Faire son cinema

Faire son cinema tout seul

Cette semaine, je tiens à répondre à deux lecteurs du blog qui me posent deux questions différentes mais qui, au fond, se rejoignent. Je tiens à leur répondre par cet article : « Faire son cinema tout seul » car je suis certain que vous êtes nombreux à vous poser ces mêmes questions.

La première partie d’une des questions est : « Imaginons que le film soit fait à 100%. Comment le film atterrit-il dans les salles ? »

Si vous avez réussi à réaliser et produire un long métrage tout seul, bravo ! Mais vous venez de perdre…

…un temps précieux et de l’argent sans parler de toute l’énergie que vous avez mis dedans.

faire son cinéma

logoboom/ shutterstock

Pourquoi ?

Parce qu’un 1er long métrage se tourne minimum en 4 semaines à 5 semaines, soit 20 à 25 jours. Il faut forcément du matériel, du personnel qualifié etc…donc de l’argent, ne serait-ce que pour la nourriture, l’hébergement, l’essence, les assurances etc…Sans compter la préparation, puis le montage, le mixage et j’en passe.

Mais surtout parce que pour qu’un film arrive en salle et soit montré à un public il faut deux choses :

–       Un visa d’exploitation

–       Un distributeur

Le visa d’exploitation s’obtient facilement. En revanche, pour le distributeur c’est une autre paire de manches. Le distributeur n’est pas seulement là pour faire la promo et faire produire et distribuer les copies de votre film. C’est un vrai partenaire qui connaît le marché et qui a son mot à dire sur le scénario et surtout sur le casting !! Car prendre un film en distribution est un risque pour lui à chaque fois. Il avance la somme pour la promo et les copies sans être sûr de rentrer dans ses frais. Évidemment, faire une opération blanche n’a pas vraiment d’intérêt pour un distributeur. Le but c’est de gagner de l’argent (voir article sur les RNPP et comment le prix d’une place de cinéma est réparti). Ce qui veut dire que si votre film a un scénario convenable mais que le distributeur ne croit pas une minute à votre casting, votre film restera dans un tiroir !

Alors vous avez aussi la possibilité de le mettre sur internet et faire le buzz…ok mais après ? Soit vous faites le buzz et vous avez des contacts intéressants pour vos futurs projets…mais personne ne mettra un centime d’euro pour le film que vous avez réalisé et produit étant donné que tout le monde l’a vu sur internet, soit vous ne faites pas plus le buzz que cela et vous avez tout perdu.

Vous ne DEVEZ PAS réaliser et produire un film sans distributeur et encore moins tout seul. C’est de l’argent jeté par les fenêtres, du temps perdu et vous n’avancez pas !

 

La deuxième partie de la question était : « Si je crée ma propre société de production, je fais quoi du film ? »

Créer une société de production c’est extrêmement difficile car comme tous les métiers on ne peut pas faire n’importe quoi, n’importe comment. C’est un métier qui se base sur le flaire, une bonne connaissance du marché, des tendances,  ainsi que d’avoir un réseau conséquent. Cela ne s’invente pas. Pour étayer mes propos, j’ai créé il y a quelques années une société de production. J’ai voulu, tout comme certains d’entre vous, me lancer et produire de jeunes réalisateurs/ scénaristes. Je pensais qu’étant dans le milieu j’allais avoir plus de facilité (ce qui n’était pas totalement faux d’ailleurs). J’ai pu monter des projets : courts-métrages, documentaires et des films de commandes. Mais monter un long métrage c’est vraiment une autre histoire !  Résultat : j’ai perdu 54 000 euros !!! Car je n’avais pas les reins assez solides et je n’avais pas la confiance des distributeurs et des banques !!

 

Si vous montez une société de production, ne vous attendez pas à produire un film dès le lendemain. Encore une fois, si vous décidez de produire en fonds propres votre film, vous allez payer pendant des années.

Donc, si vous créez une société de production, il faudra trouver un producteur associé, trouver un distributeur et aller chercher toutes les aides possibles, une chaîne de tv etc… Autant dire le parcours du combattant et forcément pendant ce temps l’argent ne rentre pas dans vos caisses. 

Vous avez un projet de film ? Alors faites les choses dans l’ordre et assurez vos arrières en cas d’échec ou/ et armez-vous de patience.

faire son cinéma

Sergey Nivens/ shutterstock

 2nd Round ;o)

Un deuxième apprenti réalisateur/ scénariste m’a aussi posé une question dont voici le résumé : il aimerait réaliser un petit film de 30 minutes financé en fonds propres (c’est à dire avec SON argent). Alors qu’il sait que je le déconseille, il souhaite payer certaines personnes, certains comédiens et se demande combien cela coûte….de plus il n’a pas de structure (asso ou prod) pour soutenir son projet.

Pour ceux qui me connaissent et qui connaissent ce blog depuis un moment, vous vous doutez déjà de la réaction que j’ai eu lorsque j’ai lu sa question ;o)

Comment peut-on s’entêter à faire une chose alors que tout le monde vous dit ATTENTION, TU VAS TE PLANTER !!! ça me dépasse…

 

De plus, réaliser un « petit » film de 30 minutes est une hérésie. Il y a très peu de festivals qui acceptent des films de cette durée et encore moins de chaîne de TV qui les achètent. Aujourd’hui, mettre un film de 30 minutes en ligne sur You tube ou Daily motion, c’est s’assurer de ne pas être vu non plus. Aujourd’hui tout va très vite et il est très compliqué de garder un internaute 30 minutes devant son écran, devant un court-métrage.

Surtout, la plupart du temps, vous ne connaissez pas bien l’écriture scénaristique et les techniques dramaturgiques etc…De ce fait, vous racontez une histoire en 30 minutes alors que 10 suffiraient largement…résultat, vous avez un film sans rythme, long etc..

30 minutes de film, ça va représenter au moins 10 jours de tournage et je suis gentil. Ce qui ferait 3 minutes utiles par jour ! Soit ! Cela va poser un problème de location de matériel, de personnel et de logistique…

Si vous êtes pour financer un film en fonds propres, faites-le le plus court possible et soyez malin ! Mais encore une fois…ça serait une mauvaise solution mais peut être un moindre mal.

 

La deuxième partie de sa question portait sur le fait de payer certaines personnes dont des comédiens…et pas d’autres….

Le tarif d’un comédien, au tarif syndical par jour, est de l’ordre de 351 euros ! C’est le salaire brut, il faut y ajouter les charges patronales.

 

Le problème majeur c’est que pour monter un court-métrage, payer des gens ou louer du matériel et prendre des assurances, il faut une structure : association ou prod.

Si vous trouvez déjà compliqué de monter une simple association…vous n’avez pas fini ! Monter une association loi 1901 demande un formulaire, monter un bureau et payer une cinquantaine d’euros pour la parution au journal officiel…bref beaucoup plus simple que de monter un budget, louer du matos, faire des fiches de paie et des déclarations de toutes sortes, réaliser un film et diriger des comédiens et une équipe technique.

faire son cinéma

ArtFamily/ shutterstock

Payer ou pas…et qui ?

Mais revenons au fait de payer des comédiens ou des techniciens. Et pas d’autres. Qu’est ce qui justifie que telle ou telle personne soit payée ou non ?!

Allez-vous payer un comédien pro et pas un amateur ? Un comédien qui parle et pas un comédien muet ? Vous allez payer l’ingénieur du son et pas l’assistant réalisateur ? Ou le machiniste mais pas l’électricien ? Où vous n’allez payer que les comédiens et pas les techniciens ? Après tout ce sont les comédiens que l’on voit à l’écran !! …Il n’en est pas question !

 

Si vous voulez mettre toutes les chances de votre côté pour réussir à monter une équipe de pros, soit vous payez tout le monde, soit vous ne payez personne !! Et ne vous souciez pas des tarifs de jour, de nuit, de jour férié et j’en passe !! Vous faites du court-métrage ! Préparez correctement votre film et soyez honnête avec vos comédiens et vos techniciens. Toutes les personnes qui travaillent sur votre film méritent d’être traitées de la même façon ! Chaque personne qui bosse sur votre film investit la même énergie. Elles apportent des compétences différentes et ou ne peut pas les départager en payant certaine et d’autre pas.

Si vous êtes dans le cas de notre premier lecteur qui a produit et réalisé son long métrage, il faudra proposer un contrat de participation à l’équipe et aux comédiens. Comme ça, en cas de succès ou de vente du film, l’équipe sera payée en fonction des revenus du film.

 

Arrêtez de croire que pour intéresser des gens sur vos projets ou pour faire « plus pro » vous avez besoin de les payer !! Si vous pouvez le faire, tant mieux, si vous ne pouvez pas le faire ce n’est pas grave.  Peut-être que d’ici quelques temps vous aurez réussi à faire votre place et que vous pourrez leur proposer un film payé au tarif !!!! Avec une vraie prod !!

Toutes ces questions prouvent aussi une chose, c’est que vous ne savez pas comment fonctionne un film, sa production, sa diffusion, sa réalisation ou sa préparation. Ce n’est pas grave en soi car cela s’apprend. Mais ne vous lancez pas dans des projets qui vont vous coûter cher. Vous risquez de ne pas vous relever ou alors avec difficulté. Alors écoutez les précieux conseils que l’on vous donne ! 

Si je vous dis de ne pas mettre d’argent propre dans vos films, de faire maximum 10 ou 15 minutes de film ou encore de ne pas produire ou réaliser un long métrage en dehors des circuits, c’est qu’il y a des raisons. La première, c’est que je suis passé par là. La deuxième, c’est que je connais des dizaines et des dizaines d’exemples de personnes qui se sont cassées les dents, alors ne venez pas gonfler les rangs !

Si vous avez de l’argent à dépenser, je suis content pour vous, mais utilisez-le à bon escient. Formez-vous, par exemple, ou associez-vous avec d’autres personnes pour être plus fort ou donnez-le moi lol

 

 

Pour terminer, je ne veux pas être un donneur de leçon. Je ne veux pas non plus paraître comme un vieux con…j’ai à peine 40 ans lol. Mais si vous venez ici, c’est pour être guidé, pour ne pas tomber dans les pièges les plus communs. Je ne souhaite qu’une seule chose, votre réussite ! Pourquoi ?? Non seulement, j’en retirerez une grande fierté mais peut être que demain, vous vous souviendrez de la main que je vous ai tendue, et peut être qu’un jour, à votre tour, vous me tendrez la vôtre !! N’oublions pas que je suis assistant réalisateur et que j’ai aussi besoin de bosser. lol

 

Je remercie les deux lecteurs du blog qui m’ont posé ces questions. Je suis désolé si mes propos sont un peu durs. Encore une fois, ce n’est rien par rapport à la violence de certains de mes amis distributeurs, producteurs ou collègues ;o) croyez-moi. Parfois, il faut savoir remettre les pendules à l’heure ;o) Vous m’avez permis de parler de sujets qui préoccupent un grand nombre des lecteurs de ce blog. Comprenez que je m’adressais à vous tous et pas seulement à vous deux ;o)

 

Voilà pour cet article sur « Faire son cinema tout seul ». Si vous avez des questions sur ce sujet ou si vous avez une expérience à partager, laissez un commentaire en dessous de cet article.

Partagez sans compter le blog avec vos réseaux et vos amis. N’hésitez pas non plus à cliquer sur les pubs car cela aide le blog à rester en ligne et GRATUIT. Pour partager l’article, il vous suffit de cliquer sur le bouton « like » en haut de cet article ;o) ainsi que sur le bouton de Google+, bref super facile ;o)

Merci à ceux qui le feront ;o) et qui le font déjà ;o). Vous êtes, tous les jours, de plus en plus nombreux. Grâce à vous, je vis une aventure extraordinaire faite de partage et de cinéma ;o)

Vous pouvez maintenant retourner au plan du site (Onglet Article) pour lire d’autres articles, il vous suffit de cliquer sur le lien.

A bientôt,

Tom Weil

À PROPOS DE TOM WEIL

Je m’appelle Tom Weil, je suis assistant réalisateur pour le cinéma et la télévision et comme vous pouvez vous en douter je suis passionné de cinéma depuis tout jeune. J’ai crée ce site il y a presque 3 ans maintenant pour vous apporter mon aide…

Comments on this entry are closed.

  • TomD

    Hum…Tu as dépensé 54 000 euros dans tes oeuvres et tu n’as pas eu le résultat escompté ? Tu n’as pas su attirer l’attention vers ton cinéma ?

    Sans vouloir paraître offensant, tu n’as peut être pas réalisé les bons films ou écrit de la meilleure des façons… Aujourd’hui on peut largement produire un long métrage avec 10’000 euros, le son et l’image étant accessible à très bas prix. Le crowdfunding permettant ensuite de faire la postproduction et d’attirer les premiers spectateurs… C’est compliqué mais largement faisable.

