le hareng rouge, le Twist et le retournement final

Le hareng rouge

 Twist / retournement final

 

Comme promis la semaine dernière, voici un article sur une technique scénaristique que nous n’avons pas encore vu…le hareng rouge.  Non je ne suis pas devenu fou ou fan de poissons, rassurez-vous ! Le hareng rouge est aussi appelé twist, c’est une technique que vous connaissez déjà, je vous assure. Quand je dis que vous la connaissez déjà, c’est que vous l’avez déjà vue, « vécue », dans certains films et vous l’avez trouvée sûrement époustouflante.

Mais attention, cette technique est difficile à mettre en place et à maîtriser. Si vous êtes novice, je vous déconseille fortement de vous lancer dans un scénario basé sur un hareng rouge. Mais rien ne vous empêche d’essayer ;o)

Un hareng rouge c’est quoi ?

Le hareng rouge c’est tout simplement un scénario qui utilise de fausses pistes pour qu’ait lieu un retournement incroyable à la résolution. C’est à dire que tout au long de l’histoire, l’auteur/ réalisateur a emmené le spectateur sur des pistes totalement fausses puis il dévoile un secret/ un fait/ une explication/ une révélation qui était inconnue jusque là et qui amène le spectateur à voir l’histoire qu’il vient de vivre jusque là, sous un angle complétement différent.

Les fausses pistes, c’est ce que l’on appelle un hareng rouge.

 

Mais comment construire un hareng rouge ?

Étape 1 :

Je me doute que certains d’entre vous sont déjà en train d’imaginer des histoires avec des retournements de fou, des fausses pistes etc…mais attention, il ne faut pas oublier qu’un bon hareng rouge/ qu’un bon retournement qui mette sur le cul le spectateur, demande une bonne histoire.

Oui, je vous bassine avec ça. Mais il est primordial que votre histoire soit construite comme toutes les autres. Je veux dire par là, qu’il faut un protagoniste, une quête, un univers, des personnages secondaires, bref, toutes les étapes du voyage du héros.

Pourquoi ? Car de cette façon, vous êtes sûr que votre spectateur va suivre la trame de votre histoire. Il pourra s’identifier au héros et suivre les étapes que vous avez prévues. Il aura l’impression de tout comprendre (ou presque). Si votre histoire est basique, il pourra même tenter d’anticiper ce qui va se passer. Il faut donc que le spectateur ait l’impression d’être « en pays conquis » et de comprendre l’histoire.

ATTENTION : être « en pays conquis » ne veut pas dire que la base de votre histoire ou que votre personnage doit être ennuyeux. Il faut accrocher votre spectateur avec une histoire forte et ne pas tout baser sur le retournement final.

Prenons un exemple : La planète des singes  de Franklin J. Schnaffner (http://fr.wikipedia.org/wiki/Franklin_J._Schaffner) 1968. C’est l’histoire d’un vaisseau spatial parti de la terre en 1972, qui après un voyage de 18 mois à la vitesse de la lumière, s’écrase sur une planète inconnue, en 3978, peuplée de singes très évolués.

hareng rouge planète des singes

Je suis sûr que vous avez vu ce film au moins une fois. Pendant tout le film, le spectateur se demande comment Charlton Heston va s’en sortir et surtout quelle est cette planète. La scène de fin (le plan de fin) est absolument incroyable, car avec celui-ci (la tête de la statue de la liberté détruite et enfouie dans le sable), le héros ainsi que le spectateur comprennent qu’il ne se sont pas écrasés sur une planète inconnue mais sur la terre dévastée par des bombes nucléaires. Si mes souvenirs sont bons, la dernière réplique est « Non, ils l’ont fait ».

Le film prend alors un autre sens, juste avec ce retournement final.

BANDE ANNONCE 1 LA PLANETE DES SINGES 1968… par STEFGAMERS

Semer des petits cailloux pour préparer le Hareng rouge.

Étape 2 :

Une fois la trame installée, vous devez semer des indices pour préparer le spectateur au retournement. Sans ces indices le spectateur ne croira pas du tout au retournement final. C’est pour cela que le Hareng rouge est une technique difficile à mettre en place, car si vos indices sont trop voyants, votre retournement final tombera à plat et si vous n’en mettez pas, le spectateur n’y croira pas.

Il faut donc que vos indices soient en relation avec le futur retournement et en même temps « invisibles » ou « plausibles » pour votre base de l’histoire.

Je vais vous donner un exemple : 6ème sens de M. Night Shyamalan, 1999. A l’époque, je me suis laissé embarquer par l’histoire…comme un bleu…C’est l’histoire simple d’un petit garçon qui voit des gens morts, ce qui le terrorise. Un psy (Bruce Willis) suit le petit garçon pour tenter de le guérir, jusqu’au jour où il comprend que le petit garçon dit vrai.

Hareng rouge 6 ème sens

Si vous n’avez pas vu le film, NE LISEZ PAS LA SUITE. Le twist final (retournement final) est incroyable. Pourtant le réalisateur nous a laissé des indices tout au long du récit :

–       Lorsque le psy rencontre le garçon pour la première fois en compagnie de sa mère

–       Au restaurant quand Willis dîne avec sa femme

Etc….

Toutes ces scènes sont crédibles dans l’histoire, pourtant en tant que spectateur, ces scènes nous interpellent (surtout la scène du restaurant, pour moi). Mais nous passons naturellement à la suite du récit. Nous extrapolons en pensant que Bruce Willis a des problèmes conjugaux.

 


Toute la force de Shyamalan dans ce film, c’est la mise en scène (et l’écriture) du retournement. Car pendant tout le film, nous suivons le point de vue du psy. Le garçon d’ailleurs le dit à un moment « les morts ne se voient pas entre eux…ils voient ce qu’ils ont envie de voir ».

Lorsque Willis comprend qu’il est en fait un fantôme, nous vivons en même temps que lui la révélation. Le réalisateur se sert d’ailleurs d’une technique que nous avons vu : le flashback. A ce moment précis le film et ces scènes prennent un tout autre sens ! D’un coup ce que nous prenions pour des problèmes conjugaux, entre la femme de Willis et lui, s’est transformé en deuil ! Et que la quête du héros n’est plus du tout la même, nous passons de l’autre côté du miroir, nous passons du côté du point de vue du petit garçon.

