dépouillement d’un scénario : initiation

Préparation au tournage : Initiation au dépouillement d’un scénario

Cela faisait un moment que je n’avais pas fait un article sur la pratique du tournage d’un film. La majeure partie du temps vous manquez de préparation sur vos tournages voilà pourquoi je vais vous parler du dépouillement étapes essentiel pour bien préparer votre tournage que vous soyez réalisateur, assistant ou à n’importe quel poste.

Lorsque l’on souhaite réaliser un film, il faut avant tout le préparer pour qu’une fois sur votre plateau, vous n’ayez plus qu’à vous concentrer sur la direction d’acteur et votre réalisation ou si vous êtes chef de poste, vous n’aurez pas de sueurs froides de dernières minutes car vous venez de vous apercevoir qu’il vous manque : un costume, un accessoire etc…Si vous êtes réalisateur et que vous ne pouvez pas déléguer tout de suite cette préparation à un assistant réalisateur, ou si la personne que vous avez choisie pour vous accompagner ne connait pas bien ce rôle, voici ce qu’il faut faire avant de pouvoir lancer votre premier : Action !

Le dépouillement

C’est un document qui reprend tout ce qui se trouve dans votre scénario. Le dépouillement consiste à faire une lecture minutieuse de votre scénario, séquence par séquence…ligne par ligne. Le dépouillement se divise en plusieurs cases. Chaque case correspond à un secteur : Mise en scène, Machinerie, Comédiens, Accessoires, Costumes, Maquillage, Décors etc…A chaque changement de séquence, il faut refaire une nouvelle feuille de dépouillement. Si vous avez 100 séquences, votre dépouillement sera constitué de 100 pages. Comme un film se tourne très rarement dans l’ordre chronologique, cela permet de toujours pouvoir s’y retrouver.

Lorsque vous lisez votre scénario, vous reportez dans chaque « case » de chaque poste l’élément qui y correspond. Par exemple :

24 : Ext – Rue/ Immeuble Luc– Nuit

Ou Séquence 24 : Rue/Immeuble Luc – Ext – Nuit (Les deux présentations existent)

info importante : Il n’est pas indispensable (voir inutile) de mettre le mot : séquence. En revanche n’oubliez jamais de mettre le numérotation des séquences pour que l’on puisse s’y retrouver.

La pluie tombe à verse. Luc sort de l’immeuble et ouvre son parapluie. Il se dirige vers sa voiture, de l’autre côté de la route, l’ouvre et entre. La voiture démarre et s’éloigne.

La photo ci-dessus représente une feuille de dépouillement, faite sous Word, si vous n’avez pas de logiciel spécifique comme Movie Magic, Movie Data etc…

dépouillement

Ou bien vous pouvez très bien le faire simplement comme l’exemple ci-dessous :

Séquence : 24

Continuité : Jour 4

Décor : rue immeuble Luc

Int/ Ext : Extérieur

Effet : Nuit

Comédien : Luc

Effets spéciaux : Pluie

Costume : Parapluie – Costume Luc J4 – Prévoir double costume – séchage costume rapide

Maquillage : Attention pluie

Véhicule : Voiture Luc (praticable)

Accessoires : Clés voiture Luc – clés appartement ?

Figuration : 6

Voiture Figuration : 1

Régie/ Production : Ventouser place de Parking  – Blocage rue pour démarrage voiture

Si vous avez accès ou si vous souhaitez acheter une version de Movie Magic Scheduling dont voici un exemple :

dépouillement

Comme vous pouvez le voir c’est tout de suite plus structuré ;o)

1) L’intitulé de la séquence

Nous commençons par le numéro de la séquence, puis le décor. Ici, l’intitulé nous informe que l’action se déroule dans la rue de l’immeuble de Luc, il est normal que l’on retrouve : Extérieur, dans l’intitulé.

L’effet n’a rien à voir avec les effets spéciaux mais avec le fait qu’il fasse Jour ou Nuit. Cela paraît évident lorsque l’on tourne en extérieur mais lorsque l’on tourne en intérieur il est important que l’équipe connaisse l’effet. Par exemple, si votre séquence 12 est en effet int/nuit et que vous soyez obligé de la tourner de jour, cela oblige les machinos et les électros à recréer la nuit…ce qui demande plus de travail et de préparation d’installation lors du tournage. Comme la séquence se déroule en Extérieur vous savez que vous devrez planifier un horaire de nuit pour tourner cette séquence.

Pourquoi reporter les informations au fil de la lecture plutôt que de reporter les éléments importants comme : les comédiens, les accessoires etc…? Simplement parce que ce mode de travail vous évite d’oublier des éléments.

