Méthode d’écriture d’un scénario selon Pixar Règles 8 à 11

Anatomie du scénario selon Pixar

Régles 8 à 11

Bonjour à tous. Nous continuons, cette semaine, les règles de chez Pixar. Je vous avoue que les dernières semaines… mois n’ont pas été de tout repos. Comme vous le savez, j’étais en tournage pour Canal+ et je n’ai pas eu une minute à moi. Profitez des vacances pour peaufiner vos scénarios grâce à ces règles Pixar. C’est une traduction faite de l’E-book de Stephan Vladimir Bugaj. Lorsque j’emploie le « Je » il faut comprendre que c’est Stephan qui parle. J’ai ajouté quelques petits trucs en plus pour vous aider à y voir plus clair ;o) Toutes ces règles formeront à la fin une sorte de méthode d’écriture de scénario…ou une méthode, une base de réécriture pour vos projets ;o)

8) Écrivez votre histoire de A à Z même si elle n’est pas parfaite

Ce que vous devez retenir de cette règle c’est de ne pas laisser la perfection devenir l’ennemi du bien. Il est normal que vous tentiez de faire le mieux possible ou le plus parfait possible mais vous devez combattre cela pour sortir une première fois votre histoire. Arriver au premier jet c’est une des choses les plus difficiles à faire pour n’importe quel artiste

Vous devez d’emblée considérer que votre histoire/ scénario ne sera pas parfait(e). Mais au moins il sera allé jusqu’au bout et vous pourrez le considérer comme terminé. Le but c’est le premier jet ! De plus, vous courez après quelque chose qui n’existe pas « la perfection » à moins que vous viviez dans un monde idéal….Mais au fond, même en passant 10 ou 15 ans sur votre scénario, vous arriverez à la conclusion suivante « ça ne sera jamais parfait ».

Dites-vous une chose importante : Les films que vous adorez, les histoires qui vous bouleversent sont considérées par leurs auteurs et réalisateurs comme imparfaites, alors que pour vous ce sont des chefs d’œuvres. Vous êtes donc, en tant qu’auteur/ réalisateur, du mauvais côté de la barrière pour juger de la perfection ou non de votre histoire. Le but c’est d’y mettre un point final ;o)

Forcément, vous savez tous qu’atteindre la perfection est impossible. Mais au fond, cela implique que l’on peut au moins s’en approcher le plus possible…et c’est justement ça qui vous pousse à vous perdre dans les détails et les changements continuels. Vous voulez être fier de votre histoire et pour cela elle doit être parfaite pour vous. Résultat : vous perdez du temps, vous vous énervez ou vous êtes frustré.

anatomie du scénario pixar

enchanted_fairy/ shutter stock

La maladie de « la paralysie du perfectionnisme» existe ! Et elle peut vous handicaper grandement. Ce que vous devez absolument faire pour éviter cela c’est de savoir « lâcher  prise ». Il y a une citation de Paul Valery qui tourne dans le milieu du cinéma aux USA, c’est : « un film n’est jamais terminé, il est abandonné ». Cette citation prend tout son sens lorsque l’on vous impose des deadlines car ce n’est pas l’artiste qui détermine le jour de livraison du script, du film, du montage ou je ne sais quoi mais le distributeur, le producteur ou le client. Sans cela, vous ne verriez jamais aucune pub ou film à la TV ou au cinéma lol

 

Si vous restez sur l’idée que vous pourrez atteindre la perfection ou le script idéal, je peux vous dire que vous allez droit dans le mur ou vous allez perdre tout votre temps. Autant abandonner l’idée d’avoir un script parfait tout de suite ;o)

Idem, ne tentez pas de créer un monde parfait où se passerait votre histoire qui, elle aussi, serait parfaite. Vous allez perdre votre temps. (Sauf si le monde parfait que vous créez a un sens dans la narration ou les enjeux. C’est à dire que votre film parlerait d’un monde idéal (cf : The Truman Show), Truman vit dans un monde parfait et vit des histoires parfaites jusqu’au jour ou quelque chose dérape ;o))

Je comprends que vous soyez passionné par ce que vous écrivez. Mais si vous comptez faire carrière, il faut faire taire (la contrôler) cette passion ou elle va vous dévorer car elle vous poussera à chercher la perfection. Un projet peut lancer votre carrière mais un seul projet ne suffit pas à faire une carrière ;o) Cela veut dire qu’à force de vouloir chercher la perfection sur un projet, ce projet peut vous lancer…mais il vous prendra tellement de temps que vous n’aurez pas le temps nécessaire pour en lancer un autre. Un projet de scénario qui vous tient à cœur n’est pas une carrière. Comment savoir si on est prêt ?! Je vous conseille de travailler sur plus d’un projet et d’arriver au bout. Toutes ces règles sont là justement pour aider tous ceux qui désirent avoir une carrière, se lancer ! Les « rêveurs » qui s’accrochent à leur projet unique, dévoués corps et âme, ceux-là ne veulent pas entendre ce genre de conseil.

Un de mes collègues scénaristes a malheureusement connu ça. Il coécrivait un scénario dans lequel son co-auteur a cherché la perfection à tout prix. Ce co-auteur ne voulait plus aller de l’avant, s’aérer la tête ou même penser à travailler sur un autre projet qui lui aurait permis de prendre du recul. Au lieu de ça, il a fait appel à des scriptdoctors, des consultants cherchant tout ce qui n’était pas parfait et s’enfonçant dans un processus dénué de sens car ne faisant plus avancer réellement le projet dans le bon sens.

Il est important d’avoir un retour. Mais chacun des retours sera différent (plus ou moins) d’une personne à l’autre. Ça n’a aucun sens d’essayer de plaire à tout le monde (et donc de prendre toutes les critiques comme argent comptant) et de surcroît essayer de trouver ce qui pourrait satisfaire tout le monde. Et c’est particulièrement vrai si vous, scénariste, vous refusez d’enlever des choses qui déplaisent aux autres mais qui vous plaisent à vous, auteur.

 

Tenter de satisfaire tout le monde, vous inclus, c’est ce que l’on peut aussi appeler : « la recherche de la perfection » ;o)

 

Pour réussir en tant que scénariste, vous devez apprendre à identifier ce qui a un impact sur votre histoire et ce qui en change sa nature. En gros, il ne faut pas modifier, faire des changements pour rendre meilleur votre scénario mais pour qu’il soit différent. La perfection, comme but, est souvent lié au doute du scénariste mais aussi à sa capacité à prendre des décisions intuitives et ainsi éviter tout ce qui n’apporte rien à son histoire.

Le propre d’un scénariste c’est qu’il sait ce qu’il souhaite raconter et sait, du même coup, quelle est la meilleure manière de raconter cette histoire en donnant le maximum de ce qu’il peut au moment où il la raconte. Il faut savoir lâcher prise ! Une fois que vous aurez terminé votre premier jet, il sera temps de le laisser de côté et de passer à autre chose.

NB : Une fois que vous avez terminé votre projet et que vous avez la sensation de ne pas lui avoir fait honneur, gardez en tête que vous pourrez revenir dessus plus tard. Parfois vous attendrez des semaines, des mois, voire des années avant de revenir dessus car vous aurez eu un coup de génie, une idée incroyable et de nouvelles perspectives pour votre histoire. Le temps que ce coup de génie revienne il sera important pour vous de travailler sur de nouveaux projets, de nouveaux scénarios. Bref, faire ce que font les vrais artistes ;o)

anatomie du scénario pixar

catwalker/ shutterstock

9) Trouvez des solutions pour débloquer votre histoire

 

Lorsque vous êtes coincé dans votre histoire, faites une liste de ce qui ne pourrait pas se passer par la suite. C’est souvent comme cela que vient la solution qui va vous permettre de débloquer la situation.

Cette règle a une approche incroyable. Elle nous amène à tester nos idées pour finalement écarter celles qui ne conviennent pas et extraire les autres (les meilleures). C’est aussi une règle à double tranchant car elle vous dévoile une quantité incroyable de situations qui pourraient effectivement ne pas se produire et donc vous bloquer dans votre processus créatif…

Dans ce cas, vous pouvez passer toute une vie à faire la liste sans fin de « tout ce qui ne pourrait pas se passer ». Mais au fond la chose qui mérite d’être approfondie c’est :

 

«  Comment faire pour que cet exercice soit utile et pertinent ? »

 

Le meilleur moyen pour cela c’est de prendre un exemple : 2 étudiants plutôt maladroits viennent de se battre entre eux, dans un magasins de disques.

