L’anatomie du scénario nouvelle édition John Truby

L’anatomie du scénario

COMMENT DEVENIR UN SCENARISTE HORS PAIR

 

La boîte à outils du scénariste

Voilà une chose qui n’arrive pas tous les jours. Il y a quelques semaines de cela, j’ai reçu un très gentil mail des Éditions Michel Lafon me demandant si j’avais lu la dernière édition de « l’anatomie du scénario » de John Truby. Ma réponse a été directe : non.

En général, les nouvelles éditions ne sont que des changements de traduction, des remaniements… autant dire que c’est minime. C’est super pour celui qui n’a jamais lu le livre mais cela a peu d’intérêt pour les autres.

De plus, l’ancienne version du livre de Truby fait un joli 420 pages…la nouvelle 574…ce n’est pas « Guerre et paix » mais ça ne se lit pas comme ça. Bref, je n’avais pas envie de me replonger dedans. Cela étant dit, ce n’est pas tous les jours qu’une maison d’édition prend contact avec moi et me demande de dire ce que je pense d’un bouquin

De plus, si je réfléchis bien, ce blog est fait pour vous… et pas pour moi. Je veux dire par là que peut-être (sûrement) des lecteurs de Comment Faire Un Film ne connaissent pas le travail de John Truby, ni son livre « L’anatomie du scénario ». Autant dire qu’en quelques minutes j’avais deux bonnes raisons de me replonger dedans. Très vite, une troisième raison m’est venue… relire Truby et me replonger dans la technique de la construction d’une structure d’un scénario. C’est toujours bon à prendre.

Me voilà donc, quelques jours plus tard, avec la nouvelle version de « l’anatomie du scénario ». La couverture est un peu plus « vendeuse » que la précédente et un sous-titre a fait son apparition «  Comment devenir un scénariste hors pair ».

Qui est John Truby ?

John Truby est un scénariste, un réalisateur et un « gourou » du Storytelling. Il enseigne l’art d’écrire un scénario depuis des années et a été consultant sur plus de 1000 films. Il est à l’origine de « Truby’s Blockbusters» un logiciel qui aide à l’écriture de scénarios… qui coûte tout de même 199 dollars.

Truby se détache des autres « Gourous » du scénario car, au delà de porter de l’importance à la transformation du personnage, il prend en compte les effets moraux ou immoraux de leurs actions sur les autres. Contrairement à ce qui se fait, il n’applique pas le schéma en trois actes, structure de base d’un scénario, mais structure ses histoires autour de 22 étapes dont 7 étapes indispensables pour que votre scénario soit fort et bien structuré.

L’anatomie du scénario c’est quoi ?

L’anatomie du scénario fait, sans nul doute, partie des livres que vous devez lire si l’écriture de scénario vous intéresse. Même si vous connaissez par cœur Vogler, Campbell ou je ne sais qui, vous vous devez de lire Truby pour élargir encore plus votre horizon ou mettre des mots sur des pratiques que vous appliquez déjà. Parfois, comprendre ces pratiques permet de mieux les utiliser.

Alors, ok, vous allez me dire :  « Dire ça ou rien, c’est pareil, qu’est-ce qui change dans la manière de procéder, d’écrire ? ».

En fait, Truby parle plus d’un scénario « Organique » que d’un scénario « Mécanique », c’est à dire que le scénario doit être structuré de façon naturelle, que l’histoire trouve toute seule son chemin et non pas de manière artificielle, c’est à dire que ce que l’auteur veut qu’elle soit en utilisant des mécanismes structurels. Oui je sais, c’est étrange mais la lecture et les explications de Truby sont claires et faciles à comprendre. Pour cela il balise le chemin et nous donne des clés.

Je ne vais pas vous mentir, ce que Truby raconte parfois à sa sauce les autres le racontent aussi. Un exemple simple : Truby parle de « Premisse » c’est à dire savoir résumer en une phrase votre histoire. C’est tout simplement le concept de votre histoire autour duquel vous devez construire votre histoire et ne jamais vous en éloigner. Si vous suivez Comment Faire Un Film, vous savez que, sur le blog, des articles existent sur le sujet : la logline, par exemple. Sauf que Truby nomme cela : Premisse.