Je me souviens avoir pris une énorme claque scénaristique et cinématographique à l’époque de la sortie.

Pour moi, c’est une des plus belles préparations de retournement final que j’ai pu voir.

Pour terminer, un des moyens qui est aussi à votre disposition pour créer un hareng rouge, c’est d’utiliser des ellipses (autre technique que nous avons vu). Quelque chose, que le spectateur n’a pas vu, peut être un indice important pour la préparation du twist. Pour figurer cette ellipse de dissimulation, vous utiliserez le flashback…

Je vous ai perdu hein ? Reprenons l’exemple de « 6ème sens » pour vous expliquer ce qu’est une ellipse de dissimulation. La rencontre entre Bruce Willis et le petit garçon se fait dans le salon de la mère du garçon. Celui-ci ouvre la porte d’entrée, entre dans la pièce et monte. Willis et la mère sont là et le regardent monter (ou il dit bonsoir et il y a un cut…je ne me souviens plus) bref, l’important c’est que la séquence commence à l’arrivée du garçon. On peut donc croire que Willis et la mère viennent de discuter et que l’entrée du garçon dans la pièce les a arrêté dans leur discussion. Grâce au Flashback de la révélation, nous comprendrons qu’en fait c’était une ellipse de dissimulation, vu que Willis est un fantôme, il n’a pas pu parler avec la mère… (CQFD).

Je crois sincèrement qu’il faut regarder plusieurs films utilisant ce système de Hareng rouge ou de retournement final pour voir toutes les possibilités et toutes les ficelles qui ont déjà été utilisées.

Pour que vous puissiez passer un week-end studieux, tout en vous faisant plaisir, voici une liste de films ou les harengs rouges et les retournements finaux sont (pour moi) une mine d’or.

–       Usual suspect

–       Fight club

–       Les autres (qui joue à font sur l’exploitation du mystère !)

–       The game

–       Shutter island

–       Seven

–       Dark city

–       Saw

Il y en a beaucoup d’autres mais c’est une petite sélection perso. J’aurais aussi pu vous parler de psychose, memento etc…

Si vous décidez d’utiliser cette technique, faites attention de ne pas perdre le spectateur en voulant faire trop compliqué ou en cachant trop d’éléments importants du récit (dans des ellipses par exemple).

J’espère que cet article sur : le hareng rouge, vous a plu. N’hésitez pas à me poser des questions au bas de cet article.

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A bientôt,

Tom

À PROPOS DE TOM WEIL

Je m’appelle Tom Weil, je suis assistant réalisateur pour le cinéma et la télévision et comme vous pouvez vous en douter je suis passionné de cinéma depuis tout jeune. J’ai crée ce site il y a presque 3 ans maintenant pour vous apporter mon aide…

Comments on this entry are closed.

  • Tommy

    Le premier film qui m’est venu à l’esprit est Fight Club, où Fincher s’amuse d’autant plus avec nous, en parsemant tout le long du film, des clefs de compréhension. La plus amusante et moqueuse à mon sens, ce sont les images quasi subliminales de Tyler au début du film, qui s’incruste dans le quotidien endormi de Jack.

  • maria

    Bonjour bis TOM,
    Hier, sur ARTE, « Les diaboliques », que j’ai visionné il y a bien du temps. Je me suis souvenue de l’histoire. Maintenant que tu m’as appris le cinéma, j’ai su depuis le début que Henri-Georges Clouzot nous pêchait…un hareng rouge, LOL. Es-tu d’accord ?
    Un film formidable, même s’il date !
    Bonne fin de journée de
    ☼ ) maria.

  • Thomas Morin

    Doit on dévoiler le retournement final lors de notre résumé ou synopsis, ou doit t’on pousser le producteur ou réalisateur a lire jusqu’au bout le scénario ?

    • Bonsoir Thomas,

      pour un long métrage oui. Pour un court non. Mais il est préférable de donner un traitement.

      A bientôt,

      Tom

      • Thomas Morin

        Merci pour ta réponse, mais qu’entends tu par traitement ? ( désolé je suis vraiment novice )

        • Bonsoir Thomas,

          Je te laisse le découvrir en lisant l’article sur le sujet. Tu le trouveras dans l’onglet : Articles.

          A bientôt,

          Tom

  • Amy PARADIS

    Je teste moi même si j’ai compris parce qu’il faut que je vous dise, depuis que j’apprends le 7 èm Art sur ce blog, il n’ ya que le Hareng rouge qui m’a filé une migraine. C’est trop wow (mon cerveau en a prit un coup pour comprendre. Si j’y suis bien sûr) pourtant je connais ce genre de films ou je me fais arnaquer jusqu’à la fin. Je pars d’un exemple Tom. Veuillez me dire si oui ou non j’ai commencé à comprendre cette technique du twist. E.g La famille du Gouverneur est prise en otage, le Gouverneur, sa femme, ses enfants, la nounou. Les ravisseurs exigent 5 000 000 £ avant la libération de ceux ci au gouvernement. Ils sont maltraités, terrorisés, et traumatisés tous autant qu’ils sont. Et même que la nounou est tué en direct sur internet pour prouver leur sérieux. Les 5 Million réunie la famille est libre et rentre à la maison. 1 heure après la mère s’isole dans la salle de bain et appelle des gens. Oups!!!! C’était elle qui tirait les ficelles depuis le début. Cette mère de famille est en effet une femme révoltée par des nombreuses maltraitances et infidélités de son époux… Imaginez la suite. Pouvons nous parler de Hareng rouge ici???
    Merci

    • Bonsoir Amy,

      En quelque sorte, c’est un retournement final. Le hareng rouge nous fait aller dans une direction puis nous prend complètement à contre pied…

      Dans ton exemple c’est un peu léger.

      A bientôt,

      Tom

  • jonas savineau

    merci pour ces infos, et j’ai hate d’en entendre d’avantage sur ce projet….

