élément déclencheur de votre scénario

Comment bien commencer son histoire avec l’élément déclencheur

 

Bonjour à tous. Je continue les articles que m’inspirent les lectures que je fais de vos scénarios. Ceci me permet de revenir sur les bases de l’écriture. Aujourd’hui je vais vous brosser le « portrait » de l’élément déclencheur. Comme tous les éléments d’un scénario il doit être préparé, amené pour d’autres éléments et être à son tour un maillon (essentiel) de l’histoire.

L’élément déclencheur qu’est-ce que c’est ?

Au départ de votre histoire il faut que l’on découvre la vie de votre héros, son quotidien si vous préférez. L’élément déclencheur c’est « le grain » de sable qui va venir perturber ce quotidien. Il faut savoir que l’élément déclencheur doit être impérativement quelque chose de non voulu ou non recherché par le héros. Ça lui tombe dessus et il va devoir faire avec.

Note importante : L’élément déclencheur peut être pour votre héros :

  • Positif (il (elle) gagne au Loto)
  • Négatif (Il (elle) apprend que son mari (sa femme) veut divorcer

Imaginez que votre héros soit un homme qui marche en parfait équilibre sur un muret ou un fil, une sorte de funambule. Votre personnage est en équilibre sur le fil de sa vie. L’élément déclencheur c’est ce qui va amener votre héros vers une situation de déséquilibre et qui va l’obliger à arranger la situation pour trouver un nouvel équilibre.

Note importante 2 : Il ne peut y avoir qu’un seul élément déclencheur par histoire. Mais il se peut que vous ayez plusieurs éléments annonciateurs (des catalyseurs) de l’élément déclencheur

élément déclencheur

L’importance de L’exposition

Cette note importante 2 m’oblige à vous parler de l’exposition. J’ai commencé un peu à en parler au début de l’explication de ce qu’est un élément déclencheur.

L’exposition, la présentation du monde ordinaire du héros, va permettre de donner aux spectateurs toutes les clés pour qu’ils comprennent les réactions du héros face à l’élément déclencheur. L’exposition peut contenir des catalyseurs c’est à dire des événements (éléments) annonciateurs, préparateur à la bonne compréhension de l’élément perturbateur (déclencheur)

Est-on obligé d’avoir une exposition ?

La réponse est clairement non. Mais (il y a toujours un mais ;o)) le fait de ne pas avoir d’exposition va forcément vous obliger à revenir à ce qui lie votre personnage à l’élément déclencheur. Vous allez donc, quoi qu’il arrive, avoir à expliquer pourquoi et comment votre héros réagit et agit dans l’histoire et qu’est-ce que cet élément déclencheur a bouleversé dans l’équilibre du héros. Ce qui risque souvent d’avoir pour but de ralentir le récit.

Une exposition peut être plus ou moins longue en fonction du genre mais aussi du type de l’élément déclencheur. Au plus, cet élément est « universel » au plus l’exposition peut être courte.

élément déclencheur

De l’immobilisme à l’action de votre héros

L’élément déclencheur se situe dans l’acte un. Il a pour but d’amener votre héros à l’action à la fin de cet acte. Une fois que l’élément déséquilibre sa vie, le héros n’aura de cesse, dans tout votre scénario, de retrouver cet équilibre. Pour cela, il doit « se mettre en danger » et passer à l’action. Mais attention ! Qu’une chose soit claire : votre héros ne pourra pas retrouver sa vie d’avant. Il faudra forcément qu’il y ait eu transformation du héros.

C’est le moment (ou juste après) que le héros prend conscience d’un manque dans sa vie. L’objectif du héros, son désir jusqu’à la fin de l’histoire sera de combler ce manque.

Exemple : 

Si je prends l’exemple de « Piège de cristal », le but de John c’est de mettre hors d’état de nuire les terroristes qui ont pris en otages les employés du Nakatomi Plaza. Mais au fond, la prise d’otages touche personnellement John du fait que sa femme se trouve parmi les otages.

Au delà de ce désir de sauver Holly, cet élément déclencheur va permettre à John de répondre à un besoin, grâce à son aventure dan l’histoire, de se rabibocher avec sa femme. Et c’est là un exemple intéressant car on voit que l’élément déclencheur provoque un « double » objectif interne et externe, ce que je viens d’expliquer par objectif interne et externe.

Souvent ce besoin du personnage n’est pas forcément connu de celui-ci.

Donc l’élément déclencheur doit bouleverser personnellement le quotidien du héros.

L’élément déclencheur doit aussi faire peur, dans le sens ou cela remet en cause la vie, les croyances de votre héros. Écouter, prendre conscience du changement futur, ne doit pas être simple pour votre héros. Il doit même refuser ce changement. Donc le passage à l’action de votre héros ne doit pas se faire immédiatement après l’élément déclencheur.

Exemple d’exposition et d’élément déclencheur

Revenons 2 secondes à l’exposition et l’élément déclencheur : Si je reprends l’exemple de « Piège de cristal », l’exposition nous montre que John est flic, qu’il rejoint sa femme pour les fêtes mais que leur couple bat de l’aile. C’est une rapide explication de la situation j’en conviens ! ;o)

On pourrait croire que l’élément déclencheur du film se trouve être le moment où les terroristes tuent l’employé (le gardien) du Nakatomi plaza. Ce qui est faux, car à ce moment là, John, la vie de john, n’est pas bouleversée. En revanche pour nous spectateur c’est clairement un catalyseur qui va nous permettre de rendre l’élément déclencheur plus fort et plus empathique.

Le moment où les terroristes tirent, pendant le cocktail, et regroupe tout le monde dans la pièce principale et que John voit cette scène, à ce moment là, c’est clairement l’élément déclencheur ! Cet événement va bouleverser l’équilibre de John et il n’aura de cesse que d’en trouver un nouveau.

Mais attention, avant que John décide de passer à l’action il lui faut accepter de partir à l’aventure…et ce n’est pas si simple. Si vous regardez bien ce film ou d’autres, vous verrez que l’élément déclencheur n’est pas le départ du passage à l’action du héros, il y a tout un processus. Christopher Vogler et Joseph Campbell nomment l’élément déclencheur : l’appel de l’aventure, deuxième point d’entrée de l’histoire, le premier étant l’exposition : le monde ordinaire.

Si vous voulez en savoir plus sur les étapes suivantes je vous invite à lire cet article, en cliquant sur ce lien.

