Doit-on tout accepter pour faire du cinéma ?

Savoir faire attention aux conditions de tournage

 

Aujourd’hui je tiens à partager une petite réflexion sur : Doit-on tout accepter pour travailler dans le cinéma ? Que l’on soit débutant ou déjà pro.

Cette question m’a souvent trotté dans la tête. Alors doit-on accepter toutes les conditions : Baisse de salaire, condition de logement, heures supplémentaires ou de préparations non payés, journée à rallonge, prendre des risques etc… ?

Je crois toujours que non. En tous cas pas n’importe quand et n’importe comment.

Personnellement je pars du principe que lorsque l’on s’engage on doit aller jusqu’au bout. Mais il faut avoir toutes les cartes en main pour prendre la bonne décision. Pour cela la production, l’association, ou votre pote qui réalise, doit vous dire exactement comment cela va se passer. Une fois que le technicien, l’artiste et l’équipe ont accepté les conditions : salariales, de travail, de logement, entassés comme des travailleurs pakistanais à Dubaï (bon j’en rajoute peut-être des tonnes là !lol), d’éloignement (si le film ne se passe pas proche de chez vous) de leur famille, bref, si les gens ont accepté, il ne doit pas y avoir de problème. Après tout ils sont grands, majeurs et vaccinés ! On ne leur a pas mis un couteau sous la gorge.

Mais pour ceux qui veulent se professionnaliser, je tiens juste à leur rappeler que nous avons un métier et un statut précaire.

Que toutes les concessions salariales que nous faisons ou acceptons ont des répercussions sur nos vies…Pourtant nous acceptons (je l’ai fait assez souvent) de travailler à – 20% ou encore -50 % de notre salaire et là je parle du tarif syndical ! pourquoi ?

conditions de tournage

Parce que, comme tout le monde, nous les techniciens, les artistes, avons besoin de travailler ! Nous croyons en notre métier et nous le faisons car nous aimons le cinéma. C’est notre métier mais aussi notre passion.

De plus, je suis de ceux qui pensent que notre statut est aussi là pour aider les jeunes auteurs/ réalisateurs à faire leurs premières armes comme avec le court-métrage par exemple.

Mais si on y regarde de plus près les efforts se font toujours du même côté. C’est à dire du côté de l’intermittent, du salarié et jamais du côté de la production ! Et ça m’énerve ! Alors je ne suis pas un lapin de 3 semaines…je sais comment ça se passe dans le milieu du travail, que cela soit dans le cinéma ou n’importe quel autre secteur…Mais il y aurait des choses à faire…Attention je connais aussi certaines productions qui jouent parfois le jeu ! Mais trop rarement.

Alors la production vous dit : « oui, mais si vous n’acceptez pas de baisser votre salaire le film ne se fera pas… » Ok, je comprends… Mais si le film marche ? Si le film fait des entrées ? Pour un petit budget d’un million ou encore moins de 500 000 euros, il ne faut pas non plus des centaines de milliers d’entrées pour être rentable n’est-ce pas ? On ne doit pas compter uniquement quand ça nous arrange ! La production doit aussi être honnête. Alors on vous répondra : « oui, mais le film est distribué par un petit distributeur…pas beaucoup de copies…

Et alors ?

Si le film est bon ou remarqué par un grand festival le film peut prendre une stature importante ! Trouver son public par le bouche à oreille et faire un carton ! Ou du moins plus importante que prévu…et faire plus d’entrées, être mieux distribué et plus visible, il a des chances d’être rentable non ? Et puis si le producteur produit le film c’est qu’il y croit !

Bref, rêvons un peu et disons que demain le film deviendra rentable…et bien les techniciens n’en profiteront pas. Pourquoi ? Car il faudrait un contrat de participation dealé en amont ! Alors pourquoi ne pas en demander un ? Certains le font ! Et on leur répond….oui, mais si le film n’est pas rentable c’est beaucoup de paperasse à remplir…c’est compliqué ! ON MARCHE SUR LA TÊTE ! Le technicien fait un effort sur son salaire, il ne compte pas ses heures, il fait le boulot de deux personnes payées la moitié d’une et le producteur lui répond : « ça va me prendre du temps. »

ON REVE !