Pour synthétiser, cette phrase doit comprendre votre héros, sa quête et son ennemi.

Le débat Moral

Une fois que vous avez cela il va falloir construire votre histoire autour des choix moraux que va devoir faire votre héros. Puis partir de la révélation morale qu’il fera à la fin de votre histoire pour pouvoir dérouler le reste du film. De ce choix moral final va découler la construction du personnage en lui-même et de l’intrigue de l’histoire.

Pour le personnage, par exemple, vous devez définir : sa faiblesse, son besoin et son désir

Pour Campbell le héros doit suivre l’arc transformationnel. Pour Truby c’est la même chose, sauf que lui pose le débat et la transformation du héros d’un point de vue moral. En gros, est-ce que le héros va simplement se venger ou va t-il être au dessus de ça, grandir et faire ce qui est juste. En gros, servir les intérêts d’un plus grand nombre plutôt que les siens. C’est un exemple hein !

En fait, poser le problème d’un point de vue moral permet une plus grande identification et un attachement plus fort de la part du spectateur. Il faut donc que vous donniez des défauts, des faiblesses à votre héros pour qu’il les combatte et les dépasse à la fin de l’histoire. De plus, d’un point de vue dramatique, les faiblesses et les défauts sont importants car ils causent au héros et aux autres personnages des douleurs et des épreuves. Ce sont donc des ressorts dramatiques importants.

L’arène

C’est tout simplement l’endroit où se passe l’histoire. Pour Vogler, par exemple, c’est le nouveau monde. La différence avec Vogler c’est que pour Truby cette arène doit comporter tout un tas de symboles qui sert de base au débat moral. Ces symboles doivent être construits comme un réseau. Ils doivent être structurés pour permettre au héros de suivre le parcours et l’évolution du personnage aux travers des épreuves qu’il traverse. Comme vous pouvez le comprendre l’enseignement de Truby est très sur le ressenti, la morale et les actions que les personnages font.

Les étapes de Truby

Truby a beau dire que les 3 actes ne suffisent pas pour écrire un scénario ou que ce concept est un peu dépassé, ce n’est pas le premier à y avoir pensé. Campbell, avec son héros au mille et un visages, l’avait découvert bien avant lui. Vogler aussi, qui a repris le travail de Campbell, a dépassé ça, il a construit un système avec 12 étapes.

Pour Truby, ça sera 7 étapes clés indispensables et 15 étapes supplémentaires. Comme toutes les méthodes, parfois il est compliqué de respecter toutes les étapes, surtout pour du court. Dites-vous que ces 7 étapes sont indispensables pour créer votre histoire et permettre à vos personnages d’être prenants.

Les 7 étapes

 

  • Définir la (les) faiblesse(s) de votre héros et son besoin

Je vous en parlais plus haut, votre héros doit évoluer. Vous avez deux sortes de faiblesse :

  1. les faiblesses psychologiques (qui causent du tort au héros)
  2. Les faiblesses morales (qui causent du tort aux autres)

Toutes ces faiblesses empêchent le héros de se concrétiser, d’avancer. Il va falloir qu’il s’en débarrasse. Pour cela il faut qu’il ait un besoin de transformation. Cette transformation ne pourra se faire qu’en accomplissant sa mission, sa quête.

  • Définir le désir

C’est tout simplement l’élément déclencheur. Ce moment où la vie du héros bascule. Vous pouvez aussi comprendre le désir par objectif. C’est au moment où l’élément déclencheur arrive que l’objectif sera révélé.

  • Définir l’ennemi

A la place d’ennemi j’aurais dû écrire adversaire, c’est un mot plus juste. Il va aussi falloir que vous définissiez des faiblesses pour cet adversaire. S’il agit contre le héros c’est qu’il a ses raisons. Souvent le héros et l’ennemi ont le même objectif ou l’objectif totalement opposé.

Par exemple dans « Mary à tout prix » le héros et l’adversaire veulent séduire Mary.

  • Plan du héros pour arriver au bout de l’aventure (confrontation finale)

Le héros doit avoir un plan et dans cette étape il doit le mettre en place ou l’échafauder.

