un personnage dont le spectateur va se détourner.

Le but, lorsque l’on crée un personnage, c’est donc d’éviter la caricature… le stéréotype. D’ailleurs lorsque votre personnage ou vos personnages sont fades, il est compliqué de faire avancer l’histoire. Voilà pourquoi il est important d’avoir du conflit et de l’attraction. Mais pour cela il faut des personnages qui ne soient pas lisses.

 

Si vous regardez ou analysez tous les personnages qui nous ont marqués en tant que cinéphiles (ou simples spectateurs) et bien ce sont des personnages complexes. Prenez Harry Potter, il a une part sombre ou encore Mc Call dans the Equalizer, je ne vais pas faire la liste ici des personnages incroyables qui nous ont scotchés et fait ressentir des émotions de folie. Mais je vous invite à me laisser le nom de vos personnages préférés dans les commentaires de cet article. …

archétypes

Zurainy Zain/ shutterstock

L’archétype au service des personnages et de votre histoire

Dites-vous qu’une bonne histoire ne suffit pas à faire un bon film. Il faut qu’elle soit couplée à des personnages forts car de tels personnages créeront une identification tout aussi forte et amènera votre film sur des hauteurs insoupçonnées. Mais pour qu’il soit intéressant, au delà du fait qu’il doive être complexe, il faut qu’il y ait une évolution. Il faut qu’il change, voilà pourquoi le voyage du héros ou le voyage initiatique est primordial dans votre histoire. Ce changement se nomme l’arc transformationnel du héros.

C’est l’archétype qui permet aux spectateurs de s’identifier plus facilement car l’Archétype que vous allez choisir va permettre à votre (vos) personnage(s) de réagir d’une certaine façon. Alors je vous entends déjà dire : « oui mais il n’y a pas 36 000 archétypes (et c’est vrai) ! Forcément, si on en choisit un il ressemblera au même personnage d’un autre scénario qui aura choisi le même archétype !

Soyons clairs, l’archétype vous donne une voie. Mais c’est la totalité des éléments que vous mettez dans la construction de vos personnages qui permet à l’archétype de votre scénario de se différencier d’un même archétype dans un autre scénario.

 

Quels sont les archétypes ?

  • Le héros

C’est l’archétype indispensable à tous les scénarios et il y a autant de héros différents que d’histoires ;o) Le héros est celui qui vit le voyage initiatique. Il fait ce voyage pour se trouver, pour découvrir qui il est. Ce personnage doit, pour pouvoir partir à l’aventure, vivre une rupture avec son monde, les siens etc…C’est au héros que le spectateur va s’identifier. Pour que cela fonctionne il faut que le héros ait des motivations universelles que le spectateur a forcément ressenties un jour : tomber amoureux, se venger, défendre les plus faibles, combattre l’injustice et j’en passe. Mais il faut faire attention à ne pas tomber dans la caricature. Voilà pourquoi il faut que la personnalité de votre héros soit en conflit. Par exemple : s’il est champion de karaté, il peut être timide avec les femmes. S’il est charmeur, il peut être impulsif etc…cette complexité rend votre héros plus crédible mais aussi plus humain et donc facilite l’identification avec le spectateur. Il y a une multitude de héros : héros malgré lui, anti-héros, le héros solitaire etc…Il est aussi possible de fusionner l’archétype du héros avec d’autres archétypes…mais là, c’est une autre histoire ;o)

 

  • Le métamorphe

C’est un archétype un peu particulier car il est là pour que le doute s’installe. C’est un personnage que l’on n’arrive pas à classer. Il peut être bon ou mauvais et parfois les deux. Il prend donc plusieurs formes dans l’histoire, il peut mettre en doute la quête, le héros etc…. C’est le cas typique de personnage qui trahit le héros.

