Argent personnel et court-métrage 2

Episode 3 et 4

 

3) Les salaires du court-métrage / 4) L’autoproduction

Comme je le disais dans argent personnel et court-métrage 1 s’auto produire ne signifie pas s’auto financer ! Cela veut tout simplement dire que vous ne faîtes pas appel à une société de production pour produire votre film mais que vous utilisez une association, que vous avez créé ou déjà existante, pour que votre projet voit le jour. Vous allez donc devoir trouver des fonds. Et évidemment, interdiction de taper dans ses propres économies, celles de tata Suzanne ou celles de Mémé Mireille !!!!! Mais plutôt essayer de vendre ou de pré vendre votre court-métrage….ou simplement trouver les subventions.

J’ai retrouvé quelques vidéos intéressantes qui parlent du court métrage. Elles sont issues du programme court-circuit diffusé sur ARTE. Les vidéos datent de 2007 mais après les avoir visionnées pour vous, je peux vous annoncer que peu de choses ont changé. Elles sont donc toujours d’actualité.

Suite au premier article un utilisateur du site à posté ce commentaire :

En gros, le court-métrage c’est très clairmeent pas rentable d’après ton article. Or, si pesonne ne peut réupérer l’argent investi, j’en viens à me demander l’intéret meme du court-métrage. A quoi bon se lancer dans un projet si on est sur à l’avance qu’on perdra de l’argent. L’expérience OK, mais faut bien comprendre que ce n’est pas une situation durable non ?

Mais alors à quoi cela sert ?

C’est vrai que le court-métrage n’est pas rentable et qu’on ne peut en vivre. Mais c’est aujourd’hui le meilleur moyen de se faire connaitre. Le meilleur moyen de faire ses armes et de montrer ce que l’on sait faire. C’est uniquement comme cela que vous réussirez à convaincre un producteur ou une chaîne de vous vous faire confiance. Donc non ce n’est pas une situation durable :o) Il ne sert donc à rien de se lancer dans l’aventure si vous mettez votre propre argent….car à terme vous risquez de tout perdre.

Il y a assez de structures en France pour réussir à financer vos projets. Certes cela demande peut être un peu plus de temps que d’aller à votre banque, mais en montant des dossiers et en rencontrant les financeurs vous mettez toutes les chances de votre coté pour vous en sortir sans avoir perdu votre chemise.

3) Les salaires du court métrage

4) L’autoproduction

 

Je vous invites à regarder ces vidéos qui ne dure que 6 minutes, mais qui vont vous permettre de comprendre comment fonctionne le court-métrage en France et quelles sont les armes que vous avez à votre disposition pour arriver à vos fins.

J’essaie toujours d’être le plus clair possible dans mes explications mais si vous avez des questions n’hésitez pas à me laisser un petit message.Vous pouvez retourner au plan du site en cliquant sur le lien.

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A bientôt,

Tom Weil

À PROPOS DE TOM WEIL

Je m’appelle Tom Weil, je suis assistant réalisateur pour le cinéma et la télévision et comme vous pouvez vous en douter je suis passionné de cinéma depuis tout jeune. J’ai crée ce site il y a presque 3 ans maintenant pour vous apporter mon aide…

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  • Tom

    Sauf que tu ne dis pas que les systèmes de financement en France sont totalement verrouillés, voire parfois truqués. Le CNC et d’autres organismes fonctionnent en commission, donc avec une certaine opacité et sans réel point de vu objectif. D’ailleurs l’objectivité existe-t-elle ?.. Bref, je rebondis une nouvelle fois dans cette partie « autoproduction » en conseillant tout de même aux jeunes pousses du ciné français de « tenter » de collecter des fonds auprès des siens ou de puiser dans son cochon pour réaliser ses rêves, cela n’a rien  » d’inutile  » comme tous les producteurs le répètent sur la place de Paris. Bisous. Tom D.

    • Bonjour Tom,

      Les systèmes de financements ne sont pas du tout verrouillés…encore moins truqués ! Je ne peux pas te laisser dire une telle chose. Après il est vrai que l’on ne sait pas pas forcément pourquoi un projet est retenu ou pas…souvent c’est parce qu’il y a trop de projets et il faut choisir, soit parce que le financement est trop faible, la diffusion ou simplement parce que le scénario ne tiens pas la route. Mais je connais des jeunes réalisateurs…qui se sont fait financer par ces commissions.

      Mettre de l’argent perso est une mauvaise idée…collecter de l’argent auprès des siens aussi…si c’est pour terminer un financement..pourquoi pas, mais sûrement pas pour tout financer.

