Tableau de tendance, Moodboard, nuancier

 

Alors, je sais qu’un des lecteurs du blog va se sentir directement visé par cet article mais qu’il se rassure c’est pour le bien de tous ;o) Je le remercie, d’ailleurs, de m’avoir donné l’idée de parler de ce sujet. Avec le titre, vous l’aurez deviné, il s’agit du Moodboard…Pour ceux qui ne savent pas de quoi il retourne, ne vous inquiétez pas, je vais tout vous expliquer dans quelques instants.

Vous allez voir, comprendre ce qu’est un moodboard et comment le faire. Ce n’est pas très compliqué. Je dirais que c’est comme comprendre comment écrire un scénario ou faire un film…C’est la mise en pratique, la manière de présenter et de structurer qui cause le plus de tracas…et rend l’exercice compliqué…difficile. Et bien pour le moodboard c’est la même chose.

Souvent vous me demandez si vous pouvez mettre des descriptions de costumes, d’atmosphères, de couleurs etc…dans votre scénario pour que le lecteur puisse comprendre exactement ce que vous tentez de mettre en scène…et bien le moodboard va vous permettre de faire tout cela…mais attention pas n’importe comment et pas n’importe quand !

Le moodboard c’est quoi ?

Mood en Anglais signifie : Humeur et board : Tableau. C’est donc un tableau d’humeurs mais on peut plutôt le traduire comme un tableau de tendances. C’est à dire une planche, un tableau qui va retranscrire l’ambiance, l’univers, les tendances de votre scénario. Bref le moodboard va donner une vision globale et juste de ce que vous avez en tête.

Le moodboard va permettre de donner des références très précises de votre projet, de la vision de votre projet. Il va permettre à votre équipe de percuter tout de suite sur ce que vous souhaitez : décorateur, chef opérateur, accessoiriste, etc…

 

Le moodboard quand ? Comment ? Pour qui ?

Quand ?

Vous pouvez commencer à utiliser le moodboard dès que vous couchez les premières lignes de votre scénario sur le papier. Il est même possible, voire souhaitable de commencer avant même de commencer à écrire. Souvent on connaît déjà l’histoire, on l’a dans la tête, le plus dur c’est de l’écrire. Mais vous savez déjà ce que vous voulez raconter et forcément l’univers, les tendances sont aussi des choses que vous connaissez. N’hésitez pas à les mettre sur votre moodboard pour vous en inspirer et garder, d’une certaine manière, le cap.

Mais souvent tout se crée ou s’affine à la fin, une fois que votre scénario est terminé. Non pas que vous y pensez au dernier moment mais plutôt parce que votre scénario étant terminé vous pouvez mieux vous concentrer sur les détails et rechercher exactement ce qui va vous permettre de matérialiser votre pensée.

moodboard

Pour qui ?

Si vous êtes scénariste/ auteur

Vous écrivez pendant des semaines, des mois, voire des années mais une fois que vous avez terminé vous avez souvent peur de ne pas être compris ou vous voulez mettre toutes les chances de votre côté pour être lu et signer un contrat d’option. De ce fait vous voulez mettre le plus d’informations possible dans votre dossier. Le moodboard pourrait donc être le bon moyen d’arriver à vos fins. Et puis pourquoi pas rajouter des photos de costumes, d’ambiances, de véhicules, de bâtiments etc…

Mais attention, n’oubliez pas que vous êtes scénariste et que tout doit passer dans votre scénario. N’oubliez pas non plus que le but c’est que le producteur puisse se projeter et s’approprier l’univers que vous lui proposez avec votre scénario. Donner un moodboard pourrait l’empêcher de s’approprier votre univers. Le producteur est un partenaire, il est là pour réfléchir avec vous ou vous aiguiller sur ce que lui aimerait voir à l’écran. Employer un moodboard peut être une mauvaise idée ou plutôt une idée à double tranchant.

La situation ultime pour un scénariste ou un auteur de faire un moodboard c’est lorsque vous cherchez un réalisateur. Car c’est son job de mettre en image, de créer ou du moins rendre réel l’univers que vous avez créé avec des mots. Si vous avez bien écrit votre scénario sa vision devrait être proche de la vôtre. Mais souvent, tout le temps en fait, et c’est bien normal, le réalisateur s’approprie votre histoire, votre univers et le met à sa sauce. Si vous faites un moodboard, vous allez empiéter sur son travail et ça…ce n’est pas bon ou alors ne soyez pas que scénariste !