 

Si nous suivons la règle, nous pourrions faire une liste comme suit :

 

  • Tout le monde s’assoit et mange une tarte
  • La planète terre est engloutie par World serpent
  • Un plan rapproché sur un personnage en train de résoudre une équation
  • Etc…

 

Bref, il y a de fortes chances que vous passiez un temps de fou à dresser cette liste avant de pouvoir dire : » mais c’est bien sur, cette idée est parfaite pour mon histoire ». Même si vous mettez toutes les solutions illogiques de côté, il y a énormément de chances que vous mettiez un temps de dingue avant de trouver la solution idéale et donc de vous retrouver avec une liste longue comme le bras si vous vous focalisez uniquement sur « ce qui ne devrait pas se passer après ». Tant en terme de logique que vis à vis du monde dans lequel vos personnages évoluent et de la crédibilité que l’on peut y associer.

Il faut donc que pour chaque situation vous vous demandiez : »Quelles possibilités vos personnages seraient-ils incapables de gérer ? ». De cette façon vous créez une relations forte entre ce qui est possible dans votre histoire et les aptitudes de vos personnages. La question que vous devez vous poser est : « Quelle est la dernière chose que votre personnage voudrait être amené à faire pour gérer la situation. Ou se sortir de la situation dans laquelle il est ». La différence peut paraître subtile mais pourtant elle est plutôt radicale ;o)

 

Dites-vous que ce qui définit la manière dont votre histoire va s’articuler s’appuie, en fait, sur l’arc transformationnel de votre héros et donc sur la personnalité de vos personnages, leurs besoins, leur volonté, leurs objectifs etc…Si vous ne deviez retenir qu’une chose sur cette règle 9, c’est : »qu’est-ce que vos personnages ne voudraient pas faire ». N’oubliez pas que vous êtes bloqué dans votre histoire, qu’au lieu de trouver la meilleure solution, vous avez tendance à ne percevoir que les réponses les plus évidentes. Se poser cette question c’est s’obliger à aller au delà de ce qui nous vient spontanément et aller au-delà de nos blocages.

Les idées évidentes n’ont que pour effet d’atténuer l’évolution des personnages et de l’intrigue. On arrive à des situations prévisibles et plates. Explorer « ce qui ne devrait pas se passer » va vous obliger à vous diriger vers les idées les moins évidentes, mais sûrement les plus intéressantes. Vous évitez ainsi la routine et vous êtes dans une démarche de découverte. Dès que vous mettrez en phase tout ce qui ne pourrait pas se passer avec vos personnages, vous ouvrez un champs incroyable de possibilités de : « ce qui pourrait se passer ». Cela implique aussi d’avoir un point de vue plus nuancé sur vos personnages et les situations.

anatomie du scénario pixar

Nicescene/ shutterstock

Bien évidemment, penser à des actions ou des événements qui seraient en contradiction avec vos personnages, n’est pas la situation que vous souhaitez. Il vaut mieux mettre à l’épreuve toutes les convictions (le nouveau moi) de votre héros et de l’obliger à prendre des décisions difficiles.

Notez que les décisions issues du héros ne sont pas forcément dues uniquement au héros lui-même. Je m’explique : Parfois, les ennemis et l’antagoniste peuvent faire en sorte que le héros réagisse d’une manière ou d’une autre, ils l’obligent à prendre une décision. Comme tous les choix qu’il fait, le héros évolue en fonction de ses décisions. Il est toujours plus intéressant d’amener les obstacles qu’il rencontre par l’intermédiaire d’un antagoniste actif.

 

Par exemple : Un assassin vient de trouver la personne qu’il cherchait. Si nous cherchions ce qu’il « ne devrait pas faire ensuite », cela serait sûrement de laisser sa victime en vie. Mais pour que cet exercice soit utile et que vous alliez au bout de la démarche, il faut adopter une démarche plus « active ». Nous savons maintenant que laisser sa victime en vie est une option, mais peut-être qu’il peut tout de même la blesser ou la mutiler, mais ne pas la tuer. Si nous allions plus loin, il se pourrait même que l’assassin sympathise avec elle ou même en tombe amoureux ! Il est même possible que les rôles s’inversent…ou encore que l’assassin ne considère pas sa victime comme un adversaire à sa hauteur…vous l’aurez compris il n’y a pas de choix intéressant lorsque l’on cherche des pistes « qui ne pourraient pas se passer ensuite ».

 

Vous devez vous demander comment résoudre chaque situation, de façon imprévisible, que tous les personnages peuvent provoquer de par leurs motivations et leurs implications.

 

Chaque personnage de votre histoire a une façon évidente, voire cliché, de réagir à toutes les situations. Il faut donc, dans un premier temps, identifier cette situation évidente et vous mettre à penser autrement afin de trouver la meilleure solution. Bref, penser à toutes les possibilités, même les possibilités dans ce qui vous paraît impossible en vous basant sur ce que vous connaissez de vos personnages et la situation dans laquelle ils sont confrontés. De cette manière vous réussirez à créer des scènes réelles et justes car vous amènerez des réponses inattendues de la part de vos personnages et sortirez des situations clichées. Sans oublier de rester cohérent avec ce que sont vos personnages, le mot d’ordre à garder en tête c’est de rester : Crédible ! ;o)

Vous l’aurez compris cette règles n’est pas juste là pour vous débloquer. Si vous réussissez à la maîtriser vous pourrez également l’employer pour créer de meilleures scènes et éviter les clichés ou le déjà (trop) vu.

 

anatomie du scénario pixar

Neftali / Shutterstock.com

10) Ce que vous mettez de personnel dans votre histoire

C’est une des questions que je pose dans le guide de ma méthode scénario+. Quels sont les films que vous aimez ? Pourquoi ces histoires vous plaisent-elles ? Les choses qui vous touchent dans ces films, ces histoires, correspondent à quelque chose en vous. Votre objectif est alors d’identifier ces éléments qui vous touchent. Et de savoir en quoi ces histoires vous ressemblent avant de pouvoir les utiliser à votre tour dans vos scénarios.

 

Savoir et reconnaître ce qui nous plaît est un exercice que vous devez faire absolument afin de comprendre ce pourquoi vous voulez écrire et de surcroît écrire un scénario.

 

Forcément, faire cet exercice, lorsque vous êtes en plein milieu de l’écriture de votre scénario, ce n’est pas très utile. Sauf si vous êtes bloqué, que vous n’arrivez pas à vous dépêtrer de votre histoire malgré les précédentes règles. Dans ce cas une mise à plat est plus que nécessaire. Vous pouvez, dans ce cas, chercher des histoires semblables à la vôtre, histoire de vous en inspirer. Mais attention, s’inspirer veut ici dire, s’inspirer de la structure et du concept et non pas de faire du plagiat ! ;o) Dans ce cas il n’y a plus rien de personnel forcément ! Mais ce sont deux possibilités qui sont à votre disposition. Ces deux solutions se valent mais n’ont pas la même portée pour votre projet.

Cette règle va vous permettre de découvrir vos points forts (et vos faiblesses) et de mieux vous connaître. Car vous allez réussir à faire ressortir tout ce qui vous plaît dans les histoires sous des formes assez différentes comme : les mécanismes de narration, le rythme, des différentes formes de caractérisation de personnage etc… Vous devez avoir une compréhension de l’ensemble de ce qui vous plaît, vous ne devez pas mettre de barrière à ce que vous relevez. Notez tout ce que vous ressentez, dans n’importe quel ordre. Ce qui compte, dans un premier temps, c’est de capter le maximum de choses en restant le plus honnête possible avec vous-même, puis une fois que vous avez terminé, vous pourrez tout trier par type ou par genre.

Vous constaterez que d’un genre d’histoire à l’autre vous n’aimerez pas les mêmes choses et c’est bien normal. Si vous regardez un film d’amour et un film de guerre, ces deux films ne vous parleront pas de la même manière…Mais identifier et comprendre le quand, le comment et le pourquoi des choses qui construisent ces histoires vous aidera à utiliser ces éléments dans vos propres scénarios. En gros vous vous servez de ce que vous avez aimé en les transformant avec ce que vous êtes.