élément déclencheur

Pour que vous puissiez schématiser ce que l’on vient de dire :

  • Avant l’élément déclencheur il faut : une exposition
  • L’élément déclencheur bouleverse la vie ordinaire, l’équilibre du héros
  • Il doit toucher personnellement le héros
  • Il doit être la cause du passage à l’action de votre héros à la fin de l’acte 1
  • Le but de votre héros c’est de trouver un nouvel équilibre en atteignant (ou pas) son objectif.
  • Le héros doit avoir un objectif double : Interne et externe ou si vous préférez un besoin et un désir.

Exercice : 

Donnez moi, dans les commentaires ci-dessous, un catalyseur et l’élément déclencheur du dernier film que vous avez vous ou de votre film préféré. 

Voilà pour cette introduction à l’élément déclencheur. Laissez-moi vos commentaires en bas de l’article.

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Merci à ceux qui le feront ;o) et qui le font déjà ;o).

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A bientôt,

Tom Weil

À PROPOS DE TOM WEIL

Je m’appelle Tom Weil, je suis assistant réalisateur pour le cinéma et la télévision et comme vous pouvez vous en douter je suis passionné de cinéma depuis tout jeune. J’ai crée ce site il y a presque 3 ans maintenant pour vous apporter mon aide…

Comments on this entry are closed.

  • LIFA

    Bonsoir Tom j’ai lu l’article et c’est très intéressant et j’y ai appris quelque chose bref au fait par exemple dans le film the hobbit; un voyage inattendu: pour moi l’élément déclencheur était quand Gandalf et ses compagnons sont venus chez bilbon saccet pour proposer ce dernier le voyage; aller cambrioler le dragon qui se trouver dans la montagne

    • Bonjour LIFA,

      Je n’ai pas vu le film. Mais effectivement ce que tu décris ressemble à un élément déclencheur.

      A bientôt,

      Tom

  • Papillon bleu

    Bonsoir Tom, je souhaiterais savoir si la méthodologie d’écriture de scénario est la même en ce qui concerne une série? J’ai cherché sur internet mais je n’ai pas trouvé d’ouvrages traitant ce sujet là. Merci à vous. Bonne soirée

    • Bonjour Papillon bleu,

      Oui l’écriture d’un scénario de long et la même que pour une série, sauf que sur la série l’intrigue se joue sur plusieurs épisodes ainsi que sur le développement des personnages. Cela veut dire que chaque épisode doit être construit comme un scénario de long mais en prenant en compte le fait de donner envie au spectateur de revenir voir la suite.

      A bientôt,

      Tom

  • maria

    Bonjour Tom,
    Je m’éloigne de mon scénar, il le faut encore, pour ma santé psychique LOL !
    * Je pense ce matin à « Contre enquête. », visionné pour la 3 ème fois. C’est dire combien je connais l’histoire…
    * Jean Dujardin est vu dans son travail de policier, en train de démêler des enquêtes qui concernent des personnes étrangères, mais dont il ne se fiche pas : c’est son ordinaire encore qu’il soit extraordinaire pour ceux dont ce n’est pas le métier.
    * Le voici touché dans sa chair propre : son innocente petite fille, violée, assassinée, alors qu’il vient à peine de la quitter pour aller au boulot. C’est l’élément déclencheur, en double, qui va agir de double catalyseur en le dirigeant, malgré sn éthique, vers sa vengeance impitoyable. Son éthique est devenue la « Loi du Talion ». Personne, ne peut lui en vouloir, même ceux qui ne comprenaient pas son attitude, collègues et sa femme y compris, qui revient vers lui.
    Même moi, hors film, farouchement contre la peine de mort, je ne m’indigne pas de cette immoralité restée non jugée par les humains. Comme il le dit lui-même, depuis cette horreur, il est définitivement mort, assassiné avec sa fille.
    * Pourtant, combien de films traitent de ce concept : la « JUSTICE ». Je pense au plaidoyer de l’avocat de « M. Le Maudit », à « La vérité » avec B.B. et M. J. Nat, au « 7 è juré » avec JP Darroussin, et tant d’autres.
    * Je m’éloigne du sujet.
    Si j’ai fait erreur sur le sujet de ce dimanche que tu as soulevé Tom, ce serait bien que je le sache.
    J’ai pas envie de mourir complètement idiote LOL !
    Allez ! Bonne semaine. À chacun de voir si ça lui plaît ou pas qu’elle soit amputée d’un jour. !
    Bien sincèrement à toi, TOM de
    ☼) maria.

  • yassine

    bonjour l’élément déclencheur du Film THE REVENANT DE léonardo décpario c’est la mort de son fils

  • Steven

    Bonjour Tom,

    Merci pour cet article très intéressant.

    Je vais choisir le film dont est tiré mon avatar, Enemy de Denis Villeneuve.
    Pour moi, un des catalyseurs du film se trouve lorsque le héros se découvre un double, un soir, en visionnant un film.

    Je pense que l’élément déclencheur commence à partir de la traque de ce dernier, mais je ne suis pas sûr, il faudrait que je revoie le film…

    A bientôt,

    Steven

    • Bonjour Steven,

      Je ne l’ai pas vu. Je pense d’après ce que tu me racontes que l’élément déclencheur c’est justement la découverte d’un double en visionnant un film. et la traque se trouve être soit le passage du seuil, soit le début du nouveau monde.

      A bientôt,

      Tom

      • Steven

        Bonjour Tom,

        Bien vu, mais alors de tête je ne me souviens pas de ce qui pourrait être le catalyseur,
        (peut-être la scène d’introduction).

        Je te le conseille vivement, certains éléments du film peuvent être déroutants, mais je pense que tu t’en sortiras mieux que le spectateur lambda.

        Et le film dégage une ambiance à tomber.

