Trop…trop gros…la peur…votre échec !

Les 3 autres raisons pour lesquelles vous allez échouer

 

Voici la suite des 2 première raisons qui vont vous faire échouer…

Trop d’objectifs

C’est bête mais beaucoup d’entre vous se fixent plusieurs objectifs en même temps. Je sais que certains se disent « C’est super, comme ça on peut avancer plus vite ». Ce qu’il se passe lorsque vous vous fixez trop d’objectifs c’est que vous vous concentrez sur un en particulier et vous délaissez les autres.

Par exemple vous vous dites : « ok, je veux faire un film, être comédien, gagner de l’argent avec mes scénarios et devenir célèbre » ou encore « monter une équipe, trouver une caméra pro, trouver des comédiens etc… »

Ok, je sais que c’est un peu cliché mais le pire c’est que c’est vrai. Se fixer plusieurs buts a deux inconvénients :

  • On ne peut pas tous les faire en même temps
  • On se concentre sur des buts inutiles ou qui ne sont pas qualitatifs

Les 3 autres raisons de votre échec

Pour la première raison, j’en ai parlé plus haut, on se concentre plus sur un objectif que sur un autre ce qui nous donne la sensation de ne jamais avancer assez vite. Ou encore on associe deux objectifs qui ne peuvent pas se faire en même temps. Par exemple, si vous avez comme objectif de trouver des comédiens et que vous êtes encore en train d’écrire votre scénario cela ne peut pas fonctionner. Vous devez d’abord finir votre scénario et ensuite, seulement, chercher vos comédiens.

Pour le deuxième inconvénient : « se concentrer sur des objectifs moins qualitatifs ou inutiles ». Si vous souhaitez gagner beaucoup d’argent avec vos films et que votre but c’est ça…ce n’est pas un but de qualité. D’ailleurs c’est une conséquence et non pas un but. Si vous faites de bons films et que vous arrivez à attirer les spectateurs dans les salles, alors vous gagnerez plus d’argent. Le but c’est donc de faire/ réaliser un film.

Trouver une bonne caméra n’est pas un but qualitatif ! Car si vous ne savez pas vous en servir cela ne sert à rien. L’objectif serait de trouver un bon technicien, comme un chef opérateur/ cadreur, sachant s’en servir.

Réfléchissez à votre objectif et essayez de définir s’il est qualitatif ou pas.

Pour terminer il n’est pas impossible de définir plusieurs objectifs mais vous devez faire en sorte qu’ils soient complémentaires.

Se fixer de trop gros objectifs

Je ne compte plus les personnes sur le blog qui me disent vouloir faire un long métrage, une série de je ne sais pas combien d’épisodes, sur plusieurs saisons évidemment. Ou celles qui veulent partir aux Etats-Unis pour faire un film car elles pensent que la France : « C’est trop nul pour faire du cinéma ».

Avant de savoir courir et sprinter il faut apprendre à trouver son équilibre puis apprendre à marcher.

Se fixer de trop gros objectifs va aller à l’inverse de ce que vous recherchez, c’est à dire l’accomplissement de quelque chose…de vous-même. De plus, comme le chemin à parcourir va vous semblez immense vous n’aurez jamais l’impression d’y arriver. Résultat, vous baisserez les bras et aurez le sentiment que vous êtes un artiste incompris. Bref, la frustration deviendra votre meilleure amie…

Les 3 autres raisons de votre échec

Vous voulez écrire des longs métrages ? Vous voulez réaliser des films pour le cinéma ou pour la télévision ?

  • apprenez à écrire
  • Écrivez des histoires courtes
  • Apprenez à réaliser des histoires courtes
  • Filmez ces histoires
  • Apprenez de vos erreurs
  • Recommencez !

Au fur et à mesure vous monterez en charge et en compétences. Vous ferez de plus en plus long et de mieux en mieux.

La peur

Je pense que c’est une des raisons qui vous empêche le plus de réussir et à cela il y a plusieurs causes :

La première c’est que par manque de confiance ou de crédibilité vous n’osez pas aller vers les personnes « qui savent » ou qui pourraient vous aider.

Vous vous dites : « Pourquoi m’aideraient-elles ? Je ne suis personne ». Le truc c’est que toutes celles qui ont commencé et qui sont devenues « quelqu’un », 99% d’entre elles n’étaient personne au commencement de leur aventure.