 

Comprendre ce que l’on veut (besoin) écrire, pourquoi on veut l’écrire et comment on peut l’écrire est une liberté immense que cette règle va vous apporter. (C’est d’ailleurs un des premiers exercices que je fais faire à mes élèves dans la méthode de scénario+). Cette analyse va vous permettre de savoir de manière naturelle ce que vous voulez mettre dans vos histoires. Mais aussi de savoir jusqu’où vous souhaitez aller avec ces idées, vous aurez un regard sur votre travail sans passer trop de temps sur ce qui doit être ou ne pas être dans votre histoire. Ce qui est compliqué lorsque l’on regarde un film qui nous touche c’est de pouvoir prendre de la distance, mais aussi de réussir à comprendre les éléments qui sont au cœur de la thématique développée. Lorsque vous analyserez plusieurs films, vous découvrirez ce que mon ami Barry Levins nomme « La thématique personnelle ». C’est un concept central autour duquel vous tournez lorsque vous racontez vos histoires et que vous regardez un film.

 

Pour étayer mes propos, voici quelques exemples :

L’amour peut tout vaincre : Nora Ephron

Monsieur tout le monde peut atteindre le pouvoir et être corrompu : Franck Capra

– Le pouvoir et la corruption anéantissent toujours Monsieur tout le monde : Alan J. Pakla

Les choses ne semblent jamais ce qu’elles semblent être : M. Night Shymalan

– Toujours être honnête avec soi-même, quoi qu’en dise la société : Tim Burton

– La vie est une salope et puis vous mourrez : Alex Cox

 

Alors tous les films de ces réalisateurs ne tournent pas strictement (uniquement) autour de leurs thématiques personnelles mais l’idée centrale de chacun de ces films tourne autour via certains éléments. La thématique personnelle fait partie de nous, il y a donc forcément toujours des éléments quel que soit le film qui nous pousse vers elle. C’est ce qui constitue notre vision, notre point de vue sur le monde et ce que nous voulons partager. Cette thématique personnelle n’est autre qu’une part de notre personnalité. Avec les années et l’expérience notre vision du monde change ou en tous cas évolue, mais elle ne change pas du tout au tout, l’idée originelle, la vision première que nous avons sur le monde reste toujours là d’une manière ou d’une autre.

Alors pas d’affolement non plus. Faire apparaître votre thématique personnelle dans vos scénarios n’induit pas le fait de raconter toujours la même chose. Il y a des milliers de façons de parler, de raconter des histoires. Mais pour pouvoir parler de ce qui nous touche, ce qui nous meut, il faut le recul nécessaire et se comprendre (se connaître) soi-même afin de pouvoir jouer sur des subtilités, des tonalités de notre personnalité et réussir à construire notre « voix d’auteur ». Si vous êtes redondant c’est que vous n’avez pas pris assez de recul et que vous n’avez pas pleinement travaillé sur votre thématique personnelle.

 

Cette règle nous dit simplement : Regarde, analyse les histoires que tu aimes et devient un meilleur scénariste.

 

storytelling pixar

11) Vous n’êtes pas parfait, votre scénario non plus

Ça nous rappelle un peu la règle précédente qui nous disait que « ça ne sert à rien de chercher la perfection, car elle n’existe pas » et puis c’est une perte de temps. Ce que je nomme aussi la « paralysie du perfectionnisme ». Comme vous pouvez le voir, ce problème revient assez souvent dans l’analyse des règles car c’est un fléau pour les scénaristes et c’est un fléau difficile à surmonter. Donc rien ne sert de se surinvestir dans un projet avec l’idée de sortir quelque chose de parfait car c’est peine perdue. Ne laissez pas la perfection être l’ennemie du bien. Mais l’idée de ne pas se surinvestir par rapport à la perfection nous amène à une autre vérité : « Ne laissez pas la perfection être l’ennemie du moins bien »

 

OK, vous voulez que votre scénario soit bon, voire génial…alors pour ça il faut vous confronter à une version inintéressante de votre histoire, simplement pour que vous puissiez mettre de côté ce qui vous semble mauvais ! Une fois cela fait vous pourrez l’améliorer.

 

Hemingway disait : Le premier jet de n’importe quelle histoire ou de n’importe quoi d’autre c’est de la merde ! »

Tous ceux qui vous disent le contraire sont des menteurs, ou ils sont, dans ces rares instants, de grande inspiration qui les amènent à penser que ce genre de phrase (d’adage) est discutable. Et ils ont tort !!! Maintenant que vous savez ça, n’hésitez pas à prendre du plaisir à pousser un cran plus loin votre réflexion et vos idées sur vos histoires et commencer à réécrire ! Ne pas laisser la perfection être l’ennemie du mauvais est aussi primordial que de ne pas laisser la perfection être l’ennemie du bien. N’ayez pas peur de l’échec, n’ayez pas peur de tomber, c’est ce qui va vous permettre de moins réussir.

 

Accepter l’échec c’est accepter le fait d’écrire un scénario, vos idées même si c’est mauvais, car vous vous inscrivez dans une démarche d’action ! Et il vaut mieux passer à l’action que de rester à ne rien faire ! Puis vous devrez travailler dur pour vous corriger mais c’est là la clé de tout artiste. Évidemment vous ne pourrez pas retravailler toutes vos idées, même si une de celles-ci est « parfaite », vous devrez même peut-être la laisser de côté pour un moment. Car une idée parfaite, n’est pas forcément une idée intéressante par rapport à ce que vous êtes et ce que vous souhaitez raconter. Vous pourrez, bien entendu, revenir sur cette idée plus tard, beaucoup plus tard, lorsque vous aurez trouvé quoi faire avec cette idée. Dites-vous que tant que vous continuerez à travailler sur vous- même vous réussirez à trouver des solutions pour traiter vos idées, les modifier car vous devenez meilleur de jour en jour.

On peut toujours se demander : « Mais d’où vient cette obsession de vouloir rechercher la perfection ? » Pour faire simple, cela vient de notre manière que nous avons d’interpréter la vison que le monde a de nous. En gros, cette paralysie du perfectionnisme vient du fait que nous nous comparons toujours aux autres. C’est tout de même ballot !

 

Pour parler de moi, il m’est souvent arrivé de sympathiser avec des scénaristes ou des musiciens professionnels dont leur travail m’inspire énormément. Leur art, ce qu’ils sont capables de faire, m’inspire beaucoup, je le trouve « parfait » et cela me pousse à donner le meilleur de moi-même. Cela ne veut pas dire que je copie ce qu’ils font, mais je retire énormément d’enseignements lors de nos échanges. Il ne s’agit pas d’amitié car on ne peut pas construire sur une amitié où l’on cherche à obtenir quelque chose de quelqu’un. En amitié on donne un point c’est tout.

Alors forcément, lorsque je me compare à ces artistes, je peux me sentir inférieur et être bloqué. Si notre démarche est de faire un scénario aussi bon que celui de machin ou de truc, alors cela signifie que votre démarche créative n’est pas bonne. Si vous faites cela, vous devez vous arrêter et prendre le temps de comprendre que faire comme ça ne mènera nullepart. Simplement parce que vous n’êtes pas machin ou truc ! Vous ne réussirez jamais à faire comme eux.

 

Rien ne dit que vous serez meilleur ou moins bon qu’eux. Vous ne serez peut-être jamais aussi expérimenté qu’eux, mais vous restez vous-même ! Et c’est le plus important.

En fait, cette idée de la recherche de perfection vient de la comparaison que nous faisons des personnes que nous adorons et qui nous inspirent. Ce sont ces mêmes personnes qui nous apportent artistiquement mais qui reflètent aussi nos faiblesses.

 

S’entêter à être parfait c’est se tirer une balle dans le pied car cela implique que vous vous empêchez de passer à l’action…d’être concret tant que vous n’avez pas atteint la perfection dans les aptitudes où vous sentez que vous avez des difficultés. Au final c’est le chien qui se mord la queue car vous ne pourrez jamais améliorer ces aptitudes si vous ne passez jamais à l’action, même pour faire quelque chose…d’imparfait ;o) Il faut donc accepter le fait de produire quelque chose de mauvais. Puis une fois votre premier jet terminé, vous pourrez réécrire, réécrire, réécrire. Mais cela ne veut pas dire que ce que vous aurez créé pendant ce temps de réécriture ne sera peut-être pas votre meilleur scénario. Mais au fil des réécritures vous gagnez en expérience et en maturité.