        A bientôt,

        Steven

        • Bonsoir Steven,

          Je vais le regarder et je te dis ;o)

          A bientôt,

          Tom

          • maria

            Tom et Steven,
            Décidément vous me servez l’un et l’autre de…catalyseur. !
            C’est encore diffus mais quelque chose prend tournure, à propos de l’ID de mon scénario.
            Toi, Steven, tu accroches ma curiosité à propos de ce film « Enemy ». Tu parles aussi de ce que le lambda ne peut pas tout comprendre. Or, le scénario proprement dit, j’espère que je ne me trompe pas, est destiné à tous les publics. Parfois, il faut revoir x fois le film pour comprendre, en fait autre chose est sous cape, et on découvre encore et encore.
            Tom, tu dis que  » tu vas regarder et dire ». Tu parles aussi de « passage du seuil », du début d’un nouveau monde ».
            Justement, cette expression trouvée pour mon élément déclencheur, peut se comprendre comme un passage du seuil, pas ce monde qui tient de la fiction pure, non, le passage entre 2 mondes « banaux », universels (ça arrive à tous).
            Alors, j’attends ce que tu penses de « ENEMY », Tom. Peut-être vais-je arriver à cette exposition dans la séquence N°1.
            Bonne soirée à vous deux, à tous de
            ☼) maria

          • Steven

            Bonjour Maria,

            Sans fausse modestie, le spectateur lambda, c’est moi.Je dois être aussi bon en analyse filmique que je suis bon en cuisine.Et je suis un grand spécialiste du plat réchauffé, c’est dire le niveau…;)

            Le film regorge de détails qui amènent à diverses interprétations, sans jamais que l’on puisse s’accrocher à l’une d »entre elles (enfin, je parle surtout pour moi).

            Mais je me suis régalé, de part son intrigue, ses acteurs et encore une fois son ambiance envoutante, inquiétente…

            J’aimerais beaucoup Maria que tu visionnes également le film et que tu viennes partager ton impression.

            A bientôt,

            Steven

          • maria

            Déjà bonjour Steven, même si je t’ai déjà rencontré à une autre rubrique, je ne t’ai pas salué.
            Figure-toi que l’après-midi avant mon commentaire d’hier soir, je suis allée dans le but de trouver ton « Énemy », lol ! dans le centre culturel de la petite ville paumée où j’habite..(.presque ! )
            Je suis revenue bredouille. Une attente de 10, 15 jours. J’ai capitulé. Peut-être vais-je le commander ou le voir en streaming, légalement.
            Toutefois, tous ce trucs liés à l’informatique me dépassent. Tu comprends, ce n’est pas ma culture.
            Et puis, je ne suis pas sûre que je sois le bon élément pour émettre un jugement sur un tel film, alors que vous, plus jeunes, êtes davantage compétents.
            Mais, j’essaierai.
            T’es OK avec moi: certains films demandent d’être vus et revus. Pour mon scénar, j’attends la réponse de TOM.
            À bientôt, oui, au détour su site de CFUF.
            Sis, Steven, t’en as fait du chemin depuis que j’ai fait ta connaissance: tu étais en train de procrastiner, affamé, sur un banc… C’est bien toi à qui je parle aujourd’hui ?
            Pour le ciné.
            ☼) maria

          • maria

            PS. J’attends la réponse de TOM, au sujet de « Enemy », pour exposer mon scénar. (Ma phrase prêtait à confusion ! )
            ☼)

          • Ahhhhhhhhhh ok

          • Bonjour Maria,

            Quelle réponse Maria ?

            Tom

          • Steven

            Bonjour Maria,

            (tu étais en train de procrastiner, affamé, sur un banc)

            Hahahahahaha, tu m’as bien fait rire, c’est un peu violent comme image mais assez proche de la réalité, et oui ça va beaucoup mieux (ça l’était en fait au moment de mon premier message sur ce blog).

            Pour de ce qui est d’Enemy, je ne sais pas pourquoi mais je pense qu’il pourrait beaucoup te plaire.Par contre, je te conseille de le voir en streaming seulement si la qualité du film est correcte (ce qui n’est pas souvent le cas).

            Car pour le travail qui a été effectuer au niveau visuel, c’est la moindre des choses.

            A bientôt,

            Steven

          • maria

            Bon dimanche, Steven, sur cet éclat de rire.
            Je me souviens que cette première rencontre sur ce banc… de SDF, m’avait émue aux larmes. Oui, j’avais compris ce bond en avant formidable. Mon émotion était due aussi à ce que tu t’en étais sorti.
            ☼) de maria.

          • maria

            Bonjour Steven,
            Je reviens à ton « Enemy ». Si tu trouves l’atmosphère envoûtante, ce ne peut être dû qu’à la réalisation, le scénario peut l’induire cette atmosphère et encore…
            Tu n’es pas allé lire « La Surprise » promise dans la newletter de dimanche 3 avril ?
            C’est celle que nous font Josépha des « Fruits qu’on fît » et TOM, dans son décryptage à coups de caméra.
            Josépha, une pro du ciné, donne l’effet produit sur elle comme toi, en tant que spectateur.
            Et Tom, le pro de tous les cinés, donne le langage de la caméra. Pas seulement ! Il parle de  » l’importance du synopsis ».
            => Je saisis toute cette importance ainsi que celle du pitch en 3 lignes maxi qui précède.
            C’est ça qui va induire la réalisation du film.
            Je planche encore sur l’ ID et le catalyseur de mon scénar perso, mais ils se décantent et devraient émerger.
            Peut-être Tom va-t-il devancer ton attente et la mienne ?
            Pour le ciné !
            ☼) maria.

          • Steven

            Bonjour Maria,

            Oui l’atmosphère est dû à la réalisation, mais ce n’est pas un mal lorsque cela accompagne très bien l’histoire.

            Mais je pense aussi que les acteurs y sont pour beaucoup.
            Par exemple, j’adore la façon dont la femme du protagoniste (Sarah Gordon, qui est sublime dans ce film) le regarde constamment avec soupçon et curiosité.

            Pour l’article fait par Josepha et Tom, oui je suis allé le consulter mais je n’ai pas vu The Danish Girl, je vais rattraper ça.

            Et j’aime bien l’idée de faire des articles avec d’autres passionnés, chacun apportant sa vision et son ressenti.