2) Lire les descriptions, les didascalies, les dialogues

Le premier élément que nous pouvons lire est : La pluie tombe à verse. Cela signifie plusieurs choses à différents postes. D’abord, vous devez vous demander pourquoi : la pluie se trouve dans les effets spéciaux ? Simplement parce que vous ne savez pas si le jour où vous allez tourner cette séquence 24, il pleuvra ! Comme c’est important dans votre mise en scène, il faut prévoir le matériel nécessaire pour faire cette fameuse pluie, soit prévoir un « Monsieur Pluie ». Il existe des intermittents spécialisés dans cet effet, ou prévoir les pompiers.

Vient ensuite le secteur « comédiens ». Ici, il n’y a que Luc dans la séquence, il sort de l’immeuble. S’il y avait d’autres comédiens nous les aurions répertoriés ici.

« et ouvre son parapluie » Vous devez vous demander pourquoi le parapluie se trouve dans les costumes et non pas dans les accessoires ? Il y a des bizarreries parfois dans le cinéma ;o) Tout ce qui est sac à main, parapluie, lunettes de soleil, chapeau etc.…pour les comédiens, sont gérés par les costumes car ces accessoires font partie des costumes. Nous prévoyons aussi un double costume Luc car il pleut. Si le costume est mouillé et que nous devons refaire la prise, il faut qu’il puisse, soit être séché rapidement, soit qu’il puisse changer de costume. Faire le dépouillement c’est aussi prévoir ce dont vous allez avoir besoin alors que ce n’est pas inscrit noir sur blanc dans le scénario.

Nous mettons une note dans la case maquillage pour rappeler qu’il pleut et que ce secteur doit prévoir de faire des raccords plus souvent ou prévoir un maquillage waterproof ou prendre les dispositions nécessaires ;o)

Nous continuons la lecture : « Il se dirige vers sa voiture, de l’autre côté de la route, l’ouvre et entre »

Nous reportons l’élément : voiture Luc, dans les véhicules. Nous mettons : « praticable » pour nous assurer que la régie nous donne un véhicule fiable car, à la mise en scène, nous avons besoin que la voiture démarre et roule. Ça paraît bête mais il nous faut une voiture en bon état et qui démarre au quart de tour.

Pour revenir dans les accessoires, vous pouvez voir : clés voiture Luc ! Alors que dans la séquence on ne fait pas mention des clés de voiture. Or ! Luc ouvre bien sa voiture…il ne le fait pas par l’opération du Saint Esprit…il faut donc les prévoir ;o) Idem pour les clés de l’appartement, s’il doit fermer derrière lui, etc…

Pour terminer, dans l’élément régie/ production : Nous mettons qu’il faut ventouser la place où sera la voiture de Luc. C’est à dire qu’il faut que la place soit libre lorsque vous arriverez sur le plateau afin de pouvoir placer la voiture de Luc exactement à la place définie lors des repérages. Une phrase de la séquence doit vous interpeller : g« La voiture démarre et s’éloigne. » 

En effet, c’est un comédien qui va conduire la voiture, il va devoir démarrer et s’éloigner. Pour des raisons de sécurité, nous demanderons à la régie et à la production de prévoir un arrêté et/ou des barrières etc…pour permettre au comédien, qui conduira la voiture, de démarrer sans risque lors de la prise et de permettre, éventuellement, à la voiture figuration, prévue ce jour, de rouler aussi en toute sécurité. Lors de votre préparation, n’oubliez pas de demander au comédien qui conduira la voiture s’il a son permis ;o)

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3) Allez au delà du scénario pour être prêt à tout

Je vous ai dit un peu plus haut que vous deviez prévoir l’imprévisible en extrapolant ce dont vous allez avoir besoin (CF : les clés de la voiture). Ici, le scénario ne nous donne aucune indication sur la figuration, les véhicules etc…Vous pouvez voir, dans la case figuration, que nous avons 6 figurants alors qu’ils ne sont écrits nulle part dans les descriptions. L’assistant réalisateur peut en prévoir lors de sa lecture. Lors d’une réunion avec le réalisateur cette information pourra être ajustée. Le réalisateur souhaitera peut-être un peu plus de monde, ou ne souhaitera personne.

Il est important de prévoir des parapluies pour certains d’entre eux car il pleut. Il faudra les répertorier dans la case « accessoires ». Si vous avez un mot d’ordre à retenir c’est d’inscrire dans le dépouillement toutes les questions que vous vous posez. N’hésitez pas à mettre toutes les informations qui vous passent par la tête. Cela vous permettra de les poser en temps voulu aux chefs de postes concernés et au réalisateur.