    Jonas

  • Thomas D

    Un film que personnellement j’ai adoré, et qui méritait vraiment de passer sur grand écran, c’est « Papillon noir » de Christian Faure, avec Eric Cantona, et Stéphane Freiss.
    Il utilise le même principe. C’est un jeu terriblement angoissant, ou personne n’est celui qu’il prêtant être, et qui nous tient en haleine jusqu’au bout, où on se sent un peu berner d’ailleur! je le conseil vraiment

  • Evan

    Super, une technique que je pourrais utiliser dans un de mes prochains courts-métrages !

    Ah et comme toujours j’ai ma petite question à te poser, sur la première page du site il y a écrit que tu n’acceptes plus de scénario (pour les lire), mais d’après le commentaire de cinemacam il se pourrait tu est repris la lecture de scénario ou je me trompe ?
    Parce que j’ai comme projet de t’envoyer le scénario auquel je réfléchis pour le film dont je t’ai parler dans le dernier article.
    Voilà voilà c’est tout ce que j’ai à dire, je sais que mes commentaires sont faits un peu à « l’arrache » mais je ne n’ais souvent pas trop de temps.

    Merci et bientôt,

    Evan

    • commentfaireunfilm

      Bonjour Evan,

      Oui j’ai repris la lecture des scénarios mais de ceux que j’ai reçu en novembre et décembre…

      J’invite tous les autres à me faire une demande/ de l’envoyer en février ;o)

      Envoi moi un mail début février avec ton projet à : projet@commentfaireunfilm.com

      précise dans l’objet que c’est un court métrage et que tu as posté une demande ici.

      Tout ce que je demande en échange c’est de mettre un commentaire sur le scriptdoctoring que j’aurai fait, pour dire si tu as trouvé cela pertinent et si ça t’a aidé…ou pas.

      A bientôt,

      Tom

  • jonas Savineau

    oups!je n’avais pas vu ces articles concernant le storyboard…merci beaucoup!!!et continuez ce blog, il est super!!!

    Y a t-il possibilite d’y voir naitre un jour un forum?je ne sais pas si c’est gerable…car je me dit que beaucoup de passionnes visitent ce blog donc pourquoi pas se retrouver sur un forum pour parler de divers projet…et peut etre pourquoi pas monter une equipe pour un court metrage…(ca fait beaucoup de pourquoi pas dans la meme phrase…)mais c’est juste une idee…;)

    Jonas

    • commentfaireunfilm

      Bonjour Jonas,

      Si les articles t’on plu j’en suis heureux ;o) Non pas de forum sur « Comment Faire Un Film » ça serait beaucoup de travail en plus pour moi, car il faudrait un modérateur. De plus les forums sur le cinéma fleurissent et on y trouve tout et n’importe quoi (surtout sur comment écrire un scénario). Mais il y a de bon forum comme : vidéastes amateurs et cinéastes et cinéma.

      En revanche je travaille sur un projet pour aller plus loin avec vous…j’aimerai mettre ça en place dans le premier semestre 2014.

      A bientôt,

      Tom

  • Elise

    merci pour tout! J’ai 14 ans et vos fiches sont hyper compréhensibles même pour moi! 🙂

    • commentfaireunfilm

      Bonjour Elise,

      Merci pour tes compliments, c’est le but de ce blog que d’être facile d’accès ;o) N’hésite pas à partager le site autour de toi (réseaux, amis etc…) c’est le meilleur moyen de me remercier et de garder « Comment Faire Un Film » toujours gratuit ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • jonas Savineau

    bonjour tom,

    je pense que Shyamalan adore ce genre de procede (le village, le 6eme sens….), je pense que c’est un travail difficile…est-il plus facile de commencer a ecrire l’histoire par la fin?
    Pourrais tu aussi(quand le temps te le permettra) faire un article sur le storyboard?
    Merci encore pour ce site!

    Jonas

    • commentfaireunfilm

      Bonjour Jonas,

      Je partage ton avis sur Shyamalan ;o)
      Après commencer l’histoire par le début ou la fin, c’est une question de méthode de travail. Tout ce qu’il faut te dire c’est que tu dois avoir le début si tu commence par le fin et la fin si tu commence le début. Commencer à écrire « au petit bonheur la chance » en se disant que la fin ou le début viendront tout seul est un mensonge ;o)

      A bientôt,

      Tom

      ps : pour l’article sur le storyboard, il en existe déjà un. Mais si tu as une demande particulière je t’écoute ;o)

  • Kaladji Diomande

    Bonjour Tom,
    toujours aussi passionnant. Bravo et merci !
    Une question? Serait-il possible d´aborder aussi les techniques d´adaptation de
    livre ou de roman au cinema?

    • commentfaireunfilm

      Bonsoir Kaladji,

      Merci pour les compliments ;o) je tente de te faire cela d’ici la fin du mois de janvier ou début février ;o)

      A bientôt,

      Tom
      Tom

  • Patrice BOUVRY

    Bonjour et merci pour cet article !
    Pour « 6ème sens », je me souviens avoir compris le « subterfuge » dès le début, à cause de l’atmosphère dans laquelle Bruce Willis est filmé.
    Donc attention avec ce procédé car si il est décelé, il retire tout le plaisir du spectateur et c’est pour çà, par exemple, que je n’ai jamais été intéressé à revoir ce film !
    La hareng rouge m’a paru plus efficacement utilisé par Giuseppe Tornatore dans « Cinéma Paradiso » car il a misé sur la capacité de mémorisation du spectateur. Le souvenir de la séquence où Alfredo (Philippe Noiret) promet à Toto de lui garder les morceaux de pellicule (censurés par le curé), est dilué par le déroulement de l’histoire elle-même !
    Même si durant le film, on aperçoit par 3 fois la boîte peinte en bleu de la bobine, la révélation finale de son contenu (en projection privée par Toto devenu adulte et cinéaste) devient émotionnellement gratifiante …
    A découvrir si ce n’est déjà fait et surtout à bien analyser en profondeur !!!
    Bonne année à tous 🙂

    • commentfaireunfilm

      Bonsoir Patrice,

      De rien ;o) Je me souviens mal de « cinéma paradiso » que j’ai pourtant vu deux fois…il y a très longtemps.

      Et je ne me souviens pas du tout d’un twist, de fausses pistes…Je me rappelle d’un « mot » caché sous un tas d’autres…je vais essayer de le revoir.

