Hansel et Gretel ou comment maitriser son imagination

Maîtrisez votre imagination

Souvenez-vous d’Hansel et Gretel

Je me doute que ce titre  « Maîtrisez votre imagination …  souvenez-vous d hansel et gretel » peut paraître bizarre ;o) La semaine dernière, je vous parlais de méthodes pour stimuler votre imagination. Ce qui est surtout ressorti de cet article, ce n’est pas que vous aviez besoin de stimulation mais plutôt de réussir à libérer votre imagination. 

Vous devez vous servir de tout ce qui vous entoure pour commencer à écrire ou alimenter vos histoires.

maitriser son imagination

alphaspirit/ shutterstock

Pourquoi cet article cette semaine ?

Le commentaire de l’un d’entre vous m’a interpelé et est à l’origine de cet article.

Il disait en substance : « Je n’ai pas de problème d’imagination, bien au contraire même. J’en ai tellement que je commence à écrire le scénario puis une autre idée me vient. Je décide donc d’abandonner la première idée pour me consacrer à la seconde et ainsi de suite ».

Ma première réaction a été de lui demander s’il voulait vraiment connaître la réponse…Ce lecteur m’a répondu qu’il ne devait sûrement pas être fait pour être scénariste, alors autant que je lui dise tout de suite.

Vous commencez à me connaître et vous savez bien que je ne dirais jamais une telle chose. En revanche, lorsque je lui demande s’il veut vraiment connaître la réponse, ce n’est pas anodin.

Parfois on pose une question et on connaît déjà la réponse…on ne veut pas se l’avouer. Et puis, on pose la question car c’est plus simple que quelqu’un nous dise ce qui ne va pas plutôt que s’auto analyser. Parfois, nous ne sommes pas prêts à entendre la réponse ;o) Je ne dis pas que c’est forcément le cas de notre lecteur ! Mais il fallait que je lui demande s’il voulait vraiment connaître ce que je m’apprête à vous dire.

Au fond, je suis certain que ce futur scénariste ou collègue (qui sait !) n’est pas le seul à vivre ce problème. J’ai analysé pas mal de scénarios durant l’année et le temps que je leur envoie mes observations ils étaient déjà passés à un autre scénario.

Et Hansel et Gretel dans tout cela ? Un peu de patience…

 

C’est parti !

Avoir une imagination débordante c’est une chance extraordinaire. Encore faut-il savoir la contrôler. Au delà d’appliquer des techniques pour la maîtriser, il faut surtout se demander pourquoi on passe d’une idée à une autre sans avoir terminé la première.

La réponse est évidente : C’est plus facile que d’aller au bout !

 

Ecrire…c’est voyager en nous

Vous ne me trouvez pas clair ? C’est très simple : changer d’idée tout le temps, sans prendre le temps de traiter la première idée jusqu’au bout nous évite de nous mettre en danger. Changer d’idée nous évite d’être confronté à nos propres limites, manque de technique, aux difficultés ainsi qu’à la portée de notre idée, est-elle viable ou pas ?

Il est facile de commencer une histoire car nous sommes transportés par l’adrénaline qu’elle nous procure et la multitude de possibilités qui s’offre à nous. Mais une idée n’est bonne que si elle tient la route et surtout la longueur.

Je vous le dis depuis le début de ce blog, avoir de bonnes idées ne garantit pas de faire de bons films. Car c’est le traitement de cette idée qui fait que votre scénario sera différent des autres et qu’il sera formidable.

Sauf que pour traiter une idée il faut se mettre à poil. Il faut se mettre à travailler et ça c’est le plus difficile. Je me répète, il faut tenir la longueur ! Le fait de passer d’une idée à l’autre nous donne la sensation de toujours travailler…D’être prolifique. Or il n’en est rien. Vous pouvez commencer à écrire 30 idées, 30 débuts de scénarios…A la fin vous n’aurez rien écrit. Car 30 débuts de scénarios ne feront jamais un scénario en entier.

maitriser son imagination

ImageFlow/ shutterstock

Alors c’est quoi la solution ?

Lorsque l’on se met à écrire un scénario où que l’on commence à exploiter une idée, il arrive souvent que notre cerveau fasse des associations d’idées. C’est ce qui nous entraîne sur d’autres pistes. Je crois qu’au fond cela peut être un bon moyen pour faire rebondir votre histoire à un moment donné. Notez les nouvelles idées dans un dossier à part puis fermez ce dossier et continuez à travailler sur votre scénario. Vous pourrez y revenir plus tard si vous êtes en panne ou coincé sur une partie de votre récit. Cela vous aidera à réamorcer la pompe.