 

Un moodboard ne doit pas :

Il ne doit pas se substituer à votre scénario. C’est à dire que vous ne devez pas compter sur un moodboard pour que votre lecteur/ producteur comprenne l’univers que vous tentez de mettre sur pied avec des mots. Comme je vous le disais plus haut, si vous êtes scénariste et juste scénariste je ne vous conseille pas de le faire.

 

Vous êtes auteur/ réalisateur

Vous avez toutes les raisons pour faire un moodboard, non seulement parce que cela va vous permettre de matérialiser votre pensée et cela va aussi permettre aux autres « partenaires » d’entrer dans votre univers en un clin d’œil. Je vous ai parlé du film « Juliet » de Marc-Henri Boulier qui remporte une somme de prix incroyables dans tous les festivals du monde où il est projeté. Marc-Henri a fait une sorte de moodboard en utilisant des nuanciers de couleurs, des photos de films références, des accessoires spécifiques. Il a su orienter le design des photos pour construire sa propre cohérence et son propre univers en les assemblant judicieusement. J’aimerais pouvoir vous montrer un jour tout le travail qu’il a effectué.

 

Vous devez bien faire attention aux choix des photos, des couleurs, bref être précis et respecter le climat, le temps, l’époque, la saison.

Par exemple, si votre film se passe dans la forêt il ne vous suffit pas de sortir la première photo de forêt que vous trouvez ! Cette photo doit correspondre à l’ambiance que vous souhaitez faire ressentir à votre lecteur/ producteur. Les photos que vous mettez doivent aller au delà de ce qu’elles représentent.

 

Comme vous pouvez le voir , les deux photos ci-dessus représente une fêter en hiver, mais sont sensiblement différentes. Les arbres ne sont pas les mêmes et les sensations sont différentes.

le moodboard

le moodboard

 

La photo ci dessus ne match absolument pas avec les deux premières, elles ne peuvent pas être associées.

Le moodboard peut se faire soit sur papier cartonné, soit par format numérique comme un pdf.

Je vous conseille d’ailleurs cette dernière solution ;o)

 

Voici des moodboards que j’ai pu trouver sur le web :

http://media.wix.com/ugd/131cc5_266bd24d62d54d5695192304b87ca7f2.pdf

http://media.wix.com/ugd/131cc5_85cb56e4cd6e41d5b0546f36cf6a5a96.pdf

 

Je ne dis pas qu’ils sont parfaits…loin de là même. Mais cela peut vous donner une idée de ce que peut être un moodboard en fonction du genre, du style et de l’histoire que l’auteur/ réalisateur souhaite raconter ;o)

Il faut que vous puissiez vous amuser à le créer. Ce sont les premières pierres « réelles » de votre édifice. Quand je dis « réelles » c’est que vous pouvez voir « en gros » à quoi va ressembler tel ou tel univers.

Encore une fois, si vous êtes auteur, que vous cherchez un réalisateur ou un producteur, ne mettez pas de moodboard, tout doit passer par votre script.

 

 

Voilà pour cet article sur le moodboard. Merci à Christophe pour m’avoir donné l’idée de faire cet article ;o)

 

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A dimanche prochain. En attendant, vivez votre passion à fond et ne soyez pas trop parano ;o)

Tom Weil

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À PROPOS DE TOM WEIL

Je m’appelle Tom Weil, je suis assistant réalisateur pour le cinéma et la télévision et comme vous pouvez vous en douter je suis passionné de cinéma depuis tout jeune. J’ai crée ce site il y a presque 3 ans maintenant pour vous apporter mon aide…

Comments on this entry are closed.

  • Bonjour Tom,

    Je reviens sur cet article car en parallèle à l’animation de mon atelier, j’ai enfin trouvé le temps de travailler à un projet personnel de réalisation court-métrage. J’ai écris un scénario, je l’envois maintenant à plusieurs personnes pour lectures critiques – j’ai cru comprendre que tu n’as malheureusement plus le temps de faire ça pour tes lecteurs, n’est-ce pas? 😉

    En même temps je commence à écrire un dossier de production. Après… je verrais, mais je suivrais sûrement beaucoup de tes conseils!

