Les raccords au cinéma c’est quoi ?

 

Les raccords au cinéma, dans un film, c’est un peu comme le sel dans la mer. S’il n’y a pas de sel… ce n’est pas la mer ! et bien pour les raccords c’est la même chose, pas de raccords...pas vraiment de film.

Enfin pour être exact, vous aurez un film sans cohérence et donc bourré de faux raccords.

Le faux raccord

Les scriptes ont beau être vigilantes, dans tous les films que l’on voit à la tv ou au cinéma (tous), il y a des faux raccords c’est à dire une erreur qui rend difficile la compréhension du film ou le rende  bizarre  à l’image.

Mais c’est quoi un raccord au cinéma ou en vidéo ?

Un raccord c’est la cohérence entre deux plans. Je vous entends d’ici : « Super ! mais encore !? »

Comme vous le savez déjà deux séquences qui se suivent ne sont pas forcément tournées le même jour ! il y a parfois des semaines entre chaque séquence.

Prenons un exemple : James est un homme de 30 ans. Il vit dans un appartement, dans le centre ville. James quitte son appartement à 08H pour se rendre au travail.

La première séquence serait.

Séquence 1 : Int- Appartement- Jour

James sort de son appartement pour aller au bureau. Il claque la porte.

Séquence 2 : Int – Bureau James – Jour

James travaille dans son bureau, le nez rivé sur l’écran de son ordinateur.

Entre ces deux séquences il y a peut être 20 minutes ou 2 heures qui se sont écoulées. Mais entre la séquence de l’appartement et la séquence du bureau il y a peut être 3 semaines d’intervalle (en terme de tournage). D’ailleurs pour ceux qui suivent le Blog, vous avez remarqué que j’ai utilisé la technique de l’ellipse ;o)

Bref, pour que ces deux séquences soient cohérentes, il va falloir penser aux raccords. Au tournage il faudra penser à rhabiller James de la même manière, avec le même costume, les mêmes accessoires, la même coupe de cheveux et la même barbe (s’il en avait une !) etc..

Les raccords sont importants aussi entre deux plans. Reprenons l’exemple de James à son bureau. Vous êtes le réalisateur et vous souhaitez faire un champ / contre champ. Et bien il faudra faire atttention à ce que les objets, la position de James ainsi que la lumière ambiante soient les mêmes entre le champ et le contre champ.

les raccords au cinéma

Fabio Pagani/ shutterstock

Vous ne pouvez pas avoir un champ très clair et un contre champ à moitié dans le noir.

Vous ne pouvez pas avoir James qui tient son combiné téléphonique de la main gauche dans le champ et de la main droite dans le contre champ !!!

Les raccords c’est ça ! être cohérent d’un plan à l’autre ou d’une séquence à l’autre.

 

Pour raccorder un personnage (ou des personnages) il faut maîtriser trois choses :

   -1. sa position

            -2. sa direction

            -3. son regard

 

Mais ce ne sont pas les seuls raccords auxquels vous devez faire attention ! Un petit rappel tout de même ! sur un plateau c’est la scripte qui s’occupe de bien faire attention à ce que les raccords soient respectés.

L’assistant mise en scène doit aussi faire attention aux raccords, notamment les raccords de la figuration.

En effet le deuxième assistant réalisateur place la figuration dans chaque plan. Il doit faire en sorte d’envoyer sa figuration au bon moment (s’il fait déplacer des gens dans le champ de la caméra) pour que la figuration soit raccord d’un plan à un autre.

Si la figuration est fixe ou assise comme dans un restaurant par exemple, il doit s’assurer qu’elle fasse la même chose à chaque prise puis à chaque changement de plan.

Quels sont les autres raccords ?

Il y a les raccords de mouvements

Il y a les raccords de masques

Il y a les raccords panoramiques

Il y a les raccords au flou

Il y a les raccords dans l’axe

Il y a les raccords regards

Il y a les raccords de valeurs de plan

Il y a la règle des 30 °

Il y a le raccord son

Voyons ensemble en quoi consiste tous ces raccords.

Ne soyez pas impressionné ou effrayé par tous les raccords. C’est vrai que cela peut vous paraître beaucoup mais c’est comme le vélo ou la conduite, une fois qu’on a intégré comment cela fonctionne, on n’y pense presque plus, c’est automatique ;o)

Mais il faut rester vigilant ! ;o)

 

Raccord de position

Je vais prendre un exemple très simple. Si James est assis à son bureau dans un plan large et qu’il est positionné à droite du cadre (c’est à dire que sur l’écran de cinéma il sera sur la partie droite de l’écran). Si vous faites un autre plan plus serré James devra être placé aussi à droite dans le cadre.