En bref, il ne faut pas balayer ces nouvelles idées d’un revers de la main. Il faut les sortir de votre tête car elles pourront servir. Évitez de faire de trop longs textes pour fixer vos idées car vous aurez envie d’écrire un maximum de détails. C’est bien sûr là le piège !!. Il faut que vous résumiez votre idée en une phrase ou deux. Vous verrez qu’avec le temps, lorsque vous reviendrez dessus, certaines de ces idées vous paraîtront bizarres ou peu exploitables avec le projet que vous êtes en train d’écrire.

 

La véritable solution !

A chaque fois que vous passez d’une idée à une autre, ou plutôt que vous abandonnez une idée pour une autre, c’est qu’au fond, vous ne savez pas vraiment où vous allez. C’est le symptôme classique de l’apprenti scénariste qui a sauté les étapes de base comme le squelette, les étapes du voyage du héros où des recherches nécessaires pour traiter l’idée et plus précisément le sujet qu’il est en train de traiter.

hansel et gretel

shutterstock

Hansel et Gretel ?

Ah oui, j’avais presque oublié ! Souvenez-vous du conte d’Hansel et Gretel. Dans ce conte, la belle-mère d’Hansel et Gretel a peur de la famine. Elle demande à leur père d’emmener les enfants dans la forêt pour qu’ils se perdent. Deux bouches à nourrir en moins…Ce n’est pas rien…Sauf que les enfants entendent le plan de la belle-mère, prennent des petits cailloux qu’ils jettent de temps en temps pour baliser le chemin. Grâce à ce stratagème ils retrouvent le chemin de la maison.

Amis scénaristes, vous devez mettre en place le même procédé afin que votre histoire puisse être cohérente. Vous devez baliser votre pensée, votre histoire, afin de toujours retrouver votre chemin. Sans quoi, vous vous perdrez dans les idées farfelues et l’imagination débordante de votre cerveau. Ou pire, vous ne réussirez pas à retrouver ce que vous vouliez dire. Vous ne pourrez pas retrouver le cheminement de votre pensée. Vous partirez dans tous les sens.

 

VIVE HANSEL ET GRETEL

Hansel et Gretel nous apprennent autre chose. La deuxième fois que le père amène Hansel et Gretel dans la forêt, ils n’ont plus de cailloux pour baliser le chemin. Ils se servent donc de pain que les oiseaux mangent. Hansel et Gretel se retrouvent donc dans l’incapacité de rentrer chez eux et atterrissent chez la sorcière.

Nous pouvons faire un parallèle à cette histoire lorsque nous balisons le chemin de notre histoire. En effet, si les points de passage de notre histoire ne sont pas solides, il est possible qu’ils soient balayés par nos nouvelles idées, tout comme le pain d’Hansel et Gretel. C’est pourquoi, chaque balise et chaque étape du voyage du héros doivent être fortes et réfléchies.

 

Pour résumer : Si vous vous mettez à écrire sans plan précis, il est normal que vous vous perdiez et que votre cerveau vous emmène sur d’autres pistes.

 

Il est très rare de trouver un scénariste ou un auteur/ réalisateur qui réussisse à sortir d’un coup un premier jet de scénario, avec le début, le milieu et la fin. Quand bien même vous pourriez faire cela, vous seriez obligé d’y revenir pour retravailler les passages un peu faibles sans partir dans tous les sens.

Il faut donc structurer votre pensée afin de limiter votre imagination à naviguer de balise en balise que vous avez définie grâce à votre timeline.

Vous l’aurez compris, le secret réside dans la préparation de votre histoire et la capacité que vous avez à la traiter.

Avoir une imagination débordante est donc une très bonne chose lorsque l’on veut écrire des romans ou des scénarios. Il faut simplement s’en tenir au schéma. Il faut aller jusqu’au bout de l’idée. Faire ce chemin c’est aussi aller jusqu’au bout de soi-même. Ce que vous écrivez est forcément lié à ce que vous êtes ou ce que vous projetez de vous même. Il est impossible d’écrire ce qui nous est totalement étranger. Voilà pourquoi on y met toujours une part de nous même.