  • combat entre le héros et son ennemi

Le titre de cette étape est clair, il faut que les deux personnages se rencontrent et s’affrontent

  • révélation finale et prise de conscience

C’est un moment important car le héros comprend, à ce moment là, quelque chose, une vérité. Souvent cette vérité est sur le héros lui-même. Comme je vous le dis souvent, et Truby est de ceux-là aussi, il faut que le héros agisse. C’est à dire que cette vérité doit induire une action/réaction plutôt que de longs discours.

  • Un nouvel équilibre

Votre héros est enfin transformé. Grâce au choix moral et aux épreuves qu’il a surmontées votre héros est un nouvel homme (ou femme).

Comme vous pouvez le voir si vous avez lu Vogler et Campbell, on retrouve aussi certaines étapes similaires, mais encore une fois c’est l’approche de Truby qui fait l’intérêt de l’anatomie du scénario. Je vous disais, au début, que Truby fait en sorte de vous faire comprendre comment faire pour que votre scénario devienne organique et c’est là la clé et tout l’intérêt du livre. Bien évidement les autres étapes vous amènent à écrire pas à pas votre scénario.

Pourquoi une nouvelle édition ?

Cette nouvelle version est enrichie des questions et des réponses des étudiants français qui ont participé à ses Masterclass. Je veux dire que c’est plutôt une bonne idée car il y a forcément, au fil de la lecture, des questions qui nous viennent. Souvent, pas tout le temps, ces questions trouvent une réponse grâce à ces rajouts. Car les questions et surtout les réponses vont dans le concret des problèmes que l’on rencontre dans l’écriture.

Bref, je trouve que c’est un gros plus pour tous ceux qui veulent toujours aller plus loin.

Voilà pour l’article sur l’anatomie du scénario, nouvelle édition de John Truby.

Je sais que vous êtes très très nombreux à, souvent, être perdu. Il ne faut pas hésiter à me poser des questions ici. J’aimerais pouvoir avoir un lien particulier avec vous tous pour vous permettre d’avancer plus vite et plus sereinement. Surtout que la plupart du temps vous vous bloquez pour, presque, rien.

Je vous dis à très vite.

N’hésitez pas à me poser vos questions ou vos commentaires sous cet article.

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Tom

 

 

 

À PROPOS DE TOM WEIL

Tom

Je m’appelle Tom Weil, je suis assistant réalisateur pour le cinéma et la télévision et comme vous pouvez vous en douter je suis passionné de cinéma depuis tout jeune. J’ai crée ce site il y a presque 3 ans maintenant pour vous apporter mon aide…

Comments on this entry are closed.

  • maria

    ☼) Bonjour Tom et vous tous,

    Je ne voudrais pas fausser tes propos Tom en te faisant part de remarques qui n’ont rien de « sentencieux » ; Je n’ai pas la science infuse, loin de là.

    Je pense à la différence entre « mécanique » et « organique ».

    Au tout début, quand j’écrivais mon premier scénar, j’avais l’impression désagréable de « me mentir » C’était aux points de rouages que j’assimilais au mot  » roueries », ou de prendre un personnage comme enjeu. En fait, il me fallait dissimuler ce qui pourrait paraître des « deus es machina », par exemple une rencontre, qui coïncide à une date précise. C’était ça la mécanique.

    Quand – comme tu le rappelles en citant Truby, – pour que l’histoire soit organique, les 7 points doivent être travaillés, pour enrichir.
    Pour ça, chaque mot de la log-line – ou prémisse – doit être pesé, enrichi.
    Quand il y a match, il est possible que deux  » adversaires « , ( antagonistes, pour une raison ou une autre – je pense en particulier : ils n’ont pas le même objectif mais s’y tiennent ), que le score soit positif pour l’un et l’autre, mais reste différent, même si à un moment, ils se rejoignent quelque part.
    Tout ça m’est d’un grand secours pour mon 2 ème long. Pour le développement, le second acte.

    Si c’est trop embrouillé, que ça n’apporte rien ici, efface STP.
    Bon WE à tous. Bien sincèrement de
    ☼) maria.

