Le 1er jour de Tournage, d’un 1er assistant mise en scène

Le 1er jour de tournage, d’un 1er assistant réalisateur

 

 

C’est drôle car j’ai commencé à écrire cet article il y a presque un an jour pour jour. J’étais assistant réalisateur sur le tournage ed’une mini-série pour ARTE qui se nomme : « Virage nord » réalisée par Virginie Sauveur et qui sera disponible sur la chaîne fin d’année ou début d’année (Janvier 2015)….bref, c’est un article qui a mûri lol.

Je tenais à vous faire vivre ma première journée de tournage en tant que 1er assistant réalisateur et surtout les interrogations qui m’assaillaient à ce moment là. Vous me direz « pourquoi nous raconte t-il sa vie ?! » LOL Simplement parce que les doutes, les questions et la pression qui m’ont assailli à ce moment devraient vous assaillir lors de votre premier jour de tournage, que vous soyez réalisateur, 1er assistant réalisateur, costumier, chef op etc…

assistant réalisateur

Tom Weil

Voilà ce que j’ai écrit il y a un an à propos de ce premier jour de tournage :

La semaine dernière a été plutôt intense. Il a fallu s’assurer que tous les comédiens avaient la bonne version du scénario, que tous les accessoires étaient trouvés et validés par la réalisatrice, que les agents avaient toutes les dates des comédiens, que les véhicules de jeux étaient trouvés et validés, que le plan de travail ne comportait par d’erreur, que les costumes étaient ok, que toutes les continuités, script, costumes, mise en scène correspondaient et que les figurants étaient tous bookés (il y a en près de 400, autant dire qu’il faut être organisé entre la mise en scène et le chef de file ;o)) etc…bref la semaine dernière est passée à toute vitesse !

MAIS AUJOURD’HUI C’EST LE PREMIER JOUR DE TOURNAGE….le baptême du feu de l’assistant mise en scène

Et je n’ai pas eu le temps de le finir…

Voilà tout ce que j’ai écrit il y a un an. Comme vous le savez, si vous suivez le blog, je suis actuellement sur un long-métrage dans un coin paumé de la Bretagne. Le film a un petit budget et il est difficile à plusieurs égards. J’ai relu les quelques phrases du dessus et au bond d’un an…rien n’a changé…enfin presque, je ne peux pas dire que j’ai 400 figurants sur ce film…loin de là…Mais la préparation et le challenge sont toujours aussi intenses.

Nous sommes le 29/09, il est 6H30 et mon réveil vient de sonner. Dans une heure je serai sur le plateau, la tension est présente, je ne vais pas vous mentir. Après une douche et un café je me plonge tout de suite sur la feuille de service qui mentionne : les séquences, leur numéro, les comédiens, leur convocation et toutes les choses à ne pas oublier…Cette première journée va se passer sur un bateau de pêche en pleine mer…

8 heures de pleine mer avec des comédiens et une équipe qui ne se connait pour ainsi dire pas et tout cela va devoir fonctionner comme si cela faisait des mois, voire des années que nous nous connaissons. Je crois que le plus chanceux sur ce coup c’est moi ! Je connais l’ingé son depuis 15 ans. Le chef op et moi avons travaillé sur des pubs et des courts, la réalisatrice je la connais depuis presque 20 ans…au delà d’avoir fait 2 de ces courts, c’est la première personne dans le métier qui m’ait tendu la main…mais malgré tout on ne sait pas vraiment comment tout cela va se passer.

assistant réalisateur

Aleksander Bartnikowski/ shutterstock

Si j’ai appris une chose importante durant toutes ces années c’est que le premier assistant réalisateur a un rôle important, au delà de maîtriser la logistique artistique et le temps, c’est de rendre l’ambiance du plateau agréable…mais studieux ! Nous sommes là pour bosser mais aussi pour nous éclater…sinon nous ferions un autre métier ! Souvent, trop souvent, certaines personnes ont tendance à l’oublier, mais nous ne faisons « que du cinéma » ou « que de la TV ». Nous ne sommes pas en train de sauver des vies ou créer un vaccin. Je ne suis pas en train de dire que ce que nous faisons n’est pas important mais il faut aussi savoir tout remettre dans son contexte.