      Pour 6 ème sens, bravo, je me suis fait avoir ;o) Je te rejoins sur ce que tu dis, si le spectateur grille le truc tout de suite, c’est mort ! le film tombe à plat.

      A bientôt,

      Tom

      Ps : n’hésite pas à partager le site et ses articles avec tes réseaux ;o) c’est le meilleur moyen de garder le blog gratuitement en ligne et me remercier ;o)

      • Patrice BOUVRY

        Bonsoir Tom et merci pour ta réponse !

        (En effet, pour « Cinema Paradiso », il s’agit plus d’un « brouillage » de piste que d’une fausse ! Mais à la scène finale, il reste l’impression de recevoir tout le pourquoi du film à la figure ! La même claque que toi !!! Tornatore a été plus prudent et n’a pas fondé toute l’intrigue dessus !!! Il l’a fait pour la surprise du chef 🙂 en commettant l’exploit que la mémoire du spectateur se charge elle-même de l’ellipse de dissimulation !)

        Pour le partage, c’est ok à chaque occasion, sachant que j’arrive moi-même sur la recommandation d’un inscrit !

        • commentfaireunfilm

          Bonjour Patrice,

          Oui je me souviens plus d’un brouillage de pistes. Mais je vais essayer de le revoir ;o)

          Merci pour le partage, je suis content que le procédé fonctionne et j’espère que tu n’es pas déçu par le contenu du blog ;o) Je vais d’ailleurs tenter de faire un petit sondage sur vos attentes ;o)

          A bientôt,

          Tom

          • Patrice BOUVRY

            Pas du tout déçu !!! Très profitable !!! J’ai déjà abordé tout çà et continue d’approfondir ! C’est une passion de toujours et j’apprécie grandement ta démarche de partager ton expérience pour initier autrui et notamment notre jeunesse que je soutiens et défends contre vents et marées !!!
            Je précise que j’étudie surtout sous l’angle de la métaphore ! Je cite Cinema Paradiso pour spécifier que le hareng rouge peut également servir l’émotion au delà de l’intrigue !
            Que la claque ne relève pas seulement d’une révélation soudaine mais aussi de la dimension émotionnelle !
            Mais ok pour ne pas déjà compliquer la tâche de nos amis néophytes !

          • commentfaireunfilm

            Bonjour Patrice,

            C’es effectivement un point important que tu soulèves. Il est vrai que souvent cette « décharge » émotionnelle qui peut procurer un Hareng rouge est souvent mise de côté.

            Mais pour une première approche de cette technique il ne faut pas brouiller ou plutôt compliquer les choses ;o)

            A bientôt,

            Tom

  • Ismaël Elmesbahi

    Bonjour Tom,

    Super article, je savais pas que le twist s’appelait également le « hareng rouge ». Il y a une raison? Sinon comme hareng rouge je dirais « Old boy ». Comme il mange un hareng rouge dans le film.
    Ah non c’est un poulpe vivant si je me souviens bien, c’est pareille lol.

    Sinon j’ai envoyé mon film au Bifff, là j’attend la réponse. Je croise les doigts 🙂

    Passe une excellente journée et surtout j’espère que les belges ont été accueillant 😉

    Ismaël

    • J’ai fouillé un peu mais il semble que l’origine de l’expression soit inconnue 🙂 L’expression est utilisée au delà du cinéma, par exemple en philosophie il désigne un « sophisme, erreur de raisonnement, fausse piste ».

      Il y a un plat de poisson portant ce nom nom, aussi nommé « Kipper », dont Wikipédia dit que c' »est un poisson (généralement un grand hareng ou un saumon)
      entier qui a été fendu en deux de la tête à la queue, aplati,
      débarrassé de ses arêtes, salé et à peine fumé (à froid), ce qui lui
      donne une couleur rouge. » et dégagerait une forte odeur. Certaines sources disent que l’expression pourrait venir du domaine de la chasse, où des harengs rouges auraient parfois été utilisé au 19ième dans l’entraînement des chiens de chasse: leur forte odeur aurait eu tendance à détourner les chiens de leur cible, il fallait donc leur apprendre à s’abstraire de ce leurre et se concentrer sur l’odeur du gibier.

      Un nom amusant en tout cas 🙂

      • commentfaireunfilm

        Bonsoir Cinémacam,

        Je pencherai pour le sophisme ;o) Mais le coup des chiens est pas mal ;o)

        J’ai lu ton scénario, j’espère pouvoir t’envoyer mon analyse d’ici la fin de la semaine ;o)

        A bientôt,

        Tom

    • commentfaireunfilm

      Bonsoir Ismaël,

      Comme quoi on peut en apprendre tous les jours ;o) Pour moi le hareng rouge est un sophisme, en philosophie c’est une erreur de raisonnement logique, détourne l’attention du véritable sujet en question…En anglais le hareng rouge ce dit : Red Herring.

      Old boy est aussi un très bon exemple…je n’ai pas vu le remake US d’ailleurs (est il sorti ?).

      Tiens moi au courant pour le Bifff ;o)
      Oui, les belges sont tops ;o)

      A bientôt,

      Tom

      • Sérieux, ils vont faire un remake US de « Old Boy »?? Ouch…

      • Ismaël Elmesbahi

        Bonjour Tom,

        Je n’ai toujours pas de nouvelles du Bifff, enfin quand j’entends autour de moi que les gens ont eu des budget de 3000 euros et moi 80 euros oui c’est pas la même chose lol :). Mais je suis content du résultat et bon je l’enverrai à d’autres festivals et ça me fait une carte de visite :).

        Oui on est au tops les belges (enfin pas pour tout lol).

        Oui Spike Lee à fait le remake d’Old boy et il l’a appelé Oldboy (oui en un mot ça change tout lol). Je sais qu’aux USA l’ors de sa sortie ce ne fut pas un carton, peut-être qu’il est bon je ne l’ai pas vu et il est sorti en tout cas en France.

        A bientôt 🙂

        Ismaël

        P. S. En attente du prochain article 🙂

        • commentfaireunfilm

          Bonjour Ismaël,

          Le budget c’est une chose ! Le manque d’argent pour parfois être un bon moteur pour favoriser la débrouille et l’artistique. De plus le talent ne s’achète pas, un mec avec 3 millions d’euros peut faire une merde, là oû un mec talentueux fait un chef d’oeuvre avec presque rien ;o)

          Je ne savais pas que le remake était déjà sortie ;o) je vais voir ça.