 

  • Le gardien du seuil

L’archétype du gardien est là pour empêcher le héros d’avancer. Il n’est pas un antagoniste. Si je devais faire un parallèle avec les jeux vidéo, le gardien du seuil serait un sous boss de fin de niveau. C’est à dire que pour passer d’un niveau à l’autre il faut que le héros en vienne à bout. Mais le gardien n’est pas forcément un personnage contre le héros. Il peut, suivant vos besoins, devenir un allié. Passer et vaincre les gardiens permet au héros d’évoluer et de vaincre ses névroses, ses peurs…bref tout ce qui l’empêche d’atteindre celui qu’il est vraiment. Le gardien est là pour tester le héros.

archétypes

Tinseltown/ shutterstock

  • Le messager

Ce personnage est là pour annoncer le besoin de partir ou l’arrivée de l’aventure, le besoin de changement. Parfois le messager peut ne pas être un personnage mais un rêve ou un élément.

 

  • L’ombre

Cet archétype va rechercher la défaite du héros. L’ombre peut aussi représenter la part destructrice du héros. L’ombre est représentée par l’antagoniste mais pas que ! Tous les ennemis du héros sont des ombres.

archétypes

catwalker/ shutterstock

  • Le mentor/ La bonne mère

Cet archétype est important pour le héros car c’est lui qui le guide et le conseille.

A chaque fois que je pense au mentor c’est Jiminy Cricket qui me vient en tête. Le mentor est là pour guider le héros. Il a aussi pour rôle d’enseigner au héros les nouvelles règles qui régissent le nouveau monde. Mais attention, le mentor ne prend jamais part au combat (ou très très rarement). Le héros représente aussi ce que le héros doit devenir une fois son voyage terminé. Car souvent le mentor est un ancien héros. Si je prends comme exemple : hunger games, Haymitch Abernathy (woody harrelson) se trouve être le mentor de Catniss Everdeen, mais il est lui-même le vainqueur des jeux. Il est donc le mieux à même à aider et conseiller l’héroïne. Mais attention, le mentor doit laisser le héros affronter « seul » les épreuves. Mais cela ne l’empêche pas aussi d’agir de manière héroïque. Le mentor est aussi une sorte de précepteur, il peut aider le héros à être plus fort, plus intelligent ou bien utiliser ses capacités (will hunting) ou lui montrer ce dont il est capable de contrôler (la force pour luc skywalker).

  • L’allié

Je pense que l’on connait tous cet archétype. Nos scénarios en ont quelques uns ;o) Il a pour but d’assister le héros mais en aucun cas il n’est là pour guider le héros.

 

  • Le trickster

Cet archétype sert au héros à garder les pieds sur terre en lui faisant comprendre que rien n’est gagné. Il est là pour désamorcer une situation trop lourde ou trop dramatique. Le trickster affecte la vie du héros et des autres personnages afin qu’ils se surpassent. Le trickster peut aussi agir de manière héroïque. Vogler parle du trickster comme celui « qui soulage par le comique ».

 

D’autres archétypes existent : La bête amicale, le diable, la terre mère, la tentatrice, la mère et le père.

 

Mais au fond tous ces archétypes se retrouvent (plus ou moins) dans ceux cités ci-dessus. Gardez bien à l’esprit que pour créer des personnages forts il est parfois nécessaire (primordial) de mixer plusieurs archétypes ensemble, ou pour répondre à un besoin de votre histoire.

Vous pouvez avoir un mentor/ ombre, un héros trickster, un allié métamorphe, un gardien allié etc…

 

Vous aurez compris que chaque archétype peut correspondre à un personnage de votre histoire. Vous comprendrez, grâce à chaque résumé en dessous de chaque archétype, comment vous pouvez allouer un mode de fonctionnement qui va définir « le rôle » et la façon d’appréhender les situations pour chacun. Mais au delà d’appréhender tout cela les archétypes vous permettent de savoir quels personnages feront les attractions et les conflits.

Le spectateur percevra inconsciemment les signes des archétypes et permettra une plus facile identification. Vous pourrez alors terminer cette identification grâce aux émotions et aux situations que vous créerez autour d’eux.

Voilà pour l’article sur les archétypes. Laissez-moi un message pour partager vos impressions ou me poser des questions.

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Merci à ceux qui le feront ;o) et qui le font déjà ;o).

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A dimanche prochain, en attendant vivez votre passion à fond.