Raccord de direction

C’est une erreur que je vois couramment dans les courts métrages amateurs. Pourtant c’est un raccord assez simple. Il faut que le spectateur ait un sentiment d’unité dans l’enchaînement des plans (comme une course poursuite en voiture ou à pied etc…). Pour cela le personnage doit être montré (filmé) dans le même sens de déplacement.

Imaginons que notre personnage James doive courir.

Si James court de droite à gauche, il sortira à gauche de l’image pour rentrer dans le champ à droite dans le plan suivant.

ATTENTION : Ce sens  de déplacement peut être inversé si dans sa course James change de direction. Imaginons que James rentre gauche cadre puis qu’il se dirige droit vers nous (face caméra) puis décide de ressortir à gauche de l’écran (parce qu’un poursuivant l’empêche d’aller à droite), il pourra évidemment sortir gauche cadre.

 

Dans le plan suivant, il entrera à droite pour conserver ce nouveau sens de déplacement.

De même, lorsque le sujet fait une longue chute. Aujourd’hui tous les réalisateurs découperaient cette scène en plusieurs plans, mais quoi qu’il arrive le personnage partira du haut du cadre, sortira par le bas de l’image et rentrera par le haut du cadre dans le plan suivant ! logique non ?

En règle générale, si un personnage sort du champ du cadre (c’est-à-dire de l’image) et que l’on désire suivre son action dans l’image suivante, il  doit rentrer dans l’image par le côté opposé de celui par où on l’a vu sortir, exemple :

– Si james sort à droite du cadre (du champ, de l’image) il devra rentrer à gauche.

– Si james sort du champ à gauche du cadre, il devra rentrer à droite

– Si James sort du champ par le bas de l’image, il rentrera dans le plan suivant par le haut

– Si James sort par le haut du champ, il rentrera par le bas du cadre dans le plan suivant

ETC…

Voilà pour cette première partie sur les raccords au cinéma. La suite des raccords au cinéma sera en ligne dès mercredi ;o)

Vous pouvez aussi lire d’autres articles en retournant au plan du site en cliquant sur ce lien.

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A bientôt,

Tom

À PROPOS DE TOM WEIL

Je m’appelle Tom Weil, je suis assistant réalisateur pour le cinéma et la télévision et comme vous pouvez vous en douter je suis passionné de cinéma depuis tout jeune. J’ai crée ce site il y a presque 3 ans maintenant pour vous apporter mon aide…

Comments on this entry are closed.

  • omarbenabid

    Trés intéressant merci.

  • Caroline

    Bonjour! Je suis en cours de cinéma, et je dois trouver (pour trèèès bientôt…) un raccord d’angle dans un film ou une série, mais je n’arrive pas à savoir ce que c’est, et aucun raccord apparemment connu ne porte ce nom! Pourriez-vous m’aider, s’il vous plaît, je suis désespérée!

    • Bonjour Caroline,

      …non je ne connais pas…tu es certaine que ce n’est pas une blague ? Après il se peut que cela soit un plan filmé dans un axe avec un angle (de 30°) par exemple, raccordé avec un plan pou la caméra est dans l’axe 0°, un peu comme les deux plan de mon exemple ou la vieille dame est filmé de 3/4 puis filmé de profile…

      Mais c’est tiré par les cheveux…Soit je ne connais pas (ni internet) soit ton prof n’y connait rien ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • Ben

    Bonjour Tom,

    Quand tu dis « L’assistant mise en scène doit aussi faire attention aux raccords, notamment les raccords de la figuration.
    En effet le deuxième assistant réalisateur place la figuration dans chaque plan. », cela veut dire que le 2eme assistant réalisateur est l’assistant mise en scène ?

    Merci pour l’article en tout cas, j’ai beaucoup appris 😉

    Ben

    • Bonsoir Ben,

      Il y a « normalement » 3 assistant mise en scène. LE 1er qui gère le plateau, le plan de travail etc…le 2ème qui gère la figu, la feuille de service etc.. et le 3ème qui gère les loges, les blocages, le pick-up etc…

      Le 2ème place la figuration et leur mouvement, mais il doit d’une prise à une autre et d’un plan à un autre (dans la même séquence ou dans plusieurs séquences) faire attention aux raccords.