Alors c’est vrai que les projets prennent de l’importance pour le réalisateur qui porte son projet depuis des années, pour les techniciens qui aiment leur métier, mais ont aussi besoin de bouffer, ou encore le producteur qui peut parfois miser gros sur un film (je ne parle pas d’argent mais de risque en général).

Alors comment prendre  un plateau pour la première fois lorsque l’on est assistant réalisateur?

Parce que chaque tournage, chaque plateau est différent, il faut recommencer à chaque fois. J’ai connu des assistants qui hurlaient sur les techniciens, hurlaient sur les figurants…bref qui hurlaient sur tout le monde !

Je sais qu’au début de ma carrière j’avais tendance à hurler…pour que l’on m’entende ???? Je ne sais pas…je crois que c’était surtout pour prendre une place…ma place. Ceux qui hurlent n’ont pas encore trouvé leur place ou n’ont pas assez confiance en eux.

Si j’ai un conseil à vous donner c’est de rester comme vous êtes, de connaître votre journée sur le bout des doigts et de prendre votre place grâce à la maîtrise que vous avez du sujet : costumes, réalisation, déco, assistanat, lumière, machinerie etc…de savoir anticiper les choses, cela va de soi.

Alors quand vous êtes assistant mise en scène vous devez un peu tout connaître, cela c’est vrai, mais Rome ne sait pas construite en un jour ! Je sais qu’encore aujourd’hui il m’arrive de faire des erreurs et alors ??? Tout le monde, sur un plateau, fait au moins une connerie par jour ! Celui qui vous dit « non » a soit un ego démesuré ou est un menteur.

Encore une chose importante, si vous êtes réalisateur je sais que vous avez préparé votre film depuis des mois, que vous vivez avec lui, mais n’oubliez pas que les personnages, les techniciens, travaillent avec vous. Vous avez une journée de 8 heures pour rentrer vos plans + une heure de préparation le matin et une heure de repas dans la journée, ce qui fait 10 heures de présence ! Alors c’est vrai que vous en voulez toujours plus, tant que l’on vous donne vous prenez, mais sachez aussi vous adapter au temps qu’il vous reste pour rentrer votre séquence.

1er jour de tournage

Dépasser un peu l’heure n’est pas mortel, 10 ou 20 minutes…ok il faut aller à l’essentiel, ne prenez pas votre temps ou ne vous amusez pas à sur découper (ou découper) votre scène ou toutes vos scènes…car chaque jour est un challenge. Respectez votre équipe, en faisant cela vous l’aurez avec vous et non pas contre vous !

Plus un tournage dure, moins on peut tirer sur la corde ! Gardez cela en tête. Un tournage c’est crevant à cause de la tension mais aussi à cause du travail que certains techniciens doivent faire. L’ingénieur du son a ses rapports à remplir, la scripte idem, l’assistant caméra a ses backups (sauvegardes), le second assistant mise en scène a ses feuilles à faire, le 1er doit faire le tour des décors du lendemain ou revoir sa journée avec le chef op et le réalisateur et pour finir les électro et machino doivent ranger les projos, les pieds, le camion…bref au moins 1 à 2 heures en plus !

A l’heure où j’écris ces lignes je termine le 6 ème jour de tournage…il a fallu s’adapter au temps, aux contraintes techniques, aux effets spéciaux, à la mer, …bref à la vie d’un tournage…et vous savez quoi ?! Nous sommes toujours là ! Le film se fait plan après plan, il y a des tensions, des heurts, un peu de frustration aussi car certains plans ne rentrent pas dans les journées mais au fond la magie opère, les comédiens jouent, la réalisatrice crée…

assistant réalisateur

Olivier Le Moal/ shutterstock

Je ne peux pas dire que la tension soit partie au bout de 6 jours. Si vous avez déjà tourné, vous savez que cette tension persiste au long du tournage. Si vous n’avez jamais tourné, ne vous inquiétez pas, ce n’est pas une tension insoutenable, vous n’êtes pas stressé comme si vous deviez rentrer sur scène et jouer devant 40 personnes tous les jours ! Non ! Disons que vous êtes en alerte permanente. N’oubliez pas qu’un film c’est avant tout une machine et que chaque erreur peut vous faire dévier de votre route, ce qui n’est pas grave tant que vous la maîtrisez et la faites revenir sur le droit chemin.