Car au fond, votre travail le plus ancien devrait être moins bon que votre dernière réécriture. Mais votre dernière réécriture peut aussi être un échec. C’est donc un travail sans fin, mais c’est la seule et véritable manière d’apprendre : Accepter l’échec. Même si vous êtes un pro du scénario, l’échec est toujours possible. Pour dire les choses simplement, un bon exemple est toujours mieux que de longs discours : le Baseball.

 

Une équipe de baseball joue plus de 150 matches sur une saison. Autant dire qu’elle joue souvent et engrange de l’expérience ! Les Cubs de Chicago ont remporté 77% de leurs matches, c’est tout simplement la meilleure performance de victoire dans toute l’histoire du Baseball. Mais les Cubs ont aussi perdu les world series avec 33% de leurs matches réguliers. 14 équipes ont remporté les world séries en gagnant 70% des matches réguliers dans toute l’histoire du baseball.

Ted Williams n’a réussi à atteindre la seconde base « seulement » 48% des fois lorsqu’il était batteur. Encore une fois, il s’agit de la meilleure performance jamais vue ! Cela veut dire que Ted Williams, qui était la plus grande menace à ne jamais avoir existé, échouait plus d’une fois sur deux !!

Au baseball avoir une moyenne d’échecs de 65% lorsque l’on est batteur est considéré comme une bonne performance pour faire carrière dans le baseball !

 

A chaque fois que vous entreprenez quelque chose, dans n’importe quel domaine, vous risquez d’échouer, les professionnels sont ceux qui continuent quoi qu’il arrive et s’améliorent. Les meilleurs sont ceux qui n’abandonnent jamais, qui apprennent de chaque erreur, qui persévèrent avec habilité et qui poussent leur chance toujours plus loin.

Comparer le sport et l’artistique est toujours un peu osé mais au fond l’idée est la même. Savoir accepter l’échec c’est évoluer constamment dans le bon sens, c’est revenir sur le terrain tant que votre but n’est pas atteint, toujours en continuant à étudier, à pratiquer et améliorer votre art dans le même temps.

 

Voilà pour cet article sur “Les règles d’écriture chez pixar 8 à 11”.

Laissez-moi vos commentaires en bas de l’article.

Partagez sans compter le blog avec vos réseaux et vos amis. Pour partager l’article il vous suffit de cliquer sur le bouton « like » en haut de cet article ;o) ainsi que sur le bouton de Google+, bref super facile ;o)

Merci à ceux qui le feront ;o) et qui le font déjà ;o).

Vous pouvez maintenant retourner au plan du site (Onglet Article) pour lire d’autres articles, il vous suffit de cliquer sur le lien.

A dimanche prochain.

Tom Weil

Voici d’autres articles pour vous aider à créer vos personnages et écrire vos scénarios

Anatomie du scénario Pixar règles 1 à 5

Règles d’écriture du scénario Pixar règles 6 à 7

Comment trouver un nom à vos personnages

Comment donner de l’émotion à vos personnages

Voici comment créer vos personnages principaux et secondaires

Comment maîtriser l’identification aux personnages

Comment créer vos fiches de personnages

Introduction à l’adaptation d’un livre Parties 1 et 2

L’importance des séquences de la vie quotidienne dans votre scénario

Le point de vue narratif

Combien de temps dure un court-métrage !

Les 10 étapes pour écrire un film

 

À PROPOS DE TOM WEIL

Je m’appelle Tom Weil, je suis assistant réalisateur pour le cinéma et la télévision et comme vous pouvez vous en douter je suis passionné de cinéma depuis tout jeune. J’ai crée ce site il y a presque 3 ans maintenant pour vous apporter mon aide…

Comments on this entry are closed.

  • Christophe

    Bonjour Tom,

    Je viens de lire un article de Cédric Salmon sur l’importance de la réécriture. Il conseille d’améliorer son scénario avec la technique du milking : « exploiter au maximum la matière narrative ». Pas très clair dans mon esprit !

    A bientôt.
    Christophe

    • Bonjour Christophe,

      Oui je connais. Il est d’ailleurs venu tourner un pilote de série pour France4 dans le nord…

      Tu comprendras que je n’ai pas forcément envie d’expliquer, comme ça, ce que tu ne trouves pas clair sur un autre site.

      En revanche, en faire un article pour qu’il profite un tous why not ;o)

      A bientôt,

      Tom

      • Christophe

        Re-Tom,

        Ben oui, je me doute, mais je suis curieux de nature alors qui ne tente rien… ;o)

        Une idée d’article, off course, pas simple quand même…

        A bientôt.
        Christophe

  • Marie-Désirée

    Bonjour Tom,

    Cela va faire un mois depuis le 18 juillet dernier que dans mes questionnements et recherches sur le cinéma, j’ai découvert commentfaireunfilm.com et me suis inscrite à la newsletter.

    Depuis, j’ai appris beaucoup de choses à vous lire de plus en plus régulièrement, des articles les plus récents aux plus anciens.

    Et, je tenais à vous remercier vivement pour vos indications et conseils qui ne manquent pas d’être précis et simplement expliqués pour ceux qui vous lisent; chose qui permet de vous suivre (et de revenir!) quand on en est à ses débuts et qu’on a tout à apprendre de l’écriture du scénario à la réalisation (…)

    Je souhaite longue vie à ce site que je ne manquerai pas de recommander et ai hâte de lire vos prochains articles.

    Bien à vous,

    Marie-Désirée, depuis Abidjan

    • Bonjour Marie-Désirée,

      Merci pour tes compliments, n’hésite pas à partager le blog autour de toi, car c’est le meilleur moyen de me remercier ;o)

      A bientôt,

      Tom

      PS : n’hésite pas à revenir si tu as des questions, tu es ici chez toi ;o)

  • Christophe

    Bonjour Tom,

    La règle 11 est peut-être la plus difficile à comprendre et à mettre en pratique.
    Ce que j’en retiens, c’est qu’il faut constamment mettre noir sur blanc toutes nos idées. Les triées, en supprimées, les revoir, bref comme un éternel brouillon. En fait ce que nous avons écris la veille, est en général moins bon que le lendemain !? Lol Au final, à force de réécrire (pas tout à chaque fois ?), on obtient un scénario pas trop mal fichu qui de toute façon, si il est retenu par un producteur, devra être réécrit…

    A bientôt.
    Christophe

    • Bonsoir Christophe,

      Oui en général ce que l’on écrit le lendemain est mieux…mais peu rester dans l’absolu mauvais !

      Et tu as tout à fait raison pour le producteur lol

      A bientôt,

      Tom

      • maria

        Bonjour à toi, TOM, Bonjour à Christophe et à tous,
        * Je me disais aussi, je n’ai pas entendu Christophe !
        * Son commentaire et ta réponse Tom, m’inspirent à nouveau des réflexions, à moins que, pour une fois ! l’orthographe anglaise,  » reflection » soit plus dans le sens de ce que je veux exprimer.
        Tom et toi sont OK pour la réécriture demandée par la prod’.
        ( Pour  » Le mépris », J.L. Godard en a su quelque chose, les Américains voulant voir les fesses de B.B.., il lui a fallu remanier une séquence, je me demande si ce n’est pas la première ).
        * Bref, ce qui m’amène ce matin à épiloguer, c’est à propos de l’arc transformationnel dont Tom nous a parlé.
        Cet arc, c’est pour moi, une sorte d’arc-en-ciel, un peu comme dans  » L’amant de Lady Chatterley « , version Pascale Ferran. J’ai lu son traitement –  » cinématographique » – comme tu dirais TOM.! – dans  » les cahiers du cinéma »., C’est sûr qu’il est rédigé à la manière de la vraie cinéaste qu’elle a prouvé être, même si la première phrase n’ est pas – volontairement – rédigée au présent. ! Onirique oblige.
        En voici quelques lignes :
        « Quand elle eût franchi la barrière, les jonquilles vinrent à sa rencontre. Lorsqu’elle pousse la porte du petit jardin pour rejoindre P. ( son amant, le garde-chasse ), il se peut en effet qu’un insert de mousse la précède dans sa marche vers la forêt » (* ).
        => L’atmosphère bucolique, poétique est donnée et contribuera à refléter naturellement l’érotisme de leur histoire d’amour,  » nature ».,
        * J’en reviens à l’arc.
        Le scénar connaît sa « fin », si on peut dire, parfois l ‘arc – en – ciel s’arrête en chemin, il continue en flouté, un mot que j’aime autant que Henri-Pierre. LOL
        Pour moi, c’est là où naît cet arc et sa première trajectoire – autrement dit les prémices – où j’ai tant peiné à rendre ce qui était en moi. Le flouté de l’acte 1, justement est au service du climax, de la dernière séquence, de la finalité qui continue ce mot abrupt : FIN.
        => Je ne suis pas cinéaste; c’est toi, Tom, qui m’as fait le devenir, un peu, peut-être pas comme il aurait fallu.
        Je suis au stade où la relecture m’apporte quelque réécriture.
        Je pense que mes personnages me lâchent un peu sur le clavier… mais pas dans le virtuel de mon mental, la preuve en est ce long commentaire. !
        Bonne journée, TOM et à vous tous.
        Cordialement de
        ☼ ) maria..
        (*) un conte – mythique – d’Alphonse Daudet revient du fond de ma mémoire : « La petite chèvre de M. Seguin » peut-être avec des écarts avec l’auteur.
         » Toute la montagne lui fît fête,
        Les genêts d’or s’ouvraient sur son passage et sentaient bon tant qu’ils pouvaient « .
        => Au ciné, les parfums ne sont pas donnés par le sens olfactif, on l’imagine. le toucher, aussi.
        Au ciné, on voit, on regarde; on entend, on écoute.