    • maria

      ☼) PS. Si « organique » signifiait organiser ? « Dame, c’est bien sûr ! » LOL ! Que s’il y a  » supercheries  » elles soient, en fin de compte, illisibles …
      ☼)

      • Bonjour Maria,

        Non, le terme organique et là pour signifier que l’histoire vie par elle même et non pas par une technique « Fabriqué ». C’est à dire que ce sont tes personnages et tes situations qui te disent « là ou tu vas » et pas l’auteur.

        A bientôt,

        Tom

        • maria

          ☼) Bonjour Tom, et merci.
          ( Excuse: si tu ne me suis pas, c’est que j’ai mis un « Quand » qui ne sert à rien, et provoque une faute de syntaxe. )

          * Dans ce commentaire (de 17 H 20) , je pensais au cas où 2 personnages sont autant protagonistes l’un que l’autre. (Ils ne sont pas des héros au sens épique ). Au début, ils sont adversaires, puis à certains moments, leurs time-lines parallèles, se rejoignent sans pour cela se superposer.
          Celui qui se transforme le plus peut aussi être celui qui semble secondaire dans l’énoncé de la one-line. En fait, ils marquent 1 partout à la fin du « match ».

          * Pour ta réponse à mon PS, ajouté à 19 H 29:
          Je comprends ce que tu veux dire.
          J’ai bien compris que ce sont « les personnages et les situations qui disent où aller », afin de donner vie à l’histoire.
          Ce que je voulais dire c’est que l’auteur, enfin c’est mon cas personnel, vit la vie de chaque personnage. C’est quand même lui l’auteur qui s ‘investit.

          Je reviens à l’exemple de Forest Gump. Le scénariste – Éric Roth a choisi son personnage naïf, candide, aux qualités de cœur pour nous le rendre attachant.( il peut aussi en agacer d’autres)
          S’il l’a créé ainsi, c’est aussi pour mieux servir son grand prétexte: dénoncer les travers de la soi-disant  »grande » histoire de L’Amérique, en y insérant la petite histoire d’un homme légèrement handicapé mental, arrivé « haut » dans la société.
          Là, en particulier des Américains pourraient t s’offusquer.
          Ce personnage – Forest – permet à ce M. Roth la satire des évènements réels, de se moquer carrément de quelques pages de l’Histoire de son pays. Ce sont les roueries ou rouages qu’on ne voit plus, sauf si on analyse de près le film, après coup, en le visionnant x fois.

          En espérant me faire comprendre, et ne dérouter personne, je te souhaite à toi, et à tous un bon dimanche.
          Bien sincèrement de
          ☼) maria

          • maria

            ☼) Bonjour à Tom et à tous,
            Je pense avoir compris pour Forest Gump, Il s’agit d’une double time line. On peut trouver les 7 étapes de l’anatomie du scénario que tu nous décortiques, Tom. Sauf qu’elles sont moins simples, elles sont doubles.

            En particulier le désir ou l’objectif. Ce que désire Forest, c’est retrouver son amour de toujours, autrement dit aller à l’adresse qu’elle lui a écrite. En souterrain, même s’il n’est pas en nom, le désir de Éric Roth c’est de montrer la grande Histoire à travers la petite histoire de Forest, plus grandiose que celle des USA.

            Parfois l’auteur se met à la place d’un personnage. Ce sont ses propres objectifs qu’il lui donne.
            Ce personnage peut avoir 2 « adversaires », celui qui se trouve face à lui et lui-même, donc il est son propre antagoniste.( il doit vaincre cet aspect souvent psychologique )
            Son adversaire peut devenir un ami. Ce peut être lui qui se transforme le plus, et obtienne le meilleur paiement : il a atteint son propre objectif.
            Dans son regard final, subjectif, c’est ce dernier qui voit un renouveau dans l’autre.

            J’espère ne pas embrouiller quiconque. Importants la one-line, les personnages « en conflit ». Bien les camper est primordial.
            Au fond, on retrouve tout ce que tu nous as dit depuis le début, Tom.  » en vérifiant ces 7 étapes ».

            Avec vous tous pour le cinéma, pour un film « organique »… qui a du corps.
            ☼) maria.