            D’ailleurs Tom, si tu vois mon message, je n’ai rien reçu dans ma boîte mail, je devais te prévenir en cas de pépin 🙂

            A bientôt,

            Steven

          • maria

            Bonjour Steven,
            Avec l’article de Tom, je saisis mieux ce qu’est la réalisation. Tu viens de me confirmer. Parfois, le scénar que j’arrive à analyser n’est pas mal, et la réalisation passable. J’ai honte d’émettre ce jugement moi qui suis profane, mais…Tom n’avait qu’à pas m’apprendre le cinéma LOL !
            Pour « the Danish Girl », j’avais vu une pub pour ce film dans une revue. Une photo montrait sa femme « la » regarder avec amour. C’est peut-être une impression, mais ça m’a fait gamberger.
            Bonne journée.
            À bientôt.
            maria ☼)

          • maria

            Bonjour Steven, et bonjour Tom, l’ hôte de ce coin d’échanges,
            C’est « à chaud », au propre et au figuré, (LOL) que je reviens ici, comme promis.
            Je viens de visionner « ENEMY », et suis très étonnée de voir que c’est un téléfilm. Que penser de sa projection sur un écran de cinéma ? Comme tu dis,  » l’atmosphère est inquiétante, déroutante », même projeté sur l’écran d’un téléviseur qui n’est pas du dernier cri.
            Toutefois, dès l’exposition ( j’en reviens à l’article de Tom), je saisis d’emblée qu’on rentre dans le subconscient donc l’intimité de l’homme, le héros, dont je comprends plus tard, qu’il possède deux personnalités.
            À quoi l’ai-je perçu ? Un tour de magie du cinéma : pas de voix off ! Des attitudes révélatrices : celle du penseur, il se tient la tête à deux mains, à son regard sorti de l’œil mis en insert dans le quart du visage, etc…
            Le catalyseur, c’est cette clé, symbole du décryptage de son passé, puisque, comme dans un cycle, elle revient à la fin, c’ est celle qui ouvre sa sexualité passée, dans une maison close.
            Le passé est annoncé par des volets noirs qui se ferment brusquement puis s’ouvrent sur sa vie actuelle : sa femme enceinte le retient prisonnier, en quelque sorte.
            Toutes les femmes le retiennent prisonnier, celles qui satisfont son désir sexuel, celles avec il est infidèle, jusqu’à sa mère.
            Il choisit le symbole de l’araignée, ç’aurait pu être une pieuvre, mais l’ eau n’est pas l’élément choisi, plutôt la terre et les immeubles. Ce peut-être aussi l’imbroglio de la pensée.
            Les quelques mots de sa mère nous éclairent tout à fait sur le fait que Adam ( prof) et son « sosie », (l’ ex acteur) sont une seule et même personne.
            On voit souvent son reflet dans le miroir. J’ai remarqué que l’un portait une alliance ( le prof) et pas l’autre ( l’acteur). Pour la cicatrice au ventre, il me semble qu’à un moment, l’un l’a et pas l’autre.
            On pourrait croire à un dédoublement de 2 personnalités, enfin, c’est mon ressenti premier, d’autant plus que le premier travail de ce héros est comédien. Il a pu prendre un pseudo, dans ce cas. Et dans ce métier là, on doit friser souvent la schizophrénie, même dans l’écriture, quand on s’investit comme si on était tel ou tel personnage.
            ( Une anecdote, un vrai fait divers, me vient en mémoire : l’altercation entre de vrais flics et le célèbre Commissaire Moulin ).
            Ou alors, il a eu un traumatisme crânien tel qu’il récupère lentement sa mémoire.
            Comme tous les films qui m’intriguent, je pense que je vais le revoir à tête reposée. Comme spectatrice, parce que, en tant que scénariste, je suis incapable de le retrouver.
            J’espère, Steven, ne pas « t’enduire d ‘erreurs » LOL !.
            Et toi, Tom, j’aurais aimé ton point de vue !
            Voilà, j’en ai pris de Laplace !
            Pour le cinéma, bien à vous,
            ☼) maria

          • Steven

            Bonjour Maria,

            Qu’est-ce que j’aimerais pouvoir décortiquer un film aussi bien! 😉

            Oui, je confirme, l’ambiance rendue dans une salle de cinéma est excellente, mais il y a autre chose.

            Je te laisse imaginer la réaction d’environ 200 personnes (peut-être plus) qui, après s’être triturer les méninges pendant 1h30, tombe sur le plan final!
            Entre rires gênés et frustration…c’était marrant.
            D’ailleurs, en sortant de la salle, une dame s’est retournée vers moi et m’a dit:

            « mais c’est n’importe quoi ce film!!! »

            Elle était vraiment remontée, j’ai souri, je ne savais pas trop quoi répondre.

            Il faut dire que j’étais moi-même intrigué.

            Plusieurs éléments du film que tu décris me sont venus en tête sans que je puisse mettre des mots dessus, et je ne te cache pas que je suis aller sur le net pour recueillir différentes théories/conclusions proposées par d’autres spectateurs.C’était très intéressant.

            En tout cas j’espère que le film t’a plu, et j’attends également l’avis de Tom sur ce casse-tête en forme de long-métrage, lol 😉

            A bientôt,

            Steven

          • Bonjour Steven,

            J’ai prévu de le voir dans les 10 prochains jours ;o)

            Tom

          • Steven

            😉

          • maria

            Coucou TOM et Steven, depuis la Normandie.
            J’ai beaucoup aimé ce film et je m’en vais encore plus le décortiquer, sur mon ordi, cette fois, j’ai emporté le DVD.
            J’ai oublié de dire que quand il est prof, j’ai retenu une de ses phrases qui parlent de choses qui se répètent, un peu comme, ( je sais que, perso, ça m’est arrivé ), des trucs qu’on a l’impression d’avoir déjà vécus.
            J’ai pensé à ça après coup, mais comme j’étais saturée d’occupations, je n’ai pas pu l’ajouter.
            Ah! Tom ! Comme j’aimerais avoir ton avis !
            Avec tous pour le ciné ! Celui-là est canadien, donc cousin germain !
            Sincèrement de
            ☼) maria.

          • maria

            À Tom et Steven, tout particulièrement,
            * Voilà, je viens de revoir ENEMY. J’ai fait erreur au sujet de la fameuse phrase sur des trucs qu’on aurait déjà vécus. En fait, le prof parle de dictatures, qui s’opposent à la liberté d’expression. La dictature, pour lui, ce sont bien les femmes. Il met sa vraie personnalité en abyme, en quelque sorte. Perso, je continue à le prendre pour un malade psy; il arrive à rendre sa femme malade, en jouant le vrai rôle de sa vie. La clé est le symbole du décryptage de son « infidélité », ou de ses désirs profonds. (Il va s’en servir si sa femme n’a rien prévu )
            * Curieuse, je suis entrée plus loin dans ce que j’ai cru être un making of. En fait, il s’agit de l’analyse d’une personne qui explique le film. Je n’ en suis pas très loin, avec des différences, dues à mon « noviciat » en matière de cinéma. Toutefois, je suis contente qu’il dise que le film reste ouvert. C’est, à mon humble avis, un film à revoir x fois, et on trouvera à dire et redire x remarques à son propos.
            C’est Denis Villeneuve lui-même, et son scénariste qui devraient faire leur master class !
            Avec vous, pour le ciné !
            ☼) maria

          • maria

            Bonjour Tom,
            Comme j’aimerais ton avis sur « Enemy » ! Si ça ne t’empêche pas de profiter de tes vacances, évidemment ! Au moins dire si l’exposition et les retrouvailles de la clé sont bien le catalyseur et/ou l’élément déclencheur. Ou tout au moins dire s’il t’a botté ou pas, à toi qui aimes, je pense, davantage les films d’action, ou si tu t’es pris à ton tour dans la toile de l’araignée. Lol !
            Bien sincèrement de
            ☼) maria

          • Bonjour Maria,

            Malheureusement je n’ai toujours pas eu le temps. Pendant mes vacances j’ai bossé pour vous ;o) Tu vas le voir ces prochains jours sur la masterclass.