 

Chaque début de journée commence par une préparation de la lumière, de la caméra, des comédiens. Le premier (les premiers) plan de la journée se met en place à ce moment précis ; Puis vient l’heure du PAT (prêt à tourner), j’appelle le HMC (Habillage, Maquillage, Coiffure) pour faire venir les comédiens sur le plateau et voir une mise en place.

Pendant la prépa nous avons fait un cadre avec des doublures (votre serviteur la plupart du temps lol). Les comédiens se mettent en place et font une répétition, la réalisatrice donne ses indications de jeu et affine le jeu. Puis je demande à tous de se mettre en place, c’est à dire que tout le monde prend son poste, sa position, pour que l’on puisse tourner.

J’ai charbonné le Clap, ce qui signifie que j’ai mis les inscriptions de bobine, de séquence, de prise etc…le pointeur fait la netteté dessus pour faciliter le travail du monteur plus tard.

Je lance le moteur, l’ingénieur du son me dit : « ça tourne », l’assistant caméra dit : « caméra tourne, Annonce »

J’annonce le clap : « 40/1 première »

clap
Je clap et je me positionne à côté de la réalisatrice et du combo, puis le célèbre ACTION ! retentit dans la bouche de la réalisatrice…

ça y est c’est parti !

La magie opère, la magie est là ! Tout ce travail prend enfin un sens dans la réalité…et le temps de la prise, le doute et les tensions s’envolent ;o)

J’aimerais que vous puissiez voir et ressentir cette énergie qui se dégage chaque jour. Voir les comédiens se démener contre les éléments (La mer, le vent NDRL), les voir faire vivre ces personnages qui n’étaient que « fiction » que « papier » il y a encore quelques semaines.

 

Je vous souhaite à tous, vous qui voulez écrire ou réaliser, voir vos personnages vivre devant vos yeux et avoir une équipe comme celle avec qui je travaille aujourd’hui.

C’est tout le bonheur que je vous souhaite. Alors accrochez-vous à vos rêves, à vos scénarios, à vos histoires et vos héros !

Cet article est un peu particulier car il ne vous apprend rien de précis, rien de technique, mais j’espère qu’il vous apprendra bien plus que cela. Je ne veux qu’une chose, que vous viviez vous aussi ce premier jour au moins une fois et/ ou le plus souvent possible.

 

Voilà pour cet article : « Le 1er jour de tournage du 1er assistant mise en scène». Laissez-moi vos commentaires en bas de l’article.

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Merci à ceux qui le feront ;o) et qui le font déjà ;o). Vous êtes tous les jours de plus en plus nombreux. Grâce à vous je vis une aventure extraordinaire  faite de partage et de cinéma ;o)

 

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A bientôt,

 

Tom Weil

À PROPOS DE TOM WEIL

Je m’appelle Tom Weil, je suis assistant réalisateur pour le cinéma et la télévision et comme vous pouvez vous en douter je suis passionné de cinéma depuis tout jeune. J’ai crée ce site il y a presque 3 ans maintenant pour vous apporter mon aide…

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  • Bonjour Tom!

    Et voilà, je sors de ma première véritable expérience de 1er assistant réal. J’avais lu et commenté cet article avant, je le relis maintenant avec un tout autre regard 🙂 J’ai fais connaissance avec l’écosystème à l’équilibre complexe et délicat que représente un tournage, avec ses différentes équipes, les motivations et personnalités de chacun, qui ne s’accordent pas toujours idéalement. J’ai pu voir comment travaillent des pros: j’ai été très impressionné par le travail de l’équipe son, de la maquilleuse, de la scripte…