Tom Weil

 

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À PROPOS DE TOM WEIL

Je m’appelle Tom Weil, je suis assistant réalisateur pour le cinéma et la télévision et comme vous pouvez vous en douter je suis passionné de cinéma depuis tout jeune. J’ai crée ce site il y a presque 3 ans maintenant pour vous apporter mon aide…

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  • Dylan

    Bonjour,
    j’ai découvert votre blog il y’a peu alors que je chercher des conseil pour écrire un bon scénario, et franchement je vous remercie de l’avoir crée sa me permet d’apprendre plein de choses que je ne savais pas sur le monde du cinéma! Maintenant j’ai une petite question: J’ai 16ans et je suis passionné de cinéma depuis des années et des années, je suis en train d’écrire mon premier scénario et je me demander quand je l’aurai fini a qui je pourrais l’envoyer pour qu’il soit « évaluer » ou du moins analyser? je n’ai absolument aucune connaissance en la matière a part ma passion pour les films, tout ce que je reve c’est de commencer a ecrire des scenario et par la suite devenir realisateur.
    sur ce bonne journée. 🙂

    • Bonsoir Dylan,

      Merci pour les compliments, n’hésite pas à partager le blog et ses articles autour de toi, c’est le meilleur moyen de me remercier ;o)

      Pour répondre à ta question, pour se faire évaluer il faut le proposer à un scriptdoctor, ce qui est très cher pour « le commun des mortels » mais je vais bientôt, vous proposer la possibilité de m’envoyer vos scénarios pour que je lise et évalue votre travail. Pour être tenu informé il suffit de s’inscrire à la newsletter.

      A bientôt,

      Tom

      • Dylan

        D’accord, sa va me laisser le temps de bien l’écrire alors 😀
        merci pour votre réponse
        a bientôt 🙂

  • Pourquenosrêvesdeviennentréel

    Merci pour l’article.

    Personnage préféré : Tyler Durden ; Zaphod Beeblebrox ; Tyrion Lannister

    Ce sont les premiers à pop dans ma tête.

  • Lou

    Question: bonjour, ceci n’a pas vraiment de rapport avec cet article, mais je me demandais (comme je n’ai que 15 ans, que j’aimerais travailler dans le monde du cinéma même si à ce jour ce n’est pas trop possible, et que je ne m’y connais pas vraiment) , si, vu que j’étais en train d’écrire le scripte d’un court métrage (résumé et séquencié terminés), je pourrais, lorsque celui-ci sera fini vous l’envoyer pour que vous me disiez ce qui va/ne va pas/ doit être changé. Voilà
    Merci et bonne journée

    • Bonsoir Lou,

      Je n’accepte plus de lire vos projets car vous êtes trop nombreux aujourd’hui. Voila pourquoi j’ai créé scénario+ qui est une méthode d’accompagnement à l’écriture, mais les portes sont fermés actuellement. Mais il faut aller au bout de ton projet ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • Scenar Mag

    Bonsoir,
    Je ne pense pas que Jiminy Cricket soit le mentor qu’il pourrait paraître. Lorsque Carlo Collodi a développé l’idée originale des aventures de Pinnochio, il n’a pas nommé le grillon autrement que par le grillon-qui-parle. Du livre de Collodi, je retiendrai deux moments forts de la première rencontre entre Pinocchio et le Grillon-qui-parle et l’épigraphe du chapitre 4.

    L’épigraphe nous dit : L’histoire de Pinocchio et du Grillon-qui-parle. Où l’on voit que les méchants garçons ne supportent pas d’être contrariés par qui en sait plus qu’eux.
    Puis cette ligne de dialogue du Grillon-qui-parle :
    « Malheur aux enfants qui se révoltent contre leurs parents et abandonnent par caprice la maison paternelle ! Jamais ils ne trouveront le bien en ce monde et, tôt ou tard, ils s’en repentiront amèrement. »
    Puis à la fin du chapitre, Pinoccio, énervé par les propos du Grillon-qui-parle, se saisit d’un marteau et le lança à toute volée vers le Grillon.
    cri-cri-cri furent les dernières paroles du grillon, tué sur le coup.