    Désolé d’être franc mais le problème c’est que si dans ce pays personne ne fait son cinéma…Qui va faire des films risqués et que le public attend ? A t’entendre il y a comme une fatalité en France (un peu comme le discours des professionnels du cinéma). Pour faire quoi ? Un film a 1’000’000 d’euros avec une « star » française sans aucun intérêt ?

    Reste le problème de la distribution effectivement…Pour moi un très bon film trouve toujours un distributeur.. A l’étranger ou en France…Je pense que tu n’as pas réussit à faire ton cinéma mais que d’autres peuvent y arriver.. Je conseil aux jeunes de se lancer.

  • Alexandre

    Bonjour Tom,
    Je voudrai réaliser un film sur la vie d’un soldat lors de la 1er Guerre mondiale. Il fait jour mais sombre a cause de la brume et de la fumer qui dansent sur le front. Ce soldat survie seul accompagné de quelque cadavres autour de lui. Ce soldat ne cesse de regarder une goutte d’eau qui tombent pour ne pas être attiré par les cadavres de soldats et les regarder et être traumatisé. Alors il ne cesse de regarder cette goûte d’eau qui tombent et qui tombent. (Ce court métrage sera filmer en plan séquence et la caméra prendra parfois rôle de la goutte d’eau ce qui veut dire que la caméra tombera sur le front de notre soldat). En effet ce film n’a pas vraiment d’histoire particulière, merci de dire ce que vous en penser au revoir. 🙂 *

    • Bonsoir Alexandre,

      je n’en pense pas grand chose. NE comprends pas par là que ton idée n’a pas d’intérêt loin de là. Je cherche néanmoins le but…tu veux raconter quoi ?

      Pour ce qui est du plan séquence…ben non ça ne peut pas être un plan séquence, car si la caméra prend la place de la goutte il faudra un cut…un autre plan…le plan séquence c’est un seul plan sans coupe. Va voir l’article sur le sujet, tu le trouveras dans l’onglet : contact.

      A bientôt,

      Tom

  • Mike

    Et donc, quel est le conseil concrètement ? Se focaliser sur 10min ? Faire des rencontres ? Se former ?

  • maria

    Bonjour Tom,
    Ça me fait tout drôle de me retrouver ici. J’en suis ravie. Je rejoins tout à fait ce que tu dis, même si je ne suis en rien « du cinéma ».
    Autant l’écriture d’un roman, la création d’un tableau, d’une musique, d’un poème, peut se faire dans la solitude de l’écrivain ou de l’artiste,( pourvu qu’ avec lui, il ait l’inspiration ), autant déjà – je l’ai constaté grâce à ton analyse ☼ ) – l’écriture du scénar a besoin d’une coopération.
    Alors… que dire de celui qui  » fait son ciné tout seul  » ? Presque de l’égoïsme ou de la misanthropie à la fin !
    = > Mais, ce n’était pas une raison pour moi, de « mâcher », de « mâchouiller » des séquences empêchant la fluidité de la lecture de ma suite dialoguée. Il faut savoir doser et laisser prendre la suite aux techniciens. Savoir déléguer, en somme.
    Bon dimanche, bonne suite.
    Et toujours avec la gratitude de
    ☼) maria.

    • Bonsoir Maria,

      Pourquoi cela te fais tout drôle ?

      Tom

      • maria

        Bonjour Tom,
        Parce que j’étais en train de « démontrer » – si on peut dire – en écrivant le synopsis, que celui qui est le héros de mon histoire , si on fait bien attention, est toujours tout seul, perdu dans ses pensées d’artiste. Il crée mais seul.
        Même si une femme ne le quitte pas dans le mirage de son mental, sa création en solitaire lui donne, en plus d’une autre, une sorte d’impuissance, à réaliser son désir, son projet commun, et là l’ Ami va lui être indispensable.
        Projet , désir, envie mais impuissance aussi quand on reste dedans !
        Et puis, je me suis déjà trouvée aussi ici, j’ai fait pas mal de chemin depuis. Merci ☼)
        = >J’aimerais que tu partages mon point de vue:
        C’est bouleversée par l’histoire tragique d’un homme d’un autre film, visionné à 15/16 ans, âge-d’un-temps-révolu-où-on-ne-savait-rien-des-choses-de-la-vie, que j’ai pu camper ce héros ( pas celui de son surnom)
        Maintenant, je raisonne ma découverte faite après ton analyse. Je t’ai d’ailleurs fait part de ma première « révolte » contre lui. Non, c’était une révolte comme ça, pour m’en détacher complètement.
        Du coup, le genre de mon scénar est à la fois romance et drame.
        Tu comprends pourquoi ça m’a fait tout drôle de relire cet article.
        Merci, et bonne journée.
        Bien sincèrement de
        ☼) Maria

        • maria

          PS. Drame entre lui et la deuxième femme. Seule, la première pouvait le guérir. Elle réussit, mais c’est fichu pour les autres. Il le comprend dans la dernière séquence.
          ☼ )

        • Bonjour Maria,

          Le genre de ton film est une comédie dramatique ;o)

          A bientôt,

          Tom

          • maria

            Merci de ta réponse, Tom, ☼ ) Je le pensais, mais j’ai entrevu un drame final. Au fond, chacun voit dans un film selon sa personnalité.

            Les 3 personnages principaux de ce film aussi vieux que mes robes LOL ! m’ont influencée. Pour certains qui pourraient le visionner de nos jours, peut-être ça n’irait pas plus loin que ce  » demain, il fera beau ».

            Pour moi, j’ai eu du mal à la place de celui qui reste, qui pourtant a assassiné. j’ai crié :  » quelle connerie, la guerre » puis quand, plus mature, je l’ai revu, j’ai crié « quel gâchis la guerre !  » Je le pense encore.

            Quand des drames arrivent dans la réalité, il m’arrive, pas toujours, de trouver des circonstances atténuantes.

            Des films me prennent aux tripes et ça dure. C’est ça, le cinéma.

            Mon héros n’est pas très aimable tout au long du film. Particulièrement dans une séquence après sa descente en enfer. Après, j’aimerais tant qu’on l’aime, en dehors de ce que j’ai voulu qu’il représente !

            Bonne soirée à toi TOM, de

            ☼) maria.

            PS. Ne prends pas la peine de commenter ces réflexions. Je ne sais pas si un jour, je pourrais discuter de vive-voix avec des cinéastes intéressés, tu comprends. Moi qui aime rire dans la vie, je m’étonne de ce que je n’aie pas fait une pure comédie.!

  • Baragan Dovaceli Merminian

    OMG tu as 40 ans? J’aurai juré 22 !!!

    • Bonsoir Baragan,

      Ahahahahahah, merci…enfin je ne sai spas trop comment prendre ton commentaire. Mais oui je viens d’avoir 40 ans ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • abraham

    tom permets moi de te feliciter pour ton honnetete et ton don de ton experience. j’ai toute ma vie fonce dans des realisations soit des films soit des livres et je me suis plante grave en perdant beaucoup d’argent et plus encore. cette fois j’ai ecrit un scenario pour un long metrage et j’espere ne pas me planter. grace au ciel, je n’ai pas 3 millions a foutre en l’air, donc je n’irai pas plus loin que de monter une boite de prod., de chercher des associes et des distributeurs. je l’ai fait traduire en plusieurs langues. j’ai rendez vous avec un grand realisateur mais je me doute bien qu’il n’a pas les fonds pour le coproduire. pour le reste dieu est grand….

    • Bonsoir Abraham,

      Je te souhaite bonne chance pour ton rendez-vous. Effectivement ce réalisateur ne financera pas ton scénario mais il pourra, s’il est intéressé, le remettre à un producteur qu’il connait.

      A bientôt,

      Tom

  • Alizée

    Bonjour Tom,
    J’ai un projet de film d animation, un long métrage, j’ai donc contacté une grande société de post production a Paris, ils m’ont fait parvenir une lettre comme quoi ils adorent le projet et qu’ils veulent m’aider pour la post production, j’ai aussi des investisseurs prives.
    Maintenant j’ai contacté plusieures maison de productions j’attends donc leurs réponses, ce qui est très, vraiment très stressant…!
    Penses tu qu’avec la lettre + mes investisseurs les producteurs seront plus ouverts a mon projet ?
    Je te remercie.
    A bientôt

    • Bonjour Alizée,

      Tu fais un peu les choses à l’envers mais un producteur sera plus « à l’écoute » si tu lui amène de l’argent…mais ça ne fera pas tout.

      A bientôt,

      Tom

      • Alizée

        Bonjour Tom,
        Merci de ta disponibilité pour nous tous c’est vraiment super.
        C’est ce qui est frustrant en souhaitant trouver un producteur j’ai eu les étapes « finales »on va dire, c’est toujours ça tu me diras.
        Penses tu que le mieux est de se déplacer directement dans les maisons de productions ?
        Merci encore de ton travail.
        A bientôt.
        Alizee

  • Jeanne

    Bonjour tom
    Je suis en afrique et précisement en cote d’ivoire et vos cours m’ont fait beaucoup de bien je l’avoue, mais j’aimerai vous poser certaine question vu que vous avez laissé un moyens de le faire.
    Comment obtenir un visa, et après avoir trouvé un distributeur, le film à été déjà tourné et diffusé comment est ce que je me fais mes sous ?
    Merci

    • Bonjour Jeanne,

      EN France ou en côte d’Ivoire ?

      A bientôt,

      Tom

      • Jeanne

        Je pense que ça doit être la même procédure, sinon en cote d’ivoire.

        • Bonjour Jeanne,

          Sans production cela me semble compliqué que de trouver un distributeur. En France il est possible d’avoir un visa avec une asso ou une prod.

          A bientôt,

          Tom

  • Patrick tresor

    Bonjour Tom,
    Je suis un jeune comédien, metteur en scène d’origine congolaise vivant en belgique et aujourd’hui je voudrais me lancer dans la réalisation. Franchement j suis très touché par cet article car je viens de terminer l’ecriture du scénario de mon 1er long metrage,pret tourner avec une petite équipe(comediens,techniciens,etc) qui veut bien m’accompagner dans cette aventure sachant que les moyens sont très reduit.je pense faire ce film avec mes propres moyens et aussi différant soutiens de mes proches vu la difficulté de trouver des subventions qui demande beaucoup de démarches et paperasses.mon but est de réaliser d’abord ce reve peu importe le côté financier et peut être me faire connaître dans le milieu.ma question est celle ci dois je quand même me lancer ou pas?pcq avec cet article je suis à présent partagé

    • Bonsoir Patrick Trésor,

      Ce n’est pas à moi de te dire arrête ou continue ;o)

      Je donne des conseils, je partage mon expérience, je dis ce qu’il est bon de faire ou pas…après chacun décide du chemin à prendre, mais il ne pourra pas dire qu’on ne l’a pas prévenu.

      Je pense que si tu es partagé à la lecture de cet article c’est qu’au fond tu penses qu’il y a peut être une autre voie, une autre manière de faire…ou peut-être qu’il est bon d’essayer autre chose pour mettre toutes les chances de ton côté.

      A bientôt,

      Tom

  • Christophe beagle

    Bonjour Tom, bonjour à tous,

    En premier lieu, merci à toi, Tom, pour ta réponse à mon mail (Pilote&Production). J’ai bien compris qu’il était mieux de poster ici 🙂

    De quoi vais-je parler: de production d’un épisode pilote pour un projet de série de type shortcom (durée environ 2,30/3 minutes). Bible écrite mais qui évolue encore, 6 épisodes écrits, 20 autres épisodes sous forme dictée (dictaphone) ou
    écrits sans les finitions + 30 synopsis.

    Cette série, je l’ai écrite pour une jeune comédienne qui m’a inspiré. Je l’ai d’abord vue au théâtre, dans des longs (petits rôles + un rôle plus important mais pas une grosse audience), dans une série sur une « petite » chaîne. Moi, de mon côté, je n’existe pas (je n’ai fait que 3 courts autoproduits et mon réseau n’est pas énorme).

    Grâce à une connaissance commune, j’ai eu le mail de cette comédienne et après deux ans de travail (je n’ai pas écrit que cette série), je lui ai transmis la bible et les scénarios en lui expliquant que j’avais écrit pour elle et donc GRACE à elle. Elle a aimé, m’a donné son accord de principe pour tourner un pilote avec un tarif très bas genre « coup de pouce ».

    Aujourd’hui: J’ai eu le décor hier. J’ai le noyau de l’équipe, et je travaille à la constitution d’une (petite) entreprise de production dont les buts sont :

    -avoir un cadre juridique pour réaliser le pilote (car aujourd’hui je n’ai qu’une asso),

    -exister « un peu plus » qu’en tant que simple « auteur » pour aborder les sociétés de productions ou diffuseurs avec notre pilote. Pour moi, l’atout c’est la comédienne et l’adéquation rôle/comédienne (enfin si le pilote est bien car il faut être hyper prudent/modeste, etc).