    Sur un autre article tu donnais la liste suivantes de documents à produire dans le dossier pour un court:

    – Un synopsis (5 à 6 lignes)
    – la note d’intention (2 pages max)
    – la note de réalisation, si vous voulez réaliser, ce qui est souvent le cas pour un court (2 pages max)
    – la continuité dialoguée (Moins de 40 pages)
    – votre cv.

    Je voulais savoir si à ce stade un moodboard peut être adjoint au dossier, ou si c’est trop tôt? A moins qu’il ne fasse partie de la « note de réalisation »?

    Merci!

  • XBotticelli .

    Il y a aussi la possibilité de créé un Moodbord sous forme de mini storybord à travers des « Artwork ». Le but est de présenté en un nombre réduit de dessins quelques personnages/ambiances/décors qui permettent au lecteur de visualiser de façon très précise ces éléments de votre histoire/univers, très très utile si votre univers et très « genré » (SF, Fantasy, Belle Époque). Car c’est bien connue, une image vos mille mots 😉 et ça donnera aux producteurs l’impression que vous avez vraiment bosser votre sujet, et comme l’avait écrit Tom dans un de ses billet, si en plus vous avez déjà des éléments tel que les costumes/véhicules ça vous fera un dossier plus solide.

    Mais pour ça il faut un Dessinateur-graphiste, vous pourrez en trouver facilement sur les forums dédiés au graphisme et à l’infographie ou sur les sites spécialisés tel que DeviantArt (http://www.deviantart.com) ou ArtStation (https://www.artstation.com).
    Et là vous avez deux possibilités : soit vous payez pour les planches, en sachant que en fonction de ce que vous demanderez (taille,qualité,complexité) aux dessinateurs les prix iront de x1 à x100. Soit vous réussissez à fédérer un dessinateur à votre projet et il vous aidera bénévolement ou contre un autre service peut être.

    • Bonjour Xbotticelli,

      Merci pour ce partage. Mais attention le moodboard doit être ait par le réalisateur. Il est là pour donner une idée de son univers et de ses envies. Pour ce qui est de la création des personnages avec un dessinateurs il faut que cela soit fait une fois que le réalisateur est signé avec un producteur..et pas avant !

      LE producteur doit être associés à cette recherche de personnages, costumes décors etc…il faut que ces recherches soit aussi effectuer par les chefs de postes : costumiers, chef déco par exemple.

      Dernière chose, le storyboard c’est aussi un outil à part et qui doit être fait par un storyboarder qui connait les règles et les codes à utiliser ;o)

      A moins d’avoir,comme tu le dis, réussi à fédérer un dessinateur gratis, il serait fou d’engager des frais pour ce genre de recherche avant même que le projet n’est trouvé un producteur ou des fonds.

      A bientôt,

      Tom

  • Eliane Dix

    Bonsoir Tom
    J’avais jamais entendu parler de Moodboard, me voilà plus instruit grâce à toi, mais à part le faire sur un carton, j’aurais du mal par informatique sans aide, mais bon c’est une connaissance de plus dans le domaine du cinéma.
    Merci à toi.
    Eliane.

    • Bonjour Eliane,

      Et bien un carton c’est super..et puis tu peux le prendre en photo ;o)

      A bientôt,

      Tom

      • maria

        Re TOM, et bonjour à toi, Éliane,
        J’aime cette photo que toi, Tom, tu préconises de mettre en PJ.
        J’ te jure, Éliane, j’suis pas douée en informatique, Tom, tu le sais., LOL. Mon idée première est peut-être plus compliquée pour ce moodboard : scanner puis joindre en PJ. Je l’ai fait pour la signature dans le court, il y a un an.
        Un peu de plus, j’allais, comme Christophe, écrire moonboard ! J ‘ai remonté pour vérifier. LOL ! J y remonte souvent sur la lune, pour être plus près des étoiles. ( ! )
        Bien sincèrement à tous de
        ☼ ) maria.

      • Eliane Dix

        Bonjour Tom
        C’est une solution, mais j’en suis pas encore là, surtout si ça ne s’adresse pas aux auteurs mais plutôt aux réalisateurs.
        A+
        Eliane.

  • Steven

    Bonjour Tom,

    Intéressant comme concept, est-ce que c’est valable aussi pour le court?