          Tiens moi au jus pour ton court et pourquoi pas m’envoyer un lien pour que je le ragerde un de c’est quatre….

          A bientôt,

          Tom

          • Ismaël Elmesbahi

            Bonjour Tom,

            Je vais t’envoyé le liens sur ta boite mail, car il est sur viméo avec un code (le bifff demande de pas le mettre genre sur youtube comme tu t’en doutes lol). Tu me diras quoi 🙂

            Je suis d’accord pour le budget, mais faut avouer que bon en avoir un (plus de cent euros lol) c’est bien lol. déjà pour payer les personnes qui se donnent pour toi.

            Surtout en Belgique c’est la catastrophe donc un peu d’argent fait pas de mal lol 🙂

            A bientôt 🙂

            ismaël

  • maria

    Bonjour Tom,
    Je pense avoir compris…
    Le « truc » est là pour créer le suspense, je pense…
    Dans les polars, il y en a pas mal. Le problème, c’est que souvent je les détecte avant la révélation ! LOL
    Hitchcock – Pardon, j’aime les vieux films, LOL ! – en « pêche » dans pas mal de ses films, il me semble…Dans Rébecca, il utilise un grand espace entre l’instant où Maxime de Winter paraît vouloir se suicider du haut d’un rocher de la Côte d’Azur et le dénouement dans les Cornouailles. Le « jeu » de la gouvernante nous égare, et l’ambiance du château aussi.
    Justement, quelque chose m’est difficile…dans la rédaction de mon scénario, je veux dire en suite dialoguée.( dont j’ai fait un essai, le traitement complet étant relativement facile à rédiger ).
    Ma difficulté, c’est l’exposition, qui doit être une introduction, qu’on peut presque qualifier de prémices; le mot plus juste serait commencement.
    Mon protagoniste doit montrer la suite, pas trop, mais assez quand même.
    J’utilise de nombreuses séquences dans un insert, qui doit amener la suite toute proche, et ce qui sera développé dans l’acte 2., qui amènent au dénouement ou climax.
    Je m’en sors avec les flash-back, dans le présent où il se trouve, sauf que c’est déjà un nouveau présent, le film étant écrit en flash-back.
    Mon protagoniste doit tenir compte de tout ça.
    Il expose tout mais dans un méli-mélo, pour éveiller le spectateur et l’endormir dans le flouté, la confusion des souvenirs, en désordre. À un moment, il remettra à l’endroit.
    Après, le protagoniste principal, sème des cailloux hors piste, sans le montrer vraiment.
    C’est ça le  » truc  » ?
    J’en ai trop dit…ou pas assez. LOL
    J’adore cet article !
    Merci, Tom!
    Bon dimanche !
    PS: sur ARTE, je vérifierai en visionnant un film que j’ai adoré: « Casque d’Or « .
    Je sais, c’est un vieux film… Déjà dit ! J’adore !!!

    • commentfaireunfilm

      Bonsoir Maria,

      Le twist le plus connu d’Hitchcock se trouve dans Psychose.
      Pour ta question…je ne peux pas te répondre car ton explication est un peu compliqué. Mais ça a l’air d’être ça ;o)

      A bientôt,

      Tom

      • maria

        Bonjour TOM,
        Mais oui, c’est ça…!
        D’abord une parenthèse.
        ( Celui qui remettra à l’endroit, s’il le veut, en mettant la vidéo sur retour, c’est le spectateur !
        Quand j’ai écrit  »il » , ce n’est pas mon protagoniste !)
        Dans le « commencement » de mon histoire, j’amorce le poisson LOL, puis je le fais frétiller dans le développement, pour le faire s’échouer, chuter sur la berge, mort.
        Du coup, la structure de mon film m’apparaît plus claire que l’eau de roche ! LOL
        J’avais oublié, depuis le temps que je sèche sur cette structure…
        Pour en revenir à Hitchcock, oui, « Psychose » est son meilleur exemple de twist , ( à ne pas confondre avec twitt, remis au goût du jour ! ). J’ai cité Rébecca parce que j’en étais à réfléchir sur ma fiction et que je l’ai visionné plus récemment.
        Ça me revient.
        Hitchcock nous égare depuis le début sur la cliente du motel; elle aurait volé des dollars à son patron pour vivre une vie plus confortable avec son amant. Or, à la fin, on comprend qu’elle n’est en rien voleuse.
        Trop tard Norman l’a assassinée.
        Hitchcock sème des petits cailloux, qui pourraient nous mettre sur la voie. J’ai déjà remarqué ici, qu’il montre en plusieurs fois, que Norman est taxidermiste.
        N’empêche qu’il nous tient au bout de sa ligne, Hitchcock.
        On reste bouche bée, pas comme un hareng, mais bien comme une carpe.
        En tout cas, on gobe bel et bien le… hareng rouge !
        N’empêche que c’est grâce à toi, Tom, que je sais lire les films, autrement …
        Merci et bonne journée.
        PS. Casque d’Or n’emploie pas de twist. Du suspense, oui.
        Je me souviens que lorsque je l’ai vu pour la première fois, je me suis révoltée contre la peine de mort.
        Maintenant, la guillotine ne sert plus.
        N’empêche que ce vieux film reste un témoin du passé, pas le plus glorieux…
        Cordialement.

        • commentfaireunfilm

          Bonjour Maria,

          Voir les films autrement scénaristiquement c’est déjà un bon début. Remarquer les ficelles ou les trucs d’auteurs te permet d’apprécier ou de ne pas adhérer plus vite à un film. Après, une fois que tu maitrises le langage de la caméra, les films peuvent devenir un enfer à regarder. On voit l’envers du décor tout de suite, on se demande pourquoi il a utilisé cette focale, ce mouvement ou je ne sais quoi d’autre.