    L’idée c’est d’être vu plus facilement qu’au travers des seuls écrits tout en étant conscient que pour être produit un jour, il faut être plus que bon, que cela réponde aux attentes des décideurs (et du public), que les budgets existent, etc.
    Bref, je ne suis pas un rêveur, mais je fais tout pour y arriver en passant à l’action 🙂

    Questions:

    1. Concernant le tournage du pilote: Pour toi, Tom, est-ce une bonne idée de vouloir présenter directement un pilote en plus de l’écrit dans l’optique d’être identifié « un peu plus facilement » ? J’en suis désolé, mais je vais autoproduire ce pilote sur mes fonds (pour plein de raisons, je ne peux pas attendre).

    2. La semaine dernière, ma pensée était celle-ci : je n’imaginais pas démarcher moi-même directement les diffuseurs (en tant que « minuscule » producteur qui n’aura rien produit d’autre qu’un pilote). Etant inconnu, sans gros réseau, sans catalogue,
    j’imaginais que les portes ne s’entre-ouvriraient pas? Contacter les Prod me semblait plus rationnel. Est-ce vrai ou faux?

    3. Cette semaine, un contact du milieu (pas la maffia, le milieu télé lol), me disait que proposer un pilote + un projet « complet » de shortcom aux prod n’était pas la bonne idée. Pour lui, risque de se faire piquer qq idées et risque d’être noyé dans la masse. Son propos est le suivant : quitte à monter ta boîte de prod, va voir les petits diffuseurs toi-même et, si par exemple attestation de diffusion, va chercher les financements, même si tu tournes tout de même ton pilote si tu le souhaites.
    Si par bonheur le concept plaît, tu peux tj t’associer en co-prod avec une autre société si nécessaire. Une société « rassurante » pour le diffuseur.

    J’ai confiance en ce contact, mais il a le droit aussi de se tromper.
    Tu en penses quoi ? Irréaliste ? Possible ? Tiré par les cheveux ? L’exception est-elle possible ?

    L’autre conseil donné, et ça j’en suis conscient, c’est de ne pas rester tout seul mais de conduire le projet à deux (au moins) pour me décharger des contraintes de prod. Là, je suis ok bien sûr…

    4.Le reste du mail que j’avais fait, a trouvé sa réponse. J’ai retrouvé le post dans lequel tu expliquais pourquoi ta boîte de prod n’avait pas fonctionné.
    On ne se cache rien : créer sa boîte de prod aujourd’hui en France pour qqun comme moi (quasi pas de réseau, autodidacte), c’est un peu de la folie, non ?

    Je sais que ce sont les « vraies » prod qui développent les pilotes sur demande d’un diffuseur. Je sais que ma démarche peut paraître curieuse mais… je pense qu’on peu modifier le système en place, au moins un petit peu…
    Mais ça ne passera que par une prise de risque… Peut-être pourra-t-on en parler un jour…

    Ce post est hyper long, désolé. Je vais me permettre de reprendre la parole dans un autre post pour faire profiter tt le monde de mon expérience de courts financés avec mon argent. Si ça peut aider les autres… Je tiens aussi à parler de cinéma
    guerrilla 😉

    J’ai mis longtemps à poster, j’espère que ce ne sera pas trop d’un coup… 😉

    Merci à toi, Tom, merci à tous.

    Christophe

    • Bonsoir Christophe Beagle,

      Effectivement ma réponse et tes questions peuvent intéresser les lecteurs ;o)

      1) C’est toujours à double tranchant. Si le pilote n’est pas à la hauteur techniquement…ça sera terminé avant même d’avoir commencé. Mais si c’est un succès ou que les erreurs sont minimes, alors tu auras une belle vitrine pour la suite. Après je n’arrête pas de dire que l’auto-financement est un suicide…j’ai encore eu un exemple récemment, résultat des milliers d’euros de perdu, eux non plus n’avez pas le temps d’attendre. On a toujours de bonnes raisons.

      2) Oui chercher un co-prod peut être une bonne idée. Mais dans ce cas tu te retrouveras avec des cacahuètes pour ta prod. Mais au moins tu auras un partenaire connu et reconnu qui t’ouvrira des portes.

      3) Piquer l’idée ? Non. Il y a peu de chances. De plus tu as tout déposé….personne n’est à l’abri..mais si on raisonne comme ça on ne fait plus rien et on ne propose plus de projets à personne. Après il a raison dans son raisonnement de recherche de diffuseur…et de co-prod. Mais dans ce milieu c’est toujours le serpent qui se mord la queue. C’est à dire que les diffuseurs ne prêterons pas attention à ce que tu dis car tu n’as jamais rien produit, déplus tu veux être auteur, réalisateur, producteur…forcément sa donne pas trop envie…

      Tu n’as pas besoin d’avoir un co-producteur pour te décharger de la prod…ça c’est le boulot du directeur de prod. mais un associé serait le bien venu pour gérer le truc.

      Si tu veux changer le système…tu peux arrêter tout de suite et garder ton argent pour autre chose …La Colombie est superbe en cette saison ;o)

      Pour revenir à ton tournage. Je ne sais pas si ta short com est du style (dans le format) de scènes de ménages, en famille ou caméra café. Mais si c’est le cas : décor unique, plan fixe. Ne tourner qu’un épisode serait une grosse erreur.

      A bientôt, bon courage, vu que quoi qu’il arrive tu vas tourner. N’hésite pas à revenir ici si tu veux des conseils.

      A bientôt, ;o)

      Tom

      • Christophe beagle

        Bonsoir Tom,
        Merci pour ta réponse.
        1. Oui, j’ai conscience du côté « à double tranchant ». Mais je crois en moi et en « mon » équipe. Ce qui ne veut pas dire que ça suffise… 😉

        1 bis: Pourquoi, « en théorie », je ne peux pas attendre pour faire ce pilote? pour le coup, je ne peux pas développer ici je crois.

        2. La co-prod était mon idée de départ, en effet. Ou un/une associée qui sait vraiment ce que c’est que produire. Je suis conscient que ce n’est pas mon métier. Concernant les cacahuettes, je n’ai pas compris ce que tu voulais dire.
        Tu veux dire qu’en cas de co prod, je ne pourrais tirer aucun bénéfice en tant que société de production? Si c’est cela, ça me semble logique: On peut pas demander de bénéficier d’un réseau et en plus prendre l’argent 🙂 Le but final de toute façon c’est de pouvoir rester sur mon projet comme réal et auteur (co-auteur parce que faut pas charrier, on ne fait pas tout tout seul). L’argent je m’en fous un peu.

        3. Ok pour le fait que se faire piquer une idée c’est rarissime. Je l’intègre (et de toute façon je n’ai pas cette prétention pour tout te dire).
        Je ne sais pas si je t’ai bien compris lol. En résumé: ça ne sert à rien que a) je monte ma mini prod, b) je cherche le diffuseur car ils ne voudront jamais tenter quoique ce soit même si par bonheur le pilote et le projet leur plaisait, c’est cela? C’est à dire: je ne suis personne, je n’ai rien fait avant, donc je ne peux pas « commencer » ou « débuter » un jour, c’est bien ça? Je l’intègre et ça ne me choque pas. Mais si je rajoute en c) une co prod ou un associé « béton », ça pourrait fonctionner?

        4. Décor unique: si on imagine plusieurs saisons, oui pour la première. Non dans la seconde ou au moins à la fin de la première (attention, je suis dans le domaine du rêve bien entendu. Intéresser un diffuseur (je ne dis même pas tourner ou développer) c’est déjà hyper compliqué, j’en suis conscient. Je sais qu’il y a 200 gars avec un réseau de ouf dans le couloir juste devant moi. Donc quand je parle de plusieurs saisons, c’est parce que la série est pensée ainsi:-)), pas parce que je m’y vois déjà.

        Unique Plan fixe: non. Mais pas non plus tournage à la Bref que j’aime bcp bcp. Y a du champ/contre champs par exemple mais bien sûr y a pas lieu de multiplier les valeurs. Je fais pas du cinéma pour le coup, et y a plein de raisons pour pas compliquer les choses (pas tuer le propos, rythmer, oui, mais se concentrer sur les personnages avant tout, penser au coût, etc).

        Et non, Tom, je ne dis plus (ce soir) que quoiqu’il arrive je vais tourner ni que je vais monter une prod pour la fermer dans six mois. 😉 J’ai la comédienne, un décor superbe quasi gratuit, des gens qui me font confiance, la logisrique, la passion, je sais gérer un budget, etc… Je me dis que c’est dommage de pas tourner. C’est pas un souhait ou une lubie: j’ai envie et besoin de sortir ce truc tu vois.

        En fait, je sors de la chambre de commerce et d’industrie, j’y ai passé 5 jours, j’y retourne bientôt, je travaille vraiment sur le projet. Donc je prends conseil auprès de ceux qui sont dans (et qui connaissent) le système mieux que moi. Après, je ne veux pas non plus te vampiriser, mais ta connaissance du milieu m’est précieuse.

        Et la question est bien: dans mon cas, est-ce la bonne voie (ou au moins une voie possible et pas débile) de créer ma « petite » prod pour accélérer les choses (dans le but de m’associer avec une autre prod, par exemple, comme je l’imaginais dès le départ). Le truc sur lequel je bosse en ce moment c’est ça.

        Je suis de toute façon parti pour échanger sur mes avancées (ou reculs, ou reports, ou autre) là-dessus. Je pense que si je me plante (ou pas!) ça aidera les autres. J’espère. Je veux bien servir de cobaye 😉

        Mais surtout, je ne me fais aucune illusion. En revanche, je crois qu’il faut TOUT tenter d’intelligent pour atteindre son but. Et peut-être que tourner ce pilote sur mon argent (que j’ai) n’est pas intelligent 😉 Et je peux l’entendre…

        De toute façon tu m’as donné envie de poster sur le blog pour d’autres sujets et pour que je puisse faire profiter les lecteurs de mes expériences passées (erreurs et avancées et rencontres que j’ai faites). Mais je vais devoir m’obliger à faire plus court! J’ai honte de la longueur de mes premiers posts ! 😉

        Mille excuses par avance pour cette longueur

        Merci à toi, merci à tous.

        Christophe

        • Bonjour Christophe,

          1) hélas non, ça n suffit pas.

          2) Pour les cacahuètes, la proportion du « partage » est en fonction de ce que chaque prod amène…c’est à dire que amène le scénario ne représente pas beaucoup, en terme de valeur, sur la globalité d’un projet. Les retombés pour ta boite seront donc minimum…des cacahuètes ;o)

          3) Soit tu montes une prod soit tu ne la monte pas ;o) Il n’y a pas de « mini prod ». Oui avec un co-pro béton ça peut marcher. Tu seras écouté ;o)

          4) Si ton pilote ne comporte pas plus de 5 ou 6 axe,il serait bon d’envisager d’en tourner 2 et non pas 1 épisode.

          Si tu penses que monter ta boite est bon peut toi, tu as raison de te donner les moyens. Jamais je ne te dirai de ne pas le faire.

          Idem pour l’auto-production. Je dis qu’il ne faut jamais le faire mais en disant cela je ne juge pas ceux qui le font…Je dis juste que c’est une erreur.

          Je souhaite de mon coeur que tu te retrouveras dans les 1%.

          Tiens moi au courant de tes avancés.

          A bientôt,

          Tom

          • Christophe beagle

            Bonjour Tom,

            Merci pour ton retour d’expérience. Cela me permet de remettre en perspective certaines choses et « d’oser » me remettre en question. Parce que vraiment, si je souhaite tourner, ce n’est pas parce que je pense être le meilleur. Oh non! Pas d’égo là-dedans, Donc, je vais t’expliquer mes craintes et donc du coup pourquoi je veux activer la réal du pilote:

            a) crainte que de procéder par la voie classique de prod (donc ne surtout rien tourner AVANT d’avoir monter un VRAI financement), ça prenne tellement de temps, que mon concept soit pris. On le sait, sans communiquer et sans le savoir, divers auteurs travaillent sur les mêmes sujets au même moment…

            Or, on est bien d’accord que tourner « comme ça doit se faire » (pas sur mes fonds et donc pas en janvier 2016 mais dans XXXX temps), va prendre plus d’une année (dans le meilleur des cas)? Deux ans?

            Parce que le process va être: a) aborder des prod avec les seuls écrits b) attendre un retour c) si retour positif la prod va solliciter un diffuseur d) si diffuseur intéressé = commande du pilote (dans le meilleur des cas) e) dév + financement du pilote f) tournage/montage etc/présentation f) suite ou pas par le diffuseur.

            Donc on est plutôt sur deux ans pour l’éventuel tournage du pilote dans ce cas ou je suis trop pessimiste?

            b) la comédienne: je redoute que dans un an, deux ans, etc, elle soit prise sur d’autres projets. Or, en mon for intérieur (mais je peux me gourer hein!), il y a vraiment une adéquation entre elle et le rôle, un « truc » que je ressens… je crois pas que ça marcherait sans elle.

            c) j’ai un peu (bcp) de temps devant moi pour me concentrer à fond sur la prépa du pilote et la création de la boîte. Dans un an, ce ne sera plus forcément le cas.