      Assistant réalisateur et assistanat mise en scène ce sont deux termes différents pour un seul est même poste ;o)

      A bientôt,

      Tom

      • Ben

        Ah d’accord je comprends mieux ! Merci de m’avoir éclairci si rapidement !

        Et merci pour ce magnifique site, continue et continuez comme ça 😉

        Ben

        • Bonjour Ben,

          De rien. N’hésite pas à partager le blog et ses articles autour de toi c’est le meilleur moyen de me remercier et de permettre à ce blog de rester gratuit.

          à bientôt,

          Tom

  • maria

    Bonjour Tom,
    C’est dingue comme je brûlais il y a un an !
    Et dire que je n’arrive à dominer mon ouvrage qu’il y a peu !
    Mieux vaut tard que jamais !!!
    J’ai compris ce qui t’a fait rire LOL, quand j’ai parlé de la master class de Chabrol.
    Ceci ne te demande pas de réponse: tu as l’esprit à autre chose, qui te prend entièrement.
    Bonne continuation ☼
    maria.

  • maria

    Bonjour Tom,
    Cet article est limpide. Je me doutais bien que, par mesure d’économie de temps et d’argent, l’équipe ne suivait pas la time-line de la suite dialoguée, à la lettre.
    Aujourd’hui, je comprends davantage le travail de l’équipe du cinéma toute entière et mesure son ampleur, ses difficultés. Ces co-équipiers doivent être particulièrement soudés et bien dirigés, en somme pour un travail dans la solidarité.
    Tu parlais de repérages, un vrai travail d’éclaireur !
    Je pense aussi au maquillage, aux accessoires placés ici et non pas là, aux vêtements dont la différence peuvent faire comprendre qu’on a changé de temps ou qu’on se trouve dans la même continuité.
    À la base, l’écriture du scénario est bien abstraite pour ne pas dire hermétique.
    Je crains toujours qu’on ne comprenne pas ce que je veux exprimer.
    De plus en plus, je remarque que les meilleurs films (ce jugement de valeur m’est tout personnel ) ont au départ la collaboration écrite du scénariste et du réalisateur, quand ce n’est pas le metteur en scène lui-même qui signe son scénario.
    Dans le même ordre d’idées, je voudrais dire avoir remarqué, parmi les « master class  » mises à notre disposition sur ce site. les réflexions de Michel Blanc, alors qu’il se trouve dans la position d’acteur.
    En s’excusant presque, en tout cas il n’a rien de l’orgueilleux qui sait tout, il nous dit avoir parfois ressenti, que son réal fait fausse route, dans la  » traduction  » du scénario, et le lui avoir dit.
    C’est pour cela que j’ai besoin de t’entretenir du mien, comme j’en ai eu le besoin avec Thomas.
    Les chefs d’œuvre qu’on mentionne en modèles, sont souvent made in USA.
    Grâce à ce site, et comme c’est la Journée du Patrimoine, je dis  » Vive le cinéma français !. » …et ses supporters !
    Merci, Tom.
    Cordialement.

    • maria

      Bonjour Tom,
      Je reviens après macération des infos que tu nous donnes.
      En particulier, sur mon contre sens au sujet du plan séquence. En fait, ce qu’il faut à certaines séquences de mon scénario, ce sont les raccords dont tu nous as entretenus, hier dimanche.
      Celle que je t’ai demandée d’étudier,( SÉQ. 2 ) est impossible à pratiquer en une seule prise. J’espère bien comprendre à présent.
      Bien sûr, je ne suis pas tout à fait scénariste bien que j’aspire à l’être . Et ce travail d’artistes- artisans, je ne le ferai jamais. Je m’y intéresse toutefois.
      À PROPOS DES MASTERS CLASS
      Hier après-midi, j’ai auditionné la master class de Claude Chabrol.
      Un régal, même si je ne suis pas OK avec lui, quand il dit n’aimer ni le romantisme, ni le pathos. !
      Dans sa « Femme Infidèle » Michel Bouquet est pathétique quand il commence un puzzle, et que parallèlement, il cherche les preuves, qu’il est arrêté en train de couper ses rosiers. Je trouve que la raideur dont il fait preuve est une souffrance cachée. ( j’espère ne pas me tromper de film; je l’ai visionné il y a longtemps )..
      Un génie qui ne fait aucunes ratures en écrivant sur son cahier d’écolier à petits carreaux, qui a élaboré un code de découpage technique à l’aide de points de ponctuation, et qui mesure le temps du film en prenant une page pour étalon, qui équivaut à 1 mn, 1 mn 15. Malheureusement, on ne voit pas un échantillon de son écriture. À mon avis, elle doit être assez serrée et petite, sinon, il prendrait la réglure Séyès.
      Quel humour! j’ai appris ce qu’est un « combo » et les moyens employés pour éviter que les comédiens ne viennent trop souvent s’y mirer… LOL
      Ce que j’ai aimé principalement, ce sont ses réflexions; entre autres,
       » – le fictif est vrai; le réel est faux
      -zoomer sur les humains
      -transcender l’intrigue
      -les sensations passent par la tête « .
      Quelle dernière séquence de quel film l’a déçu, alors que sur le coup, il en était fier? Il serait passé sur le câble dernièrement.
      Si c’est  » Au cœur du mensonge », alors pas d’accord !
      Voilà, je voulais partager avec ceux qui me liront, ce moment de plaisir qu’a été le visionnage de cette interview.
      Merci, Tom de ton enseignement, et de ce que tu mets à notre disposition sur ce site.
      Cordialement..