            • maria

              ☼) Re, Tom,
              La version de Truby me permet de vérifier si mes scénars, écrits ou futurs, suivent les 7 étapes. C’est oui, mais ça « colle » avec l’itinéraire de Campbell. Même pour celui encore à l’état d’ébauches avancé. Donc, pas de problèmes.
              Je préfère tes articles, plus près de nous, récepteurs, pour « réaliser », mettre à profit.
              Truby intellectualise. Je le comprends à présent. Je n’aurais jamais su écrire mon 1 er avec lui seul. ☼)
              Ce dimanche a été prolifique en écriture d’ idées isolées, avec quelques traits qui s’ attachent, pas encore en termes de séquences.
              Bonne soirée.
              ☼) maria.

          • Bonjour Maria,

            Merci pour avoir démystifié ton précédent commentaire ;o) Je suis assez d’accord avec toi sur l’analyse de Forrest Gump.

            Pour revenir à Truby, je ne partage pas cette vision organique pour la construction du scénario. Mais peut-être que cette approche en aide certain.

            A bientôt, Bon Dimanche à toi aussi.

            Tom

    • Bonjour Maria,

      Ok, j’avoue ne pas trop te suivre…

      A bientôt,

      Tom

  • Edfunvideos

    Bonjour, je suis une jeune youtubeusequi aime énormément le milieu du cinéma, même si je souhaite devenir autre chose plus tard […] j’aimerais écrire une série originale, qui aura le goût de l’aventure , de la passion. .. le truc d’ados parfait. Mon nom YouTube : Edfunvideos
    Aider moi svp

    • Bonjour Edfunvideos,

      Tu trouveras toutes les informations pour t’aider à écrire ici.

      A bientôt,

      L’équipe de Comment Faire Un Film

  • Vincent Hubert

    Bonjour TOM,

    Je cherche à écrire le scénario d’un film choral. Faut-il considérer qu’il y a plusieurs héros, et composer le film en mélangeant plusieurs mini films ? Cette méthode ne me satisfait pas. Existe t-il des techniques spécifiques ? Je n’ai rien trouvé sur ton blog.

    Merci d’avance.
    Vincent

    • Bonjour Vincent Hubert,

      Si c’est un film comme les 7 mercenaires, le héros c’est le groupe. Si c’est un film comme love actualy, alors il faut une trame générale avec, au fond, des héros + des intrigues secondaires en fonction du nombre de personnage.

      A bientôt,

      Tom

  • Jérémy

    Bonjour Tom,
    Merci d’avoir pris le temps de lire ces 574 pages pour nous et de nous en faire un résumé.
    Ton article m’a donné envi de le lire également. L’approche de Truby est intéressante et permettrait d’enrichir et de traiter mon scénario de façon différente. Je dis souvent que toutes formations, informations ou nouvelles approches sont bonne à prendre pour enrichir nos connaissances.
    Cordialement,
    Jérémy

    • Bonjour Jérémie,

      Absolument. ça peut même aider à comprendre une notion , qui jusque là, n’était pas acquise.

      A bientôt,

      Tom

  • Anne Fauchon

    Bonjour Tom, à mon tour de te souhaiter un prompt rétablissement 🙂 Merci pour ce retour. J’hésitais justement à le relire ; tu m’a donné envie de replonger dedans !
    À bientôt

    • Bonjour Anne,

      De rien ;o) Merci pour ton souhait ;o) J’espère aller mieux en fin de semaine prochaine…c’est moche de vieillir.

      A bientôt,

      Tom

      • maria

        ☼) Pardon Anne, de m’interposer là ! C’est à Tom, que je veux dire que vieillir, ne le concerne pas encore ! Le mal de dos, c’est le mal du siècle ! Surtout si on se tient mal devant l’ordinateur, ou si on prend la voiture trop souvent !

        Et puis, vieillir c’est beau, quand le cerveau reste jeune et sain ! Ce qui est affreux, c’est vieillir en étant dépendant des autres.
        Ce n’est pas tout le monde qui a la chance de vieillir: certains partent trop tôt, mais paradoxalement, ils ne vieillissent jamais.