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Tom, te voici de retour. Alors, un bonjour, presque bonsoir,
            Parfois, je t’en demande trop: excuse-moi.
            Merci d’avoir pris sur tes vacances en ne mettant pas ton travail pour nous en vacance.
            Bien sincèrement de
            ☼) maria

          • Steven

            Bonjour maria,

            Oui je rejoins ce que tu dis et je me dis qu’au-delà de son problème d’infidélité, il a une addiction pour une certaine perversité qui n’est pas vraiment décrite dans le film.

            Je pense au début du film où tous ces « mâles » scrutent un spectacle malsain mais aussi ce passage plus tard dans le film, lorsqu’un type monte avec lui dans l’ascenseur et lui dit d’un air angoissé qu’il doit absolument obtenir la nouvelle clé.Ou alors peut-être que je me trompe et que cela révèle autre chose sur sa psyché…

            Pour l’analyse qui est faite dans le DVD (que je n’ai pas vu), je pense que tu parles du Fossoyeur de films qui tient une chaîne youtube.Je me souviens d’une vidéo dans laquelle il se réjouit du fait que Denis Villeneuve ait apprécié son raisonnement sur le film, et qui a donc gentiment glissé celui-ci dans les bonus du DVD.

            Pour la Masterclass je vais vérifier mais je crois qu’il existe une.

            A bientôt,

            Steven

          • maria

            Bonjour Steven,
            Je ne pense pas que derrière la porte qu’ils ont besoin et non envie d’ouvrir, il se passe un spectacle « malsain » pour ces hommes. On voit une femme en porte-jarretelles déambuler dans le cerveau du double héros. Ils ont tout simplement besoin d’évacuer le trop plein de leur sexualité. ( Pour lui, sa femme enceinte de 6 mois a une fragilité ; il a dû, petit, désirer sa mère => complexe d’ Œdipe. ) En manque, et dans cette oppression que lui causent les femmes, leur dictature en somme, il va ouvrir cette porte pour assouvir ses désirs, ses fantasmes.
            Pour « Le Fossoyeur », ce doit être lui; je trouve qu’il a un de ses débits pour parler. Sa voix n’est pas très plaisante. J’ai failli zapper ! Mais… si Denis Villeneuve a retenu son  » plaidoyer  » , c’est qu’il a trouvé bonne cette analyse. Et s’il retenait nos échanges ? LOL !
            Mais…il manque celui de Tom !
            Avec toi, pour les bons films.
            Cordialement de
            ☼) maria.

          • Steven

            Bonsoir Maria,

            Tu es décidément bien plus fin psychologue que moi! lol;)
            Tu m’as fait rire pour le Fossoyeur, je m’étais déjà fait la réflexion mais
            quand tu regarde plusieurs de ses vidéos, tu t’habitues.
            Mais au début ça peut être agaçant, tu as l’impression de ne pas retenir tout ce qu’il dit.

            A bientôt,

            Steven

          • maria

            Oui, Steven, tout à fait ça… J’ai quand même retenu une chose importante pour moi: le film reste ouvert…à toutes les réflexions…et commentaires !
            Pour la psychologie, Freud et Jung m’ont toujours intéressée. ( Aufray – le philosophe à la mode – ne doit pas être OK avec eux, je pense ).
            Campbell, dont je viens de m’offrir son « Héros aux mille et un visages » s’en inspire.
            Retrouver les étapes et le circuit du héros, dans le schéma circulaire offert par Tom, m’aide particulièrement dans l’analyse des films et …m’a aidée dans l’écriture de mon premier ( et encore seul ) long.
            Mais, je t’assure, si je te remercie pour les compliments, ce n’est pas pour autant que je les mérite LOL !
            Avec toi, pour le cinéma, pour moi, plus essentiellement porté par la langue française.
            ☼) maria

          • maria

            Errata
            Une « coquille » ci-dessus : je rectifie: il ne s’agit pas de Aufrey qui pourrait se prénommer Hugues mais de Onfray, dont le prénom est Michel ! => mes excuses. ☼)

    • SEF

      merci tom
      et j’attends de tes news avec impatience
      pour ton site je continue de partager a fond 🙂

  • sef

    bonjour,
    je m’appelle Nasser,
    tout d’abord, j’aimerais vous féliciter et vous remercier pour votre excellent travail,
    ainsi que de prendre le temps de répondre au commentaires.
    voila j’aimerais, si possible vous soumettre, un scénario de court métrage, un synopsis, ainsi qu’une note d’intention,
    avant d’envoyer le tout a une boite de production.
    Et encore bravo et merci pour votre travail.
    Au plaisir d’avoir une réponse de votre part. merci

    • Bonjour sef,

      Merci pour les compliments, n’hésite pas à partager le blog autour de toi, c’est le meilleur moyen de me remercier.

      En ce qui concerne la demande de lecture, pour le moment les espaces lectures sont fermées. Mais je les ouvrirai surement d’ici quelques temps. Je vous préviendrais tous via la newsletter.

      A bientôt,

      Tom

  • Christophe

    Bonjour Tom,

    Tout le talent du scénariste commence dès les 1ères minutes, à sa façon de présenter le héros dans son monde ordinaire et à le catapulter dans l’aventure. L’élément déclencheur doit être immédiatement compréhensible et « perturbateur » pour le héros.