4) La continuité

Si vous êtes attentif, vous aurez remarqué que dans le dépouillement se trouve une case (une ligne) continuité. La continuité est faite par l’assistant réalisateur puis la scripte. Mais qu’est-ce que c’est ? La continuité c’est tout simplement le temps qui s’écoule, les jours qui passent dans l’histoire. Cette continuité va permettre de toujours être raccord. Par exemple, si votre film se déroule sur 6 jours de continuité mais que le jour 4 est composé de plusieurs séquences qui ne se tournent pas le même jour de tournage et bien, grâce à cette continuité, vous saurez quels costumes vos personnages doivent porter. Ici, dans le film, cela correspond au jour 4. Pour faire une continuité « simple » il suffit de repérer les changements entre les jours et les nuits ou de repérer les ellipses. Chaque changement sera un nouveau jour. Faire une continuité c’est un peu plus compliqué que cela mais cet article n’est qu’une initiation ;o)

La continuité permet aussi de savoir, plus ou moins, à quelle heure se déroulent les séquences. Par exemple :

Séquence 23 : Chambre Luc – Int – Nuit 

« Le portable de Luc sonne, il est 2 heures »

Séquence 24 : Rue/Immeuble Luc – Ext – Nuit

La pluie tombe à verse. Luc sort de l’immeuble et ouvre son parapluie. Il se dirige vers sa voiture, de l’autre côté de la route, l’ouvre et entre. La voiture démarre et s’éloigne.

La scripte sait, à ce moment, qu’il est 2 heures du matin dans la séquence 23. Ce qui signifie que dans la séquence 24 il sera plus tard. Luc s’est habillé, coiffé etc…en fonction de l’urgence de l’appel, il peut être 2H10 ou 2H45 etc…c’est une approximation ;o)

Par exemple : si vous avez planifié de tourner toutes les scènes de la rue/ immeuble Luc le lundi, que grâce à votre dépouillement vous savez que les Séquences 12 – 24 – 36 – 42 se déroulent dans ce décor mais que les Séquences 12 et 24 se passent le jour 4 et que les séquences 36 et 42 se passent les jours 5 et 6. Vous savez que vous aurez le même costume pour les séquences 24 et 36, un changement de costume pour la séquence 36 et un autre changement costume pour la séquence 42. A vous d’organiser votre journée de tournage pour perdre le moins de temps possible en changements de costumes.

D’ailleurs avec la continuité, si nous revenons à notre histoire de figuration, à prévoir pour la séquence 24, nous savons maintenant que dans cette séquence 24 il est 2H15 ou 2H45 du matin…6 personnes dans la rue, à ce moment là, ça fait peut-être beaucoup…cela va dépendre de la ville dans laquelle se déroule l’histoire. Mais si l’histoire se passe dans une petite ville ou un village, il y a peu de chance qu’il y ait autant de gens dehors ;o) Vous savez que c’est une question que vous devrez poser au réalisateur (ou y répondre vous-même si vous êtes le réalisateur).

dépouillement

Pour conclure cette initiation :

Comme vous avez pu le constater, le dépouillement c’est le document qui regroupe toutes les informations vitales pour votre projet, séquence par séquence. Le dépouillement vous permet toujours de savoir de qui, de quoi vous avez besoin et dans quelles conditions. C’est LE document de travail indispensable pour pouvoir tourner. Bien évidemment ce dépouillement s’apparente à une check-list et n’est pas un outil de planification de tournage. Une fois que vous savez de quoi vous avez besoin, grâce à ce document, et que chaque poste, chaque secteur sait ce qu’il doit préparer pour être prêt le jour J, il va falloir que vous fassiez un Plan De Travail…mais ça c’est encore une autre histoire ;o)

 

Voilà pour cet article sur : Le dépouillement, du moins une première approche de ce document.

Je vous dis à la semaine prochaine. Laissez-moi un commentaire sous cet article pour me dire ce que vous en avez pensé ou si vous avez des questions.

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Merci à ceux qui le feront ;o) et qui le font déjà ;o).

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A bientôt,

Tom Weil

À PROPOS DE TOM WEIL

Je m’appelle Tom Weil, je suis assistant réalisateur pour le cinéma et la télévision et comme vous pouvez vous en douter je suis passionné de cinéma depuis tout jeune. J’ai crée ce site il y a presque 3 ans maintenant pour vous apporter mon aide…

Comments on this entry are closed.

  • SEF

    Bonjour Tom,
    je viens de terminer un court métrage auto financer, et je voudrait savoir si en tant que associations loi 1901
    je peux prétendre a un visa d’exploitations, afin de faire tourner le film un maximum dans les festivals et autres?