      • maria

        PS Que je suis sotte ! cette interview date de toute évidence, Claude Chabrol étant mort il y a trois ans !

        • commentfaireunfilm

          bonjour Maria,

          Tu m’as beaucoup fait rire ;o)

          A bientôt,

          Tom

          • maria

            Re TOM;
            Explique-moi STP ce qui te fait rire !!!
            Est-ce parce que j’ai cru que l’interview de Chabrol était au présent.?
            Malgré moi, je suis prisonnière de l’intérêt que je porte à tout ce qui touche le cinéma.
            Ou est-ce ma fiction? Tu te moques? Dis-moi par mail; voilà que j’en ai honte. Je tombe dans le pathos?
            J’ai la comprenoire dure ou alors » je me fais des films » ? LOL !
            Tout aussi cordialement

          • commentfaireunfilm

            Re Maria,

            Non ne t’inquiète pas il n’y a aucune moquerie ;o)
            Mais ton commentaire sur Chabrol m’a fait rire.

            En ce qui concerne ton travail ou celui des utilisateurs du blog je ne me moquerai jamais !

            Cela serait un manque de respect.

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Bonjour Tom,
            Merci pour ton petit mot réconfortant et sympa.
            Aimes-tu Chabrol? Tu n’oseras pas me répondre.
            Ses films m’ont toujours fait réfléchir; il a une ironie dramatique qui lui est propre. Elle n’est pas la mienne.
            Je ne saurais pas.
            Par contre, tout ce que j’ai sélectionné dans cette conférence de MASTER CLASS. trouve un écho en moi, un écho parce que je ne l’ai vu qu’ après coup.
            On sélectionne toujours soi-même à travers les autres.
            Merci et à bientôt.

          • maria

            Bonjour Tom,

            Aujourd’hui, je voudrais souligner combien la nomenclature spécifique du cinéma est importante, combien il s’agit de s’entendre sur le vocabulaire.

            Je vois que j’ai employé ci-dessus un mot pour un autre. Je tiens à rectifier mon erreur. Ce n’est pas l’adjectif « dramatique » que je voulais associer au nom  » ironie « . J’aurais dû écrire l’ « ironie caustique » , en parlant de Chabrol. L’ironie dramatique, il l’a évidemment, mais c’est autre chose, c’est aiguiller le spectateur vers une résolution du problème qui n’est pas la bonne ou faire part au spectateur de solutions avant le protagoniste.

            Je me souviens avoir demandé à Thomas, à quoi servait exactement le séquencier. En fait, je n’avais pas compris qu’il s’agissait de ce que certains nomment le traitement, ou le traitement complet, en particulier les Canadiens.
            Ces réflexions me conduisent à te poser une question, dont la réponse est de toute importance

            Sachant qu’un scénariste et un dialoguiste sont deux fonctions différentes, que la suite « dialoguée » équivaut au mot « scénario », celui qu’on envoie à l’homme de cinéma, ultime étape avant le film, doit-on s’arrêter à la suite non dialoguée, (ou séquencier) et ensuite passer la main à un dialoguiste ? Ou bien, l’équipe de cinéma se charge-t-elle d’en trouver un ?
            Ou, si tu veux, un bon séquencier est-il suffisant ? En donnant parfois des répliques d’auteurs connus ou aussi mes répliques ( mon scénario peut être nommé scénario d’auteur, il m’appartient et j’en suis comme possédée. )
            Merci de m’éclairer quand tu pourras. Pour l’instant, je m’applique et je continue.
            Bon dimanche. À plus. Cordialement.