    Je me souviens t’avoir parlé du film « 16 blocs » avec Bruce Willis avec un monde ordinaire relativement long mais avec un élément déclencheur-refus-1er noeud dramatique expédié en à peine 2 minutes : « Jack jette un œil à la pendule 8H moins 5, son chef voulait le voir, ce sera pour demain, il quitte son boulot. Son chef l’attrape dans l’escalier et lui tend un dossier. Il faut qu’il accompagne un détenu. Refus de Jack car il a fini sa journée. Son chef relance y’a personne de dispo et y’en a pour 10 min. Hésitation de Jack, son chef enfonce le clou et ça sera compté en heures sup. Jack prend le dossier. »

    Enfin tout ça pour dire que c’est un pur article CFUF. Tout est bon ;o)

    A bientôt.
    Christophe

    PS : Maria tu me sembles perdue, oublie la continuité dialoguée pour le moment et écris ton histoire du début à la fin. Croques tes dialogues si il te viennent par bribes, dans des un fichier fourre-tout. Mais là, je ne répètes que Tom…

    • maria

      Merci et bonjour Christophe ! ☼)
      * Si je me suis perdue, c’est justement que mon instinct, à un moment, m’a conduite trop loin, trop vite dans la continuité dialoguée. Vers le spectateur.
      À force de pinailler, je me suis retrouvée à des échelons plus bas. Mon premier synop’s était préférable, après tout.
      * Je ne suis plus perdue, grâce aux « critiques » de TOM. Il ne le sait pas vraiment mais, je me suis défendue, en bonne avocate de mon travail. LOL ! => J’accepte les défauts pour les positiver. Les qualités,( il y en a, LOL! je les garde ) .
      = > J’oublie tout à fait mon scénar, et me tient à l’écriture du pitch, qui induit le synopsis qui va induire le traitement. Pas de limite très franche entre les 2 premiers.
      « Ça coule de source » dixit toi ! LOL !
      => Telle que je suis partie, il n’ y aura pas de rupture franche entre les deux derniers non plus.
      En fait, je me suis prise à l’envers, obnubilée par mon héros, dont j’ai occulté les défauts. Je l’ai cru « surhomme » !
      * Tom, me donne des p’tits coups dans le dos qui me mettent face à mes erreurs. Ce nouvel article sur l’élément déclencheur me renvoie à la grosse erreur de mes premières séquences, qui sont incompréhensibles à la première lecture d’un homme de cinéma et même d’un lecteur qui me connaît bien, qui a entendu mes pensées dites à voix haute. LOL, et même d’autres lecteurs amis qui me pressaient de questions !
      * Non, je ne suis plus perdue.
      Si tu l’as cru, c’est que tu m’as entendue penser tout haut. LOL!
      Bonne continuation à toi.
      Avec toi, pour le cinoche !
      ☼ ) maria

    • Bonjour Christophe,

      Oui je me souviens et depuis je l’ai vu…affligeant d’ailleurs…mais tu as très bien résumé les étapes lol

      Merci pour les compliments,

      A bientôt,

      Tom

      • maria

        Re, TOM,
        Je ne suis pas OK avec Christophe, enfin pour mon futur film. Pour « 16 blocs », il a sans doute raison.
        Si tu dis que « c’est affligeant », c’est que ce film ne t’a pas emballé, toi.
        Dès le début, le flash-back s’installe. Mon héros ne peut qu’avoir compris un certain positif. Je le verrais bien en faire profiter le public en l’ entraînant dans son aventure, en l’ exposant sous la forme – qui non seulement est le résultat de la prise de l’épée – mais va faire tilt au même public.
        ( La prise de l’épée, c’est continuer ce qu’une morte a commencé du temps de son vivant, on ne l’aura que plus tard).
        Comme je te l’ai dit, et comme tu me l’as soufflé dans ton analyse Tom, ☼ ) son projet dit autrement, plus simplement, ça change tout. Alors, si je te dis « merci », ce n’est pas pour « rien ». ☼ )
        Joyeux long WE, à toi et à tous.
        de ☼) maria

        • Bonsoir Maria,

          Merci bon w-e à toi aussi ;o)

          A bientôt,

          Tom

        • Christophe

          Bonjour Maria,
          Hello Tom, (rien à l’horizon ?)

          Maria, tu n’es pas OK pour quoi ?!

          Pour le talent du scénariste ou pour présenter le héros ?!

          Même en démarrant avec un flashback (dans ton cas si j’ai bien tout compris…) , il ne faut pas rater la présentation du héros et sa (es) motivation(s), toute la difficulté réside aussi ici, pour ne pas faire comme dans « 16 blocs » et avoir un résultat affligeant… même pas quelconque.

          Il faut accrocher rapidement le spectateur, et c’est vraiment pas simple même en respectant les règles d’écritures sous peine d’écrire une soupe ;o)

          A bientôt au détour du forum et croise bien les fers ;o)
          Christophe

          • maria

            Bonjour Christophe,
            Non, je ne croise pas les fers LOL ! Pas plus pacifique que moi.
            Ce que je voulais dire, et toi tu viens de le faire après TOM, le résultat de « 16 blocs » est un… »modèle » à ne pas prendre pour…modèle.
            J’ai une idée maintenant pour cette séquence N° 1 : quelque chose* qui ne peut que faire tilt aux anciens et même aux plus jeunes de toute la France, même sortir des frontières, qui peut faire comprendre que mon héros a recours au flash-back empli d’ un bénéfice, et qu’en même temps, il est obligé, à l’intérieur de ce flash-back d’aller à la recherche d’un temps qu’il n’a que trop longtemps perdu.
            Une expression* employée pendant la guerre, mais qui peut très bien être comprise autrement, au sens littéral. Elle colle formidable avec la ville choisie.
            En même temps, elle évoque,( puisque le héros dit qu’elle n’existe plus), l’arc transformationnel opéré par la femme, grand amour de mon héros.
            Ça paraît compliqué, mais c’est simple comme… cette expression. !
            Bon lundi férié.
            Pacifiquement de
            ☼ ) maria.

  • Clément

    Bonjour Tom,

    merci encore pour ces superbes articles. Je prends mon film préféré pour l’exemple : Jurassic Park.
    – Le catalyseur se trouve dès l’intro, lorsqu’un vélociraptor dévore un employé du parc.
    – Élément déclencheur : la proposition de Hammond au professeur Grant d’aller tester la nouvelle île. D’ailleurs, le refus de l’aventure et le passage du seuil se trouvent aussi dans la même discussion, lorsque Hammond lui débloque les fonds pour les recherches futures.

    • Bonjour Clément,

      Oui cela se passe en deux temps :
      – L’hélicoptère se pose (catalyseur)
      – Proposition de venir avec lui, Hammond à besoin d’un expert ;o)

      Le refus arrive effectivement tout de suite ;o) c’est d’ailleurs très souvent le cas.