    • Bonjour SEF,

      Oui c’est possible il suffit de payer. Il faut aussi s’immatriculer au RPCA.

      A bientôt,

      Tom

  • Bonjour Tom!

    Lors de ma première véritable expérience en assistant réal j’ai d’abord testé plusieurs logiciels pour le dépouillement, les listes et les feuilles de services… pour en revenir finalement à la bonne vieille feuille Excel. En effet, aucun logiciel ne m’a paru suffisamment souple pour s’adapter à toutes les situations particulières qu’on rencontre sur un tournage. L’avantage d’Excel est sa grande souplesse si on sait bien l’utiliser (mon métier d’informaticien m’a bien servi sur ce coup :-)).

    Que fais tu toi? Un ou plusieurs logiciel spécialisés ou bien Excel/Word?

    • Bonjour Cinémacam,

      j’utilise beaucoup movie magic scheduling, car ça me permet de faire une lecture (une seule) du scénario et de noter séquence par séquence, dans chaque poste et catégorie) tous les éléments. Puis de sortir par secteur, par poste, par jour, par continuité ou non, toutes les occurrences (comédiens, accessoires, sfx, figuration, jour d’indispo, costumes).

      Puis je fais un premier plan de travail avec ce même logiciel car il me permet de glisser déposer une séquence ou une journée en faisant automatiquement suivre les occurrences correspondantes. Le mouvement est parfois impossible d’un sou à un autre si un des comédiens n’est pas dispo sur la nouvelle date etc…

      Ce système évite une énorme perte de temps et de faire des conneries.

      Puis une fois que je commence à avoir un pot qui se tiens je le transforme en XLS. Je le fais vérifier par mon équipe. Ensuite à chaque gros changement (nouveau pdt) celui-ci est fait sous MMS (movie magic scheduling) et sous XLS.

      A bientôt,

      Tom

  • SEF

    bonjour Tom,
    je voudrait savoir ou en est la lecture de scénario, j’aimerais soumettre une idée de court métrage,
    s’il te plait merci et bon dimanche.

    • Bonjour SEF,

      Pour le moment je n’en propose plus. ça me prend trop de temps et il m’en manque un peu en ce moment.

      A bientôt,

      Tom

      • SEF

        bonsoir Tom, merci de la réponse,
        juste une question concernant le dossier de production, dans le cadre d’un court métrage, doit-on tout envoyer, synopsis, note d’intention, scénario, en format PDF, ou doit-on faire plusieurs envoie, c’est a dire envoyer chaque pièces séparément ? merci

        • Bonjour SEF,

          Oui format PDF c’est le meilleur format pour être lu sur tous les ordi et support. Il faut envoyer tout cela en seule fois.

          A bientôt,

          Tom

  • Bachir Diop

    Bonjour Monsieur Weil je n’est pas les mots pour vous remercier car vos articles sont claires et compréhensibles.Bon je voudrais vous posez trois questions.1)Le scénariste doit-il faire un travail de dépouillement? 2)Concernant la note d’intention il y’a un passage que je ne comprend pas car je suis entrain d’écrire la note d’intention de mon premier projet et ce passage est la suivante:Dans les 25 prochaines lignes présentez votre (vos) personnage(s) principal(aux) les relations qu’ils ont les uns envers les autres.Qui ils sont,ce qu’ils véhiculent,pourquoi ils vont changer et surtout comment,et après vous avez dit que vous ne devez pas expliquer ce que le lecteur doit comprendre a la lecture de votre scénario!!Non seulement cela veut dire que votre scénario n’est pas si bien écrit que cela mais en plus cela risque de rebuter le lecteur(producteur).3)Un apprenti scénariste qui se trouve dans l’autre bout du monde,qui écrit un projet de film qui se réalisera en France et qui a du mal a envoyer son projet en ligne peux t-il bénéficier de votre aide du genre une invitation pour venir en France s’il a bien sur des proches labas? Bon Dimanche Cordialement,

    • Bonjour Bachir Diop,

      1 ) Non
      2) expliquer les arcs transformationnel et l’intrigue ne veut pas dire que tu dois justifier quoi que ce soit ! Il faut expliquer plutôt que justifier !
      3) Non, le chemin est long mais en vaut la peine, mais vous ne devez compter que sur vous-même.