Puis ajoute : « Si tu n’es pas d’accord je comprends…on travaillera une autre fois ensemble ». Et oui ! La dure loi du : « y en a d’autres derrière toi » est valable dans notre beau métier plus qu’ailleurs et peu importe les relations que tu as tissées avec les gens.

Idem pour certaines grosses productions qui tournent en région et te disent parfois :

  • « Tu veux bosser sur le film ? »
  • Oui, ça serait super !
  • « Ok, alors, on ne te défraie pas » (c’est à dire qu’on ne leur paie pas le logement, la nourriture, les frais de déplacement).
  • Mais le tournage est à 100 kilomètres de chez moi !
  • « c’est ça ou rien »

Super ambiance non ?!

conditions de tournage

Le cinéma fait rêver c’est vrai ! Mais combien de temps ?

Heureusement derrière il y a l’humain. En fait, on tient sur ça ! Et là je parle des premiers films, avec un petit budget, parce que les petites productions sont des aventures humaines avant tout. Vous suivez le réalisateur ou la réalisatrice depuis un moment, vous avez peut-être tissé des liens d’amitiés.

Vous avez accepté de bosser un peu sur le projet en amont gratuitement parce que le scénario vous plait, parce que le réalisateur est top.

Je me souviens que j’ai aussi refusé des projets bien payés pour faire des films fauchés, parce qu’on y croit, parce qu’on bosse (je bosse) aussi pour l’art ! Vous croyez au film et au talent du réalisateur. Quand vous avez l’impression que sur ce projet vous allez faire du cinéma… du vrai : Avec un point de vue, une patte, un univers quoi… alors vous y allez et voilà pourquoi vous acceptez.

Mais comme je le disais plus haut la réalité du milieu, du statut aussi, vous rattrape toujours et c’est là que vous êtes de la b…. ! Si vous ne calculez pas bien jusqu’à combien vous pouvez descendre et que vous ne travaillez par régulièrement après à un tarif normal c’est votre statut d’intermittent et vos indemnités qui vont en pâtir. Vous aurez touché moins par jour pendant le tournage donc vous toucherez moins (beaucoup moins) lors du calcul de vos indemnités.

L’autre raison pour laquelle vous acceptez de faire un film sous payé c’est que peut-être vous n’avez pas travaillé depuis un moment. Vous sentez que ça risque de ne pas changer alors vous acceptez des conditions que vous n’auriez pas acceptées en temps normal. Ça m’est déjà arrivé…Vous savez que d’ici 2 semaines vous n’allez plus rien toucher… vos quelques économies sont parties dans la dernière facture…si vous n’acceptez pas ce film c’est fini… Alors vous y allez !

Et enfin vous acceptez de bosser sur ce genre de film parce que vous êtes en train de faire votre carrière, vous commencez… vous avez besoin de ce job quitte à dormir dans une voiture et vous laver un jour sur deux. Et c’est normal car vous êtes hyper motivé, vous avez vos preuves à faire…alors vous y allez…et en plus vous y trouvez du plaisir, vous êtes heureux de faire partie de l’aventure.

Après on nous dit que nous sommes des privilégiés.

conditions de tournage

Si j’ai une chose à vous dire, si vous souhaitez faire carrière dans la tv ou le cinéma, ce sont des métiers passionnants, incroyables, mais vous n’êtes jamais tranquille ! Vous n’avez jamais l’esprit au calme. Vous devez toujours être à l’affût de la moindre piste de boulot, parfois vous devez négocier votre salaire (pour certain type de film) et les conditions. Vous devez faire attention à votre statut… et quand vous faites tout cela et que le téléphone ne sonne pas… je peux vous dire que c’est l’angoisse. Parfois vous jouez de malchance, vous travaillez sur un projet, puis il se casse la figure… pas de financement…et c’est reparti pour un tour.