      A bientôt,

      Tom

  • maria

    Bonjour Tom,

    Je sais que je reviendrai là pour ma séquence N° 1, car c’est là que je me suis plantée. Elle me cause du tracas. J’envisage plusieurs possibilités. mais c’est trop tôt. Mettre mon synopsis et le traitement au point déjà.

    Dans cette séquence N°1, il me faut renseigner ou intéresser ( dans la suite dialoguée) le spectateur.(ironie dramatique). En particulier, du flash-back partiel qui dure pendant 2 actes. Le suspense déstructure le récit. Et puis, j’ai envie de commencer aussi par une scène attrayante, car mon histoire n’est plus celle que je pensais être, moins porteuse : elle cache un drame.

    Bon, je vais voir. Plus tard. Je vais étudier ton article à fond.

    Merci, de toutes façons et bien cordialement de
    ☼ ) maria.

    • maria

      PS. * Mais si, je pense à « La comtesse aux pieds nus », de Mankiewicz. Il commence dans un cimetière.
      * J’aime beaucoup aussi les annonces de films. Parfois, elles pourraient être un point de départ. Avec une phrase qui porte comme celle que l’on trouve au début des livres. Là, je pense à « l’attentat » et à une phrase percutante  » Le bâtard n’est pas celui qui ne connaît pas son père, c’est celui qui ne connaît pas ses racines ».
      => Il faudrait que je visionne d’autres films. C’est ce style d’exposition dont tu veux parler, TOM? Ça peut être une solution ?
      Bonne soirée de
      ☼) maria.

      • maria

        PS. N°2, suite de la veille.
        Bonjour Tom,
        On peut dans cette séquence N° 1, reprendre des scènes, des images du « film ».
        Plutôt de la suite dialoguée,.
        Et mettre dessus des phrases orales dites par les protagonistes, dont on retrouvera les voix, les noms.
        Si, bien sûr, « ce désir, cette envie » dont tu parles, se trouve cette fois pour le spectateur et que je ne me trompe pas en la logeant dès la séquence N°1.
        Dans la salle obscure du cinéma, bon gré mal gré, ce spectateur reste; il peut sortir avec la désagréable impression d’avoir perdu son temps et son argent.
        Pour le téléspectateur, c’est différent : gare au zapping !
        De toute façon, c’est le spectateur qui tranche.
        Merci, Tom, encore quelque chose qui s’éclaire. ☼)
        Bonne journée et bonne semaine.
        Bien sincèrement de
        ☼) maria.
        PS. Si ! mon histoire devrait être porteuse. Le drame est en coulisse, pas sûr qu’on le remarque.

      • Bonjour Maria,

        Non l’exposition c’est ce qui amène le spectateur à accepter l’aventure et à comprendre les motivations du héros.

        A bientôt,

        Tom

    • Bonjour Maria,

      Je sens que cet article t’a interpellé ;o) Pour avoir lu ton scénario cet article t’es en parti destiné, mais ne t’inquiète pas tu es loin d’être la seule ;o)

      A bientôt,

      Tom

      • maria

        Bonjour TOM,
        Je te remercie pour cette réponse. ☼ ) Évidemment, ton article ne pouvait que me toucher. En changeant l’énoncé de la prise de l’épée, cet élément déclencheur se décante. Je ne crie pas victoire encore.
        Il eût suffi de presque rien.
        Le côté « factice m’a obnubilée. Ce n’est pas le plus important, et ça se voit.
        Même si la structure de mon scénar reste parce qu’elle répond à tous mes pitches qui se sont succédés, c’est le spectateur qui voit ou pas, la portée de cette histoire. Pour l’instant, je pense au premier lecteur – l’homme de cinéma – pour le synopsis et le traitement.
        Ce que tu me dis ci-après pourrait coller à ce que je prévois. J’aime chez Robert Hossein sa façon de faire participer le public.
        On verra. Je ne sais faire que des projets. Mon héros aussi LOL !
        Une chose ne m’étonne plus : que mon héros se soit collé à moi si longtemps. Même si je suis une femme, il est moi pour une bonne moitié !
        Bon week-end.
        Bien sincèrement de
        ☼ ) maria
        PS. J’aime la note d’intention. J’en ai écrit plusieurs. Celle-là devrait être plus au point.

        • Bonjour Maria,

          Forcément que tu mets de toi dans ton héros..après il se colle à toi comme une pâte à cacher ;o)

          A bientôt,

          Tom

          • maria

            Ah ! TOM ! je n’avais pas vu ta réponse ! C’est tout à fait ça. Comme si je jouais son rôle. Mais quelque chose de moi l’a rendu incapable, impuissant même. Juste capable de rester dans le rêve, dans un monde surréaliste qu’il est obligé d’ouvrir. Ses décisions, il les prend alors que son objectif est encore en projet.
            Par moment, je ne savais plus qui j’étais !
            Tout peut se faire dans ce monde-là ! après, il faut savoir réaliser dans la réalité.
            Je suis très contente de me dédoubler, enfin. L’identification à plusieurs personnages, quand on est de ce côté de la barrière, donc côté scénariste, est un risque.
            Bonne semaine; Tom
            Bien sincèrement de
            ☼ ) maria

  • Anne Fauchon

    Bonjour Tom, formidablement exposé !!! (J’aime l’idée de l’objectif inconnu du héros qui va en être induit) Merci

    • Bonjour Anne,

      Merci ;o) C’est très important l’idée du désir et du besoin, primordial même !

      A bientôt,

      Tom

  • Christian Jaberorwoth-ucama

    bonjour Tom,le dernier film que j’ai vue et le saison de dominiom;dans ce film comme tout les monde recherche sauveur pour leur site menacer par des Ange rebelle l’element declencheur etait les sauveur viens brusquement dans leur site,merci Tom j’ai beaucoup apprit avec vous

    • Bonjour Christian,

      Pardon mais je n’ai pas tout compris…

      A bientôt,

      Tom

  • Joséphine Duvignacq

    Merci pour tout vos conseils et mini-« masterclass » qui m’aide beaucoup dans la réalisation d’un projet scolaire. Mon film préféré Black Swan : un catalyseur –> Thomas (Vincent Cassel) annonce officieusement à l’héroine Nina (Nathalie Portman) qu’il choisit Veronica (son ennemie dans la compagnie) pour jouer la « reine » du ballet Le lac des cygnes (rôle que Nina voulait absolument).
    Mais l’élément déclencheur intervient lorsque c’est finalement à Nina que Thomas offre le rôle de reine, qui est d’autant plus heureuse. Son équilibre est bouleversé et ce rôle la conduira à la folie.
    Qu’en pensez-vous ?