    Et c’est un ensemble de photos? ou le Moodboard peut comporter d’autres éléments (dessins par exemple)

    Je me dis qu’il serait intéressant de le faire en pendant les repérages, même si j’ai bien compris que le but est de faire passer l’ambiance/atmosphère du film et non de prendre des photos du lieu de tournage.

    A bientôt,

    Steven

    • Bonjour Steven,

      Oui pour un court c’est valable comme pour un long ou une série.

      Un court c’est un univers, des personnages etc…

      Oui des dessins ça peut fonctionner…

      A bientôt,

      Tom

  • Fred

    Salut Tom,
    Articles très intéressant. Merci.
    Je me disais que ca serais interessant d’avoir un article sur les derniers tendances/ modes en terme de ‘color grading’ si c’est possible.
    Fred

    • Bonjour Fred,

      Merci ;o)

      Alors là pour moi ça va être compliqué…

      A bientôt,

      Tom

  • Red_Ketchupx

    Salut Tom, merci pour le Moodboard un truc que je ne
    connaissais pas, mais effectivement ça va m’aider a créer visuellement
    l’univers de mon histoire. C’est drôle, car sans le savoir j’avais déjà
    commencé a ramasser des photos d’époque sur le web. Simplement pour l’inspiré
    de la mode vestimentaire, coupe de cheveux, voiture d’époque l’architecture des
    bâtiments. Bref à quoi ressemblait la vie de tous les jours voilà 100 ans. Longue
    vie et prospérité camarade.

    • Bonjour Red_Ketchupx,

      Faire un travail de recherche c’est important, mais après pour faire u moodboard il faut mettre en relation certaines « références » pour créer un univers cohérent.

      Heureux d’avoir pu t’aider avec cet article ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • Anne Fauchon

    Hello Tom, j’avoue j’ignorais tout du terme Moodboard, même si je réalise que j’en avais déjà vus. Merci du coup j’ai encore appris quelque chose grâce à toi. Bon dimanche 🙂

  • Très intéressant, merci 🙂

    Attention il y a un petit souci dans l’article: le dernier paragraphe (avec les liens vers les pdf) apparait deux fois de suite. Sans doute une erreur de copier/coller 🙂

    • Bonjour Cinémacam,

      Merci, oui j’ai vu…pourtant je n’avais pas bu ;o)

      A bientôt,

      Tom

      PS : et le projet de long que tu as fait cet été vous en êtes ou ?

      • Ca a été très dense, dans des conditions très difficiles (une quinzaine d’acteurs gamins en tournage au beau milieu de la forêt des Ardennes et avec une régie pas toujours hyper bien préparée à ce genre de conditions! :-D) et quelques conflits d’égo parfois assez durs à gérer! Heureusement la météo nous a été favorable, sinon on n’y serait pas arrivé :-/ Il a fallu rajouter des jours de tournage car le planning initial était trop serré (je précise que c’est la faute à la production qui nous avait donné trop peu de jours à l’origine, de mon côté j’avais soulevé le souci dès le début :-D). Pas mal de souci d’argent aussi, pas tellement sur les sommes en soi mais sur les délais de paiement de la part de certains financeurs. Mais on s’en est sorti, on a ce qu’on voulait dans la boîte, avec une très bonne qualité d’image, de son et de jeu d’acteur! (Manque plus qu’un jour en intérieur avec deux acteurs seulement et une équipe réduite qu’on va faire dans les semaines qui suivent et on aura tout.)

        Après, soit on poursuit sur la lancée du projet initial (recherche de financement pour une partie « adulte », auquel cas ce qu’on a tourné ne sera qu’une moitié de film) soit, si on n’y parvient pas, on a suffisamment de matière pour construire un film certes assez court, mais qui se tiendra. Ca va se jouer dans les mois qui viennent.

        En tout cas pour moi une expérience très formatrice (surtout vu les conditions difficiles de tournage!) et inoubliable, qui ne fait que me conforter dans mon désir de me réorienter professionnellement dans cette voie 🙂

        • Bonjour Cinémacam,

          Oui tout ça tu me l’avais expliqué. Je voulais savoir si tu avais du nouveau ;o)

          A bientôt,

          Tom

          • Ha pardon, je sais plus ce que j’ai raconté à qui, ça doit être l’âge! 😉 Là on va terminer les dernier jours puis attendre que toutes les dettes de la prod soit finalement payées, avant de décider de l’avenir. Donc pas plus de nouveau pour le moment. Je te tiendrais au courant 🙂

          • Bonjour Cinémacam,

            Le terme dette ne me dis rien qui vaille…Mais nous en avons déjà parlé ;o)

            A bientôt,

            Tom

          • Oui, on a pris un risque 🙂 Mais justement, du coup on préfère que tout ce qui concerne cette première partie soit entièrement réglée et finalisée avant de songer à passer à la suite.