J’aime ce métier. Je n’ai jamais regretté les choix que j’ai faits. Malgré les efforts que j’ai pu consentir sur mes conditions je suis plutôt quelqu’un de « chanceux ».  Je n’ai jamais perdu mon statut. Je suis fier des films que j’ai faits.

Demain vous serez peut-être comédiens, techniciens, réalisateurs ou producteurs. N’oubliez pas pourquoi vous faites ce métier, d’où vous venez et surtout qu’un film ne se fait pas tout seul et pas à n’importe quel prix.

Grille salariale

Je ne veux pas être alarmiste hein ! Il faut que vous sachiez qu’il existe une grille salariale en fonction que vous fassiez du cinéma ou de la télévision. Que les productions utilisent ces grilles la majeure partie du temps et il n’y a pas de problèmes :o)

Mais lorsque vous faites des films : court-métrage ou des premiers longs...il se peut que vous soyez obligé de négocier les conditions et votre salaire.

Voilà pour cet article sur : Doit-on tout accepter pour faire du cinéma ?

Je vous dis à la semaine prochaine. Laissez-moi un commenttaire sous cet article pour me dire ce que vous en avez pensé ou si vous avez des questions.

Partagez sans compter le blog avec vos réseaux et vos amis. Pour partager l’article il vous suffit de cliquer sur le bouton « like » en bas de cet article ;o) ainsi que sur le bouton de Google+, bref super facile ;o)

Merci à ceux qui le feront ;o) et qui le font déjà ;o)

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A bientôt,

Tom Weil

 

À PROPOS DE TOM WEIL

Je m’appelle Tom Weil, je suis assistant réalisateur pour le cinéma et la télévision et comme vous pouvez vous en douter je suis passionné de cinéma depuis tout jeune. J’ai crée ce site il y a presque 3 ans maintenant pour vous apporter mon aide…

Comments on this entry are closed.

  • MAO TSE TUNG TSOYI AMBASSA

    Aucunement; car l’art du cinéma est de poser et porter le débat sous la forme du divertissement et la piste des conversations exploratoires. Une industrie qui se nourrit de l’intelligence artificielle et explore les pistes de la vie réelle

  • Balamto Dok-HONNE

    bonsoir TOM, j’ai lu votre article et je me suis dis, si cela est impossible en France de rêver du cinema, est ce qu’il est nécessaire qu’on en parle en Afrique par ce que chez nous les producteurs sont pour la plupart des commerçants et des hommes d’affaires, pour que tu arrive à les convaincre, tu dois leur proposer une publicité en leur nom.

    • Bonjour Balamto Dok-Honne,

      Je ne comprend spas bien….

      • Balamto Dok-HONNE

        je veux parler bien évidement de la production cinématographique de chez moi, pour qu’un réalisateur arrive à avoir un financement de son film, il doit passer par les commerçants car la plupart des producteurs, sont des commerçants, et s’il arrive à valider le projet, il te dira que son entreprise doit apparaitre dans ton film ou pire encore, il te dira qu’il veut être acteur de ton film. comment comprenez vous cela? ce juste vous dire que chez moi, les réalisateurs sont des misérables.

        • Bonsoir Balamto Dok-HONNE,

          C’est comme du placement de produit…Je ne vois rien de mal à ce que le commerçant soit cité au générique ou que sa boutique soit à l’écran. Il faut juste bien cibler les commerçant en fonction de ton histoire pour qu’ils apparaissent dans ton cadre sans que cela ne soi une contrainte pour toi.

          Pour ce qui est de devoir jouer dedans en tant que comédien…oui là c’est un peu too much.

          A bientôt,

          Tom

  • Maybe Ashton Kaybé

    Bonjour Tom.