        Je pense à Henri Pierre et à ce que je dirais à son miroir :
        Ne regarde pas mes rides.
        Je sors de ma chrysalide.
        De moi, naissent mille soleils splendides. ☼ ☼ ☼……☼☼☼………….

        Tous mes ☼) à vous tous. À toi, Tom, évidemment.
        ☼) maria.

      • Anne Fauchon

        Heu moi qui suis plus âgée que toi, permets moi de te rappeler cette lapalissade : c’est ça ou mourir jeune ; enjoué 🙂 et prends toi de ton dos et de tous tes os et organes…

  • Al Sawadogo

    Salut Tom,je t’souhaite d’être en bonne forme…moi pratiquement je ne vois de grandes différentes entre ces 7 actes et les 3 actes classic !!

    • Bonjour Al Sawadogo,

      Réellement il n’y en a pas. Juste un balisage plus précis qui va te permettre de construire ton histoire plus simplement.

      A bientôt,

      Tom

  • maria

    Bonjour Tom,
    En premier, je te souhaite d’être en bonne forme. Je me disais aussi…puis, comme ta réponse à Steven te disait sans problème.
    ..
    Merci de digérer avant nous ce pavé. Autrement dit de nous faire passer avant toi.
    Figure-toi que ce livre « L’anatomie du scénario » de John Truby a été un de mes cadeaux de Noël. Mais dans une autre édition: il compte 462 pages.
    Toute à mes recherches, je ne l’ai pas encore lu.

    Alors, à l’instant, je n’ai pas pu résister d’en lire quelques pages. Chercher la définition de « prémisse ». Comme tu le suggères, c’est ni plus ni moins la fameuse one line dont tu as parlé dans ton blog. Celle qui fait avancer à grands pas !

    Ce livre est traduit. Des traductions – souvent langue américaine en français, en matière de cinéma – dépendent les définitions différentes du même mot. ( Prémisses au pluriel veut parfois parler du 1 er acte ). Qu’importe ! le tout, c’est comprendre la signification, l’esprit pour pouvoir l’appliquer. Et c’est bien l’objet de ton article. Mon livre n’a pas cette première de couverture qui nous soulève comme nos questions.

    Je n’ai pas pu résister à commencer par le dessert, soit son dernier chapitre, intitulé « l’histoire sans fin ». Perso, j’adore les films qui s’entrouvrent sur l’infini, sur une épopée. Des images comme ce gamin de Truffaut qui rêvait d’aller voir la mer. Son rêve est là devant lui, l’horizon n’arrête pas l’ océan.

    Bon dimanche à toi, Tom, à vous tous.
    Bien cordialement de
    ☼) maria.

    • maria

      ☼) PS.
      Si cet éditeur t’a choisi, c’est bien qu’il a compris l’impact de tes articles sur ses lecteurs, c’est à dire nous tous qui entrons ici. Il a dû aussi être impressionné par le compteur des entrées.
      ( une pensée pour Christophe de ton article « Believe », qui l’avait remarqué; il disait qu’on allait le faire exploser ! ).

      Je pensais à la structure en 3 actes. Parfois, et c’est le cas de mon premier long, le premier acte se trouve dispatché et dans la première partie et dans ce qu’on nomme le 2 ème acte..
      Ce qui cause cet éclatement pourrait venir de tout un circuit qui n’aurait pas de fin.
      C’était ça, cette intuition que j’étais incapable de formuler, qui m’empêchait d’écrire mon synopsis, si longtemps resté mon défi ! ).
      Si c’était la « fameuse exposition » que j’avais foirée quand tu l’as lue. En la transformant, d’après ta sévère (☼) correction tout s’est éclairci.[ J’ai toujours eu l’impression que tu faisais exprès de nous mettre face à nos erreurs en prenant ce ton ( qui ne te ressemble pas) exprès pour nous faire nous dépasser. Des réponses à des commentaires me l’ont prouvé ].