        • Christophe

          Bonsoir Maria, Tom,
          Beaucoup de poésie dans ce que tu nous contes !
          Pour les fesses de BB, ma foi, cette scène confirme ce que l’on pensait dès le début, cette nana est un canon… lol
          Quand au film Lady Chatterley, la fin tranche nettement avec l’acte 2 et nous met mal à l’aise.
          Ah la réécriture. Tout cela est bien vrai, nous ne sommes jamais satisfait. J’ai remarqué un truc, quand nous ne retouchons plus que des broutilles, nous sommes au bout de notre histoire. Plus rien de bon ne sortira. Il vaut mieux laisser « décanter » quelques semaines pour la réécriture. Et puis si tu es comme moi, d’autres histoires émergent et prennent le pas. Notre histoire est là face à nous (papier ou écran), il est facile d’y revenir par la suite.
          A bientôt dans un autre post.
          Christophe

          • maria

            Bonsoir TOM, et bonsoir CHRISTOPHE.
            Pour moi, la fin du film ne m’a pas mise à l’aise.
            Si j’ai employé l’image de l’arc-en-ciel , c’est justement que ce téléfilm de Pascale Ferran est une histoire d’amour à la fois sensuelle et poétique. La nature vient au devant d’eux. La réalisatrice a ressenti cela en lisant le livre et l’a transmis au spectateur.
            Évidemment, ce n’est pas cette image que j’emploierais pour un thriller ou un polar, LOL, ce serait plutôt l’arc, celui qui tue !
            Le corps privé de vie est encombrant, il pue. !
            C’est bien ces détails terribles qui sont pris dans ce superbe road-movie:  » Trois enterrements ».
            Bonne soirée et cordialement de
            ☼ ) maria

          • maria

            Oups ! Ne m’a pas mise mal à l’aise !

        • Bonsoir Maria,

          Merci pour ton commentaire et le partage de tes réflexions ;o)

          A bientôt,

          Tom

  • maria

    Bonjour TOM, en ce deuxième dimanche d’août
    C’est encore moi…
    Ton article provoque en moi tant d’échos…☼)
    Je suis allée ♪ au bout de mes rêves ♪, je ne puis faire mieux : ce n’était pas une utopie ! Quels efforts, que de temps mis à réfléchir avant l’arrivée.
    ♪ Non, rien de rien,
    Non je ne regrette rien ♪…
    J’ai toujours pensé qu’une chanson dite « à texte », tenait du film… « à thématique » !
    Cordialement de
    ☼ ) maria.

  • Chris

    Slt Tom , j’ai trouve tres enrichissant cet article. Ca a vraiment descelle quelques points d’ombres chez moi. Je serai tres ravi de continuer a recevoir tes prochains articles. Je te souhaite beaucoup de courage et longue vie.

    • Bonjour Chris,

      Merci pour les compliments, n’hésite pas à partager le blog et ses articles autour de toi, c’est le meilleur moyen de me remercier.

      Pour recevoir les prochains articles il suffit de t’inscrire à la newsletter.

      A bientôt,

      Tom

  • Henri-Pierre Juguet

    Bonjour Tom, bonjour à tous.
    Le maître mot, comme Tom nous le rappelle ici, est bien ce qu’illustre le dicton : Le mieux est l’ennemi du bien !
    Dans quelque discipline artistique que vous imaginez : peinture, écriture, poésie, danse, musique, etc… : Le mieux est TOUJOURS l’ennemi du bien.
    Je ne vais pas analyser ici les pourquoi et les comment de ce phénomène mais c’est une chose dont il faut se rappeler sans cesse.
    Et même dans la vie de tous les jours (par exemple ce que j’appelle le syndrome du coin à pique-nique. Vous savez, on pense toujours qu’on va trouver un meilleur coin, puis on fini par déjeuner à 15 h 30, dans la mauvaise humeur, dans un coin pourri…)
    Attention ! ne pas chercher le mieux (en fait : le meilleur qui se puisse) ne veut pas dire se contenter de la médiocrité !
    Aucune oeuvre d’art n’est jamais considérée comme parfaite. Simplement un jour on en a assez de travailler dessus et on a l’humilité de penser qu’on ne pourra plus faire mieux (voilà une chose importante…). Je ne sais plus qui a dit un jour : « une oeuvre d’art est terminée quand son créateur en a le dégoût »….
    Leonard (da Vinci) a mis 20 ans à peindre la Joconde. Et n’en était toujours pas satisfait au bout….
    J’ai encore un milliard de choses à dire, mais…. ce n’est pas le lieu !!!
    Une dernière chose (et je ne sais pas si Tom en sera d’accord…) : je crois fermement que ce n’est pas tant l’histoire qui compte que la manière dont on la raconte. Plus : une même idée peut donner lieu à un ballet, un roman, un poème, une nouvelle, un tableau, etc… Par contre : il est possible de faire en sorte que n’importe laquelle de ces formes (peinture, écriture, etc…) ait en commun avec les autres quelque chose dans la manière dont on exploite l’idée ! Violence, flou, questionnement, laisser-aller, etc… tout ce que vous voulez.
    Bon, moi aussi je suis bien disert… désolé… ;-))

    • Bonjour Henri-Pierre,

      Merci pour ton commentaire et surtout pour ton exemple de ton : « coin à pique-nique ». ça m’a rappelé ma femme lol pas pour le pique-nique mis pour : les restau, les places de parking et j’en passe lol

      Une pierre de plus à l’édifice encore merci.

      Tom

  • maria

    Bon dimanche à toi, Tom,
    et par ricochet déjà à ceux qui me citent:
    * Bonjour à Steven.
    Je sais que je mets souvent mon grain de sel, LOL, Ce matin, en te lisant, Steven, c’est celui des larmes qui me sont montées aux yeux. Pour moi, en retraite, donc qui suis nantie, ça me fait un peu honte de ce que la vie quotidienne a pu t’apporter de déboires.
    => Une chanson de JJ Goldman pour renflouer ton courage:
    ♪ J’irai au bout de mes rêves
    Où la raison s’achève ♪
    * Bonjour à Henri Pierre Huguet (que je sais musicien et peintre !) dont je me rappelle l’intervention dans ce blog. Pour l’anniv’ c’est celui de la centième newletter envoyée par Tom.
    * À tous:
    Oui, je suis expansive, on me l’a toujours dit. ☼ ). J’apporte à Tom, et à vous tous, mon témoignage à propos de tout ce que m’offre ce blog. J’essaie de transmettre ce que j’en retiens.
    Alors, excuses, TOM., pour mes pavés. ☼ )
    Cordialement à toi, TOM, et à tous de
    ☼ ) maria.

    • Henri-Pierre Juguet

      Bonjour Maria. Et par ricochet à Steven.
      Je ne sais pas ce que pensera Tom de ce que je vais dire mais je pense qu’il n’en sera pas trop fâché (?)
      (au fait, chère Maria, je m’appelle plutôt Juguet que Huguet.. pas grave ;-)) Merci de ton étonnante mémoire, je n’ai rien posté depuis longtemps. Comme quoi…
      Ce que je voulais dire c’est que je suis personnellement toujours prêt à lire un post long, rédigé en bon français, mais qui prend le temps d’exprimant de vraies choses, intéressantes, ou instructives, même polémiques !
      Tom, je pense, devrait être satisfait de voir s’instaurer quelques discussions entre nous ses lecteurs avides !