    Faire un plan de travail, essayer de s’y tenir, le réorganiser selon la météo ou l’absence d’un acteur tombé malade pendant le tournage, faire des erreurs et les corriger au mieux… Et bien sûr tenir son plateau, rappeler sans arrêt à tous qu’il faut parler plus doucement sinon plus personne ne s’entend gueuler, se rendre compte que la voix ne suffit pas et qu’une présence physique est nécessaire auprès de chacun – et donc passer sans arrêt d’une équipe à l’autre, supporter avec philosophie celui qui a pris un temps fou à régler sa lumière, son cadre ou son ambiance sonore et qui ensuite vous demande d’un ton agacé pourquoi diable on ne tourne toujours pas (gnarf!), s’assurer à tout moment de tout savoir: qui est où, fait quoi et a besoin de combien de temps pour le faire, s’assurer que les informations passent bien d’une équipe à l’autre (ce moment inénarrable où le perchman se fâche qu’on ai changé le cadre sans le prévenir alors qu’il était bien là pendant les longues minutes où le réalisateur et le chef-op en parlaient avec force animation :-D). Et puis enfin dire « tout le monde en place », gueuler « silence on tourne! » pour être entendu d’un bout à l’autre du lieu, puis dire doucement « on ne bouge plus, on ne respire plus, le moteur ne sera lancé que lorsque j’entendrais une mouche! » et enfin lancer le moteur dans le silence absolu.

    Et comme tu le dis bien, la magie opère! C’est bien de la magie car au moment de dire « moteur » on n’imagine pas un instant que ça pourra marcher: ya pas 1 minute le réalisateur se demandait encore si son cadre était si bon que ça tout compte fait, ya pas 30 seconde le perchman s’agaçait que personne n’avait vu l’ombre de sa perche lors de la mécanique, ya pas 15 seconde l’acteur principal avait encore oublié son texte… Mais au bout d’un moment il faut avancer sinon on ne tiendra pas le planning, savoir dire « non » (avec diplomatie…) au chef op qui veut encore changer une gélatine (après avoir pris un temps fou à régler sa lumière puis vous avoir demandé pourquoi on ne tourne pas encore… oui oui, lui! :-D) ou à l’ingé son qui aurait bien aimé une 36ième mécanique (oui, j’exagères :-)).

    Et pourtant au moment du moteur tout s’arrête d’un coup, le silence est absolu, on lance les moteurs, on lance l’action et incroyable, ça marche! Bon certes il faut parfois la refaire (ou simplement la doubler par sécurité) mais ça marche, quelque chose se passe, quelque chose de bien, de beau, émerge soudain de ce qui, 5 secondes avant, avait l’air d’un indescriptible chaos… C’est à ce moment là qu’on sait pourquoi on aime le cinéma 🙂

    J’écrirais un article sur cette première expérience mais je vais devoir attendre un peu: là j’en suis encore à me réveiller la nuit avec l’angoisse d’avoir oublié quelles séquences on doit tourner aujourd’hui… alors que ça fait 5 jours que le tournage est terminé 😀

    • Bonjour Cinémacam,

      Merci pour le retour sur ton expérience ;o) LOL j’ai retrouver dans ton témoignage des moments de solitudes que j’ai pu vivre au début de ma carrière. Ainsi que des moments qui se déroulent toujours aujourd’hui..notamment la mauvaise foi de certain chef op. Pour le perchman ou l’ingé son, ce genre de chose ne m’arrive plus sauf peut-être sur du court et encore…

      Je te rejoins bien évidement sur la magie qui s’opère lorsque tu demande le silence, que tout le monde se met en place en 1 quart de seconde car « ça tourne au son », puis l’action est lancé et la scène prend vie.

      En ce qui concerne les premières nuits après la fin de tournage j’en ai vécu aussi mais pas en tant qu’assistant. Je me souviens de mes nuits après le tournage lorsque j’étais à la réalisation lol

      Merci encore pour ton témoignage, repose toi bien et reviens vers moi lorsque le film sortira en salle pour que l’on puisse tous voir le résultat de ton travail ;o)

      A bientôt,

      Tom

      • Ha ça, quand je me suis rendu compte que l’information ne circulait pas pas toute seule comme par magie entre les équipes, je me suis efforcé de la faire circuler moi-même et ça a déjà un peu mieux marché 🙂

        Une des choses que j’ai découvert sur ce tournage est l’espèce de corporatisme des équipes: chacune travail de façon très pro mais les relations et la circulation de l’information entre elles sont très codifiées, quitte à ce qu’il y ai un peu de mauvaise foi: si l’info est parvenue autrement que comme il le faut, alors c’est comme si elle n’était pas parvenue du tout… D’où ces situations un peu ubuesques ou il faut répéter à quelqu’un dans les formes quelque chose qu’il sait en fait très bien!
        Et bien sûr, quand un truc ne va pas c’est toujours la faute aux autres équipes! 😀