            Voilà, finalement j’ai exposé pourquoi je suis « pressé. Autant aller au bout et te faire part de mes craintes vu que tu me donne des conseils avisés 🙂

            d) Est-il possible que je te donne en privé (en trois phrases, ce sera court) deux/trois éléments clés que je ne peux exposer ici sur la situation, stp?

            Merci d’avance.

            Christophe

          • Christophe beagle

            Bonjour Tom,

            Quelques mois plus tard je reviens donner des news. Bien modestement, il y a peut-être dans ma démarche quelques points positifs qui pourraient aider des lecteurs ou au contraire des points négatifs que tu pourras soulever, justement pour aider les lecteurs. 🙂
            Je fais simplement part de ce que j’ai fait.

            1. Pilote tourné, monté, société de prod montée,
            2. Bible bouclée avec tout ce qu’il faut dedans, dossier de présentation bouclé.
            3. Contact selon les codes de la profession (et conseil du blog) établis: appel, envoi du dossier + du lien vers le pilote.
            4. J’ai eu mon premier refus, ce qui est complètement normal. Il aurait été incroyablement fantastique d’avoir une première réponse « positive » ou ouverte si vite.

            Je ne sais pas si ça peut aider les lecteurs, mais je vais en dire un peu plus sur ma stratégie. Je ne prétends pas qu’elle soit bonne ou mauvaise. C’est la mienne. Enfin… ça a été la mienne pour ce projet.

            a) J’ai écrit la série (une grosse partie).

            b) Je l’ai proposée à deux comédiens pro qui ont accroché et qui ont accepté de tourner le pilote.

            c) J’ai créé ma boîte dans une seule optique: le démarchage. L’idée n’est pas d’être co-prod ou producteur mais de m’adresser à des éventuels « partenaires ». Pas question que je m’adresse à un diffuseur tout seul (pas de réseau, pas de productions à montrer, etc.) J’établis cela très clairement dès le premier contact: ma démarche est celle de l’auteur/réalisateur, je ne veux pas produire. J’expliqe cela clairement car c’est très important de clarifier. En substance, je ne me voyais pas proposer un pilote tourné sous une forme associative… ça ne faisait pas très pro.

            d) Quand je contacte une prod, je demande à la société si elle accepte de recevoir des projets d’auteurs/réal non identifiés ou si au contraire la société de prend pas/plus de projets hors son réseau. J’ai tj eu des réponses positives (mais je cible).

            e) J’envoie le dossier.

            f) J’ai volontairement commencé par des sociétés (je parle de 4 sociétés en tout pour le moment) en dehors de mon (tout petit) réseau et du réseau de la comédienne principale. Pourquoi? Pour tester le truc…
            Comme le conseillait Tom, c’est intéressant si lors d’un retour négatif vous recevez des indications qui permettent de faire avancer/améliorer le projet. Je ne rentre pas dans les détails, vous voyez ce que je veux dire, je pense.

            g) Cela peut sembler curieux mais La société visée, celle avec qui j’ai vraiment envie de bosser, vient juste de recevoir le projet. Super contact téléphonique, réseau comédienne, etc…On verra. C’est la quatrième que j’ai contactée. Il fallait que j’ai rodé mon « discours ». Donc oui oui, je ne comptais pas sur une réponse positive des trois premières (une seule a répondu pour le moment mais c’est relativement frais).

            h) Partant du principe que le pilote est produit sur mes fonds, quand je parle du pilote, j’explique que l’esprit dans lequel il a été tourné est le suivant: Je n’ai pas la prétention de présenter un produit FINI et DIFFUSABLE là tout de suite. Je reste modeste. Nous, on adore le pilote et tout le reste, mais dans mon argumentaire j’oriente plus vers un pilote/prototype, une sorte de pilote avant le « vrai » pilote. Selon moi, mais peut-être ai-je tort, je suis sur un point d’équilbre entre confiance (on montre notre projet on en est fiers) et modestie (on se la raconte pas car il y a forcément des choses perfectibles).

            La justification du pilote est la suivante: Il s’agît d’illustrer en images l’univers souhaité de la série, de présenter un potentiel, de faire gagner du temps aux interlocuteurs (la première chose qu’ils peuvent faire c’est de regarder le pilote et s’ils n’aiment pas, ne pas aller au delà dans la lecture du reste).

            J’ai basé ma présentation sur un principe simple: les prod aiment s’investir, les prod ne sont pas que des « chercheurs de fonds », les prod ont besoin de « toucher » à l’artistique pour plein de raisons. D’abord pour améliorer ce qui doit l’être. Ensuite pour ajuster le « produit ». Car je ne perds pas de vue que ça reste un produit. Donc qq chose qui doit être un minimum vendable.

            Partant de ces principes simples, j’explique clairement que présentation d’un pilote ne signifie pas pour moi « projet définitif interdit d’y toucher ». Ce serait suicidaire, immature, incohérent, illusoire 🙂 Bref, je reste ouvert et je le dis clairement.

            Bilan: oui oui j’ai mis mon argent. Oui oui j’ai les moyens de le faire (sans rouler sur l’or). Non non ce n’est pas une super idée. J’ai intégré cela il y a quelques mois.

            Mais, je me bouge les fesses (je reprends une de tes phrases Tomm « bougez vous! ») même en faisant des erreurs (comme dépenser une partie de mon argent).

            Je sais que ce post est long mais j’ai choisi de tout faire d’un seul coup plutôt que de venir tous les mois parler de mes avancées.

            Tom, merci pour les conseils que tu m’as donné il y a qq mois. N’hésite pas à me titiller sur des choses qui te paraîssent être des erreurs. En toute sincérité, je ne mets pas d’ego là-dedans. J’apprends chaque jour et je ne m’arrêterai plus de toute façon. Je reste sincèrement à l’écoute de toute remarque, critique, etc…

            Je me suis testé, le tournage a été merveilleux, et quand je fais le bilan de la dernière année je ne suis pas mécontent. J’ai tourné mon second court, je l’ai complètement foiré (et je sais pourquoi, ce qui est un super apprentissage), j’ai fini d’écrire un long que j’aimais à l’époque et que je n’aime plus (trop mainstream), j’ai monté ma boîte, j’ai bouclé le projet de série/pilote pour le présenter à des prod, je suis en cours d’écriture sur tout autre chose (un nouveau long) et je suis ici à raconter tout ça 😉

            Bref, très sincèrement, je suis dans le lâcher prise pour la série et j’attends de voir. Je vous tiendrai informés.

  • Riplay Radio

    Merci pour cet article Tom,
    C’est plein de vérité, plus de mauvaises surprises.
    Cependant c’est tellement dur pour s’imposer avec un film, j’ai l’impression que vouloir créer un film est criminel.
    ça ne semble pas bien venu à cause de toutes ces contraintes.
    Bien qu’il soit légitime d’y avoir des règles et de la paperasse c’est très démotivant.
    C’est presque un délit d’écrire et vouloir réaliser ses idées.
    Beaucoup d’artistes ne sont pas connus à cause de toutes ces contraintes que je juge exagérées et plus est de poser un truc au bon moment au goût du jour, et pire de devoir faire du très court pour ne pas trop ennuyer les gens!
    donc prévoir un budget pour les payer pendant qu’on y est.
    Si tout le monde crache sur l’art du cinéma alors il faut s’armer de courage pour arriver à poser son « caca » sorti tout droit de nos tripes sur le bureau d’un prod.

    Je ne comprends pas pourquoi les gens du métier ne tapent pas du poing sur la table et exiger plus de liberté aux dirigeants.
    On n’a presque plus la liberté d’expression et c’est le cas pour la réalisation.
    Parce que tout le monde suit les règles et maintenant ça se complique de plus en plus alors que prendre une caméra suffit…ah non faut des autorisations.

    Bientôt on devra peut être remplir de la paperasse pour poser l’encre de son stylo sur le papier!
    Y’en a marre. Bon courage Tom et tous les artistes.

    • Bonsoir Riplay Radio,

      Je ne peux qu’être d’accord avec toi. Je tourne actuellement sur la prochaine série de Canal+ et j’assiste à des choses aberrantes. mais malheureusement impossible de taper du poing sur la table…

      Réaliser et produire c’est compliqué simplement pour un court, mais je te garantie que ce n’est rien à côté de : faire son premier long ou de faire une série pour une grande chaine.

      Bon courage,

      Tom

      • maria

        Re, TOM,
        Ouille, moi qui voyais la vie du tournage en rose !, je suis servie, LOL ! Pas grave pour moi, mais pour les techniciens que je sais artistes, Riplay Radio et toi, en êtes l’exemple, aille ! et R…aille !
        Cordialement de
        ☼) maria.

        • Bonsoir maria,

          Ce n’est pas toujours rose, mais c’est un métier passionnant ;o)

          A bientôt,

          Tom

          • maria

            C’est parce que tu as toujours l’enthousiasme. Bravo! ☼ )

          • Ahahahaha je fais un métier extraordinaire, ça serait dommage que je ne le sois pas ;o)

            Tom

  • Bonsoir sen,

    De quel évolution parles tu ?

    A bientôt, :o)

    Tom

  • Léonard Taupin

    Salut Laurent ! Comme tous l’on dit dans les commentaires, très bon article. Question qui n’a rien à voir , j’imagine que tu connais des monteurs vidéos. Je souhaiterais en faire ma profession. J’ai rencontré plusieurs pros et tous m’ont dit (alors que beaucoup font des écoles comme l’ESRA, la FEMIS, l’EICAR etc…) qu’ils s’étaient formés sur le tas, et qu’ils me conseillaient de me rendre aux confs, aux festivals etc.. tous les endroits ou je pourrais me faire des contacts. Penses tu que c’est une bonne idée?
    En tous cas je constate que ce soit pour les monteurs, réas, et autres métiers du ciné , qu’il est également question de chance et de bonnes rencontres. Une amie qui était en stage dans une grosse boite de prod me racontait qu’elle avait parlé avec une assistante de prod si je me souviens bien et cette dernière lui a raconté qu’en faisant une rencontre elle avait du jour au lendemain, presque par magie si je puis dire monté en grade. Enfin bref.. en tous cas j’ai plusieurs projets étudiants prévus à l’avenir donc je pense déjà progresser, me faire la main et puis par la suite quand je saurais vraiment bien m’y prendre je me lancerait peut être en auto-entrepreneur , et proposerait mes services. 🙂 Je rajoute que j’ai parlé également avec des gens formés et justement beaucoup m’ont dit que c’était le fait qu’ils aient multiplié les projets, rencontré des gens, qui les a fait avancé.. limite c’était ça qui comptait le plus et pas forcément leur diplôme. En tous cas là je suis en fin de licence à la fac et ce n’est que de la théorie, c’est assez intéressant mais bon.. aucune pratique.. j’ai fais quelques projets vite fait.. mais rien de très serieux.. et je me rends compte du temps que j’ai perdu et j’essaie justement de le récupérer en ce moment , je monte bientôt le clip vidéo d’un ami ce qui est apparement très formateur pour un monteur d’après mes collègues.

    Sur ce je te souhaite de réussir.

    Cordialement

    Léonard

    • Bonjour Léonard,

      Tu as effectivement plus de chance de faire les bonnes rencontres en te bougeant et en multipliant les projets et en augmentant ton réseau. Après le montage c’est un métier d’artiste (cinéma, tv). J’ai vu des monteurs sauver des films ! Après ils ne peuvent pas inventer des images qui n’existent pas, mais changer le rythme, faire éclater la linéarité de la narration etc..peuvent faire des miracles, sans compter a durée des plans etc…Il faut donc aussi avoir un peu de talent, que tu as j’en suis certain.

      Bon courage en tous les cas pour tes projets et fonce ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • adele

    Bonjour,

    Ton site est très intéressant ! Cependant, comment fait-on pour faire une film sous forme associative? Aujourd’hui, il faut un capital minimum de 45 000 euros pour une société de production, pour produire un film (loi qui va passer en 2015). Comment fait-on alors, si on a une équipe motivé, du matériel et qu’on veut diffuser notre film? Nous voulons faire notre film sans contrainte (même si tu ne le recommandes pas ^^) et ensuite trouver un distributeur !

    Merci d’avance pour ta réponse 🙂

    • Bonjour adele,

      Pour faire un film long? ou court ?

      Pour un long il faut une société de prod, impossible de trouver un distributeur ou une chaine avec une asso.

      Je ne sais pas ou tu as entendu parler de cette loi, mais pour le moment 1 euro suffit pour monter une structure de production.

      Pour monter une asso cela demande une cinquantaine d’euros et tu peux monter des courts métrages. Grâce à cette structure tu peux demander des aides financières et des aides en industrie. tu peux avoir une équipe motivé, du matériel et tu peux diffuser ton court dans les festivals.

      Un film sans contraintes ça n’existe pas, même pour un court.