      • maria

        Oui, Henri-Pierre.
        * Je suis OK avec toi. Le respectueux Tom ne m’a jamais empêchée de parler directement aux lecteurs du blog. Il pourrait donner sa réponse. (? => LOL !).
        * Pour ma mémoire, elle a toujours été étonnante. Je ne voudrais pas qu’elle me quitte maintenant !!!
        Si je radote parfois, ce sont des redondances pour bien m’imprégner des choses. Dans Psychose, Hitchcock en fait bien des redondances à propos de sa taxidermie ! LOL !
        * Excuse ce H à la place du J. Les deux lettres sont proches sur le clavier. Je n’ai pas fait gaffe !
        * J’ai apprécié ta manière d’aborder l’art. C’est aussi mon dada. J’ai comme un regret de ne pas avoir continué à en pratiquer certaines formes. Je prends ma revanche dans le scénario de mon long. LOL. Si…en gastronomie, j’ai mis le mieux de moi-même, y compris et surtout la déco. Je ne suis pas unique !.
        * Bonne fin de journée et coucou à TOM, notre hôte.
        Cordialement de
        ☼ ) maria.

        • Bonsoir Maria,

          Si tu es une fine cuisinière Il va falloir qu’un jour tu me prépares un plat ;o)

          Tiens une rencontre informelle avec certains membres serait une très bonne idée…

          A bientôt,

          Tom

          • maria

            MDR. TOM !
            Plutôt un repas, quant à faire ! Chiche !
            Sait-on jamais ? Si je ne peux plus continuer tout à fait les choses commencées pendant ma jeunesse, ça je peux le faire ! LOL ! .pas trop mal !.
            Bon appétit !
            Cordialement de
            ☼ ) maria.

          • Bonsoir Maria,

            Et bien ça serait une très bonne idée ! Je vais plancher dessus ;o) Un repas sur Lille ou sur Paris…

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Ah ! Non, Tom, c’est moi qui régale ! ☼ )
            maria
            PS. Je n’habite pas  » Villa Marguerite », mais dans le village donné par Adèle à la gestapo ! D’ailleurs, les paysages alentour sont des leurres. Le pont suspendu ( passage de la ligne de démarcation ) n’a jamais existé. C’est un pont superbe en pierre dont les arches enjambaient l’affreuse ligne.
            Quelle déception ! J’ai fait mes repérages d’après la réalité des lieux !.Les leurres, c’est bien dans le monde virtuel. LOL

          • Bonsoir Maria,

            LOL il faudra que cela soi en petit comité de fidèles alors ;o)

            Tom

      • Bonsoir Henri-Pierre,

        Absolument je suis toujours heureux de voir que ce blog à une vie même sans moi ;o)

        A bientôt,

        Tom

    • Bonjour Maria,

      Ce blog est aussi un espace d’échange ou tout le monde peut parler de son parcours ;o) JE suis toujours heureux de te lire Maria.

      A bientôt,

      Tom

      • maria

        Merci, TOM, pour ces mots délicieux qui me réconfortent.
        Moi, aussi, j’aime  » t’écouter » et « écouter » les autres.
        Comme je n’aime pas les réseaux dits sociaux, c’est ma manière de  » liker ». ☼ )
        Bonne fin de journée.
        ☼ ) maria.

    • Steven

      Bonsoir Maria,

      Cela me met mal à l’aise que tu es eut de la peine pour moi, je suis désolé et il faut que je précise quelque chose.

      La galère que j’ai traversée à été très bénéfique puisque c’est à ce moment que j’ai eu mon (déclic)!
      Si ça peut te rassurer, ça va beaucoup mieux et je suis très heureux de me mettre enfin au travail!

      Et pour finir quand je parle de tes (gros pavés), c’est bien entendu un clin d’oeil et non un reproche, je ne me le serais pas permis.

      Cordialement, Steven.

      • maria

        Bonsoir à toi, Steven,
        Je n’ai pas pris la mouche pour mes  » gros pavés ». J’avais juste peur d’exagérer.
        J’ai été très émue de ton parcours. Autant pour la galère que pour ton rebond. (L’ Amérique, ce n’est pas la panacée).
        Bravo pour cette nouvelle vie, déjà entamée, que je te souhaite féconde en écriture et pleine d’espoir. ☼ )
        Cordialement.
        maria.

        • Steven

          Merci beaucoup Maria 🙂
          Bonne soirée, à bientôt!

          Steven

  • Steven

    Bonjour Tom,

    J’ai commencé assez jeune à écrire des histoires, puis à partir de l’adolescence je me suis vraiment intéressé au cinéma.
    Entre 18 et 20 ans j’ai commencé à écrire deux scénarios que j’ai malheureusement laissé tomber…..

    J’ai continué ma vie avec cette passion pour le cinéma et cette obsession de raconter des histoires enfouies au fond de moi (combien d’heures j’ai passé dans le bus/métro/travail à imaginer et peaufiner des scénarios)sans oser entreprendre quoi que ce soit…..aujourd’hui j’ai trente ans et je m’en mords les doigts!

    Il y a un an, je suis rentré en France après un projet d’entreprise à l’étranger qui a tourné à la catastrophe.

    Je me suis retrouvé à la rue pendant deux mois sans aucune aide.J’étais très mal, même en étant de nature optimiste et battant.

    Puis un soir assis sur un banc avec la musique dans les oreilles, je me suis dit: bon! non seulement tu vas remonter la pente, mais tu vas aussi arrêter de faire l’autruche et te donner les moyens de faire ce que tu aimes depuis si longtemps.Illico, j’ai commencé à travailler de tête le scénario d’un premier court métrage d’une série de trois.

    J’ai trouvé un logement, un travail, puis tout en continuant de penser mon histoire, j’ai emprunté à la bibliothèque un maximum de livres concernant la technique cinématographique et scénaristique.J’étais quand même un peu perdu,ne sachant pas trop comment débuter mon histoire malgré mon enthousiasme pour celle-ci.

    Et puis il y a quelques mois, je tombe sur ce site…

    B*rdel….

    J’ai carrément dévoré tous les articles et crois le ou non, absolument tous les commentaires, même les gros pavés de Maria! 😉

    Et ton sujet sur la procrastination m’a tué! Comme beaucoup ici, j’ai eu l’impression que tu t’inspirais directement de mon cas, cet article est troublant de vérité.

    Je ne sais même pas comment te remercier de tout ce que tu nous mets à disposition pour nous aider…

    Il y’a bientôt dix ans, j’ai assisté à une après-midi de tournage du film (la fille coupée en deux) de Claude Chabrol.En posant quelques questions sur le matériel présent sur place, j’ai été éffrayé par la froideur et l’indifférence que dégageaient certaines personnes/techniciens.Cette journée m’avait un peu refroidi mais j’ai été stupide de faire d’un cas une généralité.

    Cependant, je suis surpris du travail que tu as abattu pour nous, et tout ça gratuitement, sans rien demander.

    C’est la première fois que je laisse un commentaire ici, aussi, je voudrais te demander quels conseils donnerais-tu à une personne qui s’y prend bien tard (c’est mon avis) et qui surtout n’a aucune expérience dans ce milieu.

    Je te demande ça car j’alterne entre les jours ou j’ai l’impression de pouvoir soulever des montagnes, et les jours ou je me dis: Tu pars droit dans le mur, personne ne va être intéressé par ton projet et encore moins un producteur qui pensera juste que tu n’es qu’un grand rêveur et qui rigolera de ton expérience nulle dans ce métier.

    Voilà, je crois que j’ai tout dit désolé de mon pavé.

    J’ai lu aussi plusieurs fois que tu as été déçu par le fait que certains n’avaient pas (jouer le jeu).

    Je compte suivre tes méthodes et conseils à la lettre, puis t’envoyer mon travail une fois le tout terminé.Dans quelques mois je l’espère.

    Pour finir, Tom, un TRES GRAND et TRES SINCERE MERCI pour tout ce que tu fais!

    Je te souhaite une bonne continuation et je sais que tu n’as pas trop le temps mais ce serait super cool si tu pouvais de temps en temps nous apprendre un peu plus sur tes projets en cours ou futurs.

    À bientôt, Steven.