          • commentfaireunfilm

            Bonjour Maria,

            Alors. ;o)

            Non le séquencier ce n’est pas le traitement. LE séquencier c’est en fait la continuité non dialoguée.

            Le traitement est en fait un synopsis long qui raconte toute l’histoire de A à Z. A la manière d’un roman, mais non romancé lol

            C’est à toi d’écrire les dialogues ;o) Il n’y a personne qui s’en chargera à ta place. Je comprends ce que tu veux dire, mais malheureusement je n’ai pas d’autres réponses à t’apporter.

            En revanche tu peux essayer de trouver une production avec ton traitement ou ton séquencier, mais cette production te demandera d’écrire la continuité dialogue à terme.

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Merci, Tom, pour ta prompte réponse, et bonjour !
            Je comprends mieux. C’est dans cette optique que je travaille.
            Si j’ai eu toutes ces réflexions, c’est cette différence entre scénariste et dialoguiste qui m’a fait douter de mon bon cheminement.
            Pour la prod’ éventuelle qui s’intéressera à ma fiction, ce n’est pour le moment qu’un mirage LOL.
            À toi, pourrais-je envoyer en premier mon séquencier, (qui avance , malgré des virus et autre spyware qui ont immobilisé mon P.C.) ou préfères-tu lire le synopsis, d’abord ?
            Cordialement.

          • commentfaireunfilm

            Re,

            Il serait plus sage de m’envoyer ton synopsis ;o)

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            RE,
            Oui TOM, je l’ai en tête, mais il me faut le rédiger en bonne et due forme.
            Alors, ça repousse l’échéance de mon envoi.
            J’essaie de faire vite et…bien j’espère !
            À plus ! et merci !
            PS, j’ai relu pas mal des articles du blog , à l’instant !

          • commentfaireunfilm

            Re,

            Si tu as relu beaucoup d’articles tu dois avoir une autre vision vu le cheminement que tu fais jusqu’ici, non ?

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Bonjour Tom,
            Oui, je relis et relis. Je comprends la différence. Toutefois, je suis obligée de commencer par une note d’intention, pas tout à fait aussi complète que celle qui doit paraître dans le dossier de ce projet. Sauf, si tu désires la lire en entier, je n’ai rien à cacher ! Une explication est plus que nécessaire.
            Cordialement .

          • commentfaireunfilm

            Bonsoir Maria,

            Commence par ton synopsis ! ;o)
            Tu as le temps d’écrire ta note d’intention…

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Bonjour TOM,
            J’ai tant et tant recommencé mes prémisses et la première partie de l’acte 2, qu’en continuant mon séquencier, je me suis ennuyée …moi-même ! LOL.
            Alors, je change, dans la deuxième partie de l’acte 2, (que je pensais simple, a priori), l’ordre des séquences.et j’intercale de petits rouages:
            1 ) pour éliminer de petits mystères.
            2 ) pour orienter, ( pas égarer !) le spectateur sur une fausse piste,( mini !), la fameuse ironie dramatique !
            3 ) pour amener, en douceur, le climax.
            J’ai négligé une protagoniste que je pensais secondaire. Or, elle a son …rôle à jouer ! LOL
            Plus j’avance dans mon séquencier, plus je le trouve utile pour vérifier et réparer de petites incohérences que le spectateur ne manquerait pas de voir, même s’il s’agit d’un détail. Je sais, …Hitchcock, le maître du suspense… Mais, je ne suis pas Hitchcock. ! Pourtant, dans « Rébecca « , c’est le suspense qui m’a fait penser à une petite incohérence de la part du Grand Maître. Maxim, le châtelain, n’avait absolument aucun intérêt à revenir à « Manderley. »
            C’était une parenthèse, un » insert » utile pour moi: une de ces incohérences était visible, dans l’acte 1, je l’ai corrigée, puis il y a eu une sorte de  » justification » pour le spectateur, au cours de l’acte 2.
            Je dois dire aussi que l’ambiance du château de Manderley, , a fait ricocher une ambiance nécessaire à ma fiction.
            Et, plus j’avance dans mon séquencier, plus je pense que, si l’on montre en premier son synopsis à l’homme de cinéma, plus je suis certaine qu’on ne doit le rédiger qu’après.
            Sur ces réflexions, voici mon objectif: je travaille davantage le développement, puis je pense être à même de rédiger mon synopsis, en « m’élevant » au-dessus des détails, tout en faisant comprendre la structure. Vaste tâche ! J’espère le mettre en pratique.
            Voilà, Tom, Il était utile que j’écrive ces idées afin que je les fixe.
            Oui, à bientôt; il faudra bien qu’un jour je puisse écrire… FIN !
            Cordialement.