    Très bel article. J’avais jamais imaginé que c’était possible en France.
    Au Mali, le cinéma est monopolisé par une poignée de producteurs réalisateurs connus à l’international. Ils reçoivent des subventions énormes pour développer le secteur ou pour des projets.
    Vous devez vous savoir que le cinéma malien ne porte que quelques nom bien connus alors que nous avons un conservatoire et un institut national des arts. Et lorsqu’il s’agit des rémunérations, c’est des sommes de misère ou « prix d’essence » comme on dit chez nous.

    Être prêt à faire des concessions, c’est pour obtenir une compensation quelque part (passion, renommée, apprentissage, etc.) mais malheureusement ces producteurs en profitent toujours pour mieux exploiter. Et surtout lorsqu’on sait que la liste est longue et pleines de gens qui ne laisseront pas passer une « telle occasion ».

    Moi je dis que chacun devrait juste parfois prendre en compte l’impact de ses choix sur le métier qu’on exerce. Car si on a contribué à faire perdre sa valeur, on sera le premier à « encaisser. »

    Békaye

    • Bonjour Maybe Ashton Kaybé,

      Je sais que dans ton pays faire du cinéma c’est compliqué. J’ai tout de même un peu de mal à comprendre comment cela ça fonctionne. Je me doute que ceux qui ont le « pouvoir » de produire des films en profite pour tirer les prix vers le bas.

      A bientôt,

      Tom

      • Maybe Ashton Kaybé

        C’est exactement ça. Sous prétexte qu’ils offrent une « visibilité à l’international », c’est ainsi dans tous les métiers d’art. Les auteurs ont du mal à bénéficier de leurs œuvres, les techniciens sont sous payés malgré des efforts immenses pour s’adapter aux obstacles matériels et ceux du temps (chaleur extrême), les acteurs n’ont même pas droit à des négociations, à prendre ou à laisser. Il faut être vraiment passionné pour faire du cinéma au Mali sans en avoir les moyens. Ici ça ne paie pas du tout, à moins de produire soit même son film.

        • Bonsoir Maybe Ashton Kaybé,

          Heu…à l’international ?

          Pour produire ton film toi-même ça ne doit pas être simple !

          A bientôt,

          Tom

          • Maybe Ashton Kaybé

            Non désolé, j’ai fais un abus. Je parlais plutot des étapes de la préproduction à la postproduction( prêt à projetter) sans tout ce qui est distribution et compagnie. Où peut être que j’ai toujours pas compris…

          • Bonjour Maybe Ashton Kaybé,

            Car la post-prod se fait à l’étranger c’es ça ? Si tu parles du fait que le film est projeté à l’étranger…peut-être mais ces films ne sont pas non plus extrêmement visible…

            A bientôt,

            Tom

  • Michel

    Bonjour Tom. Très bonne approche du problème ! Merci d’avoir partagé cette réalité sur le site. Le travail à la « pige » fait croire à bon nombre d’entre nous qu’il est malgré tout aisé de trouver une production sur laquelle s’engager. La réalité est toute autre et d’autant plus vraie en province. Merci pour la qualité des articles présentés, j’en fais référence dans mon entourage.
    Cordialement.
    Michel B.

    • Bonjour Michel,

      Merci pour les compliments. Non tu as raison il n’est pas simple de trouver des productions…nous sommes beaucoup…dont bon nombre qui sont prêt à tout pour une part du rêve…qui tourne souvent court.