        Mais bon ça peut se comprendre: un plateau est une mécanique complexe qui ne marche bien que si elle est bien huilée et si chacun travaille dans les meilleurs conditions possibles au plus proche de ce dont il a l’habitude. Ce tournage s’est fait de surcroît dans des conditions très difficiles de tournage et d’hébergement, un peu dans la précipitation (le projet est né.. en avril et il fallait tourner absolument l’été car il y avait beaucoup d’acteurs enfants, on devait donc tourner pendant les congés d’été) et avec un micro-budget. Au final je n’ai donc que des éloges à faire aux équipes qui sont restées jusqu’au bout et ont su donner un vrai travail pro malgré ces difficultés!

        Le film ne sortira pas avant un moment: cet été on n’a tourné que la moitié du film, l’autre moitié du tournage n’aura pas lieu avant le printemps prochain, avec un budget plus confortable.

        • Bonjour Cinémacam,

          Il vaut mieux trop communiquer (répéter) que de laisser couler ou ne donner l’info qu’une seule fois. Mais même avec cela la mauvaise foi et toujours de mise ;o) Il y a des trucs pour se blinder et être irréprochable. Je vais aborder ce point durant l’année ;o)

          Hummm tourner avec des enfants…vous avez dû avoir des sueurs froides avec les dossiers DASS et toi tu as du jongler avec les heures de présences enfants et les heures de tournages effectifS…Pour une première c’est plutôt hard !

          EN ce qui concerne les deux sessions de tournage…J’en parlais justement samedi soir avec des amis producteurs qui me disaient que ce n’était jamais bon (suicidaire)de tourner en plusieurs fois et sans avoir tout le budget…Mais bon il y en a qui le font et qui s’en sortent ! C’est tout le mal que je te souhaite ;o)

          Même si tu n’es pas intermittent (enfin je crois) tu as, avec ce projet, eu tes premières heures pour un statut éventuel ;o)

          A bientôt,

          Tom

          • En fait c’est un film franco-belge, tourné en Belgique ou les législations (et leur interprétation) sont plus coulantes. Je pense que ce tournage eut été impossible en France ou beaucoup beaucoup plus difficile.

            L’idée du producteur et du réalisateur en tournant en deux fois est d’avoir de premières images à montrer pour aider à la recherche de financements entre deux. Bien sûr c’est un pari risqué… On verra bien 🙂 Si ça ne marche pas tant pis, certes le projet me tiens à coeur mais ce n’est pas non plus *mon* film et j’ai déjà largement gagné mon salaire – enfin symboliquement parlant car j’étais bénévole là dessus 🙂

            Oui j’ai un vrai travail à côté… :o) C’était une pique, je sais que ça enrage les intermittents (à raison!!) quand on leur dit ça 😀 Mon objectif personnel à terme est de me reconvertir entièrement et de faire des films (en tant que réal), d’où mon besoin de prendre d’abord de l’expérience!

          • Bonsoir Cinémacam,

            J’espère que le producteur et le réalisateur vont me donner tord mais je ne croix pas une seconde à ce genre de calcul…que de faire une partie du film et d’aller chercher le reste après en montrant ce qui à été fait.

            Mais encore une fois j’espère que ce projet ira au bout ;o)

            Tu as raison de prendre l’expérience que l’on te propose, je n’ai aucun pb avec cela ;o)

            A bientôt,

            Tom

          • L’expérience, ça sert aussi à voir ce qui ne marche pas! 🙂 J’ai beaucoup observé le réal, ses méthodes, sa direction d’acteur, etc… et si je m’inspirerais sûrement de certaines, sur beaucoup de points je ferais autrement (celà dit c’est une question de style, pas de compétence). Des erreurs ont aussi été faites dans la préparation du film, qu’on a payé sur le tournage. On n’apprend jamais mieux que de ses erreurs! 🙂 Enfin concernant les méthodes de financement là je ne sais pas trop, je suis incompétent chronique en matière de collecte d’argent et pas seulement au cinéma, malheureusement 🙂 Ceci étant dit il semble que la Belgique soit très différente de la France sur ces aspects, et qu’il soit plus facile là bas de prendre des risques…