Passer d’une idée à l’autre tout le temps peut donc mettre le doigt sur le fait qu’on ne sait pas vraiment où l’on va. Je sais, c’est un peu bizarre mais c’est comme ça. Il faut terminer ce que l’on a commencé sous peine de ne jamais rien finir. Mais pour cela il faut savoir ce que l’on a envie de dire ;o)

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A bientôt,

Tom

À PROPOS DE TOM WEIL

Je m’appelle Tom Weil, je suis assistant réalisateur pour le cinéma et la télévision et comme vous pouvez vous en douter je suis passionné de cinéma depuis tout jeune. J’ai crée ce site il y a presque 3 ans maintenant pour vous apporter mon aide…

Comments on this entry are closed.

  • XBotticelli .

    Bonjour Tom

    Aillant découvert ce blog récemment je me fait un Binge reading de tous les articles depuis vos débuts. 😉

    Je suis ici par pure curiosité et ne suis pas du tout dans le monde du cinéma/image n’y même en train d’écrire un scénario.
    Et pourtant plus d’une fois j’ai eu envie de mettre mon grain de sel pour demander des précisions un peu à « l’enculage de mouches » ^^ ou juste émettre un avis/opinion à 0.2€, mais l’envie de lire l’article suivant à fait que je me suis dit « je ferais ça plus tard, peut être… » :o) mais là je tenais vraiment à faire part d’une « technique » pour canaliser le trop plein d’imagination, technique que vous connaissez certainement et qui est assez évidente mais qui, je pense, devrait être rappelée dans ce billet.

    L’idée est que quand vous avez ces idées de scénario qui vous viennent à l’esprit vous les « cannibalisées » pour « nourrir » votre scénario principale.
    Votre nouvelle idée est un scénario d’espionnage ? Vous pouvez très certainement l’intégré au scénario de SF que vous êtes en train d’écrire…
    Bref vous voyez l’idée. Je pourrais détailler beaucoup plus, mais ça donnerait un commentaire trop long 😉

    Amicalement

  • Fantastique, je vais me servir de tes conseils pour mes auteurs. J’ai mis une pub dans mon blog pour que mes abonnés passent te voir http://www.les-mots-de-montpellier.com/

    Et j’ai également créer un lien partenaire sur mon blog d’auteur. Franchement bravo pour la qualité de tes conseils et leurs précisions.

    http://maridan-gyres.blog4ever.com/liens

    Bonne soirée
    Maridan

    • Bonsoir Marie,

      Merci pour les compliments et les liens ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • sam

    Salut Tom,

    Je m’appelle Sam
    GODY, je Vis à Kigali au Rwanda. Je suis dans la production audiovisuelle,
    d’abord les reportages télé, puis des documentaires, maintenant, je travaille
    sur les feuilletons. Malgré les multiples formations que j’ai eu au cours des années,
    depuis que je visite ton blog, j’ai beaucoup plus appris, bcp plus que les théoriciens
    universitaires que j’ai rencontrés. Merci
    beaucoup, je ne rate jamais tes articles et les commentaires des amis

    Sam

    • commentfaireunfilm

      Bonsoir sam,

      Merci pour ces compliments, n’hésite pas à partager le blog et ses articles autour de toi, c’est le meilleur moyen de me remercier ;o)

      Bon courage et à bientôt,

      Tom

      PS : n’hésite pas à m’envoyer un lien pour me montrer ce que tu fais.

  • Rocher

    En tout cas, il y a un site en construction, au top : http://quelfilm.net ça te permet de trouver un film . Ce qui est bien c’est avec lespace membre, tu peux selectionner les films que tu as vu pour ensuite les enlever des résultats ;:)

  • Georges

    Bonsoir Tom,
    Je voudrais te dire merci.
    Merci pour ce coup pied au cul que je viens de recevoir.
    Je viens de comprendre mon erreur.
    J’ai voulu croire, qu’écrire avec les idées qui venaient en même temps était la solution. J’ai cru qu’il fallait que je me précipite dans cette forêt et choisir ma direction seulement à la croisée des chemins.
    Mais non, il fallait tout simplement suivre le chemin dans la forêt sans jamais le quitter ou s’en éloigner, en respectant le balisage sur les arbres.
    Mais voilà, étant jeune et fougueux, j’ai voulu aller vite, trop vite surement et je n’ai pas pris le temps de préparer mon départ et baliser mon chemin.
    Dorénavant, je n’oublierais jamais, comme le Petit Poucet (Je préfère ce conte!) mes cailloux blanc et mon livre à idées.
    Bon je te laisse, je vais baliser mon chemin pour ne pas me perdre.
    Encore merci.
    😉