      Merci pour les éventuels partages ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • Charlène Hr

    Très bon article, étant sur un groupe facebook réunissant des passionnées de cinéma (professionnels ou amateurs, techniciens, artistes, interprêtes,…) il y a toujours la polémique des offres non rémunérées avec l’attente d’un travail professionnel qui pose problème , et beaucoup de professionnels sur la page estiment que lorsque l’on s’engage à ne pas rémunérer une personne et seulement la défrayer il ne faut pas s’attendre à demander des professionnels mais plutôt à des amateurs car sinon c’est tiré une balle dans le pied des professionnels et on parle de boite de prod qui ont les moyens, il y a eue des offres d’M6 pour des comédiens qui étaient en déça du SMIC. Je suis tout à fait d’accord avec eux, surtout que certains ont déboursés beaucoup d’argent pour leurs études et se retrouver à limite payés pour bosser je trouve ça moyen. Après comme vous l’avez dit il y a aussi l’intérêt qu’on peut porter à une oeuvre qu’on croit et qui n’a pas de budget et c’est ce qui motive à faire ce métier bien plus que l’argent, croire à un projet. Je pense qu’ils est essentiel de donner un coup de pouce aux projets pour lesquels on croit mais il est dommage que des grosse boites de prod se permettent de brader leurs prix car ils trouveront toujours quelqu’un qui acceptera d’être sous-payés.

    J’aurai d’ailleurs une question je viens de finir ma deuxième année de fac en Art du spectacle il me reste encore un an et je pense que c’est le moment de commencer à réfléchir à ce que je veux faire après l’obtention (normalement) de mon diplôme et je me demandait puisqu’il y aurait des mois creux si je pouvais consacrer 6 mois de l’année dans un boulot fixe comme centre de loisirs ou dans l’usine (je dis ça car c’est ce que je fais l’été) et 6 mois pour des projets audiovisuels? ( On m’a dit qu’il y avait plus de tournage vers mai/juin que d’autres période de l’année est-ce vrai?) voila j’espère que mon projet n’est pas trop bizarre mais ayant un loyer,assurance,essence,… à payer je pense qu’avoir une partie de l’année sécurisée au moins au début serait rassurant pour ma famille et moi-même. Merci pour vos articles qui m’aident beaucoup et bonne journée à vous.

    • Bonjour Charlène Hr,

      Je ne partage pas l’avis des pros dont tu me parles…le statut d’intermittent et là pour cela aussi, aider les jeunes artistes ! Certains oublient comment ils ont commencé !
      Pour les pros qui tirent toujours vers le bas…je ne peux qu’être d’accord…surtout M6 !

      Pour répondre à ta question cela dépend ce que tu souhaites faire. Si tu veux être comédienne, je ne vois pas comment tu peux bosser à l’usine 6 mois puis faire de la comédie les 6 autres mois de l’année…Simplement parce qu’on ne choisit pas le moment ou le téléphone va sonner pour un casting ou pour un rôle…idem si tu veux être technicienne, réalisatrice etc…

      C’est pour cel que l’intermittence existe. Tu fais tes 507 heures sur 10 mois (Peut-être 12 mois, d’ici peu) Puis tu as une indemnité les jours ou tu ne travail pas…ce qui t’évite de devoir aller bosser à l’usine ! et de continuer à chercher des castings, des rôles, des tournages etc…

      A bientôt,

      Tom

      • Charlène Hr

        Bonjour,

        Merci de m’avoir répondu , je pense que c’était dû à diverses offres d’Europacorp et d’M6 et peut-être ont-ils vues le mal partout dès qu’une annonce indiquait « tournage professionnel bénévole » pourtant je peux comprendre que certaines boites professionnelles ne peuvent rémunérées ceux qui participent au projet surtout que la majorité pour ne pas dire toutes concernent le court-métrage.

        Il y a cette éventualité à laquelle j’y ai pensé c’est pourquoi je voulais ton avis, il y a plus d’un an j’avais fait un atelier de tournage animé par des professionnels, j’avais discuter avec un steadycameur qui m’avait dit qu’il avait mis 6ans (je ne sais pas si ils comprenait ses 1ans à l’ESRA aussi) avant d’être considéré comme professionnel et faisait des boulots alimentaires à côté du coup je me posais cette question d’organisation.

        A vrai dire je veux être technicienne j’ai eue l’occasion de faire des postes différents (assistante cadreuse, régisseuse, chef accessoiriste, scripte) je fais parfois de la figuration pour donner un coup de main à des amis mais c’est le côté technique qui m’intéresse le plus.