      A bientôt,

      Tom

      • Bachir Diop

        Merci Monsieur Weil vos réponses sont tout a fait clair cordialement,

  • maria

    Bon dimanche TOM,
    Cette fois, même si ce n’est pas pour mon travail de scénariste, je comprends mieux, depuis plusieurs jours, ce travail de préparation, indispensable avant tout tournage. C’est le tout premier. Il en est d’autres réservés aux autres membres de l’équipe.( tu les cites dans « les métiers du cinéma ».
    Alors, chaque séquence du scénar doit en tenir compte.
    Bien sincèrement de
    ☼) maria

    • maria

      Re- Tom,
      Je vais ajouter mon grain de sel. Surtout, ne te hérisse pas. LOL !
      Et surtout, ma parole n’est pas d’évangile…alors, loin de moi l’idée de désemparer qui que ce soit ( parmi les scénaristes).
      * J’avais remarqué que ce mot SÉQUENCE était superflu, qu’un N° suffit.
      Pourtant, je le garde, car mon scénar le met parfois au pluriel, comme ça: SÉQUENCES « X ».
      * J’ai bien compris qu’une séquence induit une unité de lieu (Int- bureau) et de temps (Nuit).
      Mais, je vois aussi une autre forme d’ unité, ce sont les enchaînements de  »scènes ». dans la même séquence.( film à tendance psychologique )
      * Je m’explique en revenant à « Séquences X ». c’est qu’à l’intérieur de ce temps ( présent), des souvenirs ou flashbacks envahissent un personnage, à l’intérieur de ce présent-là. Autrement dit, ils envahissent le mental du personnage présent et sont indissociables du temps présent.
      => C’est là que des didascalies font office d’intitulés de séquences. ( Pas toujours, évidemment, seulement dans des cas précis.
      => Alors, il est nécessaire et même obligatoire de faire un numérotage des scènes qui font t partie intégrante de cette « séquences X », et simultanément les démarquer par un autre moyen de numéroter, non seulement pour la réalisation, mais pour le montage en particulier.
      * Tout est clair dans mon mental à moi, LOL ! Pas dans le tien, Tom? pas dans le vôtre non plus ?
      Ouille ! Mais je continue, vaille que vaille.
      Cordialement de
      ☼) maria.

      • Bonjour Maria,

        Une séquence ne peut contenir des sous-séquences…je te laisse avec ça ;o)

        A bientôt,

        Tom

        • maria

          Bonjour Tom,

          Ce ne sont plus des sous-séquences, maintenant, dans ma nouvelle suite dialoguée.

          Ce sont des séquences à part entière.

          Quand ça se passe dans le mental, je ne suis pas OK avec toi. La pensée est sans cut. Son flux est en continu. Autant quand elle imagine (vues de l’esprit, onirique) que quand elle se souvient. Elle saute du coq à l’âne, d’autant plus quand elle est confuse, ou sur le coup d’une grande émotion.

          Et puis elle revient dans la réalité du présent. Pour faire des pauses.

          Elle passe vite dans le cerveau. Sinon, on va accuser le film de longueurs au démarrage.

          Cette pensée peut servir d’amorces aux suspenses.

          => De toutes façons, réal, assistant, script-girl, accessoiriste, monteuse retrouvent tout ce qu’il faut, même le N° de séquence, l’endroit du  »raccord ».

          J’ai lu ta réponse à Cinémacam. J’imagine l’énorme boulot que le tien, et celui de l’équipe Je sais que le scénariste doit peaufiner son travail, afin que tout tourne bien rond.

          Non, « ne me laisse pas avec ça ». ! Laisse-moi me défendre. LOL !

          Bien cordialement de
          ☼) maria

          • Bonjour Maria,

            nous sommes d’accord alors ;o)

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Oui, Tom,
            Et la lecture est plus fluide, pas besoin de se référer sans cesse à l’intitulé, comme je l’ai fait ; je pensais aiguiller les corps de métier. En fait, j’embrouillais plus qu’autre chose.
            Certaines séquences sont difficiles déjà à écrire : mon héros exprime son émotion d’une manière… peu orthodoxe. ( Je l’ai cherchée la difficulté ! et je l’ai trouvée ! LOL !
            Merci d’avoir répondu : te sachant beaucoup occupé, j’apprécie.☼)
            Passe une agréable et reposante soirée.
            Bien cordialement de
            ☼) maria

          • ;o)

    • Bonjour Maria,

      Il ne faut jamais perdre de vue que la moindre ligne et le monde mot inscrit dans le scénario va avoir un impact sur des personnes ou sur la chaîne de décision.

      A bientôt,

      Tom

  • Abraham Bliah

    WOW tout ca on n y pense pas!

    • Bonjour Abraham Bliah,

      C’est bien pour cela que faire du cinéma c’est un métier ;o) Heureux d’avoir pu t’aider ;o)

      A bientôt,

      Tom