      A bientôt,

      Tom

  • Kaparzo

    Bonsoir,

    Avant toute chose je trouve ce site vraiment génial, qui m éclaire sur pas mal de chose concernant toutes les démarche a faire pour réaliser un film (un vrai) et pour cela je vous remercie sincèrement, un bon moment ou je me retrouve face a un mur de remise en question, concernant mes méthodes pour monter les projets, les fameuses recherches de financement que j ai toujours voulu contourné, je vais être honnête c est tellement chiant de se prendre des refus, j en suis a un point ou le fait de ne pas tourner me déprime, c est un antidote pour mes soucis de santé, du coup j ai foncé avec un fil et une aiguille caméra au poing.
    Pour ma part je m’identifie complétement sur le titre de l article « Faire son cinema Tout seul »

    J’en suis a mon 5 ème court métrage avec comme maximum des budgets de 600 euros de ma poche et des durée entre 25 et 30 minutes, nous jeunes vidéastes rêveur pensons toujours faire un AVARTAR.

    J’ai toujours mis toutes mes tripes et toute mon énergie ainsi que ma passion dans mes films a vouloir faire tout les postes :
    écrire mon scénario , organiser les plannings de tournages , la régie , storyboard ,cadrer, monter , étalonner ,faire les fx et faire la communication du court métrage pour les diffuser dans les cinémas, c’est un travail de titan, aujourd’hui je ne le ferais plus jamais, mais j’en tire quand même une très bonne expérience et une bonne formation pour tous ces différents postes,

    j’ai quelques fois été sélectionné et parfois primé sur quelques festivals amateur et aussi pas mal d échec (surtout ) jury professionnel qui te brise ton film, en un regard c est très dur, mais c est vrai ils regardent tout les détails, avec le recul tu te rend compte des erreurs ou bien en fesant le comparatifs avec des films que tu regardent a la Tv Qualité son, image, cohérence du montage, jeux de comédiens (je ne parle pas du scénario, car meme avec des budgets monstrueux, il se produit de belles daubes) après je ne parle pas du genre les gouts et les couleurs de chaque récit ne devrais pas être un critère de sélection, même si c est parfois le cas bref….

    Donc un bilan un peu maigre pour tout l amour et la passion que j ai mis dans mes projets ses dernières années sans un sous en poche et sans équipe de tournage et encore moins de producteurs.

    Il y a quand même un point bien positif dans cette aventure, c est le réseau, les différentes rencontres sur les tournages
    connaissances avec de vrai techniciens (pro ) qui connaissent très bien leur boulot, les comédiens ce qui nous fait nous rendre compte pour ma part « Réalisateur » a quel point une équipe de tournage et super importante et qu’il ne faut négliger aucun postes et aucune étapes dans la conception d un film .

    Aujourd’hui je dois m attaquer a une chose presque insurmontable « Ne pas faire de films » sans argent, sans distribution, sans production
    Je doit passer cette étape, c est comme arrêter de fumer, quand on fume 2 paquet de clope par jour lol

     » haaa si j était riche lalalala »

    Je suis vraiment content d avoir trouvé votre site, c est une petite mine d’or, de très bon article bien complet

    je me suis inscrit sur votre newletter

    @bientôt

  • Laurent

    Bonjour,

    J’ai commencé a creer ma boite de production, par ce que j’ai deux projets de longs qui sont bankables. J’ai donc commencé a produire des courts metrages (sur mes fonds) histoire de prouver aux différents « subventionneurs » que j’avais les capacités a gerer un projet, un budget et à le distribuer tout en garantissant une certaine qualité (sélections et prix en festivals). Mon but étant (après deux trois projets menés a bien, sur mes fonds) de par la suite pouvoir monter des dossiers plus crédibles pour des courts métrages plus conséquents afin de ne plus y mettre un penny. Toutefois pour moi ces projets ne me servent qu’a préparer le production des deux longs. Pourquoi avez vous échoué dans le financement de votre maison de production ? qu’est ce qui a flanché ?
    Merci

    • Bonjour Laurent,

      Bravo à toi pour cette aventure. En revanche tu fais pour le moment tout ce qu’il ne faut pas faire ! C’est à dire financer sur tes fonds propres. Un producteur ne fait jamais ça ! Justement, pour prouver que l’on est un bon producteur, il faut trouver les fonds nécessaires et les partenaires à la bonne marche du projet.

      Tu parles de gérer…mais c’est le directeur de production qui gère l’argent et non pas le producteur. Chaque courts ou projet est un risque pour l’entreprise.

      En ce qui concerne mon histoire, il ne s’agit que d’un fond de roulement insuffisant. Certaines structures paient ou subventionnent par tiers ou à 90 jours…en attendant il faut payer les intermittents et certains loueurs…sans fond de roulement conséquent c’est la noyade assurée.

      A bientôt,

      Tom

      • laurent

        Merci Tom,

        Je comprends parfaitement le principe et j’adhère complétement à cette approche. Mais je me dis que ce que les régions qui financent veulent elle juste être rassurées sur l’emploi des fonds alloués. J’ai parle avec le producteur de Kazak production il a lui aussi, pour son premier court, investi 50 000 euros. Personnellement je n’ai pas 50 000 euros a débourser, mais je me dis que deux trois court métrages bien produits a peu de frais, mais sur mes fonds propres, peuvent me permettre de créer un historique qui rassurera les investisseurs, et leur permettra d’etre plus disposés a me donner des fonds quand je viendrai les solliciter.

        Pour le fond de roulement, les problèmes de trésoreries ont toujours ete un casse tête monstrueux, donc je comprends mieux votre mésaventure.

        Une nouvelle fois merci,
        Laurent.

        • Bonjour Laurent,

          Il existe toujours des contres exemples comme Kazak, mais 99% y perdent leurs économies ou une partie…

          On pense toujours faire partie des 1% et c’est là le pb. En tous les cas je te souhaite bonne chance pour tes aventures de producteur ;o)

          A bientôt,

          Tom

          • laurent

            Bonjour Tom,

            Merci et à bientôt ! autour d’un verre même si tu le veux bien 🙂

            Laurent.

          • Bonjour laurent,

            ;o) Why not.

            A bientôt,

            Tom

  • Antoine

    Bonjour,
    je rejoins complètement mathis, votre site est magnifique pour les débutants, et il m’aide beaucoup. Merci.
    Néanmoins, j’ai une question, par rapport au fait de la nécessité d’avoir un distributeur pour passer dans les salles.
    Mais imaginons que je fasse un film extraordinaire, pour l’inscription aux festivals, il ne faut pas de distributeur (si??) ?
    Du coup, imaginons encore (aha) que je gagne la Palme d’Or à Cannes, sans avoir eu de distributeur, puisque j’ai fait le film avec des amis tous bénévoles, et paf on l’a simplement envoyé au festival de Cannes. Mais avec un tel succès, ce serait le distributeur qui viendrait à nous non?
    Mais de toutes façons, je reste concentré sur le premier but, pas passer dans les salles, mais bien passer en festivals. Donc:
    pour les festivals, il faut un distributeur?? 😮

    • Bonjour Antoine,

      Merci pour les compliments n’hésite pas à partager le blog et ses articles autour de toi c’est le meilleur moyen de me remercier.

      Pour répondre à ta question, il faut avoir un distributeur pour un long-métrage, être produit et avoir un numéro de visa. Pour les court métrage pas besoin de distributeur, ni de producteur (une association suffit) et un numéro de visa.

      Pour cannes c’est un peu différent. Seuls les films produit par une prod peuvent être sélectionné, ne pas avoir était diffusé sur le net et ne pas avoir d’autres festivals.

      Si tu faisait un film extraordinaire sans prod tu ne pourrais pas avoir la palme. Au mieux tu pourrais avoir accès au marché de film pour tenter de trouver un diffuseur et ou un distributeur.

      Pour les festivals pas besoin de distributeur mais besoin d’un visa donc une immatriculation au RCPA.

      A bientôt,

      Tom

      • Antoine

        Etes-vous sûr?
        J’ai contacté une personne du staff du festival, et il me dit « il faut simplement…. envoyer votre film ». Il ne parle que pour participer au festival (et donc dans ce cas vous auriez aussi raison, je peux participer mais c’est impossible que je gagne la palme si je n’ai pas de prod???)

        • Bonsoir Antoine,

          Je ne vais pas tergiverser sur la possibilité ou pas de l’envoyer. Oui tu peux l’envoyer, mais vu la qualité de production des court en compétition, si tu as fait un film de ton côté, même si tu as fait du mieux que tu peux, tu n’as aucune chance.

          Après je ne sais plus si tu as fait un court ou un long, mais si c’est un court tente ta chance. Si c’est un long il faut oublier.

          A bientôt,

          Tom

          • Marvin Zana

            « Même si tu as fait du mieux que tu peux, tu n’as aucune chance. » Belle mentalité que de démotiver les jeunes à réaliser leurs rêves. Si j’ai un conseil à te donner Antoine c’est de te lancer dans l’aventure, dans le pire des cas tu apprendras énormément de cette expérience. Il y aura toujours des gens pour te démotiver mais la différence entre les gens qui réussissent et ceux qui échouent c’est la persévérance malgré les ralentissements incessants des gens. Cet article n’est pas là pour prévenir des risques de se lancer dans la production d’un film, il est là pour balayer d’un revers de la main toute la motivation, les espoirs et briser les rêves. Alors toi aussi tu dois balayer d’un revers de la main ce qu’on te dit et au moins essayer au risque d’échouer, plutôt que de regretter toute ta vie de n’avoir même pas tenter ta chance.

          • Bonjour Marvin,

            L’important dans la lecture d’un article c’est de bien le lire…ou du moins de le lire jusqu’au bout. Ce n’est pa sun article qui balaye d’un revers de la main toute la motivation, les espoirs et briser les rêves…bien au contraire. Mais il ne faut pas rêver pour rêver…surtout si on à des envies de réussir !

            La fin de mon commentaire est « Si c’est un court ta chance. Si c’est un long Il faut oublier » . Cela signifie que le marché, les festivals etc…fonctionne d’une certaine. Il faut une certaine qualité etc…

            Je ne peux qu’être d’accord avec toi lorsque tu dis : « il faut au moins essayer au risque de regretter toute ta vie » c’est ce que j’ai fait alors que je suis autodidacte…c’est ce que je prône auprès des jeunes et des moins jeunes qui viennent ici. Mais il ne faut pas faire n’importe quoi et n’importe comment…car c’est la meilleure façon de voir ses rêves brisés…

            A bientôt,

            Tom

  • Mathis Behaegel

    Bonjour Tom,

    Je voudrais tout d’abord vous remercier pour le super boulot que vous effectuez. Votre site m’aide énormément !

    Bon voila. Je suis en école de commerce (en deuxième année) et je suis passionné d’audiovisuel. J’ai d’ailleurs monté mon association cette année dont je suis le président, qui consiste à filmer les évènements associatifs sur le campus de mon école, réaliser des montages et ( THE évènement de notre asso ) réaliser un film d’une heure avec au menu : Des sketchs, les évènements que l’on a filmé, des effets visuels etc etc … un petit film quoi.

    Mon association me passionnant plus que mes cours, j’ai commencé à me poser quelques questions … j’ai toujours aimé créer, débordant d’imagination (déjà tout petit j’écrivais des nouvelles, composait de la musique, réalisais des petits films amateurs chez moi avec mon petit frère …). Et je me demande si j’ai réellement choisis la bonne voie. Mon école coutant assez chère, je ne peux me permettre de la quitter et gâcher 2 ans sans y avoir bien réfléchi. Est-ce que ça vaut vraiment le coup d’aller en école de cinéma ? J’ai vu que vous aviez créé votre boîte de production. Avez-vous trouvé le temps pour réaliser cours métrages ou autres ? Je me dis qu’au final, continuer dans le commerce et créer ma propre boîte pourra m’aider à avoir le financement nécessaire à de futures réalisations ?

    Enfin tout ça pour demander conseils car je suis un peu perdu.

    Je vous remercie encore une fois et attend votre réponse avec impatience.

    Mathis

    • adrien

      je pense que tu pourrais faire les deux en même temps si tu as le temps car c’est une opportunité de pouvoir faire deux trucs à cheval

  • Far.

    Bonjour,

    Tout d’abord merci d’avoir répondu à ma question (Round 2), même si ça y va un peu fort.

    Pour répondre, le court-métrage que je compte réaliser n’a pas pour premier but d’être dans les festivals ni d’être acheté.. Pour l’instant ça ne m’intéresse pas je le fais vraiment personnellement et pour le plaisir, ce ne sera pas de l’argent « perdu » comme vous dites j’ai bien conscience de ce que je compte faire.