        Merci beaucoup

        • Bonjour Charlène hr,

          J’ai aussi mis du temps avant de pouvoir devenir professionnel, j’ai donc eu des métiers alimentaires : Vendeur, vrp, formateur etc…

          Entre le moment ou j’ai voulu faire ce métier et le moment ou j’ai réussi à en vivre il s’est passé 5 ans.

          Il y en à certain qui vont plus vite, surtout pour la régie, la machinerie, les électro etc…

          A bientôt,

          Tom

  • Kaladji Diomande

    Belle présentation comme toujours!

  • Anne Fauchon

    Hello Tom, Très très profond, touchant même. Merci !

    • Bonsoir Anne,

      Merci ;o) J’ai hésité un moment avant de le mettre en ligne…

      A bientôt,

      Tom

      • Anne Fauchon

        Oh non tu as super bien fait. Il n’y a pas d’aigreur dans ton propos juste si j’ose m’exprimer ainsi, une pointe de « saine colère » par moment 🙂 et puis c’est important que tu nous mettes, nous ton auditoire, devant notre responsabilité en quelque sorte : le métier c’est aussi ça et est-ce qu’on est prêt…
        Bonne soirée

        • Bonjour Anne,

          J’ai écris cet article il y a un moment…et je l’ai édulcoré car on sentait un ras le bol et une colère bien franche ;o) En relisant j’ai bien fait de ne pas le poster tout de suite ça n’aurait pas été bien pour les lecteurs du blog.

          Comme tu le dis il faut se préparer à tout ça…sans faire de la paranoïa, mais ne jamais perdre de vue que c’est possible.

          A bientôt,

          Tom

  • Cedric Clapier Filmmaker

    Bonjour à tous.
    Pour ma part je n’aime pas trop parler argent. Car souvent j’ai eu affaire à des personnes qui n’avaient que d’yeux pour leur salaire, quant au film…quel film ?!!!
    Du coup là, pour mon court métrage actuellement en pleine pré-production, je ne rémunère personnes, tout part dans la production, les assurances et autres, bien sûr, les défraiements sont de rigueur (toujours). Mais voilà, je suis face à un dilemme…Les gens me demandent un salaire !!! hors le film c’est moi qui le produit, avec le peu d’argent que j’ai ! Du coup je me retrouve soit seul, soit avec des gens qui n’ont aucune expérience…Quoi faire ?

    • Bonjour Cedric Clapier Filemmaker,

      Il n’y a pas de al à ne payer personne sur un court-métrage. C’est même rare que l’on soit payé. Ce que je ne comprends pas c’est la réaction des pros que tu as contactés et qui t’ont demandé d’être payés qui me surprend.

      Je te conseille de persévérer dans tes recherches tu finiras bien par trouver des pros. Maintenant cela dépend de combien de jour on parle, si ça implique d’être à plus de 50 kilomètres de chez eux etc…

      J’ai eu comme toi des difficultés, à l’époque, pour trouver des pros ou des gens qui savaient de quoi ils parlaient. Il vaut mieux repousser le tournage plutôt que de le faire avec des personnes qui te ralentiront ou qui ne feront pas ce que tu attends.

      A bientôt,

      Tom

      PS : Tu es dans quelle région ?