    • commentfaireunfilm

      Bonjour Georges,

      Je suis heureux de savoir que tu à aimé ma réponse lol. Le secret c’est vraiment de penser ton idée, de l’étirer jusqu’au bout. Puis de te servir de toutes celles que tu as eu entre temps pour rendre ta première idée encore plus forte.

      Parfois certaines idées ne vont pas coller (la majeure partie) mais celles qui colleront feront la différence.

      A bientôt,

      Tom

  • Patrice BOUVRY

    Bonjour à Tom et à vous tous !

    Heureux de vous retrouver car j’ai dû rompre le contact quelque temps ! A vous d’imaginer pourquoi et quelle aventure extraordinaire m’aurait ainsi éloigné des cours de Tom !!!!

    Félicitations à lui pour ces 2 derniers articles sur les idées. Oui, çà peut paraître curieux mais tellement compréhensible pour un débutant de commencer par le commencement. Pour ma part, je suggère de structurer son idée, déjà en la notant de façon claire et concise et d’en mesurer son potentiel dramatique. Même utiliser un écriteau que les petits oiseaux ne mangeront pas, pour la voir en permanence pendant le développement et l’écriture.

    Mon absence m’a empêché de répondre à la question de Tom sur mon projet actuel. En fait, j’ai abandonné ma passion en raison de la mentalité de la profession. Je suis pour les films d’acteurs et non pas d’auteur. Seules, les perspectives offertes en production et en diffusion par l’arrivée du numérique, m’encouragent à tenter un retour.

    Je prospecte en effet des idées en fouillant notamment dans mes archives, comme le propose très justement Tom ! Je me cultive aussi et m’informe ! Avec l’âge, je puise également dans l’expérience du vécu et je m’en remets bien volontiers au conseil de Tom d’imaginer les scènes se déroulant dans les halls de gare ou ailleurs.

    Mais ma réticence demeure quand je vois les idées qui sont récompensées et honorées aujourd’hui ! J’espère qu’il est encore possible de vendre une vraie bonne idée, tout au moins généreuse et humaine ! Oui, j’ai non pas un sale mais mon propre caractère !!!

  • Ismaël Elmesbahi

    Bonjour Tom,
    J’avais le même problème, je pense aussi (en tout cas pour moi) que lorsque l’on finit une histoire il faut se confronté aux autres. Quand on dit c’est un projet avec ça dedans ou ça, et ajouter c’est un projet les gens sont indulgent ou disent oui il y a encore du boulot mais c’est super bien partit. Mais si on arrive au bout, les critiques seront plus dur et à encaisser et à digéré. Mais c’est ça être scénariste, accepter la critique et même si on a passé un an sur une histoire et que les gens (je parle de pro) disent il y a tel ou tel problème c’est assez désespérant.

    Je trouve que c’est un super article, qui aidera tout le monde je pense et gagner un temps précieux :).

    Donc un tout grand merci :), super article. Je vais poster une petite question dans la bonne rubrique et regarder quelques pub 😉

    A bientôt et bon dimanche 🙂

    Ismaël.

    P. S. Merci de m’avoir souhaité un joyeux anniversaire 🙂

    • commentfaireunfilm

      Bonjour Ismaël,

      Effectivement il faut aussi admettre la confrontation. On écrit pour être lu, pour que nos histoires résonnent chez les autres. C’est aussi accepter de déplaire ou d’échouer. C’est aussi réussir à toucher les gens avec ce que l’on à produit. C’est une forme de partage…de transmission…si le scénario est une réussite ;o)

      Merci pour tes compliments et merci pour les clics ;o)

      A bientôt,

      Tom

      • Ismaël Elmesbahi

        Bonsoir Tom,

        Oui c’est clair et même si on a la chance d’avoir son film en salle, c’est pas sûr que le succès (que l’on attend artistique ou publique voir les deux) soit atteint. C’est un métier dur où il faut se remettre en question et accepter les avis et critique 🙂

        A bientôt,

        Ismaël

  • Kaladji Diomande

    Bonjour Tom,
    effectivement, j’avoue que c´est très
    difficile de se tenir discipliné face à ce que tu décris. Même pas seulement au
    niveau du scénario. Après quelque techniques lues ça et là en vain, on va
    essayer encore cette nouvelle technique et peut-être qu´on va y arriver cette
    fois ci. Sinon ceci reste un véritable problème pour ceux qui savent de quoi il
    s´agit.