          • Bonjour Cinémacam,

            Tu dis « on », tu veux dire que tu as mis de l’argent perso ?

            Tom

          • Non je n’ai pas engagé d’argent personnel (en dehors de quelques frais). Mais je suis trésorier d’une association qui était co-producteur (essentiellement exécutive, les fonds venant en grande majorité de l’autre co-producteur) j’ai donc géré une partie de la trésorerie du tournage, du coup je suis l’affaire de très prêt. Petit budget, petite production => on avait tous plusieurs casquettes 🙂

          • En fait on a créé l’association en question parce que le coproducteur financier, auto entrepreneur, ne pouvait juridiquement recevoir de dons, or environs 15% du budget nous arrivait sous cette forme. Vu qu’on a créé ça sous forme associative bien sûr on n’a contracté que des sommes pour lesquelles les fonds étaient déjà disponibles (une association ne pouvant juridiquement s’endetter) , donc tout est bouclé et payé de notre côté. Par contre de l’autre côté il y a encore quelques factures à honorer, on attend donc que ce soit définitivement bouclé avant de passer à la suite

          • Tu veux dire qu’en fait il n’y a pas de prod…je veux dire une vraie…tout à été fait en associatif ?

            Tom

          • Bah associatif pour 15% du budget, pour l’assurance et pour l’exécutif, auto-entreprise pour le reste du budget 🙂 On a essayé de distribuer intelligemment selon que l’entrepreneur pouvait ou pas récupérer la TVA (ce que l’assoce ne peut pas). L’auto-entreprise en question n’ayant pas pour objet la production cinéma, en effet on peut dire qu’il n’y a pas eu de vraie boîte de production pour cette partie du projet! 🙂

          • Bonjour Cinémacam,

            Une auto-entreprise n’est pas une entreprise…la production cinéma doit être encadré par un statut tel que la sarl. L’auto-entepreneur ne peut récupérer la tva, elle est non applicable…mais je crois me souvenir que « la prod » ou l’auto-entrepreneur est belge non ?! Je reconnais pas bien la législation qui entour l’auto-entreprise en Belgique. Ils peuvent peut-être la récupérer…

            je ne suis pas certain non plus qu’un auto-entreteneur puisse obtenir un visa d’exploitation…alors qu’une asso oui.

            Il est toujours très compliqué de vendre un projet à un distributeur, une prod ou une chaine si le projet à été produit en auto-entreprise et en asso…

            Je suis curieux de connaitre la suite.

            A bientôt,

            Tom

          • Je confirme qu’il peut la récupérer.
            La suite se fera peut être avec une vraie production. Je te tiendrais au courant quoi qu’il en soit!

          • Le système belge serait donc plus souple que le Français…tiens tiens…;o)

            Tom

          • Ok. je comprends mieux le « on » ;o)

            Tom

  • Christophe

    Bonjour Tom,

    Y’a pas plus clair ;o)

    Un scénariste n’est pas forcément un bon photographe… Nous devons convaincre et passionner par les mots.
    Et puis l’image, c’est la part du réal !

    Un article finalement indispensable, du pur CFUF ;o)

    A bientôt.
    Christophe

    • maria

      Re,Tom, et bonjour à tous,
      Le nuancier qui introduit ton article, m’a aussitôt fait tilt. Les couleurs, c’est mon truc. Maintenant que j’ai « réglé mes comptes » , il me faut dire tout le positif que j’en tire : s’en remettre au producteur qui comprend l’atmosphère, confier le scénar au réal, qui saura choisir l’équipe d’artistes et d’artisans pour passer du virtuel au réel, et qui mettra sa patte personnelle.
      J’ai bien compris que le scénariste n’a pas à faire de moodboard, pas plus que de storyboard, d’ailleurs.
      Une image m’a parlé dans le deuxième lien nous emportant vers un moodboard, plus abstrait que le premier, enfin c’est subjectif.. C’est cet œil qui tourne en spirales et qui regarde au delà. Chacun peut « lire » autrement..En ,psy, ça se nomme le test de Rorschach.
      Ton article me donne davantage confiance en moi. J’ai été parano, je ne le suis plus depuis un bout de temps, grâce à CFUF, c’est sûr.
      Merci et bien sincèrement de
      ☼ ) maria

      • Bonjour Maria,

        Et merci ;o)

        A bientôt,

        Tom

        • maria

          Mais non, c’est moi, comment te le dire ?
          ☼ ) maria.