      Ce dont je suis sûre, c’est que le circuit de Campbell m’a été d’un grand secours. Je l’ai adapté comme tu dis à ma sauce, sauf que je ne suis en aucun cas théoricienne du cinéma. LOL !
      C’est dommage que cette édition de John Truby ait été publiée à la mi-janvier. Les questions/ réponses doivent être intéressantes. En relisant mon script, quelque chose en tant que spectatrice m’a encore intriguée après m’avoir tant gênée au point de ne plus croire en mon histoire.
      En fait, le spectateur – le vrai – est au courant avant un personnage. Je savais ce que voulait dire cette expression – réalité dramatique – mais l’appliquer, ça fait tout drôle quand on se met à la place du personnage en question.

      Moralité de ce long laïus: je vais compter mes étapes, histoire de me comprendre. Est-ce Truby – alors inconnu – ou Campbell qui va l’emporter ?
      Merci, Tom.
      À vous tous et à toi, Tom, je souhaite une bonne semaine et davantage.
      Bien cordialement de
      ☼) maria. .

      • Bonjour Maria,

        Merci pour ce partage. Pour la maison d’édition, le fait que le blog soit beaucoup lu et qu’il soit bien placé dans les recherche google à été le déclencheur. Mais c’est surtout de la com gratuite pour eux étant donné que l’on parle du livre qu’ils vendent sans sortir un euro..à part un exemplaire du livre qu’il m’ont envoyé.

        Mais c’est de bonne guerre ;o) Moi je peux parler du livre et le partager avec vous, et eux font des ventes ;o)

        A bientôt,

        Tom

        • maria

          ☼) Oui, Tom, dans mon deuxième long, c’est ce que je fais dire puis répéter à deux personnages : « En contre partie ».
          C’est amusant de retrouver ici ma nouvelle « arène ». J’adore ce mot de John Truby.
          Le livre m’enchante. Je le lis, suivant ton conseil.
          Cordialement de
          ☼) maria.
          .

          • maria

            ☼) PPS.
            J’ai revu les Quatre Cents Coups de Truffaut.
            Il me faut rectifier la dernière image. Pour moi, elle montrait la libération du gamin. En fait, le tout dernier plan le montre face à la caméra. Il tourne le dos à l’aventure en mer pour choisir le cinéma.
            ☼)

            • maria

              ☼) énième PS.
              C’est bien ce que dit John Truby, J’essaie de traduire ce que j’ai retenu.
              Les scénars  »organiques » aboutissent à des films qu’on a envie de revoir ; il dit aussi que parfois, ils sont si hermétiques que seuls les cinéastes ou cinéphiles avertis peuvent capter la totalité du contenu.

              Personnellement, je crois que chaque regard du spectateur lambda diffère. Le mien a retenu l’image de l’infini.
              Maintenant que je « connais » la vie de Truffaut, je sais que c’est lui ce petit garçon, qui, après avoir fait les 400 coups, veut faire du cinéma.

              Un petit truc de Hitchcock : c’est comme sa signature.
              Dans « La nuit américaine », il fait plus fort en jouant son propre rôle.

              Cordialement à vous tous, de
              ☼) maria.

              PS dans ce PS.
              Au fond, Tom, tu nous a encouragés à analyser des films de « maître », on ne peut qu’être d’accord avec John Truby.
              J’ai un peu honte de dire que ce livre me permet de vérifier si mon premier scénar est organique. Il l’est : ses organes sont en particulier les ensembles sécants, au premier acte commun que je voyais saupoudrés de poussière de craie par un drone. Quant à la time-line, c’est la corde qui entoure ces ensembles, qui parfois se déroule en spirale, ou tourne autour du climax pour aller en avant ou en arrière.
              Pardon, mon esprit est compliqué. Mais je saurais tout à fait dessiner ce parcours alambiqué.
              Tom, si tu trouves que mon ressenti ne peut aider personne, efface. STP.

    • Bonjour Maria,

      A ça c’est drôle ! J’ai lu la version que tu as eu pour Noël et elle est très bien. Oui, tu as raison, ce que certain nomme X, d’autre le nomme Y…mais au final la finalité se trouve être la même. C’est ce que je dis dans l’article.

      Vous n’allez pas être perdu en lisant se livre, juste avoir, peut-être, une explication plus abouti.

      Bonne lecture,

      A bientôt,

      Tom

  • Syl Landais

    Merci, c’est très enrichissant.