    Ensuite quand je dis que je voulais payer certaines personnes et pas d’autre, c’était dans le sens ou certains des « comédiens » seront des amis, des proches, qui le feront gratuitement bien entendu alors que certains rôles demandent à être plus précis et nécessiteraient des recherches. Et puis pour des scènes j’aurai besoin d’un cadreur, une maquilleuse etc. Mais vous dîtes « Soit vous payez tout l’monde, soit vous payez personne » alors j’ai bien pris note et personne ne le sera du coup lol (Mais contrat de droit à l’image quand même)

    Faut savoir que ce sera un court-métrage amateur, mais soigné quand même… J’ai dit 30 minutes mais ce sera probablement moins et puis pour les techniques dramaturgiques, pas de soucis, je sais rythmer les choses, je suis le premier à critiquer en regardant un court mal rythmé sur youtube , ou des mise en scène inutiles… Le mien n’ennuiera pas 😉

    Au final mon budget me servira principalement pour investir dans une caméra, et un mac (utile pour les montages)… Le reste sera pour les accessoires du tournage, la nourriture et la location de certaines salles. C’est pas une très grosse somme non plus donc pas de soucis pour ça 😉

    Merci pour la réponse et à bientôt!
    Farès

    • commentfaireunfilm

      Bonjour Farès,

      :o) Je réponds toujours très franchement, sans détour, ça évite les mal entendus.

      Je crois que cela ne sert à rien que j’en remette une couche si tu es décidé à faire le contraire :o)

      N’hésite pas à revenir ici nous montrer ton film, parler de ton expérience, ça risque d’en intéresser plus d’un.

      Bon courage et a bientôt,

      Tom

      • Far.

        Bonjour! (et Bonne année!)

        Voilà que quelques mois après l’article j’ai réalisé un petit film de 22 minutes. Pas celui dont vous parlez dans l’article mais vu que je partais en vacances j’en ai profité pour « m’entrainer ». C’est donc 9 mois après que j’ai terminé mon tout premier court-métrage et j’aimerai, si vous en avez le temps et l’envie, vous le montrer.
        C’est loin d’être un film pro mais je pense m’en être bien tiré pour un début. Seulement rien de mieux que les commentaires d’un professionnel pour s’améliorer.

        À très bientôt je l’espère!
        Farès

  • Alekreal83

    Bonjour Tom,

    Même si je souhaite depuis très jeune être auteur réalisateur, je suis tout nouveau dans le monde de l’audiovisuel.
    Actuellement en formation auteur/réalisateur au CEFPF pour tout dire 🙂
    Je viens de lire ton article (si je peux me permettre de te tutoyer) et je souhaitais simplement te remercier pour le temps et l’implication que tu prends pour aider des néophytes comme moi ou pas à avancer.

    C’est tout pour l’instant en tout cas peut-être à bientôt 😉
    Bonne journée.

    Alexandre.

    • commentfaireunfilm

      Bonjour Alexandre,

      Bienvenue sur le blog. N’hésite pas à le partager ainsi que ses articles, c’est le meilleur moyen de me remercier et de permettre qu’il reste gratuit.

      Félicitation pour cette formation, n’hésite pas à venir dire ici ce que tu y apprends, ce qu’il manque comme informations sur le blog ou les questions que tu te poses.

      Merci pour tes compliments, reviens quant tu veux, tu es ici chez toi.

      A bientôt,

      Tom

  • DamienGCC

    Bonjour Tom,

    J’ai une question en rapport avec le métier d’assistant réalisateur.
    Si le réalisateur ne fournit ni découpage technique, ni storyboard, comment organiser son plan de travail pour savoir quels plans tourner tel ou tel jour ?

    J’espère avoir été clair. A bientôt. =)

    • commentfaireunfilm

      Bonjour Damien,

      C’est une bonne question ;o) Sache tout de même que le réalisateur fait un près découpage dans sa tête. C’est le rôle du premier assistant d’aller chercher l’info. Lors des repérages techniques, le réalisateur donne souvent des indications d’axes par rapport à l’action qui va se passer dans la scène.

      De plus, le plan de travail est construire sur la disponibilité des décors, des comédiens etc…Donc quoi qu’il arrive l’assistant réalisateur sait et peut ordonner les séquences.

      En ce qui concerne la question : par que plan je dois commencer ?

      C’est aussi très simple. Le réalisateur en début de journée lors de l’heure de prépa, il fera surement une mise en place avec les comédiens. Puis découpera « en gros » la séquence. Il suffira à l’assistant réalisateur de procéder par axe.

      Sache aussi qu’avec une seul caméra on ne peut pas tourner plus de 12 plans par jours (allez 15, pour les plus rapides) Ce qui veut dire que le réalisateur doit quoi qu’il arrive avoir une idée de sa réalisation pour qu’il puisse terminer sa journée. ;o)

      A bientôt,

      Tom

      • DamienGCC

        Merci Tom d’avoir répondu si vite, c’est vraiment appréciable d’avoir de bons conseils d’un professionnel.

        En fait il suffit d’avoir une bonne entente et une bonne cohésion avec le réalisateur si je comprends bien et normalement ça doit fonctionner tout seul (même si avec un découpage technique cela serait plus facile je penses).

        En tout cas, encore merci pour ta réponse.

        Damien

        • commentfaireunfilm

          Re,

          Le plus important quand tu arrives sur le plateau c’est de dire à l’équipe se qui va se passer. Soit tu organise une mise en place si le réalisateur en à besoin. Soit tu leurs donne un axe et une valeur. Tu dois diriger le plateau, tu dois toujours savoir ce qu’ail se passe et ce qui va se passer. C’est toi le chef d’orchestre !

          A bientôt,

          Tom

        • commentfaireunfilm

          Bonjour Damien,

          De rien ;o) Juste une petite précision tout de même : Si le réalisateur n’est pas très expérimenté, s’il n’a pas l’habitude de tourner, bref..de réaliser. La prod doit « l’obliger » à faire un découpage technique. Le 1er assistant réalisateur doit aussi alerter la prod ou le réal du fait de faire un découpage technique. Sur un plateau, nous n’avons pas le temps de réfléchir, d’attendre que le réal trouve une solution à un problème de réalisation ou je ne sais quoi.

          Je te conseil fortement d’obtenir un pré découpage technique si c’est le cas. Au risque de perdre un temps très précieux.

          A bientôt,

          Tom

  • Michel

    Bonjour Tom,

    Bravo pour cet article(entre autre).
    Très instructif.

    Michel

    • commentfaireunfilm

      Bonsoir Michel,

      Merci pour le compliment, n’hésite pas à partager le blog et ses articles autour de toi ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • Eliane Dix

    Bonjour Tom et une nouvelle fois merci pour cet article instructif.
    Il y a cependant un point que j’ai relevé et qui m’inquiète particulièrement: tu dis plus haut que tu conseilles de faire un film de 10 – 15 minutes maxi, or celui que j’écris à plutôt le format d’un long métrage… que faire dans ce cas?
    Quels voies préconise-tu?
    Eliane.

    • Kevin Beaujean

      Ceci m’a également interpellé, j’aimerais avoir plus d’infos 🙂

      Car je prépare une série actuellement, j’en suis au tout début, à la création des personnages pour le moment, il y a juste le pitch d’écrit. Je souhaite bien évidemment commercialiser plus tard cette série sur une chaîne TV, le chemin est encore long 😉

      • commentfaireunfilm

        Bonjour Kevin,

        Je n’ai pas compris les précisions que tu souhaitais…

        Sache que se lancer dans une série comme premier projet et tout aussi difficile, voir plus difficile que de faire un premier long. Surtout si tu n’as rien fait avant.

        De plus tu devras vendre ton projet en premier à une société de prod et cette prod se chargera de trouver une chaine pour la diffusion.

        A bientôt,

        Tom

    • commentfaireunfilm

      Bonsoir Eliane,

      Dans l’article je parle surtout de ceux qui souhaitent se produire seul, se financer seul et réaliser leur film. J’espère que ce n’est pas ton cas.

      Oui, ton projet s’approche du long. Ce n’est pas grave ;o) Tu devras le moment venu chercher et trouver une prod pour vendre ton film et/ou le réaliser. Ne t’inquiète pas.

      Il est vrai qu’avant de se lancer dans l’écriture d’un long, il vaut mieux se frotter au court ;o)

      Même si ton scénario ne trouve pas preneur demain, cela ne veut pas dire qu’il restera toute sa vie dans un de tes tiroir. Cela ne veut pas dire non plus que tu ne pourras pas écrire plus court une fois ce projet « terminé ».

      Ne pas réussir à vendre, réalise ou signer une option sur un scénario de long, ne signifie pas forcément que c’est un échec. Parfois ce n’est pas le bon moment ;o)

      A bientôt,

      Tom

      • Eliane Dix

        Bonsoir Tom et merci pour ta réponse, non je ne désire pas me produire seul, je me demande bien avec quoi je pourrais le faire! LOL!
        Bien à toi.
        Eliane.

        • commentfaireunfilm

          Bonjour Eliane,

          J’ai eu peur ;o) Merci pour cette précision.

          A bientôt,

          Tom

  • Patrice BOUVRY

    Bonjour Tom !!!
    Bravo pour ces précisions !!! Important aussi pour les comédiens et les techniciens pour mieux mesurer le sérieux d’un projet ! Comme çà, si on vous propose de travailler sur une auto-production de 30 mn ou plus, vous saurez qu’il ne faut pas vous précipiter !!! (Beaucoup de films sur lesquels on tourne ne se voient jamais !).
    Autre critère que je me permets de proposer : que pensez-vous du scénario ? Est-il déjà lui-même techniquement solide ou encore trop mal construit ? Il est clair ? Passionnant ? Ou pas assez compréhensible voire consternant ? (Tout çà peut déjà préfigurer un tournage et les suites …).
    Une dernière chose, se tromper fait aussi partie de son apprentissage ! C’est pas grave, on ne vous y reprendra plus ! Mais il faut remercier Tom de prévenir et d’éviter bien des déboires ! (Rien de plus démotivant qu’une déception !)
    Bravo et merci Tom !!! Bon dimanche et surtout, bon courage à tous !!!

    • commentfaireunfilm

      Bonsoir Patrice,

      Oui je d’accords avec toi pour la première moitié de ta proposition. Regarder si le scénario tiens la route, si il est solide etc..est un bon moyen de savoir tout de suite si c’est un projet sérieux ou pas. En revanche, si le scénario n’est pas passionnant ou si on ne le trouve pas génial, cela ne veut pas dire que le projet ou le tournage seront un enfer. Il faut aussi faire attention à la vision, au talent et à l’univers de l’auteur/ réalisateur. Je me souviens avoir accepter de travailler sur des films (courts et long) que je ne trouvais pas terrible à la lecture et me prendre une claque au tournage ou en projection.

      Merci pour ce commentaire constructif ;o) Tu ne nous as toujours pas dis pourquoi tu n’étais pas là ces derniers temps ;o) tournage ? écriture ?

      A bientôt,

      Tom

      • Patrice BOUVRY

        Bonsoir Tom et pardon ! J’admets que j’ai été vite en besogne et que j’ai effrontément généralisé sur un vécu ! C’est vrai que l’ambiance de tournage était sympa, que les techniciens s’étaient bien investis et que les comédiens faisaient … au mieux ! Mais dur de se motiver quand on y croit pas et que les suites donnent raison. Le film n’a jamais été vendu, ni même vu par l’équipe elle-même en projection privée ! Même les défraiements, on les attend encore !
        Tu as raison, éliminons ce critère, surtout lorsqu’il s’agit que de petites appréhensions mais que le contact humain parvient quand-même à convaincre !
        Pour mon absence, des broutilles de la vie mais c’était pour rester dans le sujet et titiller les imaginaires ! 🙂
        Oui, j’entrevois un projet de court, déjà pour voir ! J’en suis aux investigations afin d’approfondir et valider un concept ! L’idée est récente et inspirée d’une thèse scientifique sur laquelle je ne veux pas improviser ! Cela pour une histoire d’un traitement assez original (universel, pas personnel !) … Un vrai défi en somme mais qu’il me faut relever avec le plus grand sérieux !!! (Un beau message pour l’avenir ne se transmet pas dans l’approximation …).
        Très grand merci à toi !!! Un vrai plaisir de se décider à reprendre tout à zéro en te lisant et en partageant avec toi et tous tes bloggeurs !!! Bravo tout le monde !!!

        • commentfaireunfilm

          Bonjour Patrice,

          Merci encore une fois de bien vouloir partager ton expérience, mais surtout le recul que tu as sur tout cela. Sans parler du fait que tu appuies mes propos ;o)

          Bravo pour ton projet. Je suis content de voir que ton envie reprenne force et vigueur, jusqu’a te projeter vers un nouveau projet.

          A bientôt,

          Tom

  • J’ai fais un long-métrage en solo pour deux raisons.