          • maria

            Quand même, une question me taraude. C’est en écrivant le séquencier que j’ai pu voir la grande portée de mon futur film. Et l’atmosphère qui serait donnée,comme tu le dis, par le moodboard, je ne l’ai comprise qu’en écrivant le pitch et le synopsis accrocheurs ( et pour moi et pour la prod’ ) donc à retardement. Je transforme la première séquence, déjà dans le traitement.=> Au premier coup, l’ironie dramatique s’installe pour le réal et pour le spectateur. Ce qui me fait souci, ce sont les dialogues à rapporter autrement dans le traitement. Leur orientation. Leur apport. En dire assez et pas trop. Toujours dans ce traitement.
            Je laisse décanter.
            Bonne soirée et merci encore, Tom.
            Sincèrement de
            ☼ ) maria. .

          • maria

            Bonjour Tom,
            Je sais comment je vais procéder pour ces dialogues du traitement. Tes articles, (Pixar entre autres ) m’ont fait améliorer des dialogues et autres attitudes directement sur la suite dialoguée. Je vais lister ce qui est important comme infos dans la rencontre qui expose deux protagonistes, et la présenter, avec le point de vue que j’ai donné à mon principal protagoniste – mon héros.(j’ai relu tes articles « les dialogues ; le point de vue narratif  » )
            Depuis le pitch, le synopsis, tout se transforme, se bonifie. C’est du pur CFUF. ☼ ) Il a raison Christophe. J’aurais dû m’inscrire à scénario + ! Néanmoins, cette nouvelle écriture non seulement, m’oblige à activer mes neurones, mais elle me transporte,
            Quelle aventure mais quelle joie l’on retire à la… »presque »… arrivée.
            Bonne semaine à toi, Tom, et à tous.
            Bien sincèrement de
            ☼ ) maria.

          • Bonjour Maria,

            C’est ton séquence qui t’indique ce qui se passe dans une scène et ce qui doit être dit ou montré.

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Bonsoir TOM,
            L’histoire s’est tellement « enrichie » en cours de route, que j’ai travaillé directement sur la suite dialoguée.( Auparavant, j’avais enrichi le squelette, pas assez). Le séquencier, déjà rédigé, change peu. C’est lui qui m’a fait comprendre davantage. Tous ces apports me font rédiger le traitement autrement, surtout les dialogues, visant le producteur. ( mon défaut : j’écrivais pour le spectateur ).Ça ne change pas l’histoire, juste la présentation, si tu préfères. En somme, c’était trop délayé => Je condense.
            Ah! Oui, je vois plus loin que tu m’as comprise. Parfois, je pense tout haut.
            Excuse-moi de te déranger, merci en tout cas.
            Bien sincèrement de
            ☼ ) maria.

          • Bonjour Maria,

            Super. Je suis content de voir que tu semble progresser.

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Bonjour Tom,
            Oui, ça y est… oui, je progresse, grâce à CFUF ! ☼ ).
            Tes réponses à Éliane et à Steven me confortent dans ce que, enfin, je sais raconter mon histoire et me réconfortent => « Mon » moodboard, depuis dimanche, est un dessin qui s’esquisse, en mouvement non fini que des mots décrivent, et ça pour servir l’ironie dramatique de tous ( spectateur et cinéaste). Combien de fois, j’ai regretté qu’un tapuscrit ne chante pas, ne danse pas, ne bouge pas. Même, il y a un an, pour le « court » de Femmes & Cinéma, je tombais, un peu de plus dans un piège : je me voyais carrément en train de remettre mes dessins au lieu du scénar écrit. LOL !
            Bonne journée. Et bien sincérement de
            maria ☼ )

          • Bonjour Maria,

            Je ne comprends pas bien ta question…

            A bientôt,

            Tom

          • ;o)