    • Bonjour Joséphine Duvignacq,

      L’élément déclencheur, l’appel de l’aventure c’est effectivement lorsque le rôle principal devient libre..ou à porté de main ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • Bachir Diop

    Bonjour Monsieur Weil je vous remercie infiniment,car je considère les articles du blog comme des cours de formation a distance.Bon hier soir j’ai regardé un film d’Andrew Jay Cohen:Nos Pires Voisins l’élément déclencheur= Un bande d’étudiants dégénérés aménagent en face de Monsieur Radner,en ce moment la vie de Monsieur Radner est calme et pour nous c’est un catalyseur.

    • Bonjour Bachir,

      Merci pour les compliments, n’hésite pas à partager le blog autour de toi, c’est le meilleur moyen de me remercier.

      Je n’ai pas vu le film dont tu parles, mais au vu de ce que tu me racontes..ça semble plausible ;o)

      A bientôt,

      Tom

      • Bachir

        Merci Monsieur Weil vraiment vous m’encouragez et vous me rendez plus optimiste dans mes projets de Cinema merci pour tous je ferais tout pour partager le blog.

  • Jugz

    Seul au Monde (Cast Away) : id = accident d’avion. Dans Forest Gump par exemple, ou L’Incroyable Histoire de Benjamin Button en revanche, il paraît moins évident…peux-tu m’éclaircir sur ces derniers ?

    • maria

      Bonjour JUGZ,
      Je pose tant de questions à Tom, que je peux me permettre de le devancer, et de t’apporter ce que j’ai retenu de « Forest Gump ». Peut-être ça va te faire tilt, même si je me trompe.
      C’est aux environs de Noël que je l’ai visionné, entourée d’enfants et d’ados. Alors, il faudrait que je le revoie. Et toi aussi! LOL!
      Le titre n’a rien d’engageant. On comprend que c’est le nom du héros, un gosse dépendant de sa mère, un gamin différent des autres mentalement, physiquement, et affectivement.
      Une amie de son âge partage ses jeux. Il y est très attaché, et elle aussi, par l’amour réciproque, un amour plein d’innocence comme on l’éprouve dans l’enfance.
      J’arrive à l’élément déclencheur: une bande de gamins, des voyous, dits « normaux » se moque de son handicap: il a des attelles. La gamine lui crie du plus fort qu’il lui est possible: « Cours, Forest, Cours ». Et Forest de se débarrasser de ses attelles. Ou, plutôt, ses attelles de libérer Forest. !
      Il court et court tant que plus tard, il est champion de course à pied, sur long parcours, un parcours étonnant. (on est dans un conte) . C’est le parcours du héros !
      Tu dois connaître la belle histoire d’amour adulte qui suit. Le sauvetage du suicide de la belle, opéré indirectement par Forest ETC…( échange des mentors)
      Voilà, ce que j’en ai retiré. ( entre autre)
      Bonne continuation.
      ☼) maria

      • maria

        PS POUR JUGZ
        Je n’ai pas vu toutes les personnes sur le banc où Forest attend « inutilement » le bus.
        Il se peut que je sois passée à côté d’un autre élément déclencheur.
        Excuse-moi,
        @+++ de
        ☼) maria.

        • maria

          Bonjour TOM et JUGZ
          Si l’élément déclencheur de Forest, c’était ce que lui dit sa mère ?
           » La vie, c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber » => de l’importance des rencontres.
          ou cette phrase-là qu’il suit « à la lettre » dans son parcours:
          « Dans la vie, si on veut avancer, il faut oublier le passé ».
          Lui est bien « tombé » en rencontrant et en aimant son amie d’enfance,
          Elle « avance » moins vite que lui, pourtant handicapé au départ. Il lui fait oublier le passé meurtri par l’inceste en l’aimant, une seule fois où il lui fait un enfant.
          => C’est bien ce que je pense : chaque spectateur apprécie différemment un film ( quand il l’accroche ). Les times-line, quand elles sont riches invitent à discuter, à échanger, comme ici…
          Toi, Tom, même si tu n’as pas fait le service militaire, t’es un homme et c’est ça qui t’a fait tilt.
          Quant à moi, cette histoire de boîte de chocolats rejoint ce que je pense perso de l’union de deux êtres: c’est une loterie, perso j’ai tiré le bon numéro ! … Et lui aussi LOL !

          Sincèrement de
          ☼ ) maria

          • Bonjour Maria,

            L »élément déclencheur n’est pas « la vie est une boite de chocolat » c’est plutôt une façon de voir la vie. En revanche je ne suis pas d’accord avec toi sur : « Dans la vie pour avancer, il faut oublier le passé » il faut connaitre son passer pour évoluer, savoir d’ou on vient et tirer les leçons du passer !

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            OK mais c’est une phrase dite par la mère de Forest.
            Pour moi, l’impact des rencontres passées est plus qu’important ! C’est primordial ! Il faut parfois en oublier certaines, puis sélectionner les meilleures.
            ☼ )

          • Bonsoir Maria,

            Il faut se souvenirs des mauvaises pour encore plus apprécier les bonnes ;o)

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Bonjour Tom,
            Parfois, le passé s’imprime en nous, à tel point qu’il nous conditionne. Mais, t’as raison, toujours optimiser !
            Bonne fin de journée et bien sincèrement de
            ☼) maria

          • ;o)

      • Bonjour Maria,

        C’est intéressant…mais l’élément déclencheur n’est pas là pour moi ;o) Je dirais que ce passage es un catalyseur.

        A bientôt,

        Tom

        • maria

          Oui, Tom, je réemprunterai le DVD.
          J’ai vu dans ce film également le défilé de l’histoire des USA. Ce pourrait être ça, l’ ED, pour attirer le spectateur, essentiellement américain. À revoir.
          ☼) maria

    • Bonjour Jugz,

      Pour cast away l’élément déclencheur se trouve être(de mémoire) le beeper de Chuck lui annonce qu’il va devoir aller en aie. L’accident d’avion c’est le passage du seuil. Pour Forest Gump idem je ne me souvient plus mais dans mon souvenirs l’élément déclencheur c’est le moment ou il est appelé à l’armée ;o)
      Pour benjamin button…faut que je le regarde, ça fait trop longtemps que je l’ai vu.

      A bientôt,

      Tom