          Et je ne te parle pas des films sur lesquelles tu bosses lol

          A bientôt,

          Tom

          • maria

            Bonsoir TOM,
            Oui, je comprends ton point de vue.
            Tu sais manier une caméra.
            Ce doit être difficile de ne pas voir les défauts.
            J’ai beau imaginer le travail sous-jacent de l’équipe, grâce à toi, LOL, j’ai beau connaître les petits trucs du scénariste, le bon film, la belle histoire me font toujours autant d’effet !
            Pour Casque d’Or, j’ai revu la belle histoire d’amour entre une prostituée et Reggiani, pris dans l’engrenage du  »milieu » des proxénètes.
            L’injustice pour certaines vies..
            Bonne soirée.
            J’efface mon cafouillis cafouilleux pour ne laisser que le premier essentiel, pour te le poster. Y’en a des pages et des pages de résumés qui ne me satisfont pas.
            Bonne soirée.
            Cordialement.

          • maria

            Bonjour TOM,
            Je crois que la place de ce commentaire est la bonne, puisque ton article, est spécialement étudié pour les scénaristes.
            Et ce que tu dis de tes déceptions quand tu regardes certains films, me conforte dans l’idée qu’un scénar a beau aller vers le plus que parfait possible, chose évidemment impossible, rien ne remplace sa réalisation par une équipe de cinéma, qui a l’oreille, qui a l’œil, entre autre celui de la caméra, celui des acteurs, du metteur en scène, pour transposer, et aussi transcender ce qu’un texte avec des mots ne peut faire.
            Je pense à mon introduction…
            …cet écheveau de fils embrouillés dans un insert de souvenirs, d’anticipations, qui se dénouent petit à petit dans le développement, et se dénouent complètement au…dénouement.
            C’est ce qui m’a été le plus difficile à mettre en aboutissant.
            Une phrase me vient à l’idée, noyer le poisson, en pensant au hareng rouge, lol.
            C’est ce que j’ai fait, hier, dans un premier temps à propos du pitch, plus concis que celui déjà envoyé.
            Figure-toi, que j’y ai mis des exemples.
            Or, cela t’encombrerait l’esprit. J’ai nommé en toutes lettres mon hareng rouge ! ( doublé en plus ! )
            Il vaut mieux que tu aies un jour, le déroulement complet de l’histoire. Et si tu ne voyais pas de suspense, si j’en disais trop ou pas assez, dans cette introduction?
            Auparavant, je t’envoie le pitch, concis et brut de décoffrage ! lol !
            Il s’élargit dans ce que j’ai nommé pitch, qui devient synopsis, légèrement plus complet que celui de la PJ, que tu as déjà reçue, donc.
            Je m’arrête-là, dans mon envoi.
            Merci, encore. Et à bientôt dans la boîte mail du blog.
            PS. Je me trouve bien naïve, comparée à tous ceux qui ont compris, il y a belle lurette, ce qu’est ce twitt et pire, qui l’ont détecté dès le début.
            Alors, mon scénar…
            Pourtant, si je me souviens bien, c’est ce qui m’a enthousiasmée d’être arrivée à la chute.
            Au moins… ne pas faire rire dans un absurde ne convenant pas au genre de cette fiction.
            Cordialement.

          • maria

            Bonsoir, Tom,
            Allez, comme promis, je lance mon pitch, bien plus court que celui déjà envoyé.
            Le synopsis s’amorce dans le pitch plus étoffé.
            Mais le complet n’est pas au top.
            Que je commence à tel point d’ancrage ou à tel autre, les fils conducteurs restent enchevêtrés, sans se relier entre eux alors que le traitement à l’endroit, puis à l’envers marchent.
            Je crois que c’est parce que je l’ai tant et tant remanié, qu’à la fin, j’y trouve moins d’intérêt.
            Je vais m’occuper davantage du traitement.
            Merci de me lire.
            À bientôt.
            Bonne soirée.

          • commentfaireunfilm

            Bonjour Maria,

            J’ai bien reçu ton (tes) mails ;o)

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Bonjour Tom,
            Merci ! Mais, tu as vu… un aurait suffi !
            Le soir, ce n’est pas mon moment ! LOL
            J’ai les pensées plus claires le matin.
            Je n’ai pas toujours le temps de travailler, ou plutôt de me faire plaisir en écrivant, à ce moment-là.
            J’ai compris pourquoi je ne peux pas encore écrire le synopsis avec structure.
            Tu comprends, des harengs, il y en a  »au moins » un, c’est le plus difficile à faire gober.
            Pour cela, je fais quelques redondances, pas trop, mais je dois en faire assez.
            En somme, ce sont les petits cailloux comme dans un jeu de piste.
            C’est là que ton regard tout neuf, (enfin, parfois, je dévoile mes petits secrets, LOL ) sur le traitement, va m’éclairer.
            J’aurai ensuite des questions à te poser, pour découper en séquences.
            En particulier, je vois au moins deux plans-séquences. Je n’en suis pas certaine.
            J’en ai vu un, dans le film, « Dans ses yeux », une partie de foot.
            Ceux que je prévois ne sont pas si « grandioses »…moins détectables pour moi.
            Comme quoi, sans tes articles, je n’arriverai pas à me poser des questions, ni à découper convenablement ce traitement en séquencier.
            Bon, j’anticipe. Mais il est évident que sans tes cours, je n’atteindrais pas mon but: l’aboutissant.
            Merci encore, TOM,
            Cordialement.