    Je pense que la rencontre entre le grillon et Pinocchio était plutôt destinée à faire ressortir l’idée que Pinocchio était tout animé par le principe de plaisir comme un enfant. D’ailleurs, de cette vérité essentielle que le grillon a tenté d’enfoncer dans la tête de bois de Pinocchio, celui-ci n’en a rien retenu puisqu’il s’est précipité dans les problèmes juste après.
    Plus tard lorsque le Grillon-qui-parle réapparait comme un fantôme pour avertir Pinocchio de ne pas suivre des gens qui prétendent qu’en plantant des pièces d’or, on fait pousser un arbre d’or, que fait Pinocchio ?
    Il ne tient aucunement compte de cet avis pourtant judicieux.
    Carlo Collodi souhaitait transmettre le message que les enfants désobéissants encourraient de graves conséquences mais son éditeur souhaitait quant à lui une fin plus heureuse. L’intervention de la fée sauve Pinocchio mais les conseils prodigués par le grillon ne lui ont été d’aucuns secours ce qui minimise, à mon avis, le rôle de mentor pour celui-ci.

    Disney a crée le personnage de Jiminy Cricket pour en faire en quelque sorte une conscience afin que Pinocchio apprenne à éviter la tentation de faire de mauvaises choses mais il faut se rendre à l’évidence que là aussi, les conseils ont été inefficaces. De plus, il ne me semble pas que Jiminy ait jamais prodigué un quelconque conseil moral à Pinocchio.

    Pour en revenir à l’archétype du mentor, Merlin est une référence et plus récemment, Obi-Wan Kenobi.

    • Bonsoir Scenar MAg,

      En parlant de Pinocchio je faisait référence à Disney et non pas au livre de Collodi, mais merci pour ce commentaire très intéressant.

      Pour revenir à Disney jimmy cricket est bien le mentor de Pinocchio. Le rôle du mentor c’est d’inculquer, de prévenir le héros (telle une conscience) de ce qu’il va devoir affronter, le préparer ou le prévenir. Mais cela ne veut pas dire que le héros écoute le mentor aveuglement. Le héros à besoin de vivre l’aventure, son aventure et faire son chemin. Si tu prends l’exemple d’obi-wan Kenobi, Luke n’écoute pas toujours le sage Obi-wan !

      A bientôt,

      Tom

  • denis lapointe

    bonjour Tom je suis du Québec tu me demande un personnage marquant Joe Pesci dans les affranchis.Ma question j’aimerais savoir comment calculer le temps lorsqu’on écrit un scénario de film qu’il soit de 90 minutes ou 2 heures. J’aimerais bien avoir ces informations je te remerci beaucoup et j’adore suivre tes articles chaque semaines c’est très constructif.

    • Bonjour dénis lapointe,

      Oui pas mal ;o) !!

      Pour répondre à ta question : 1 page = 45 secondes à 1 minute.

      A bientôt,

      Tom

  • ziouche brahim

    merci pour tout ce que vous faites pour les passionnés du cinéma; vos articles m’ont vraiment aidé dans l’écriture de mon scénario.

    • Bonsoir ziouche brahim,

      Merci ;o) N’hésite pas à partager le blog et ses articles autour de toi c’est le meilleur moyen de me remercier ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • Speedy Grogon

    Merci pour les conseille, et mon héros préférer de film est V de « V for vendeta ».

  • maria

    Bonjour Tom,
    Évidemment, ton article de ce jour me fait m’interroger sur mon ouvrage. J’avais adapté le « voyage du héros » => j’ai donné plus de relief à un personnage dit secondaire –  » trop lisse » – grâce à ton article intitulé  » créer un personnage en 3 étapes », non seulement pour une meilleure identification mais pour se faire interroger le spectateur, pour le suspense aussi : est – ce un vrai ami, ne serait – il pas jaloux ? ses réactions – ou plutôt sa placidité – sont bizarres etc …
    J’ en suis arrivée à un point où je pense ne plus savoir faire mieux, peut-être parce que je n’ai pas le talent suffisant.
    Quoi qu’il en soit, je pense que le scénariste offre une trame que le réalisateur met à sa sauce. Je l’ai remarqué : les meilleurs films sont le fruit des deux cinéastes réunis.
    Puisque tu nous  » invites à parler de nos personnages de films préférés », je vais parler de Paul et de Camille dans  » Le mépris  » de J. L.Godard.  » Préférés » n’est pas le terme exact, je devrais dire  » problématiques » si je reste dans le contexte de ton article. Pour moi, Paul est « métamorphe » : son regard est amorphe. Jette -t- il volontairement sa femme Camille dans le lit de l’antipathique producteur ? Le  » messager est en même temps l’ombre « , je pense au malentendu qui engendre le  » mépris » de Camille pour son mari.
    Si je choisis cet exemple, c’est que, dans les films psychologiques, ( pour moi, l’histoire d’amour entre Camille et Paul en fait partie ), c’est assez difficile à cerner. Dans les films épiques, ( ceux que tu cites en sont ) c’est beaucoup plus net, plus clair.
    Enfin, c’est mon point de vue, celui d’une novice… LOL !
    Merci pour ce temps que tu nous réserves. ☼ ) Pour moi, il fait ricocher le temps de ma réflexion.
    Bonne continuation de ton dimanche.
    Cordialement de
    maria ☼)