      A bientôt,

      Tom

  • Cinémacam

    « Mais alors à quoi cela sert ? »
    J’aimerais ajouter que on ne fait pas non plus de la vidéo, ou du cinéma, qui sont classés comme des arts, uniquement pour que ça « serve » a quelque chose 🙂 De nos jours le court-métrage est plus visible qu’auparavant: plusieurs chaînes de télé en montrent dans des émissions spécialisées (certes pas vraiment en prime-time, mais bon il y a quand même un public). J’ai eu l’occasion de voir des court-métrages que je n’oublierais jamais, comme j’ai pu voir de grands films au cinéma, parce qu’ils m’ont particulièrement touché ou qu’ils étaient particulièrement beaux. Ca « sert » aussi à ça, un court-métrage 🙂

    • commentfaireunfilm

      Bonsoir Cinémacam,

      Je ne comprends pas ton « Mais alors à quoi cela sert? »

      Je ne crois pas (je vais chercher les chiffres) que les émissions programmant du courts soient en augmentations…surtout avec les nouvelles chaînes dispo sur la tnt…Il n’est pas si visible que ça, à mon grand regret d’ailleurs. ;o(

      Le court métrage est certes un objet « d’art » mais je connais peu de réalisateurs qui ne souhaitent pas faire plus ! je veux dire par là, je ne connais pas de réalisateurs qui se lèvent un matin en se disant, tiens je vais faire un film pour « la gloire »…je crois sincèrement qu’il y a toujours un but plus grand derrière. Je suis néanmoins comme toi, certains des films que j’ai vu je ne les oublierai jamais.

      J’exclus de cet argumentaire, ceux qui font des ateliers vidéo ou des films expérimentaux.

      Mais je sérieux curieux que tu m’expliques ce « mais alors à quoi cela sert? », ma réponse est peut être à côté de la plaque ;o)

      A bientôt,

      Tom

      • Cinémacam

        Pas sûr de bien comprendre ta question? 😉 Le « Mais alors à quoi ça sert » était une citation de ton article, justement j’y répondais. Je voulais dire que le court-métrage est aussi une oeuvre d’art en soi.

        Tu as raison, je suppose que la plupart des réalisateurs de court-métrages ont dans l’idée que ce n’est qu’une étape vers le long. Ca n’empêche pas leurs oeuvres courtes de pouvoir aussi accéder au status d’oeuvre à part entière.

        Il y a au moins trois chaînes qui diffusent une émission de courts hebdomadaire: Arte (court-circuit, le vendredi soir); France 2 (Histoires courtes, le dimanche soir) et France 3 (Libre-court, le mardi soir).

        • commentfaireunfilm

          Bonjour Cinémacam,

          LOL je n’avais compris…pourtant en relisant ton commentaire c’était limpide. On va mettre ça sur le compte de la fatigue ;o)

          Nous partageons le même avis sur le status du court ;o)

          Effectivement le court est diffusé sur ces chaines, mais pas plus. on ne peut pas dire que le court est la visibilité qu’il mérite.

          A bientôt,

          Tom

  • arthur B

    Bonjour Tom,

    J’aurais quelques questions par rapport à la diffusion des courts-métrages en festivals.

    1. Dans le cas d’un court-métrage produit par une société professionnelle, est-ce que c’est également celle-ci qui gère les inscriptions en festivals c’est à dire d’un point de vue administratif mais également financier en prenant en charge tous les frais qui sont liés ? (frais d’inscription, duplication de dvd ou DCP, frais d’envois,…) ?

    2. Dans l’affirmative, est-ce que le réalisateur a quand même en général son mot à dire dans le choix des festivals où sera inscrit son film ?

    3. Est-ce que les festivals professionnels de court-métrage en France acceptent aussi les inscriptions de courts-métrages auto-produits par des associations ou cela est-il un gros frein ?

    merci d’avance pour vos réponses

    • commentfaireunfilm

      Bonjour Arthur,

      1) oui c’est la production qui prend tout en charge.
      2) ..c’est une question un peu étrange…car au plus ton film est sélectionné, au plus il à des chances d’être vu et de gagner des prix. Après ce n’est pas dans l’intérêt de faire n’importe quoi car la réputation de la boîte est aussi en jeu.
      3) Oui, mais dans ce cas c’est à l’association de demander un numero de Visa d’exploitation, afin que le film soit diffusé en salle/ dans la manifestation.Sans visa pas de projection en public.

      A bientôt,

      Tom W.