          • maria

            Bonsoir, Tom,
            Tu vas trouver mon nouveau pitch assez naïf, surtout dans une des trois qualifications de mon héros.
            Il m’a fallu remettre tout à plat.
            Je suis revenue à la toute première réflexion qui me paralysait, pour me jeter à l’eau, il y a déjà huit ou neuf mois.
            Je t’expliquerai si tu as besoin de comprendre, ou si ça te… sidère.
            Tu sais, pour une novice, ça n’a pas si évident que ça, de me mettre de l’autre côté de la barrière.
            Et puis mon twist est plus simple que tout ce que j’ai pu lire dans tes analyses et dans celles des commentateurs du blog.
            Il faut dire que mon travail n’a pas le destin d’un suspense, ni d’un polar, ni d’un film à sensations fortes.
            Si je reviens ce soir, c’est que j’ai relu ce que j’appelle le traitement, soit l’histoire, avec le style indirect.
            Ce pourrait être le synopsis, que l’on nous demande.
            Cette histoire est plate, avec des paragraphes, comme dans n’importe quel récit.
            Il manque tant de choses !
            Mais le synopsis sur lequel je planchais a une structure réfléchie; il est beaucoup plus « accrocheur » .
            Il a davantage de relief.
            Je pense y arriver.
            J’ai fait l’essai de la  »suite dialoguée » à certains endroits,
            Les séquences qui suivent la première, ont été difficiles à mettre au point. Le seront-elles ? C’est l’imbroglio des fils rouges, et même le fil du hareng de la même couleur ! LOL
            Mais, quelle différence entre les deux  » récits » !
            C’est là que j’ai vraiment compris que j’ébauchais le séquencier.
            Pour un paragraphe, je dénombre XXL petites séquences, utiles pour embrouiller le spectateur.
            Le mettre dans le même tourbillon que mon héros, qui doit être « digne » des deux autres épithètes dus, à sa fonction.
            En faisant des petits sauts de ligne, les séquences m’apparaissent nettement.
            C’est plutôt ce travail là que j’aimerais que tu lises, quand tu pourras.
            J’aurai besoin de toi, encore une fois, et encore d’autres fois, sauf si tu trouves que j’abuse à la fin.
            J’y crois tant à mon travail !
            Cordialement.
            Et bonsoir à tous.

          • maria

            Bonjour Tom,
            J’ai dû avoir un petit coup de blues hier.
            À propos de ma naïveté. Je maintiens le mot désignant une face de mon héros et pour moi, le mot naïveté.
            Je pense que tu me « connais assez » et que tu as saisi ce que je voulais te dire.
            J’ai relu cet article, sur le hareng rouge.
            Tu parles d’accrocher le spectateur, ou d’amorcer l’histoire… Ce qui revient au même.
            Et moi, je parle de synopsis accrocheur.
            Ce qui m’est le plus difficile, c’est ce nœud qui accroche… l’hameçon.! LOL.
            Et il me faut l’insérer au bon endroit, après la séquence 1.
            Je dois donc tenir compte de l’avant film, de l’avant séquence 1, de la suite proche, de la plus lointaine, tenir compte de la respectabilité et la dignité du héros, et évidemment du climax ou dénouement.
            Il doit aussi se montrer le plus sincère possible.
            Eh! bien, c’est ce gros nœud qui décale la structure, et c’est ça qui complique la rédaction de ce synopsis avec structure.
            J’ai bien compris depuis longtemps.
            Le problème réside dans le rédigé clair. Je le laisse de côté ou presque.
            Je me demande si je ne suis pas en train de dire la même chose, autrement. Et si je radotais ? LOL
            Pardon Tom, si ça se trouve, tu es en Bretagne.
            Je ne veux pas te compliquer la tâche.
            Je voulais éclaircir mes idées.
            Cordialement.

            .

          • maria

            Bonjour, TOM,
            Eureka !
            Je ne veux pas qu’on dise « C’est du cinéma « !!!
            Comme toi, tu veux faire passer le Beau, par tes images, moi, je veux faire passer, un autre Beau: mon message final, passant par ma théorie.
            Ce qui m’a fait hésiter, m’a empêchée d’avancer, je l’ai compris dans cette phrase; que j’ai formulée par écrit:  » faire avaler la pilule au spectateur. »
            Horreur !
            (je sais, je suis emphatique, et je suis dans une épopée pour écrire mon scénario ! )
            Or, c’est tout à fait contraire à mon enjeu.
            Et ce qui m’empêchait d’avancer, ce sont mes scrupules, toujours mes scrupules !
            Le cinéma a des moyens pas jolis, jolis, en coulisses, comme je l’ai vu quand tu nous en montres le déploiement.(toutes ces machines pour le travelling ou autre.)
            Comme Cinémacam l’a dénoncé dans son expérience.
            Le hareng rouge, n’est pas un moyen joli, joli pour le scénariste.
            Mais le cinéma a un moyen beaucoup plus fort, plus noble : son but.
            Il est le moyen de faire sortir le spectateur de son quotidien, en le faisant rire, réfléchir, en lui donnant des sensations fortes et tant d’autres choses…
            Le film, est un miroir à tant de facettes…
            Pour l’auteur, c’est aussi un moyen de se libérer, de donner un sens à sa vie, et de donner l’espoir, et tant de choses innombrables.
            Tout ça, je le savais.
            Mais pour donner tout au spectateur, tout ce l’on veut offrir, le chemin est difficile, mais il faut toujours garder en point de mire son idéal.
            Tout ça est explicite dans ce blog, si on lit les 10 étapes du scénariste, si on lit les moyens techniques du cinéma, les master class, si on suit les conseils d’ analyse des films et tout et tout.
            Eh ! Bien, TOM, ton blog est …formidable ! Oui, formidable … LOL
            À dimanche, à toi et à tous.
            Merci, TOM
            Cordialement.
            PS. Ce premier polar de la série que tu viens de tourner en partie en Belgique, quand le verrons-nous sur ARTE ?
            J’ai aperçu son titre: « Jamais seul(s)  » ???
            Pardon si j’écorche.

          • commentfaireunfilm

            Bonsoir Maria,

            Je vais revenir vers toi très vite, je viens de lire le document que tu m’as envoyé.

            Pour répondre à ta question, le téléfilm s’intitule (pour le moment) « jamais seuls » réalisé par Virginie Sauveur et il sera sûrement diffusé sur ARTE entre novembre et décembre l’année prochaine.

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Bonsoir TOM,
            Ouille ! C’est loin, dans presque un an !
            Merci de bien vouloir me lire.
            Revenir ici, m’a fait évoluer quelque part, dans le pitch s’ouvrant en synopsis.
            En fait, j’ai retrouvé des écrits qui datent…
            J’ai zappé à cause de mes craintes, de mes doutes.
            Oui, à bientôt.
            Je corrige quelques paragraphes-séquences du traitement complet de l’histoire.
            Cordialement.

          • maria

            Zut ! Je l’ai fait le quiproquo entre twitt et twist .
            Ce pourrait être le départ d’un gag !!!