    Bon dimanche.

    • commentfaireunfilm

      Bonjour Kaladji,

      Du moment que tu sais ce que tu veux raconter, que tu as défini les étapes de ton histoire et que tu ne laisses pas les nouvelles te polluer l’esprit tout devrait rouler. Pour éviter que de nouvelles idées t’empêchent d’écrire il faut les sortir de ta tête et les enfermer le temps nécessaire pour terminer ton scénario.

      Tu vas voir cela fonctionne. Tu me dis que tu as essayer plein de techniques. Le tout ce n’est pas d’essayer…mais de si tenir.

      A bientôt,

      Tom

  • Anne Fauchon

    Bonjour Tom, une fois encore tes propos résonnent particulièrement en moi. Au fond, ta « leçon » du jour est une « leçon » de vie 🙂 Aller jusqu’au bout… Merci pour ce précieux rappel. Je me retrouve dans la fin de ton article avec les cailloux de Hansel et Gretel : je suis allée au bout du 1er jet seule ; grâce à mon ami je vais retravailler les « passages un peu (beaucoup) faibles » (nous nous sommes vus 2 fois déjà) J’adore commencer mes dimanches matins ainsi avec ton blog. Belle journée à toi 🙂

    • commentfaireunfilm

      Bonjour Anne,

      Merci à toi pour se super message ;o) il me va droit au coeur. N’oublie pas la chance que tu as de pouvoir avoir ce retour sur ton travail. Cela va te faire avancer à grand pas !

      A bientôt,

      Tom

      • Anne Fauchon

        Je n’oublie pas… Belle semaine à toi

  • Jonas Savineau

    Encore un super article très intéressant!force est de reconnaître qu’en appliquant tes conseils, écrire un scénario devient plus facile, du fait d’ordonner les idées, et de suivre un plan(le voyage du héros),(soit dit en passant,j’essaie d’apercevoir les différentes étapes dans certains film,ce n’est pas si évident…:-)) aussi en créant une bible de personnage(étape que je bâclais souvent) cela permet d’avoir encore plus d’idée et l’écriture devient encore plus passionnante(du fait de savoir comment pense les personnages, comment ils s’habillent…etc…) finalement pour écrire un scénario il faut surtout prendre son temps…être patient, être prêt à écrire, puis réécrire. Encore et encore…
    Certains films que j’ai vu me déçoivent et je me dis parfois : comment ont-ils pu investir autant de temps et d’argent dans ce film avec un tel scénario…?
    En lisant tes articles, j’ai surtout appris à « moins  » procrastiner…à ne plus me freiner moi même avec des détails comme : « comment pourrait- on filmer ceci, ça coûterait trop cher…etc…bref tu m’as plus ouvert l’esprit, et même si mon but est d’être réalisateur, l’écriture devient plus passionnante grâce a toi et je t’en remercie!!!

    Jonas

    • maria

      Bon dimanche à toi, Tom, et à vous tous…
      (Un coucou particulier à celui qui t’a inspiré cet article, un jeune rempli d’humour et qui en veut !)
      Combien je trouve un écho en moi, dans les propos d’ Anne et de Jonas.!
      ( Je lis, à présent le positif des commentateurs, sinon… je reculerais encore une fois.)
      Et l’écho, évidemment, je le trouve dans ton article …un vrai pédago !
      Tant pis si je me gobe ! Tu me confortes dans ce que je ne me suis pas perdue.
      J’ai eu une première version de ma fiction.
      Si j’ai stoppé, c’est que j’ai vu quelque chose qui m’a fait peur.
      Je l’ai abandonnée pour ça.( il n’est pas dit que je ne la reprenne pas… plus tard )
      Je l’ai complètement occultée pour la version définitive.
      Je vais radoter, c’est de mon âge, LOL ! : ce que tu dis me conforte dans le fait que je ne m’égare pas en chemin.
      Oui, je suis presque arrivée.
      C’est vrai que certains films ne laissent plus voir les étapes du voyage du héros.
      ( Je pense pouvoir affirmer que la théorie qu’on poursuit, ou des aspects exagérés changent la donne.)
      Ce sont ceux justement qu’on a envie de revoir, d’analyser, car un peu difficiles pour les non initiés.
      Maintenant, tu m’as initiée à être de l’autre côté de la barrière, tout devient différent dans la « lecture » des films.
      C’est ce que, toi, Tom, tu appelles  » la vision du réalisateur  »..
      La vision du scénariste existe aussi.
      ( Car, voilà que je « lis » le mien, enfin…le scénario qui mène au film.)
      C’est ce que tu as nommé, il y a peu,  » la magie du scénariste. ».
      Je m’arrache avec peine.
      J’aurais tant de choses à dire.
      En tout cas, tant mieux si cet article en fait avancer certains., que je souhaite nombreux.
      Bonne semaine à toi, Tom, et à tous.
      J’écris… alors, je ne reviendrai ici que dimanche prochain ou… si j’ai terminé mon « dossier » complet…
      Cordialement.