          • Bonjour Cinémacam,

            Pour les erreurs je n peux qu’être d’accord ;o)

            Pour le financement en Belgique…je ne suis pas d’accord, en revanche la Belgique ose plus qu’en France. Ils produisent des choses très intéressantes, atypiques..etc…pour moi ce sont des gens à suivre ;o)

            A bientôt,

            Tom

  • Magali M

    Bonjour Tom,
    C’est sympa aussi un article comme ça :). Je suis d’accord avec le principe de la relativité: plus on crie, moins on est en place. Et c’est vrai qu’il est difficile de tenir toutes ces pressions, toutes ces émotions qd on commence. 🙂 pleins de bonnes choses pour ton tournage en cours, des bises
    Magali

    • Bonsoir Magali M,

      Merci pour ton commentaire que je partage à 300 % ;o) Merci pour tes encouragements.

      A bientôt,

      Tom

  • Heritiere du Trone

    Waouh! le texte est tellement intense, qu’en le lisant, j’avais l’impression d’être sur les lieux ou de faire partie de l’équipe de tournage. Merci car cela a encore boosté mes convictions, c’est vraiment dans ce métier que je veux évoluer. Rachelle

    • Bonsoir Heritière du trône,

      Merci pour ton message, je suis heureux de savoir que cet article t’a boosté ! Alors fonce !! ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • Kaladji Diomande

    Bonjour Tom,

    Théoriquement tu crois que ça ne nous apprend rien, mais c´est presqu´un stage sur ton plateau
    de tournage que tu viens de nous offrir. Du courage et nous comptons toujours sur toi pour nous
    entrainer dans cette passion qui nous uni.

    Kal

    • Bonsoir Kaladji,

      Effectivement je pensais que cela n’allait pas vous apporter grand chose. Je me trompais lourdement…et j’en suis très heureux. Dimanche vous devriez avoir un autre article ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • Rabah Hidous

    C’est très touchant ce que tu viens de raconter Tom, « UNE PEUR ADMIRABLE » c’est mon titre pour de ton histoire..

    • Bonsoir Rabah,

      Merci ;o) Je ne suis pas d’accord avec ton titre..ce n’est pas mon sentiment, mais je comprends tout de même ce que tu veux dire avec celui-ci ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • Carole

    C’est excellent et généreux de ta part de partager tes conseils!

  • nad

    Coucou Tom, j’ai les larmes aux yeux en lisant ton dernier paragraphe c’est très touchant de lire tes souhaits 🙂 et je souhaite moi aussi qu’un jour les rêves de tous ceux qui vivent avec des images qui ne quittent pas leurs têtes puissent un jour vivre cette expérience et se souvenir de ton article 🙂 en tout cas moi je le ferai si mon rêve se réalisera et je reviendrai sur cette page pour témoigner même après 10 ans je le ferai 🙂 bon courage Tom tu es un motivateur exceptionnel 🙂

    • Bonsoir nad,

      Merci Nad pour ton message. J’attends avec impatience le message qui dira que tu as réussi à réaliser ton rêve.

      NE lâche rien !

      A bientôt,

      Tom

  • maria

    Bonjour Tom,
    Ton témoignage me prend au cœur, aux tripes, me fait continuer mon ouvrage. Parfois, j’ai le spleen. J’ai envie d’écrire un scénario en vue d’un film que je souhaite transcendé par toute une équipe, par un réalisateur qui comprendrait tout ce que je veux transmettre, Si j’ai le spleen, c’est que je doute de mon histoire.
    Aujourd’hui encore tu me boostes. Des images , d’autres, me viennent en tête, comme le vent qui produit la tempête. Quels risques comme tu dis. Je m’imagine le chef op en haut, sur la hune, filmant ce que je veux exprimer.
    Quelle tranquillité je lis dans cette photo que tu nous offres, la douceur des pastels est très poétique.
    Merci de ton  » souffle personnel, plus fort que la mer  » LOL !
    Tout en réalisant, tu te réalises. C’est beau comme modèle pour ceux qui mettent leur avenir dans le cinéma.
    Bonne continuation pour toute l’équipe.
    Merci à toi, tout spécialement.
    ☼ cordialement.
    maria.
    PS. La série sur ARTE, promise dans quelques mois, aurait changé de titre ?