    La première parce qu’à la suite de plusieurs courts, naturellement, on a envie de passer au long. J’ai pris beaucoup de plaisir à mettre en image ce que j’ai écrit sur le papier. Maintenant, c’est clair, faire un film en franc-tireur à un coût : pas de vie de famille, je roule ds une voiture vieille de vingts ans, j’habite chez mes parents et je continue à rembourser mes crédits… Bon, j’ai fais mes choix, j’assume et je ne me plains pas.
    La deuxième ( et la plus importante ) est parce que je voulais mettre qqch chose sur un cv. Je suis sorti diplômé d’une école de ciné. Le problème est qu’il y en avait plein des comme moi : un diplôme sous le bras mais zéro expérience sur le terrain ( d’autant que le diplôme, il est pas estampillé « FEMIS » ou « Louis Lumière » ). J’ai démarché tout naturellement les boîtes de prod et j’ai appris plusieurs trucs ( mais corrigez-moi, je peux me tromper et je suis sincèrement ouvert à suggestions ) pour entrer sur un plateau de tournage, il faut soit connaître du monde ( tant mieux si on est le fils à machin, on serait idiot de pas en profiter si on était à sa place ), soit tomber au bon endroit au bon moment ( ça m’est arrivé 2 fois de tomber au bon endroit… ) soit se faire connaître ( festival, Internet ). J’ai opté pour cette dernière.
    Je viens de finir un 2ème long-métrage en solo. Je suis très loin d’une production normale ( je le dis pas pour me vanter car à l’écran, ça se voit ! ). Ca vaut ce que ça vaut, mais c’est bon je pense à mettre sur un cv.
    Une chose est sure maintenant, fini le solo ! Encore une fois j’ai pris beaucoup de plaisir à faire ces films ( contacts comédiens, créativité… ) Mais malgré toute ma détermination et ma passion, j’en ai bavé à tout gérer ( c’est là qu’on rêve de bosser avec des pros !! ). Et c’est ce que je ferais sans aucun doute la prochaine fois, que le film soit court ou long. Un film est un travail d’équipe. Merci Tom pour tes conseils et ton aide ! Bonne journée à tout le monde.

    • Patrice BOUVRY

      Bonjour Yann DUBOIS !
      C’est vrai ! Nos pionniers ont d’ailleurs démarré l’aventure comme çà ! Donc, félicitations et merci pour faire savoir où voir le film ! Bravo d’avance !!!

    • commentfaireunfilm

      Bonsoir Yann,

      Merci énormément pour ton témoignage. Le premier paragraphe de ton commentaire parle de lui même. Au delà d’avoir un cout financier conséquent vu que tu rembourses encore aujourd’hui les banques, tu mets le doigt sur le fait que cela à aussi un coup sur ta vie de tout les jours. Le prix à payer est élevé.

      Je trouve aussi « naturel » de vouloir toujours faire plus long, en tous les cas de vouloir passer la vitesse supérieurs.

      Je ne suis naturellement pas d’accord sur le fait qu’il faille être fils de, ou tomber au bon moment ou au bon endroit. J’en suis la preuve vivante, je ne suis pas fils de et franchement je ne suis pas non plus le mec le plus chanceux lol. Mais une chose est certaine j’ai travaillé comme un fou, souvent gratuitement au début, je n’ai pas compté mes heure et j’ai aussi eu peu de vie de famille. J’en connais pas mal d’ailleurs qui ont le même parcours que moi ;o)

      Ce que je ne comprends pas dans ta démarche c’est de mettre autant d’énergie dans des longs plutôt que dans des courts. J’ai très bien compris que tu en avais fait. Mais pourquoi ne pas avoir continuer pour décrocher des prix, démarcher des boites de pubs, bref te faire une véritable vitrine de ton savoir faire ?!

      Mais ce qui me surprend plus que tout, c’est que tu te sois lancé dans un deuxième long, alors que le premier ne t’a pas permis de trouver une boite de prod…

      Tu as fait une école de ciné tu devrais savoir un peu comment cela fonctionne…Tu pourras faire 10 long métrages comme cela, Avoir 10 ligne sur ton CV, tant que tu ne seras pas produit cela n’aura pas de poids.

      Si tu es remarqué demain par une prod, ce que je te souhaite, et qu’il produise ton prochain long, ils considéreront que cela sera ton premier film et non pas ton 3 ème ou 4 ème.

      Je ne peux que te soutenir dans ta volonté de vouloir arrêter ce mode de production. J’espère que tu trouveras un producteur si tu t’orientes vers un long ou un court.

      Mais si tu décides de faire un court sans prod, empreinte le parcourt classique des fonds d’aides, du crowfunding, des bourses, des aides en industrie etc…Mais ne mets plus un euro de ta poche. Non seulement tu pourras te libérer de la lourdeur et du stress de l’argent, ta réalisation te dira merci, mais tu ne mélangeras plus ta vie privé et ta vie pro.

      Ton métier ne dois pas te couter de l’argent il doit t’en rapporter ;o)

      Je serais curieux de voir ce que tu as produit et réaliser, si tu as un lien…je suis preneur ;o)

      A bientôt,

      Tom

      PS : Merci encore d’avoir partagé tout cela avec nous ;o)

  • Paul

    Un autre article intéressant, pour changer 🙂
    J’avais bien assimilé l’idée de ne jamais investir de fond propre dans un film au risque de se « péter lamentablement les dents » mais qu’en est-il du financement participatif ? Une bonne idée ou casse gueule aussi ?
    Pendant la lecture de cet article une question est venue à mon esprit, à qui distribuer des courts-métrages ? Faut-il participer à des festivals, ou existe t-il d’autres moyens de diffusions pour les courts ?

    Encore merci pour tes articles !

    Bonne continuation !

    • commentfaireunfilm

      Bonjour Paul,

      Merci pour le compliments ;o) Le financement participatif est un bon moyen pour trouver une partie des financements. Mais pour moi c’est une bonne solution pour terminer un financement, pas pour l’amorcer et encore moins pour financer la majeure partie du film.

      C’est une bonne arme, si elle est utilisé correctement. La majeure partie du temps ceux qui déposent un projet espère tout financer…c’est un peu trop aléatoire…et ce n’est pas non plus une habitude à prendre.

      Je crois que de décrocher une aide de la région, une aide un industrie, des fonds privés (entreprises etc…), des bourses et un financement participatif est la meilleur recette pour monter un dossier. Alors forcément cela demande du temps, de l’investissent, faut se bouger le cul pour rencontrer du monde et se dé scotcher de son écran d’ordinateur. La vraie vie quoi ! ;o)

      Pour répondre à ta deuxième question, le court métrage n’est pas vraiment distribué. Il faut que l’asso ou la production soient vraiment réactif. C’est à la structure d’inscrire le court dans tous les festivals possibles, de faire « une promo », de tenter les bourses ou d’essayer de le vendre à une chaine. mais c’est à peu près tout.

      Pour l’avoir fait 3 fois, c’est une bonne expérience, c’est grisant, c’est aussi parfois énervant et décevant. Mais quelle aventure extraordinaire que de faire vivre ton film au delà de ton cercle, au delà de ta région ! De te battre pour lui ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • Anne Fauchon

    Bonjour Tom, c’est curieux, je n’était pas a priori intéressée par ce sujet, mais après lecture je t’ai trouvé passionnant une fois de plus. Et je pense à certains de mes proches qui feraient mieux de te lire…
    Bon je vais aller voter. Au fait tu ne songes pas, en sus, à une carrière politique. J’aimerais tant que ceux qui nous « gouvernent » fassent preuve de ton bon sens 🙂 Merci encore pour tes bons conseils !

    • commentfaireunfilm

      Bonsoir Anne,

      Merci pour le compliment ;o) Plus dur sera la chute lol
      Sache que j’ai aussi fait mon devoir de citoyen ;o)

      Le jour ou il y a un parti pour le cinéma je ferais acte de candidature ;o)

      à bientôt,

      Tom

  • maria

    Bonjour Tom,
    Oui, tout ce que tu dis là, tu l’as dit déjà, autrement.
    Même si c’est dur pour ceux qui pensaient que c’est facile, le cinéma, c’est bien de le spécifier.
    Tu plaisantes ou tu dis vrai quand tu dis que tu as besoin de bosser ?
    Les jeunes de ton âge montrent cette sorte d’humour. Et moi, je fonce dedans, tête baissée !
    Tu m’as tendu les deux mains, tu me l’as tenue plus d’une fois la main, pour que je ne m’égare pas.
    Alors, si tu veux, si tu penses que j’ai compris le cinéma, que mon scénar bientôt terminé te botte, alors, il est pour toi, de droit.
    Bien sûr, comment pourrais-tu juger pour le moment cette ébauche envoyée ? ( qu’heureusement pour moi, tu as analysée, à temps !… avant que tu n’abandonnes le script-doctoring )
    Je l’ai peaufinée depuis… ton analyse!
    Ouille ! Il y a le prix de revient qui fait barrage. J’en suis consciente.
    Le séquencier, que je refusais À TORT, m’a ouvert les yeux. J’ai pu défricher ce que je sentais intuitivement.
    (C’est peut-être des portes ouvertes que l’ai enfoncées, après tout !)
    Bilan: maintenant, j’ose avoir moins de scrupules, j’ose voir quelques qualités.
    Je n’ai plus honte, car l’humilité est toujours présente; mon scénar ne vaut que dans la réalisation du film.
    Je fais tout comme si tu ne savais rien de moi,( j’ai tant pensé tout haut dans ce blog !) dans mon dossier, lettre d’intention, de motivation y compris.
    De toute façon, j’ai toujours cru qu’il ne dépasserait pas ta propre lecture.
    Déjà, sans t’obliger, voudrais-tu au moins, en prendre connaissance ?
    Peut-être l’aurais-je envoyé à ceux qui figurent dans mon scénar ?
    Ou j’aurais pu le publier ?
    Ou, il serait resté dans mes tiroirs: mes descendants l’auraient retrouvé, par hasard.
    Bon, allez ! je retourne à mes rédigés.
    J’ai rêvé le film, avant même de l’écrire ! Je rêve qu’il soit réalisé !
    La réalité dépasse toujours les rêves LOL. Des choses qu’on sait à mon âge. ! au fond, cet article montre que tu sais ça aussi.
    Cordialement.
    Bon dimanche à toi et à tous.

    • maria

      PS Les commentaires de Kaladji et de Vlad n’étaient pas visibles au moment où j’ai écrit.
      Tous les deux se raccrochent à l’espoir. Tant mieux !

    • commentfaireunfilm

      Bonsoir Maria,

      oui, j’ai tenu un discourt presque identique il y a quelques temps. Mais les derniers commentaires et mails que j’ai reçu m’ont poussés à enfoncer le clou.

      Je n’ai pas abandonné le script-doctoring ;o) je mets en place un autre système…que je dévoilerai bientôt.

      je suis certain que ton scénario réussira à dépasser mon cercle de lecture ;o) Un peu de patience.

      A bientôt,

      Tom

      • maria

        Bonjour, Tom,
        Merci pour ce « quelque chose » qui me dit que tu fais partie de ces cinéastes,( virtuels, puisqu’ils n’ont ni nom, ni âme) , qui verraient dans mon scénar ce que toi tu as compris certainement avant moi; je l’occultais, par peur de
        montrer trop d’orgueil. C’est une petite, une minuscule ressemblance avec le film d’un « manitou » du cinéma. Son film m’avait laissé  » du mal à mon aise » LOL. Et, en rien, il est mon influence.
        Il n’y a que peu de temps que je le comprends, ce film, et mon scénar par la même occasion.( ton blog, LOL !)
        La patience, ça me connaît. L’espoir au bout ? L’espoir aussi ça me connaît. Après l’inquiétude, il est toujours là !
        Mais pourquoi dois-je l’être ? Grâce à ce « systus » qu’il te reste à dévoiler ?
        Mystère et boule de gomme !
        De la patience !!! OK !
        Cordialement.

  • Kaladji Diomande

    Bonjour Tom,

    Tu me fais peur ce matin. 🙂 Cette idée d´une petite production me trottait
    depuis un bon moment dans la tête. Vu les difficultés que représente la
    production et la distribution, on est amené parfois vouloir prendre soit même
    un certain nombre de chose en main quand on a n´a pas envie de se laisser
    décourager dans l´amour de la réalisation de film.
    Mais y n’aurait-il pas vraiment une petite
    solution intermédiaire… quelque part un peu cachée… 🙂 ?

    PS : Merci quand même de nous prévenir
    et il faut vraiment effectivement pouvoir bloquer ses pulsion et faire face à
    la réalité.

    Bon Dimanche.

    • commentfaireunfilm

      Bonsoir Kaladji,

      Je n’ai pas écris cet article pour faire peur mais pour sensibiliser les lecteurs de ce blog.

      Je ne dis pas non plus que de monter une société de production est une mauvaise idée ou qu’il ne faut pas le faire ! Je met juste le doigt sur le fait qu’il ne faut pas le faire n’importe comment.

      Idem pour faire un film qu’il soit court ou long. S’auto financer n’avancera à rien. L’autre problème dont je n’ai pas parler, c’est que ceux qui désirent se lancer dans la production d’un long métrage le font pour faire leurs propres projets, le problème c’est que la production et la réalisation sont deux métiers complètement différent. Il est difficile de pouvoir faire les deux en même temps. Ce qui oblige les producteur/ réalisateur à déléguer la production à un moment donner…mais à qui ?