    • maria

      Re,Tom, et bonjour à tous,
      Le nuancier qui introduit ton article, m’a aussitôt fait tilt. Les couleurs, c’est mon truc. Maintenant que j’ai « réglé mes comptes » , il me faut dire tout le positif que j’en tire : s’en remettre au producteur qui comprend l’atmosphère, confier le scénar au réal, qui saura choisir l’équipe d’artistes et d’artisans pour passer du virtuel au réel, et qui mettra sa patte personnelle.
      J’ai bien compris que le scénariste n’a pas à faire de moodboard, pas plus que de storyboard, d’ailleurs.
      Une image m’a parlé dans le deuxième lien nous emportant vers un moodboard, plus abstrait que le premier, enfin c’est subjectif.. C’est cet œil qui tourne en spirales et qui regarde au delà. Chacun peut « lire » autrement..En ,psy, ça se nomme le test de Rorschach.
      Ton article me donne davantage confiance en moi. J’ai été parano, je ne le suis plus depuis un bout de temps, grâce à CFUF, c’est sûr.
      Merci et bien sincèrement de
      ☼ ) maria

    • Bonjour Christophe,

      Pas besoin d’être bon photographe, un cadrage moyen peu donner une ambiance de folie. C’est juste qu’il ne faut pas tôt mélanger.

      Je crois que je ne peux pas dire mieux que ce que j’explique dans l’article : « Si vous avais correctement écrit votre scénario, la vision qu’aura le réalisateur sera forcément proche de la votre »

      Je crois que nous sommes d’accord ;o)

      A bientôt,

      Tom

      PS : je m’occupe de ce que tu sais ce soir.

      • Christophe

        Bonjour Tom,

        Je suis plus Moonboard ;o)

        A bientôt.
        Christophe

  • maria

    Bonjour TOM, et PARDON à toi et à Christophe.

    J’aurais voulu écrire à la suite du « Jargon et vocabulaire du ciné « , mais  » la route m’est barrée ».

    * Avant même de lire plus profondément cet article d’aujourd’hui, ( que je sais m’intéresser, même si je ne suis que scénariste) je tiens à rectifier mes écrits d’hier. Comme tu as raison, de dire « amen » à la métaphore de Christophe. Bien sûr que l’histoire coule comme l’eau. Ce que je voulais dire, c’est que l’eau tourne, en tourbillon autour d’obstacles et revient ensuite dans le sens qui coule de source. Comme l’eau vive du poète, parfois ♪ on ne la rattrape pas ♪.. Sauf quand elle surgit à la verticale, sortie d’une fontaine et rejoint l’arc-en-ciel – l’arc transformationnel.

    * Cette discussion est née à propos des dialogues.

    Et là, je sais qu’ils sont indispensables. Je me réfère au film vu dernièrement pour la nième, Xième fois:  » Psychose ». Un chef d’ œuvre. Le titre, on l’oublie tout de suite, tellement, l’histoire est prenante. Comme la sœur de Marion, assassinée, j’ai hurlé au dénouement que je connaissais. Le dialogue qui suit est important. Il réunit les protagonistes et un psychiatre qui explique la « psychose » de Norman.

    * Grâce à ce que, toi, Tom, tu nous expliques le cinéma, j’ai vu le film d’un regard nouveau une fois de plus.. Quand Marion ( mise en insert ) conduit,, toute heureuse d’aller vers un futur plus mirobolant – tout au moins, l’expression de son visage le laisse à penser – comme arrivant derrière elle, c’est bien un dialogue qu’elle imagine, celui de son patron et de ses collègues ne comprenant pas cette absence.
    * C’est pour ça TOM, que je tenais à rectifier, ce que j’ai dit  » qu’il n’en soit pas ainsi ». et comprend cet Ainsi soit-il. Maintenant, pour les dialogues, dire juste ce qu’il faut, je ne suis pas Hitchcock, pas seule comme lui. Le cinéma, heureusement, réunit. Alors les mots, les discussions même au sein du blog sont indispensables aux rencontres.
    Bon dimanche, mais il commence. Alors, à bientôt.
    ☼ ) maria

    • Christophe

      Bonjour Tom, Maria,

      Ah la la ! Faire du cinéma, c’est un art, la preuve !
      Et n’oublies pas Maria que tes tourments sont indispensables, car sans histoire… pas de film…

      Bon dimanche à tous.
      Christophe

      PS : pas trop de tourbillons, hein, histoire de ne pas trop mousser ;o)