    • maria

      Un autre PS.
      Dis-moi, Tom, ce que tu nous montres, quand tu « clapes », c’est une « feuille de route », écrite à la main, pas un ordi ?
      Pour le combo, j’ai appris ce que c’était grâce à la master class de Claude Chabrol que tu nous offres dans ce blog.

      • maria

        Tom, je voudrais aussi ajouter quelque chose, À propos des cris poussés par ces meneurs d’homme que sont les réalisateurs, ou premier assistant réalisateur. (Qu’importe, chaque cinéaste tient son rang ! )
        Dans « La moutarde me monte au nez », dans « Le mépris » et aussi dans « La nuit américaine », où les cinéastes sont – somme toute – « en direct », ces vociférations m’ont gênée. Ça enlève du charme au film, si grand soit-il. Peut-être est-ce la réalité ? Si j’étais sur un plateau de tournage – imaginons cette chose improbable ! – eh ! bien, je ferais tout pour que l’amitié et la solidarité soient présentes. Toi, tu le fais, même si c’est difficile ! ( Il faut que tous suivent.) Alors ! Bravo ! ☼
        Cordialement.
        maria.

        • Bonsoir maria,

          Ce n’est effectivement pas toujours au beau fixe sur un plateau. Mais on tente de faire au mieux ;o)

          A bientôt,

          Tom

      • Bonsoir maria,

        Oui le clap est une « ardoise » sur la quelle tu écris à la main ;o)

        A bientôt,

        Tom

        • maria

          Bonjour Tom,
          Merci ( ☼ ) pour cette réponse qui satisfait à la fois ma curiosité LOL ! et ma conviction: le robot ne remplacera jamais l’homme !
          Cordialement.
          maria.

          • Bonsoir Maria,

            LOL non pas pour le clap ;o)

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            LOL ! Comme dans la vie, le cinéma nous donne des émotions. L’humour peut être contenu dans un film même s’il n’est pas catalogué « comique ».
            Dans la vie, l’ humour apporte la bonne humeur ! ☼
            Ce que je te souhaite déjà pour ce week-end et les jours suivants !
            Et merci pour cet éclat de rire ! ☼
            maria.

          • Bonjour Maria,

            La bonne humeur est bien présente ;o)

            A bientôt,

            Tom

    • Bonsoir maria,

      Merci pour ce commentaire. C’est énorme d’arriver a vous faire vivre de tels émotions aux travers de ce simple article…ça me touche aussi ;o)

      Merci pour tes encouragements ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • Vlad

    Super article Tom, merci ! Ton article agis comme un boost (moi perso je le ressent comme ça ^^), ça motive pour réussir à porter un projet jusqu’au bout et voir les personnages, les images que l’on a imaginé pendant des années prendre vie devant nous. Ton article m’a quasiment émergé dans ce jour de tournage et j’espère vivre bientôt la même chose (comme bcp de personnes sur ce site je pense ^^). En attendant je prépare mon court métrage pour le festivalnikon que je tournerai à partir du 25 oct, avec une équipe réduite mais toujours ce mélange de stress et d’excitation.
    Encore merci Mister Weil.

    • Bonsoir Vlad,

      Encore une fois je ne pensais jamais que cet article aurait cet effet. J’en suis forcément surpris et content à la fois. Je te souhaite de vivre cet expérience avec l’envie, l’humilité, le respect et la passion !! NE jamais oublier qu’on ne fais pas un film seul ;o)

      Bon tournage pour ton court. Tiens moi au courant pour sa diffusion ;o) que nous puissions profiter de ton talent.

      A bientôt,

      Tom

  • Bonjour Tom,

    C’est le meilleurs article que tu aie écrit sur ce blog! 🙂 Il montre que le cinéma est avant-ton une expérience humaine unique en son genre. Pour la vivre et la faire vivre, au delà des connaissances et qualités techniques (qui restent indispensables, mais pas suffisante) ce sont des qualités humaines dont il faut être doté: être capable de vivre pendant quelques temps une expérience et des relations intenses avec toute une équipe. Et ça, ça ne s’apprend pas sur un blog… ça ne s’apprend que par l’expérience, sur le tas. Sur un blog on ne peut qu’en dévoiler un pan, donner un avant-goût, une petite idée – ce que tu fais très bien sur cet article 🙂