    • Bonjour Steven,

      Merci pour ton commentaire, long c’est vrai ;o), mais je lis tous les commentaires c’est le moindre des respects pour tous ceux qui écrivent ici.

      Merci aussi pour tes compliments, n’hésite pas partager le blog et ses articles autour de toi, c’est le meilleur moyen de me remercier. Au plus vous potes nombreux au plus ça me pousse à continuer à écrire des articles et répondre à vos commentaires.

      Pour répondre à tes questions : Il est normal d’osciller entre les moments de motivations intenses et les moments de doutes. 30 ans ce n’est pas trop vieux pour se lancer dans le cinéma, mais il va pas falloir trop traîner non plus ;o) Surtout si tu veux faire carrière. On peut se lancer à 70 ans, mais la quantité de possibilité d’échec est moindre qu’à 20 piges.

      Si ton scénario est bien ficelé, si tu n’y va pas en terrain conquis, que tu réussis à bien d’entourer tout est possible. Surtout si tu te lances sur un projet de court-métrage. Tu mets toutes les chances de ton côté pour être pris au sérieux et pour montrer de quoi tu es capable.

      Si vous avez souvent l’impression que j’écris « pour vous » ou que « je parle de vous » c’est parce que je suis autodidacte, que je suis souvent passé par ce que vous vivez en ce moment. C’est pour cela que je tiens ce blog pour aider les autres à ne pas faire les mêmes erreurs et partager ma petite expérience ;o)

      Pour ce qui est de mes projets, je vais les partager un peu plus d’ici septembre ;o)

      Merci pour avoir laissé ce premier commentaire, merci de partager (à ton tour) tes doutes et tes expériences.

      Bon courage pour la suite, A bientôt,

      Tom

      PS : lorsque je parlais de ceux qui n’ont pas joué le jeu, c’est parce qu’a l’époque je lisais tous les projets qui m’étaient envoyé. J’ai passé beaucoup de temps à lire, analyser et conseillé et beaucoup « d’apprentis scénaristes » ne m’ont jamais remercier, ne retravaillaient pas leur scénario ou n’ont jamais lu mes retours…voila pourquoi je n’accepte plus de lire vos projets en dehors de la méthode scénario+ que j’ai créé l’an dernier.

      • Steven

        Bonsoir Tom,

        merci de m’avoir lu, de ta disponibilité.

        Je me suis rapidement mis à la page, et si je dis pas de bêtises, tu sélectionneras au mois de septembre plusieurs scénarios pour le scriptdoctoring ? J’ai honte mais j’ai vu plusieurs commentaires où tu évoques une plateforme scénario + , et j’ai donc cherché Scénario + sur le site, -____- !

        Un petit éclaississement ne serait pas de refus, lol.

        Je te souhaite une bonne soirée.

        À bientôt, Steven

        • Bonsoir Steven,

          Pour les lectures je ne sais pas encore comment cela va se passer.

          Pour scénario+ c’est une plateforme d’aide à l’écriture et suivi de projet. Mais les portes sont fermés pour le moments, les derniers élèves sont au milieu de leur parcours. Pour être tenu au courant de la réouvertures des portes, il suffit d’être inscrit à la newsletter.

          A bientôt,

          Tom

          • Steven

            D’accord,je comprends mieux.
            Et je suis inscrit,pas de problèmes!

            Bonne soirée Tom!

          • ;o)

    • Henri-Pierre Juguet

      Bonjour Steven. Malgré sa longueur j’aime bien ton commentaire. Non pas tant par ce qu’il dit (c’est TON histoire) mais parce que malgré cette longueur je ne l’ai pas quittée avant la fin, je ne me suis pas ennuyé ! Cela prouve juste une chose : tu as raison d’écrire !!
      En ce qui concerne les périodes de soulèvement des montagnes et celles où on a du mal à y croire…. Bon, j’ai connu ça toute ma vie ! 40 ans destinés uniquement à la création dans divers domaines, avec plus ou moins de bonheur. De toute façon je ne sais rien faire d’autre !!!
      Mais pour toi : vas-y ! De toute façon on n’a jamais rien à perdre !
      Bien à toi. Et un grand bonjour à Tom au passage ! (je m’associe aux remerciements de Steven et au Bon Anniversaire de -je crois- Maria)

      • Bonjour Henri-Pierre,

        Merci pour ton commentaire ;o)

        Tom

      • Steven

        Merci Henri-Pierre,

        pour tes compliments et pour avoir pris la peine de lire mon message.
        Mon commentaire est long car j’avais besoin de me présenter, d’expliquer comment j’ai atterri ici et l’importance de ce site pour moi.

        Steven

  • Hervé

    Merci Tom!
    Je lis chacun de tes cours. Je copie certains cours pour les relire à tête reposée. Tu m’apportes énormément dans mon cheminement de scénariste. Merci pour ta capacité à partager ta passion pour l’écriture!
    Hervé

    • Bonjour Hervé,

      Merci pour tes compliments, n’hésite pas à partager le blog et ses articles autour de toi, c’est le meilleur moyen de me remercier.

      A bientôt,

      Tom

  • Maxilove

    M. Tom,
    je viens d’essaier la regle No9, c’est tellement interessant. En moi, je sens maintenant seulement les acteurs qui me manquent.

  • Maxilove

    Bonsoir Tom,
    Grace à votre regle No 9, je me trouve un peu confortable pour ecrire mon histoire (inventée). Il y longtemps que j’aie le reve, mais à chaque fois que j’en ai essaié, j’ai du mal à commencer. Merci de vos aides!!!!

  • Maxilove

    Bonsoir Tom,
    Grace à votre regle No 9, je me trouve un peu confortable pour ecrire mon histoire (inventée). Il y longtemps que j’aie le reve, mais à chaque fois que j’en ai essaié, j’ai du mal à commencer. Merci de vos aides!!!!

    • Bonsoir Maxilove,

      Je suis content d’avoir pu t’aider ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • maria

    Bonjour Tom,
    * Bon anniv’ ! Je veux dire bon centenaire de la newletter ! Et bravo à toi !
    * Me voici tout à fait rassérénée envers moi-même, quand je lis  » ne pas chercher la perfection ».
    * Déjà, le break d’écriture du court m’avait apporté beaucoup de sérénité, et le survol de mon histoire.
    Le premier jet, je ne le comprends vraiment qu’aujourd’hui, en ricochet avec ce que tu exposes.
    Dans les faits, des premiers jets, j’en ai écrit de nombreux.
    * Des « cailloux » semés m’ont amenée à la chute de l’histoire, qui aurait pu être farfelue, ensuite ils m’ont conduite sans encombre au climax connu d’avance.
    * Je comprends pourquoi je rêvais ce film avant d’en avoir rédigé le scénar.
    L’héroïne qu’on cherche et qu’on trouve était campée dans un recueil – je dirais avec une écriture quasi automatique- c’est à dire dans un exercice d’écriture qui m’est familier, quasi naturel. Ce n’est qu’après coup que je comprends pour qui « elle » écrivait.
    Ce qui a changé, c’est que ce premier  » il  » n’est plus le même ; il est devenu mon héros. Pour cela, l’aide de ton blog, TOM, m’a été d’un grand secours, comme je l’ai exprimé plus d’une fois. ☼ )
    Ce mixage entre les 2 « il » m’a fait cafouiller dans la rédaction du synopsis ( ce challenge sans résultat, pendant longtemps )
    D’où différents pitchs, obligeant à des réécritures ponctuelles ( même idée poursuivie)
    * J’en reviens à mon héros et à « l’arc transformationnel ». « Elle » l’a transformé avant  » qu’il ne prenne l’épée ». J’étais déjà dans la réécriture. Puis dans une autre quand j’ai écrit le premier séquencier : une autre vision ( pas d’un médium, LOL ! )
    « On a tous quelque chose en nous », je l’ai écrit souvent ! Si c’était ce « fossile » dont parle Stephen King ? mot qu’une auteure indienne, Ghaan Ima, a rapporté ici même, dans un commentaire ? Si c’était ça qui m’a emmenée directement dans le monde surréaliste qu’est l’exposition ? Ou alors, le crescendo de la dernière séquence ?
    Je dois faire bondir le cartésien de CHRISTOPHE. Mais, ne dit-on pas que l’intuition est…féminine ?
    * => Ma résolution, puisque « la perfection n’existe pas » LOL ! !
    – le traitement, je ne le change plus. J’y ai apporté des corrections de détails et des ajouts nécessaires.
    – Le séquencier a tenu compte de ces ajouts.
    – Pour la suite dialoguée, je suis dans la relecture ; il y aura des corrections éventuelles dont le traitement a tenu compte, séquence après séquence, à mon rythme.
    – Et je continue conjointement le roman entamé. !
    * Merci comme toujours de ton secours.
    Cordialement de
    ☼ ) maria.