          • commentfaireunfilm

            Bonsoir Maria,

            Bravo..je ne sais pas pourquoi mais dans ton message je sens une sorte de « maturité » ;o) et je ne fais pas allusion à ton âge ! lil

            Tu as peut être passé un cap…l’avenir nous le dira

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Bonjour Tom,

            Oui, j’ai mûri… je sais, normalement, je devrais avoir mûri plus tôt, LOL ! Je dirais même plus: je brûle …! Si tu savais combien de jours et de nuits, je vis avec mes personnages… Je me suis fourvoyée à propos de cette protagoniste dont je parle plus haut. Alors, que m’arrêter près d’elle, la comprendre est le passage obligatoire; je ne dois pas en faire une personne passive, à regarder passer le train !
            Elle a droit à ses réactions; elle vit et me sort d’une lassitude dans laquelle, je m’embourbais, Elle devrait réveiller le spectateur. ( Je me sers de la première version que j’avais faite de cette histoire; des trucs que je t’ai dit juste avant ton article sur la procrastination ! tu as dit,  » on s’en fout du titre, ce qu’on veut, c’est une histoire !  »
            Peut-être tu te souviendras, , quand tu liras ? )
            Je pourrais presque écrire maintenant le  » synopsis, spécial homme de cinéma ». Je ne le ferai pas, de peur de perdre quelque chose en cours de route, je veux dire dans la rédaction du séquencier.
            Les time-lines sont des fils qui se tordent, se nouent mais arrivent à se dénouer comme le fil d’Ariane du labyrinthe.
            Jacques Audiard a mis cinq ans pour écrire son scénario, base du film  » De rouille et d’os « . Alors… moi… j’ai moins de temps devant moi; que dis-je? j’ai toute la vie devant moi ! MDR !
            Toi, Tom, tu as l’art de me booster !
            Merci et bon week-end.
            Cordialement.

          • maria

            Re, TOM,
            Je reviens sur cette page, bien que je veuille te poser une question sur les flash-backs.
            J’ai relu à l’instant les articles de Thomas, qui les a développés, il y a des mois.
            La deuxième partie de mon ACTE N° 2, pourrait ne comporter que des dialogues. Or, trop, c’est trop !Même si les duos sont différents (Personnages A+X ou A+Y ou X+Y), je trouve que les images différenciées ne sont pas assez présentes, et à la longue, ces discours font relâcher l’attention du spectateur. ( presque autant que les sous titrages ! )
            Donc, pour mettre en valeur une scène que veut raconter A à Y, les images parlent à elles seules. La scène peut s’être déroulée cinq minutes auparavant, comme elle fait avancer le « schmllblick » plus rapidement, plus efficacement, peut-elle être rapportée en flash-back ?
            Si tu veux, le flash-back est-il un procédé narratif pour casser la monotonie et mettre une scène en valeur ?
            Merci d’avance. À bientôt ? mais quand tu peux… Cordialement et bonne continuation du W.E.

          • maria

            Pardon, Tom, je reviens !
            Cette demande complète la précédente.
            Les scènes dont je parle, peuvent s’être produites, il y a une semaine ou, il a quelques minutes.
            Dans le discours au présent, les images qui s’y rattachent, ne sont pas ressenties comme des souvenirs, ni comme des causes psychologiques; plutôt comme des  » illustrations » qui complètent la parole, trop abondante dans l’absolu..
            Dans ces cas-là, les images se mettent en superposition, puis prennent la place des mots.
            C’est le réal qui gère la manière de les présenter ?
            EXEMPLE: Dans l’intitulé de la séquence X, , après INT/ DERNIÈRE MARCHE ESCALIER / JOUR / doit-on spécifier FLASH-BACK NARRATIF ?
            Merci. Excuse-moi, j’abuse !!! Bye.