    Lors du dernier tournage avec mon atelier (que je décris ici dans le détail: http://cinemacam.wordpress.com/2014/09/30/on-a-fait-un-film-en-47h/ ) nous avions un jeune acteur fils d’un professionnel du cinéma, qui avait souvent assisté aux tournages de son père. Je lui ai donc demandé quelles différences il voyait entre le tournage pro et notre petit tournage amateur. Il a répondu que sur le tournage pro il y a bien plus de monde, beaucoup de gens ayant des tâches très spécialisées (maquilleur, etc…), et bien sûr énormément plus de matériel. Mais qu’en dehors de ça, ce n’était pas si différent: il retrouvait bien l’atmosphère à la fois studieuse, un peu stressante mais agréable (comme tu le dis si bien!) d’un tournage car nous avions les mêmes méthodes de travail et une équipe très motivée et soudée. Je l’ai pris comme un beau compliment 🙂

    Et ton article lui donne raison! Je retrouve bien dans ce que tu as décrit ce que nous ressentons tous lors de nos tournages, et surtout au début du tournage, pour tourner les premiers plans – toujours plus long que les suivants car il y a toute la mise en place au préalable, et puis il faut quelques plans avant de retrouver un rythme d’équipe qui permette d’aller vite et bien.

    Bref merci pour cet article que je vais faire lire à tout mon atelier!

    • Bonsoir Cinémacam,

      Merci pour ton enthousiasme, je ne pensais pas que cet article aurait un tel retentissement parmi vous…mais vraiment pas. Je suis heureux que cela vous boost, vous émeuve etc…

      Il est vrai que c’est avant tout une aventure humaine, je n’arrête pas de le dire au travers des articles de ce blog.

      Tu as raison aussi, il faut toujours du temps pour que l’équipe apprenne à travailler les uns avec les autres, trouver ses marques etc…bref trouver le bon rythme.

      Merci pour ta contribution à cet article, merci de partager ton expérience, je suis certain que cela servira à d’autres utilisateurs de ce blog.

      A bientôt,

      Tom

  • Christophe

    Bonjour Tom,
    Voir mes personnages sortir du papier, un moment fantastique que j’espère vivre un jour ;o)

    Faire du cinéma n’a jamais sauvé le monde mais combien de personnes ont retrouvé le moral en sortant d’une salle de ciné…
    Merci pour ces sensations à chaud :o)
    A bientôt

    • Bonsoir Christophe,

      Je l’espère aussi pour toi ;o) C’est vrai que le cinéma procure des sensations et peu parfois donner un nouveau souffle ou un coup de pied au cul ;o)

      Merci d’avoir soulevé ce point ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • john

    Bonjour Tom,
    Merci pour cet article très vivant. J’avais juste une petite question, c’est donc toujours le 1er assistant réa qui annonce « moteur » et pas le réalisateur ?

    • Bonsoir John,

      Merci ;o) Oui c’est très très souvent le 1er qui le dit.

      Parfois même il donne l’action lorsque le réalisateur ou la réalisatrice est dans les nuages ou un peu lent ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • Yann

    Excellent ! Je garde cet article précieusement dans mon dossier « Tom Weil » car je le ressortirais (je l’espère !!!) un jour. Détrompes-toi, Tom, cet article est riche en enseignement : pour ma part, je dirais que c’est une synthèse « concrète » de tout ce que tu as put nous apprendre jusqu’ici. On se croirait presque sur le terrain, manque plus que les images (zut!). Bon dimanche et bon courage pour la suite ! Yann

    • Bonsoir Yann,

      LOL tu as un dossier Tom Weil ;o) !!! Quel honneur ! Merci pour ton commentaire parfois j’ai du mal à cerner la portée de ce que j’écris…Merci donc pour ce retour er merci pour tes encouragements.

      A bientôt,

      Tom

      PS : Pour l’image ça va venir un jour ;o)

  • Anne Fauchon

    Tu as très bien scénarisé cette première journée 🙂 J’ai hâte de découvrir « virage nord »…

    • Bonsoir Anne,

      Merci ;o) Pour Virage Nord je devrais voir ça en avant première d’ici peu…pour la diffusion on parle de début d’année 2015 sur ARTE.

      A bientôt,

      Tom