      Si ton but c’est de faire un court ou des courts, rien ne t’empêche de monter une asso. Mais si c’est de faire du long il te faudra une prod. Si tu décide de monter la tienne il faudra le faire de façon méthodique, posé et avec pas mal d’argent devant toi pour faire tourner la boite pendant la phase de recherche de financements et de partenaires.

      A bientôt,

      Tom

  • Vlad

    En complément je rajoute que ci vous avez de la chance, du talent et une toute petite somme sa peut (peut être, j’ai dit peut être) le faire. Souvenons nous de Robert Rodriguez avec son film El Mariachi, 7500$ de budget, une présentation à Sundance pas un prix mais une boite de distribution qui le repére, qui fait gonfle son 16mm en 35mm et qui diffuse le film dans le monde entier. ^^voilà voilà.
    P.S: D’ailleurs j’ai jamais compris comment il a pu concourir à Sundance avec un format 16mm, c’est possible ?!

    • commentfaireunfilm

      Bonjour Vlad,

      Juste un bémol à ton commentaire. Rodriguez à effectivement financé son premier long métrage, mais il ne faut pas oublier qu’il n’en été pas à son coup d’essai ! Il avait quelques années auparavant réaliser un court métrage qui à été plusieurs fois primés.

      De plus, il ne faut pas non plus passer sous silence, que les 7000 dollars n’ont permis de payer personne !

      Mais ça lui a permis de se faire vraiment remarquer.

      Bref, il y a toujours des exemptions c’est aussi ça qui fait la beauté du métier, mais cela reste très rare. Pour terminer, dites vous que la mentalité… »américaine » n’est pas la notre ! Le rêve américain existe…en Amérique…

      Chez nous aussi ça peut arriver…mais c’est vraiment…vraiment très rare. A t’elle point que beaucoup d’entre nous tentent de briller aux USA avant de revenir en France…ce n’est pas pour rien.

      Pour Sundance..je ne sais pas…

      A bientôt,

      Tom

      • Christophe beagle

        Bonsoir à vous tous,

        Oui, pour Rodriguez, personne n’a été payé. C’est la même chose pour Christopher Nolan sur son tout premier long (Following). Il y en a d’autres comme eux qui ont réussi en se faisant remarquer comme ça (Premier film de Julie Delpy en vidéo pour 5000 dollars mais elle était connue tout de même; Valérie Donzelli; les premiers Jarmuch ou Lynch = pas très chers même s’ils avaient des appuis). Il y en a eu un ou deux en France. Il faut donc garder espoir, MAIS, attention pour la France!

        Une écrasante majorité de réal qui ont autoproduits (99%?) a tout perdu (que ce soit 5000 ou 50000 euros) car « indifusables/indistribuables ». Ce sont tj des autodidactes (comme moi). On a la rage, on a cette espèce de complexe d’infériorité qui se transforme en complexe de supériorité 😉 et donc on pense qu’on va faire aussi bien ou mieux que les mecs qui sortent des écoles et qui ont 1 ou 2 millions pour leur premier long. Ben c’est pas évident du tout. 😉 Même si nous voyons des films à 1, 2, 15 millions qu’on considère comme très… moyens 😉

        Perso, je pense que Tom a raison pour l’auto-financement d’un long sans prod ni distributeur en France: 99% perdent leur argent.

        Mais, et c’est l’objet de ce mail, il y a quelques exceptions. Je pense au film Donoma que perso que j’ai bcp bcp aimé en 2011, malgré trois points qu’on ne souligne pas assez:

        a) il a bien sûr coûté plus de 150 euros

        b) la qualité technique des premières minutes fait tellement mal aux yeux qu’on risque de décrocher (perte du point, caméra portée qui bouge comme celle de mon cousin de 7 ans, bruit image, etc) MAIS, quand on va au delà, après 5/10 minutes, on découvre un vrai propos, de vrais comédiens, une vraie énergie, un VRAI qq chose qui pour moi transcende et dépasse les défauts techniques. Personne n’a été payé… au départ. Le film a buzzé, le réal s’est retrouvé siégeant à la commission d’avance sur recettes dans l’année qui a suivi…

        c) les gens ont été payés, mais après.

        Ensuite, le réal, Djinn Carrénard, a réalisé un second long de presque 2h30 (produit cette dois-ci) qui n’a pas marché…

        Juste pour dire qu’ il y a des exceptions. Mais Tom, je suis hyper d’accord avec toi: notre erreur, c’est de croire que nous « pourrions TOUS être ces exceptions ».
        Et moi, voyez-vous, je suis comme tout le monde: je me prends aussi pour une exception 😉 (heu non, je vais pas réaliser un long là tout de suite hein!).

        Cependant, si je comprends que la gratuité sur un long ça choque en France, on peut aussi se dire que si Nolan et Rodriguez n’avaient pas faits ainsi, peut-être n’auraient-ils jamais percés. Et en toute franchise, ceux qui ont bossés avec eux à l’époque ne le regrettent pas…
        En France aujourd’hui, je me dis aussi que ce ne sont pas les millions qui font le talent… Regardons la production « officielle » actuelle… 😉
        Mais reconnaissons le: sans argent, il faut 10 fois plus de talent.

        Alors perso, même si je n’ai pas pour projet de réaliser un long, là, demain, j’ai le cul entre deux chaises… Oui c’est 99% d’échec un long autoproduit. Oui mais… il reste 1%…

        Ok, à part un film génial, aucune chance de le voir sortir ou acheté par une télé. Mais en même temps, si certains (ceux pour qui ça a marché) n’avaient pas eu la folie de le faire, aujourd’hui il seraient peut-être encore au chômage…

        Alors je me dis qu’il existe peut-être une possibilité pour ceux qui, quoiqu’on leur dise, feront de toute façon un long autoproduit. Si le film est en Anglais et s’il est génial, je pense que tout est possible (pas simple quand même!).
        Sinon, cette possibilité, c’est la suivante: c’est peut-être de rester ou commencer dans la « case amateur » (au sens noble du terme).

        Je m’explique:
        Comme on le fait pour le théâtre amateur où on répète pendant une année pour jouer gratuitement à la fin.

        Peut-être qu’un jour, une structure de type « club cinéma » existera. L’objet serait, un peu à la façon des troupes de théâtre amateur, de bosser sur la construction d’un film long (genre 1h15) sur un ou deux ans. Ou même 61 minutes! Le long le plus court 😉
        Comme pour le théâtre, les gens se rencontrent deux fois par semaine et construisent le projet petit à petit. On pourrait imaginer une communauté qui suivrait les avancées via un site….
        Scénario, répétition, puis tournage. Regardez comment Nolan a tourné Following, vous comprendrez ce que je veux dire.
        Bien sûr, on tourne pas Avatar ou Star Wars, on tourne pas avec des enfants, des animaux, de la neige, des costumes d’époque, mais plutôt un film d’auteur contemporain, car faut pas déconner non plus 😉

        Pas d’enjeu, une asso, du matos prêté, de l’apprentissage, de la solidarité, des subventions (je veux bien prêter mon modeste matos et faire un don!) et pourquoi pas un ou des tuteurs pro, et à la fin un film réalisé de façon collective. Elle est peut-être la, là solution… On tourne pas en Red ou Alexa hein, là non plus faut pas trop pousser 😉

        Mais quand on veut faire « du cinéma », de toute façon c’est pas pour gagner de l’argent (en premier lieu) mais pour exprimer un truc qu’on DOIT exprimer. Donc quitte à produire sans prod, autant cadrer le projet proprement. Et si ce qu’on veut dire est valable, sincère, etc, l’argent, s’il doit rentrer, rentrera… Mais je ne crois pas que ce doit être la préocupation première pour un réal. Pas pour le premier long.

        Après, on peut tout imaginer: il pourrait y avoir une toute petite partie du CNC dédiée à ce genre de projets… Il pourrait y avoir, selon la qualité du projet, une possibilité de faire exister ces films sans pour autant qu’ils gagnent de l’argent.

        Mais on pourrait aussi imaginer un système plus ouvert qu’il n’est et organiser un festival de ces « premiers longs ». On pourrait imaginer que si l’un deux « arrache tout », il puisse être distribué ou vendu à une chaîne. On pourrait imaginer une vraie souplesse et, en cas de bénéfices, de payer les membres après coup…

        Parce que c’est vrai que ne payer personne ça choque ici. Mais quand c’est la seule solution pour se faire remarquer, quand c’est la passion qui parle, quand c’est la seule façon pour une chef op de tenter de monter (parce que bon, 2ieme assistante cam pendant des années ça va bien!) why not? Après, si le projet est foiré, ben c’est de la prise de risque et de l’expérience de prise.

        S’il est réussi, si le film a le droit d’être montré en festival et d’être vendu, et si les participants sont TOUS payés si vente, why not?

        Elle pourrait peut-être être là, la solution… Une sorte de laboratoire de (premiers) longs métrages produits autrement…

        On peut l’imaginer, y a pu qu’à le créer 😉 On a bien créer des « trucs » bien plus improbables que ça (fusées, satellites, drones, bombes H, numérique…).

        Ben ouais, il y a 15 ans, même 10, que disait-on du numérique? Je me rappelle de forums où on disait « non, ça peut pas marcher au point de remplacer l’argentique ») lol.

        Bref, il doit y avoir moyen de faire des longs « pas tout seul dans son coin » sans y mettre ses économies…

        Le compromis doit bien exister. D’ailleurs, j’ai tj dit que si je n’arrivais pas à mes fins (vivre un jour de ma passion), hé bien je réaliserai « mon » long une fois ma retraite prise. Non parce que c’est possible de faire des films avec du contenu et très peu de moyen. Regardez Alain Cavalier (sur la fin), regardez le Dogme 95… Y a vraiment moyen d’exprimer des choses sans fortune, sans prod, sans se ruiner. Après, il faut accepter que le million de spectateur ben c’est pas pour ce genre de projets, c’est tout.

        Je me suis permis cette « causerie », cette réflexion, car le blog s’appelle « comment faire un film », pas « comment devenir pro et gagner plein de thunes » 😉

        Ch

        • Bonsoir Christophe Beagle,

          J’ai raison pour l’auto-financement que cela soit : un long, un court, une série….il y a toujours des exceptions…1%

          Merci pour ce looooong commentaire mais non moins intéressant :o)

          On sent la passion que tu as pour le cinéma et la carrière que tu souhaites embrasser. On sent la fougue, la jeunesse (là je parle du milieu et pas de ton âge), alors que moi je suis passé dans le camps du système, mais toujours passionné. Le jour on je ne serais plus que dan sel système je serai un vieux con.

          On peut toujours tenter de faire les choses autrement. Mais ce que tu proposes, ce collectif encadré par un ou des pros…sur une période longue je ne vois pas comment cela peut fonctionner. Car un film c’est une unité, un nombre incroyable d’intervenants qui doit connaitre parfaitement sa partie pour que cela fonctionne. J’ai un aminci fait du théâtre « amateur » qui monte son projet toute l’année et joue gratis en fin d’année…Je peux te dire qu’il s’arrache les cheveux entre : les mecs qui viennent pas, les filles qui ne veulent plus faire tel ou tel rôle, la salle de répète qui change d’endroit toutes les 2 semaines…

          ça…dans l’optique d’un film…il faudrait me payer très très cher pour les encadrer lol Et je ne vois pas comment cela est possible avec une équipe, des comédiens etc…

          J’ai travaillé pas mal de fois gratuitement sur des projets…pour aider, parce que je croyais au scénario ou dans le réalisateur. Mais C’est aussi mon métier ! Je peux le faire quelques jours par an, mais pas 4 semaines pour tourner un long.

          Aujourd’hui le combat se situe même à réussir à faire vivre des long-métrage à tout petit budget, moins de 500 000 euros. Même payé au sic sur une si longue période c’est un véritable engagement (sacrifice) pour un intermittent ! Car cela va le pénaliser pour le calcule de ses heures.

          A bientôt,

          Tom

          • Christophe beagle

            Bonsoir Tom,

            Merci pour ta réponse 🙂 pour clore ce sujet là, non non, je ne proposais pas, « j’imaginais » tout haut 🙂 J’extrapolais pour illustrer une sorte de champs des « possibles » (si je puis dire).
            Crois moi, je comprends ton point de vue et pour moi il n’y a pas débat: fort malheureusement, tu as raison pour la methode de production en France 😉

            Et le fait que tu insistes pour prévenir (et protéger) tout le monde que tenter de s’auto produire est suicidaire aujourd’hui, est vraiment très bien. C’est même indispensable sur un blog sérieux. J’en suis bien conscient.

            Après, les personnes qui souhaitent mettre de l’argent ne pourront pas dire qu’elles n’étaient pas prévenues… et c’est là l’essentiel.

            Enfin, je promets que je ferai plus court les prochaines fois 😉

            Merci à toi.
            Christophe

          • Bonjour Christophe,

            Et ils s’en mordent les doigts et me disent…j’aurai dû t’écouter ;o)

            A bientôt,

            Tom