          • Patrice BOUVRY

            Pardon Maria d’interférer mais je voudrais très vite murmurer à l’oreille de Tom que Sergio Leone a dit se souvenir que quand il était petit, le théâtre de guignol ne l’intéressait pas, seul le secret qui se cachait derrière le castelet le hantait ! Pour dire qu’on est appelé à choisir là d’où on veut admirer le grand spectacle 🙂

          • commentfaireunfilm

            Bonjour Patrice,

            ;o) Je suis certain que l’article de dimanche va vous (maria et toi) intéresser.

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Bonjour bis, Tom,
            Je me demande ce qui ne m’intéresse pas ! LOL !
            Du coup, mon impatience sera grande d’ici dimanche.
            Et coucou, Patrice !
            J’interfère assez souvent LOL !
            Je prends beaucoup de place. MDR
            Mais, c’est pour la bonne cause ! …le cinéma !
            Allez! Bye ! @ +++

          • Patrice BOUVRY

            Coucou Maria ! Tu n’es plus seule dans la défense la cause ! (Si, pardon quand-même !).
            Salut Tom et à dimanche ! (Je prévois de recommander le blog à un jeune qui vient de me proposer de lire son scénario et que j’attends de recevoir !)

          • maria

            Coucou Patrice,
            Nous sommes tous là, réunis autour de Tom, dans la défense de la Cause ! Et moi, avec mes limites !
            ♪ Je ne suis jamais seule avec ma solitude ♪ *,justement parce que je suis soutenue ici, mais aussi parce que cette solitude apparente me permet d’écrire !
            Ceci dit, oui, à dimanche !
            À dimanche, Tom !
            (* : Georges Moustaki )

      • maria

        Bonsoir Tom,
        * Plus de 2 ans que je m’embourbe dans les prémices de mon scénar (cf ci-dessus et ci-dessous).
        ( cause: le manque de confiance en moi) =>parano!
        * Enfin, j’y suis arrivée à cette amorce des suspenses ! Même si ce n’est pas un hareng rouge, comme ceux que pêche Hitch. Lui exploite la trouille. LOL ! Pas moi.
        * Et puis, j’ai compris les 2 mondes de mon héros principal.
        Depuis peu, ça je te le dois. ☼)
        * Termine bien ce dimanche.
        * Excuse ces rentrées fréquentes dans ton blog. J’ai besoin d’en parler de mon scénar !
        * Avant, de terminer, une question, STP
        Les personnages dits secondaires ne voient pas le héros les « guetter ».
        Par contre, le spectateur le voit. Il pourrait penser que c’est la jalousie qui le magne. ( triangle amoureux) Or, la suite va prouver le contraire. Même si on ne doit pas le nommer, c’est ça un hareng rouge ? un tout petit hareng !
        Sentiments cordiaux de
        ☼) maria

        • Bonjour Maria,

          Un hareng rouge ou un twist c’est un retournement de situation inattendu. Un retournement qui te fait comprendre que tout ce que tu croyais vrai est en faite faux.

          A bientôt,

          Tom

          • maria

            Merci Tom, je comprends. ☼)
            J’ai vu « Vertigo », hier. Un hareng rouge qui ne m’a pas autant d’effet que « Psychose ».
            J’ai été déçue par la présentation de deux personnages : quelque chose comme…  » moi, je suis constructeur de bateaux, et toi détective « . Déçue par les cheveux trop artificiels de la « première femme » ( la morte ).
            Je savais qu’en 1958, Hitch s’était dépassé, en inventant du matériel exprès pour ce film.
            Bon, l’intrigue est bien imaginée. Au fond, ils tiennent du polar, ses films.
            Bonne soirée à toi.
            ☼) maria

  • Gaël

    Bonjour, merci pour cet article c’est vraiment très intéressant !

    Pour compléter la liste des films je connais un film argentin « les neufs reines » , je pense qu’il en fait parti vu qu’on se fait manipuler par les personnages et à la fin totalement surpris. Je n’en dis pas plus. C’est un film qui faut voir deux fois en tout cas.

    Bonne journée

    Gaël

    • gaël

      on est totalement surpris*

    • commentfaireunfilm

      Bonsoir Gaël,

      Je ne connais pas « les neufs reines », j’ai regardé la bande annonce…je crois qu’il ne faut pas s’y fier d’après ce que tu dis, car elle n’est pas bonne du tout ;o)

      Je tacherai de le trouver,

      A bientôt,

      Tom

      • Gaël

        Bonsoir Tom,

        Oui je viens de voir la bande annonce, je ne l’avais pas vu avant sinon je crois que j’aurais hésiter à le voir, cela donne quelques indices au niveau du genre du film ( au niveau des titres )

        Si c’est possible le mieux c’est de l’écouter je pense en version originale ( espagnol ) et sous titrés en Français.

        Gaël

        • commentfaireunfilm

          Bonjour Gaël,

          sans s’attarder non plus sur le jeu des comédiens qui n’a pas l’air d’être très fin. Je le regarderai en VO ;o)

          A bientôt,

          Tom

  • Lucie

    Comment bien débuter une journée ? Avoir à taper un mot de passe aussi fou pour arriver sur cet article. Rien que ça m’a donné le sourire. Ensuite, bien sûr, c’est un vrai plaisir de lire tes explications, Tom. Bon, avec tout ça, il ne me reste plus qu’à regarder Dark City, histoire de compléter un peu mes connaissances. Parce que même après avoir vu un paquet de films à twist, je reste incapable d’imaginer une histoire du genre.

    PS : en Twist final complètement barré, j’aurais bien cité l’Échelle de Jacob, film assez méconnu qui pourtant gagne à être vu.

    • Ismaël Elmesbahi

      Bonjour Lucie, un très bon Twist dans « Lechelle de Jacob », un de mes films préféré. J’aurais du me lever plus tôt pour en parler lol 🙂

    • commentfaireunfilm

      Bonsoir Lucie,

      Lol je suis d’accord avec toi pour le mot de passe, je le trouve très bien ;o)

      Merci pour les compliments ;o) Si tu n’as pas vu Dark City fonce c’est une bonne série B.

      Je partage aussi ton avis sur l’échelle de Jacob ;o)

      A bientôt,

      Tom

      PS : N’hésite pas à partager l’article avec tes réseaux ;o)