      • commentfaireunfilm

        Bonjour Maria,

        Merci pour ton message, je suis heureux que tu te concentre sur ton histoire. Il faut avancer ;o)

        Bon courage, et à bientôt,

        Tom

        • maria

          Bonjour Tom,
          Juste une petite halte, due à ma curiosité de lire la réaction de celui qui t’a inspiré ton article.
          J’en ai eu de la « postéropodie » ( pas trop dure ) de ta part, moultes fois ! Alors merci.
          Tu sais, cette partie, celle où mon héros tombe petit à petit au fond et se relève aussi peu à peu, avant le climax, tu te souviens combien, c’était difficile pour toi de la comprendre, tellement elle était en fouillis.
          Depuis ton analyse, j’ai refait mon traitement, comme tu préconises.
          Cette partie « difficile », il faut le reconnaître, devient plus nette.
          Elle s’inscrit dans mon séquencier, et s’inscrira dans mon scénario.
          Tu dis dans ton article, que parfois, on ne va pas au bout.
          Et tu me souhaites bon courage. Je l’ai eu et j’en aurai encore !
          Oui, j’ai fait une enjambée… de sept lieues !
          À bientôt.

          • commentfaireunfilm

            Bonjour Maria,

            Sans « postéropodie » comme tu peux, il est difficile de remettre nos idées en places ;o) JE suis heureux de savoir que ton traitement et la partie dont tu me parles s’en trouve améliorée.

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Bonjour Tom,
            Merci de ton petit mot, et de tes conseils.
            C’est super ce séquencier.
            Bien sûr, comme le parcours du héros, je l’adapte au style de mon ouvrage.
            Même dans l’exposition, il y a eu des petits trucs à revoir. Pourtant, je la croyais au point …
            J’ai « travaillé » sur cette ébauche bâclée que tu as lue . Ce qu’il ne faut pas faire.
            Je pense comprendre que l’ancien document faisant plus de cent pages, j’en avais marre de descendre et monter l’ ascenseur. Je me perdais, pour retrouver la  »bonne  » page.
            À présent, j’ai deux fenêtres ouvertes côte à côte.
            Une pour le traitement complet.
            Une autre, spécialement ouverte pour le fameux séquencier.
            Ça me permet de mieux voir les enchaînements, de préciser les nœuds, les grands tournants, de tout vérifier.
            De couper au bon endroit. ( j’ai dû partager ce que je croyais être une seule séquence en deux ! )
            C’est important de suivre ta méthode, l’ordre préconisé.
            Je ne sais pas ce que tu en penses, mais je n’ai pas choisi non plus le plus simple des protagonistes !
            Je ne regrette pas.
            Cordialement.
            Oui, à bientôt ! Il faut du temps quand même !

    • commentfaireunfilm

      Bonjour Jonas,

      Merci pour les compliments. Je n’ai pas non plus de mérite, vous êtes une sacrée bonne source d’inspiration ;o)

      Bravo pour les changements que tu as opéré dans ta méthode de travail. Il est évident que la bible ou les fiches de personnages sont primordiales.

      Je suis heureux de savoir que mes articles te sont utiles. Bon courage pour tes projets, n’hésite pas à partager le blog et ses articles autour de toi ;o) et cliquer sur les pubs ;o)

      A bientôt,

      Tom