    • Christophe

      Bonjour Maria,

      J’ai souri en découvrant tes commentaires :o)
      Il y a les idéalistes, les surréalistes, les rêveurs,… et aussi les cartésiens. Bref tout ce qui fait la richesse des histoires. Avec un même thème, des milliers d’histoires nous répète Tom. Sinon la vie serait morne et tristounette.
      L’intuition est féminine, c’est vrai ! Bien que je connaisse un célèbre commissaire, celui qui a bon feeling ;o)
      Trèfle de plaisanterie et revenons à nos moutons. Faisons exploser le compteur !

      Et puis bonnes écritures Maria.

      Christophe

      • Bonsoir Christophe,

        Ahahahahah

        Les compteurs sont aux ralentis ;o)

        A bientôt,

        Tom

        • maria

          Bonjour Christophe et re Tom,
          Oui, les compteurs sont au ralenti… Les conteurs, j’espère pas !
          Je pense que je suis malgré mes fantaisies, un peu cartésienne.
          Tu écris des polars, Christophe ? Là, l’esprit cartésien est de …rigueur, LOL.
          Bonnes écritures = belles écritures, enfin pour moi tout au moins. Merci , Christophe. À toi, bonnes écritures dans le monde d’Euclide !
          Bon mois d’août à tous les deux ☼ )
          maria.

          • Christophe

            Re,

            Polars non. Plutôt de l’action, de l’aventure, du thriller.
            Je m’inspire de la réalité pour créer des histoires complexes, tordues. Très orientées sur la psychologie des personnages. Mais tout doit être logique, avoir une explication. Un peu comme Lelouch qui ne croit pas au hasard, que nos destinées sont pré-guidées.
            Bon sans être philosophe… cartésien en somme ! Lol

            Et puis la méthode de Tom est très puissante. Je ne regrette pas, mais alors pas du tout, d’y avoir consacré beaucoup de temps. Depuis, je suis boosté, les idées sont vite triées, classées, exploitées.

            A bientôt Maria, dans un prochain post.
            Christophe

          • maria

            * Sais-tu, Christophe ?
            … La première version de mon scénar, était orientée vers le hasard…dirigé. LOL ! Lelouch, que j’apprécie, ne peut qu’être de cet avis. Il sait fort bien que dans un scénar qui sous tend le film, les rencontres ne sont pas fortuites. L’auteur les dirige. Rien n’est le fruit du pur hasard.. À un moment de mon écriture, j’ai failli abandonner, me jugeant une fieffée menteuse. LOL !
            Puis, j’ai compris : le ciné, c’est le reflet de la vie.
            * Polar, thriller des cousins germains, non ?
            Le premier scénar que j’ai lu, c’est « La tempête du siècle » de Stephen King. ( oui, « un génie », TOM ) C’est un thriller. Il me fait peur. Je préfère d’autres émotions que la trouille. Pourtant,  » Psychose »…j’adore.
            Oui, la psychologie tient une grande place et je suis orientée rêves, esthétique des images et des sons.
            * Pour Tom, je connais et apprécie sa valeur, depuis le temps ( décembre 2012, si ma mémoire ne faillit pas ). J’ai presque honte d’oser donner mon jugement !
            * Tu vois, le post ne s’est pas fait attendre. LOL !
            Pour le cinoche…de toute façon !
            ☼ ) maria.

          • Christophe

            Bonsoir Maria,

            Tu as raison, polar et thriller utilisent les mêmes ficelles.

            Et tu as encore plus raison avec  » il [Lelouch] sait fort bien que dans un scénar (…), les rencontres ne sont pas fortuites. L’auteur les dirige. Rien n’est le fruit du pur hasard.. « .
            Voila ce qui est passionnant pour nous. Dans nos histoires, nous contrôlons tout, pas seulement les sentiments ou les rencontres, mais aussi le temps, le pouvoir, qui va aimer qui, la vie, la mort,… et aussi le hasard. Y’a qu’un truc où on ne peut pas tricher : la morale.

            Psychose est « terrifiant » de peur ! Lol Une histoire simple (sic) où tout s’explique. Mais tellement bien compté, mise en images.

            Bon nous avons encore pas mal de boulot devant nous ;o) Et Tom a encore du pain sur la planche pour nous guidé ;o)

            Merci pour ton retour sympathique et très intéressant ;o)
            Christophe

    • Bonsoir maria,

      Merci pour ce long commentaire qui nous apporte un éclairage intéressant sur ton parcours ;o)

      Merci pour ce partage,

      A bientôt,

      Tom

      • maria

        Bonjour TOM,
        ☼ ) Merci à toi, plutôt.
        Oui, j’écris longuement. Excuses ! ( De visu, je suis moins loquace ! ). À chaque article, quelque chose m’éclaire. Ça fait du bien de mettre des mots sur ce qui est fugitif, en filigrane.
        Et puis, ça me fait avancer au lieu de piétiner sur place.
        Cordialement de
        ☼ ) maria.

        • Bonsoir Maria,

          J’espère vous faire avancer encore longtemps avec les articles ;o)

          A bientôt,

          Tom

  • Twobib

    Cette règle 9, j’avais du mal à comprendre l’intérêt au début, puis finalement, j’ai fini par comprendre toute la puissance de cette règle 🙂
    Je pige mieux comment ils arrivent à nous surprendre assez souvent dans les films/séries aux scénarios super intéressants. Comment ils font pour éviter effectivement les clichés, et surtout les « dénouements sans surprise ». Là avec cette « simple règle », on a un outil puissant pour surprendre le spectateur et garder son intérêt !
    Il ne me reste plus qu’à apprendre à l’appliquer correctement.

    • Bonsoir Twobib,

      C’est le plus important…savoir maitriser les règles ;o)

      Je suis content d’avoir pu éclairer ta lanterne sur cette règle ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • Christophe

    Bonjour Tom,

    C’est vrai que l’on n’est jamais satisfait de son histoire.
    Pour la règle n°9, je me dis qu’il faut avoir bien préparer ses personnages, c’est à dire avoir fait les fiches ;o) Et pour rester crédible et éviter les incohérences, connaitre leur désir, leur besoin tout comme le choix moral. J’essaierai bien aussi avec « Et si…. » pour certaines situations.

    Bon, il ne me reste plus qu’à tester et ça me donne déjà des idées… Lol

    Sinon, comme toujours ton article est précis et rempli d’astuces, un super guide :o)

    A bientôt.
    Christophe

    • Bonsoir Christophe,

      Tu as raison il faut bien connaitre ses personnages. Mais surprendre le spectateur avec une situation qui n’aurait pas du se passer ne doit effectivement pas être incohérente ;o)

      Après : le désir, le besoin, le choix moral et le « et si »…sont des techniques importantes et puissantes ;o) Voila pourquoi elles sont dans la méthode scénario+ ;o)

      A bientôt,

      Tom

      • Christophe

        Bonjour Tom,

        Et si Comment faire un film n’avait pas existé ? ;o)
        Beaucoup n’aurait peut-être pas fait le pas…

        Christophe

        • Bonsoir Christophe,

          Hummm je sais pas ;o) J’espère…non je sais que ce blog à ouvert pas mal de vocations ou en tous les cas…a permit à pas mal de personnes d’oser se lancer.

          Et j’espère que certains d’entres eux réussiront à transformer l’essai !!

          Tom

          • Christophe

            Bonjour Tom,

            Bravo quand même ;o)

            Christophe

          • Bonjour Christophe,

            Pourquoi : « Quand même » ?

            Tom

          • Christophe

            Bonsoir Tom,

            Quand une personne est humble et modeste, elle a toujours du mal à voir toutes les bonnes choses qu’elle réalise.
            Alors le « quand même » c’est pour te féliciter ;o)

            Christophe

          • LOL ok ;o)

            Merci,

            Tom

  • Enzo™

    C’est quoi la série de canal+ que tu tournait ? 🙂

    • Bonsoir Enzo,

      Je vais en parler dan sun prochain article ;o)

      A bientôt,

      Tom