    • maria

      PS. Oh ! Tom, j’oubliais ! Sublime cette expression :  » l’arc transformationnel du héros  » ☼ ) maria

    • Bonsoir Maria,

      Merci pour ton commentaire très intéressant. Tu m’as donné envie de revoir « le mépris » ;o)

      dés que je j’aurais un peu temps (je suis en tournage) je m’installerai devant ;o)

      A bientôt,

      Tom

    • Christophe

      Bonjour Maria et Tom,

      Perso je ne suis pas fan de Godard. Son style décousu ne m’a jamais accroché… Aïe !

      Et ses personnages me semblent trop complexes pour ses histoires. Même le célèbre « A bout de souffle » ne m’emballe pas.

      Bon tout ça n’engage que moi, je suis surement trop cartésien pour apprécier son style ;o)

      Mais en ce début des années soixante, il fait partie de ceux qui bousculent les conventions cinématographiques. Tout comme Truffaut, son personnage d’Antoine Doisnel est plus dans ce que j’imagine.

      Et peut-être verrons-nous ton film sur grand écran un jour…

      Christophe

      • maria

        Bonjour à toi, CHRISTOPHE et à toi, bien sûr TOM,
        Je suis heureuse de ton intervention, jeune papa de « Tom Pouce » LOL ! ( Tu es bien ce Christophe là ?). ☼)
        Justement, je suis revenue à cette page parce que j’avais encore de quoi échanger avec Tom !
        Ce que je voulais dire, c’est que « Le mépris » , je l’ai vu au ciné et revu il n’y a pas si longtemps à la télé. La première fois, ce film m’a mise mal à l’aise. Que dire de la deuxième maintenant que , grâce à Tom, je comprends le cinéma.! Ce que je n’aime pas, c’est le monde du tournage de J L Godard ,ni celui de Truffaut dans  » La nuit américaine » où le réal vocifère même si je m’incline devant leur talent. J’ai détesté la caricature du réal dans  » La moutarde me monte au nez « .Manquerai-je d’humour ?
        Mon domino orange me fait des infidélités. je suis « ailleurs ». Je reviendrai, j’espère. Merci à vous 2 en attendant.
        @ ++++
        maria ☼)

        • maria

          J’ai pu enfin envoyer mon commentaire. Je continue, au sujet du film  » Le mépris. ».
          J’étais trop jeune la première fois où je l’ai vu au ciné. Je me souvenais surtout de la superbe B.B., du drame final et bien sûr , comme dit tout à l’heure, de l’atmosphère du tournage. J’adore Fritz Lang pour M. Le Maudit. Sa présence m’avait emballée. Je n’avais pas compris le sens du titre. Ce mépris, il se voit justement dans le regard de B.B. et sa moue dédaigneuse venant de sa jolie bouche bien ourlée. C’est fugitif mais là, on comprend tout.
          Ces producteurs… ils sont mal vus…Déjà, dans  » La Comtesse aux pieds nus » de Manckiewicz, le rôle du prod n’est pas joli, joli… Heureusement, que toi, Tom, tu en connais de supers, pas des types à pognons, mais des gens de l’art.
          Voilà mes réflexions de novice. Pas OK avec toi, Christophe pour  » à bout de souffle »!!!
          Amicalement pour le cinoche ! ☼)
          maria

          • Christophe

            Bonsoir Maria,

            Ouille ;o) j’ai déclenché une polémique Lol L’aurais-je fait exprès…
            C’est
            justement ça qui fait la richesse de cet art. Nous aimons tous le ciné
            et nous avons tous des visions différentes. Passionnant !