          • commentfaireunfilm

            Bonsoir Maria,

            Ton intitulé de séquence n’est pas bonne. Il faudrait mettre :

            Séquence X : Int – Appartement X – Jour – Flashback

            Machin monte la dernière marche de l’escalier qui mène au pas de sa porte….

            Tu l’aura compris on écrit juste : Flashback.

            Et non pas flashback narratif

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Oh! Merci, Tom !
            Je continue, encore plus gonflée à bloc.
            Je sais, j’ai trop tendance à me justifier. !
            Je tombe encore dans le panneau. Je me corrige au maximum dans la rédaction du séquencier.
            Écrire me rend heureuse !
            Toi aussi, tu parles d’écriture . Est-ce qu’un jour, tu nous diras de quel genre d’ouvrage tu as le projet ? Est-ce un scénario ou plutôt un essai sur le cinéma, des cours regroupés.?
            Je suis bien indiscrète ! Pardon, prends ça pour de l’intérêt !
            Merci, bonne soirée !
            PS Même si je n’ai pas fait de commentaire, j’ai lu ta newsletter, tôt ce matin.
            Rien d’étonnant à toutes ces allées et venues dans ce blog: tu les mérites ! et davantage !

          • commentfaireunfilm

            Bonsoir Maria,

            Je vais même faire mieux que de parler de mes projets, je vais vous lancer un défi…bientôt…

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Bonjour Tom,
            Ouille !
            Je pressens que tu vas nous demander notre participation, puisque tu parles de défis que tu vas « nous » lancer.
            J’ai comme l’intuition de problèmes  » en situation « , dont on devra trouver les solutions.
            En partant de cette hypothèse, je suis sûre que l’expérience devrait être intéressante.
            Si je dis « OUILLE ! « , c’est que le temps va vite, mon projet se heurte à un écueil qui fait qu’il va encore un peu tarder.
            Je t’en parle hors blog.
            Cordialement.

          • commentfaireunfilm

            Bonjour Maria,

            Pas exactement, mais pourquoi pas ;o)

            Je te pique l’idée lol

            Oui parle moi de tes écueils par mail ;o)

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Bonjour Tom,
            Ce que je veux dire par mes obstacles, qui n’en sont pas vraiment puisque j’arrive à les franchir, c’est que, étant d’abord d’un côté de la barrière où j’étais contemplative du cinéma, il m’a fallu, en écrivant mon projet, me mettre de l’autre côté.
            Donc mettre en pratique tout ce que j’ai analysé ici, dans les films, ce que j’ai entendu dans les master class., et même comprendre certaines techniques énoncées plus haut..(Ellipses, raccords.).
            À elles seules, elles peuvent vouloir montrer discrètement, une sorte d’anachronisme, bien que le fil principal montre un temps « normal », le nôtre Normal, quand même un leurre un peu magique, ce temps du cinéma! !
            Merci pour tout ce que tu nous apprends ici.
            Si je me fourvoie, le principal aura été cet effort d’avoir au moins essayé.
            Bonne journée.

          • commentfaireunfilm

            Bonsoir Maria,

            Je pense qu’éffectivement tu es beaucoup moins contemplative du cinéma comme tu dis, tu es passé de l’autre côté ;o)

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Bonjour Tom,

            Merci de ta réponse, qui me réconforte , et me conforte dans le sens, pris comme synonyme d’ordre, des envois que je vais te faire.
            Avant de lire ce commentaire, j’ai cru que tu pensais que j’avais régressé. Que je m’éloignais des progrès que tu as constatés il y a quelques jours.
            Ton silence m’a paru long, mais il a été générateur d’un progrès.
            J’aurais compris que ton silence persiste. De toute façon, il m’a parlé:. LOL.
            Il m’a soufflé quelque chose.
            Le synopsis, le » premier jet », n’a besoin que des quêtes ou enquêtes de tous les personnages, des nœuds qui font avancer l’intrigue, et montrer en transparence les trois actes.
            C’est la première étape que je suis à même de t’envoyer, depuis un bon moment, sauf que certaines séquences n’auraient pas été dans le bon ordre.
            Ton nouveau commentaire me fait te dire ou te redire, ou que tu as compris à travers mes envois plus que cafouilleux, que mon tout premier projet d’écrire un scénario, est né de mon amour des films à thème, et de l’amour des créations par les mots.
            Autrement dit, il né de la contemplation, sans pour cela naître de l’opération du saint esprit, il a été élevé d’un esprit sain, LOL, élevé dans la réflexion.
            C’est ce style de film auquel j’aspire, et que mon scénario doit inspirer.
            Je suis passée par dessus le film que j’ai rêvé, en faisant une grande ellipse, LOL
            Donc, je crois être à même de t’envoyer bientôt le synopsis pour le premier lecteur.  » C’est plus sage » !!!