      • Cedric Clapier Filmmaker

        Bonjour, je suis à Toulouse dans le sud.
        Pour info ça fait sept ans que je travaille dans le millieu de l’audiovisuel. Après mettre formé à toute sorte de tournage ( clip, concert, institutionel, pub…) je me lance dans un véritable tournage de court métrage, dans les règles de l’art. Pas de précipitation bien sûr, et malgrès les difficultés rencontrés pour la recherche de comédiens et des membres de l’équipe technique, je ne me fais aucun souci. On fini toujours par trouver les bonnes personnes qui nous accompagnerons sur ce beau projet.
        Ma chance est d’avoir de bon contacts dans le millieu pro, ils me donnent de bon conseils et me soutiennent. Ça fait toujours plaisir et chaud au coeur. Le partage est quelque chose de fabuleux, exactement ce que tu fait avec ce blog. Le cinéma est un monde passionnant qui permet de faire de jolie rencontres. Et la passion n’apporte que de jolie chose. Ma récompence est de satisfaire le spectateur.
        Quand aux difficultés que l’on rencontre ! … Ben j’ai envi de dire que cela ne fait qu’enrichir l’aventure d’un tournage.

        Merci pour ton aide et ton soutiens. ; )

        • Bonjour Cedric Clapier Filmmaker,

          Merci pour ce commentaire, il donne la pêche et transpire la passion que tu as pour ce métier et ton projet.

          Bravo, n’hésite pas à me recontacter pour me montrer le résultat ;o)

          A bientôt,

          Tom

  • oneye

    Bonjour Tom,
    Bon Article comme d’habitude. Je te suis depuis qlq temps sans participer. Je suis de L’avis de Davd. Des liens concernant les grilles salariales serait un vrai plus à ton article.
    Peut-être un lien vers le CNC aussi ?
    Merci pour tous ces petits articles qui m’aident à murir mon projet.

    • Bonsoir Oneye,

      Merci pour les compliments ;o) Ok, je vais vous préparer ça ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • Davd

    Merci pour cette article, car souvent la « solitude » de l’attente se fait pesante et lire ton petit article me fait sentir moi seul 😉
    Sinon, pourrais tu nous transmettre des liens de grille de salaire?
    Bonne aprém, force et honneur ^^

    • Bonsoir Davd,

      C’est effectivement une bonne idée. Je vais faire ça au plus vite. Sinon, merci pour les compliments et bon courage pour tes projets.

      A bientôt,

      Tom

  • maria

    Bonjour Tom,
    Comme je te comprends et combien le salarié régulier est nanti ! Ça, – bien qu’un jour j’aie parlé de « gros sous »( pardon …) je l’ai toujours compris- même si je ne suis que scénariste.
    Justement, je me demandais si tous les participants, inscrits au générique final, touchaient une participation proportionnelle au succès financier du film.
    Bien des choses aberrantes se produisent dans toute entreprise de nos jours. Pour l’entreprise qu’un film oblige à être, le statut des intermittents est plus que précaire !
    À toi, Tom, je souhaite de beaux et bons projets aboutis.
    Bon dimanche et bien cordialement de
    ☼) maria

    • Bonsoir Maria,

      Non les techniciens ne touchent rien en fonction du succès de film. Certain comédien touche un pourcentage sur les bénéfices.

      Il est arrivé que certaine prod donne « une prime » aux techniciens ayant travaillé sur un film ayant eu un énorme succès, « bienvenue chez les ch’ti » en fait parti.

      Si les techniciens ont mis leur salaires en participation et que la prod à jouée le jeu, alors là oui ils touchent un pourcentage en fonction qu’ils soient cadre, non cadre etc…

      A bientôt,

      Tom

      • maria

        Re, Tom;
        En lisant le commentaire plus haut de Charlène Hr, je me suis dit que , même si j’y ai pensé, j’ai omis de mentionner l’aspect familial, non seulement l’aspect nourricier, mais aussi l’aspect humain, la difficulté de maintenir son couple dans un rythme de travail cahotique – le risque de tout foutre en l’air.
        Bonne journée de
        ☼) maria

        • Bonjour Maria,

          Oui tu as raison…mais les concubins ou concubines savent dans quoi ils s’embarquent…c’est un peu comme un militaire qui doit partir en mission plusieurs semaines ou plusieurs mois…c’est leur métier…ou c’est comme les infirmières ou infirmiers qui bossent de nuit ou les métallurgistes qui font les 3 huit…ou le pompiers etc…

          A bientôt,

          Tom