            Non, je ne suis pas le jeune papa de « Tom pouce ». Désolé, mais j’apprécie le mot jeune ;o) Où alors c’était il y a un bail !

            Une
            bonne référence de la même époque de « A bout de souffle », avec un duo
            d’acteurs formidables dans « Un singe en hiver » et des dialogues
            succulents. Un plaidoyer sur la cuite. Trop vrai ;o)

            Ah oui, le duo c’était Gabin et Belmondo avec son « Salut papa ! ».

            Et
            puis si Jean-Luc Godard était mauvais, ça se saurait et il n’aurait pas
            fait cette carrière. Il n’empêche que je ne m’identifie pas à ses
            personnages.

            Voilà mon humble avis de cinéphile.

            Je vous laisse, j’ai un DVD qui tourne ;o)

            Christophe

        • Bonsoir Maria,

          « pour la moutarde »…oui peut-être un peu ;o)

          Tom

      • Bonsoir Christophe,

        Je ne suis pas fan non plus, mais Maria m’a donnée envie de le revoir ;o)

        A bientôt,

        Tom

  • Christophe

    Bonjour Tom,

    Désolé pour mes personnages datés LOL.

    Je te (et les accrocs de CFUF) laisse deviner de quels films il peut bien s’agir ;o)

    L’inspecteur Marc Ferrot, le capitaine John H Miller, Gabriel Fouquet, Red, Isabelle Doulean, McLane, le commissaire Juve, 007, Forrest,…
    En fait, il y en a plein.

    Article approuvé !

    Christophe

    • Bonjour Christophe,

      Ahahahahah ça va certain ne sont pas tant datés que cela…ou alors je vieillis aussi trop vite lol

      A bientôt,

      Tom

  • Adam

    Super mais ça reste très Vogler dans la forme tous ça 🙂
    En tout cas site agréable, passionné et généreux.
    Bonne continuation.

    • Baphal

      Bonjour à tous,
      En même temps Vogler est la référence avec la journée du héros qu’il repris des concepts de Campbell pour le cinéma et l’audiovisuel.
      Sinon bravo de parler un peu plus encore de l’œuvre de Vogler/Campbell car ils sont la référence dans le métier et pourtant encore beaucoup de jeunes artistes se basent sur d’autres auteurs… qui au final parlent plus ou moins de la même base. Personnellement je regrette que dans d’autres domaine artistiques on ne s’appui pas plus sur l’étude de Vogler, comme la BD où beaucoup d’œuvre manque de structure au niveau scénario.

      • Bonsoir Baphal,

        Tu as raison beaucoup ne connaissent pas le travail de Campbell ou Vogler.

        Je ne connais pas trop le milieu de la bd mais souvent les scénarios sont plutôt bien ficelés non ?! en tous les cas c’est le sentiment que j’ai…mais je ne suis (encore une fois) pas connaisseur.

        A bientôt,

        Tom

    • Bonjour Adam,

      Tu as raison, je n’ai jamais caché mon attachement à Vogler et surtout Campbell ;o) Je parle (très vite) des autres archétypes, j’ai hésité à parler dans le détail des archétypes de Jung…mais je pense que pour la majeure partie des lecteurs cette première approche est largement suffisante ;o)

      A bientôt,

      Tom

      PS : Mais n’hésite pas à partager ici les autres archétypes qui te permettent d’écrire tes histoires ;o)

  • Raphaël

    Encore merci pour tant de clarté qui permet de coller des étiquettes à nos personnages dans des scénarios en pleine construction ! Un allié-trickster est-ce possible comme cas de figure ? Exemple : la petite amie du héros (reine Amidala dans Star Wars par rapport à Anakin Skywalker, qui lui dit qu’il n’est pas tout puissant.)

    • Bonjour Raphäel,

      Oui mixer les archétypes et une chose possible (c’est ce que je dis dans l’article d’ailleurs) tous les archétypes peuvent être imbriqués (mixés) avec les autres. Autant dire que les possibilités sont énormes.

      A bientôt,

      Tom