            J’extrapolais… ( mon mental va toujours trop vite; je dois savoir m’arrêter ) un autre synopsis, générique, qui montrait que je suis passée de l’autre côté de la barrière, destiné au premier lecteur, soit un cinéaste.

            Le premier lecteur et le premier spectateur ne font qu’un. LOL.
            Peut-être, un jour, j’inverserai l’ordre de ces synopsis.
            Ensuite, le séquencier arrivera pour le premier lecteur; déjà premier spectateur, puisqu’il approche l’écriture du scénario donc le film.
            Je veux dire, il t’arrivera.
            Je sais que tu me comprends.
            Cordialement. Bonne journée.

            .

          • maria

            Re, Tom,
            Étant bien entendu que le spectateur lambda ne ressente pas ces petits trucs qui ne doivent en aucuns cas, transparaître quand il verra le film, si le film est réalisé… LOL
            Il doit rentrer et rester dans la magie du cinéma.
            Je veux te dire que j’ai honte d’avoir trouvé que ton silence a été long , alors que tu es loin d’avoir « une vie vide » (cf . le film de Campanella ) et que tu ne nous laisses jamais tomber. La durée est un ressenti, et le film est un ressenti de la durée.
            Allez, je ne gamberge plus.
            Je n’attends pas de réponse, cette fois.
            Au synopsis !
            À bientôt.

          • commentfaireunfilm

            Bonsoir Maria,

            Oui tu l’as compris je suis très occupé ;o) et je vais l’être encore plus à partir du 12 novembre date du premier jour de tournage de la série sur laquelle je travaille en ce moment.

            Mais je ne vous laisse pas tombé ;o)

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Bonjour Tom,
            Malgré moi, je suis revenue.
            Je savais avoir abusé de ton temps. Je craignais ton mécontentement, qui aurait été justifié, en remarquant mon impatience.
            Je suis curieuse de connaître la série sur laquelle tu travailles.
            Tu nous en parleras peut-être le temps voulu. ?
            Personnellement, j’ai horreur des séries américaines.
            Un de nos fils m’encourage à visionner le premier « Dexter ». J’hésite, de peur des sirènes hurlantes, des cadavres à gogo. Les polars français sont mieux ficelés.
            Si ça se trouve, ce n’est même pas un polar .
            Il faudra bien que je le fasse. Mon temps libre ou libéré, , je le réserve à mon scénar !
            Merci ide ta générosité.
            Tous mes encouragements. Ménage-toi, ne présume pas de tes forces. C’est la doyenne qui parle ! LOL
            Cette fois, je me prive de commentaires.
            Cordialement.

          • commentfaireunfilm

            Bonjour Maria,

            Pour répondre à ta question je bosse sur une mini série policier pour ARTE ;o)

            J’en dirais plus un peu plus tard ;o)

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Formidable !
            Juste ce petit mot !…
            Pourtant, j’avais promis ..
            ARTE est une chaîne noble, alors…bravo !
            Et bonjour !
            Je bosse; Je termine mon séquencier. . J’ai pas mal avancé
            Je pense avoir compris le style du synopsis à présenter.
            J’en ai commencé le début. Ça marche ! Ça tourne !
            Le problème, c’est que je préfère écrire tôt, le matin. Ça complique la vie quotidienne…
            Encore bravo !
            Oui à bientôt. Bon WE. Cordialement.
            .

          • commentfaireunfilm

            Bonsoir Maria,

            Je ne pensais pas avoir mis si longtemps à te répondre…

            Il ne dois pas avoir d’ambiguïté sur le fait que les progrès que tu as fait son indéniables ;o)

            Maintenant il te faut écrire ;o)

            A bientôt,

            Tom

          • commentfaireunfilm

            Bonsoir Maria,

            Oui un Flashback peut expliquer ce qui s’est passé il y a 5 minutes et donner plus de pep’s à une scène plutôt qu’un dialogue.

            A bientôt,

            Tom

      • commentfaireunfilm

        Bonjour Maria,

        Effectivement impossible de faire un plan séquence avec ta séq 2. comme tu dois t’en douter ce n’est pas la bonne présentation…je te mail tout cela très vite.

        a bientôt,

        Tom