Et puis il faut raison garder. Des gens influents il y en a c’est vrai…mais si vous remettez en perspective il y en a peu et ce ne sont pas eux qui vont vous aider. Quand je dis ça je pense à de grands producteurs ou réalisateurs, des financeurs importants etc…réellement aujourd’hui ce qu’il vous faut ce sont des comédiens pro, un peu d’argent, des techniciens, du matériel etc…voire, si vous êtes apprenti scénariste uniquement, un scénariste plus expérimenté que vous pour vous donner des conseils etc…

Les 3 autres raisons de votre échec

Sauf que vous n’osez pas aller vers eux car vous avez peur qu’ils vous disent :  « non ! » que votre monde s’écroule parce que vous venez d’essuyer un refus et que la personne à qui vous venez de demander de l’aide était la seule pouvant vous aider…Bref…ce que vous pensez à ce moment là ne sont que des idioties.

Si une personne vous dit : « Non ». Il n’y a que deux choses à faire :

  • vous demander pourquoi il ou elle vous a dit non, histoire de ne pas refaire la même erreur.
  • passer à la personne suivante

Arrêtez d’avoir peur, ça ne sert à rien…à part vous desservir ! À partir d’aujourd’hui vous êtes un morpion, une tique…vous allez sur votre hôte et vous ne le lâchez plus tant qu’il ne vous a pas aidé ou mis un coup de répulsif dans la tronche !

ATTENTION : Si vous voyez que cela ne prend pas au bout d’un moment, soyez malin, évitez le coup de répulsif dans la tronche et changez d’hôte ;o)

Deuxièmement, l’autre grande peur des apprentis cinéastes c’est de ne pas vouloir se confronter aux autres…là je pense aux résidences d’écriture, aux pros, aux structures qui financent (région, cnc, fondation etc…) certains appellent cela de l’excès de confiance…ils ne se remettent pas en cause, pensent tout savoir etc…pour moi tout cela ce n’est que de la peur. La peur de se confronter aux autres et forcément à eux-mêmes…ça évite de se retrouver face aux lacunes de leurs connaissances, de leur manque de maîtrise de technique d’écriture ou de réalisation.

D’autres ne délèguent pas…ils veulent tout contrôler, absolument tout. Ils ont peur que leur projet ou leur vision leur échappe…mais n’oublions pas que faire des films courts ou longs restent un travail d’équipe.

Peu de réalisateurs savent tout faire, seuls. Il y a des exemples…ceux qui réalisent, écrivent, composent, montent, mixent, sans besoin de personne…mais c’est extrêmement rare…

Appuyez-vous sur les forces de votre équipe et de votre réseau. Soyez à l’écoute, acceptez que votre projet vous échappe pour qu’il évolue, s’améliore et dans le même temps vous aussi.

Les 3 autres raisons de votre échec

Lorsque vous aurez réussi un, deux, trois projets…et quand je dis réussir je parle de films diffusés au public, qui ont une vie propre : festivals, vod, chaîne tv ou même cinéma ! Lorsque vous serez prêt à passer à la vitesse supérieure vous pourrez peut-être contrôler plus de choses, mais pour le moment n’oubliez pas que vous apprenez votre métier ou votre passion. N’ayez pas peur d’accepter le changement et les propositions nouvelles.

Ne plus avoir peur de sortir de sa zone de confort est la meilleure chose qui puisse vous arriver.

Voilà pour l’article sur : les 3 autres raisons pour lesquelles vous allez échouer que je vais développer pour vous dans les prochaines semaines.

Je vous dis à la semaine prochaine. Laissez-moi un commentaire sous cet article pour me dire ce que vous en avez pensé ou si vous avez des questions.

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Merci à ceux qui le feront ;o) et qui le font déjà ;o)

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A bientôt,

Tom Weil

À PROPOS DE TOM WEIL

Je m’appelle Tom Weil, je suis assistant réalisateur pour le cinéma et la télévision et comme vous pouvez vous en douter je suis passionné de cinéma depuis tout jeune. J’ai crée ce site il y a presque 3 ans maintenant pour vous apporter mon aide…

Comments on this entry are closed.

  • Thomas Dahirel

    Encore un excellent article qui décrit la réalité! Merci Tom 🙂

  • Antoine

    Hello Tom
    Un grand merci pour tes conseils toujours pertinents. Me concernant, je me suis lancé dans l’écriture
    d’un scénario long-métrage, il y a 4 ans: 3 écritures pour arriver à une 4 éme accompagnée
    par un script doctor ( français) qui m’a fait fait terriblement progressé.
    Cette dernière écriture est  »aboutie », selon ses dires. Je la teste pour le moment et les retours d’un acteur notamment, sont positifs.
    Il m’est cependant reproché que le synopsis est un peu long, 6 pages….
    Je suis un peu perdu quant au synopsis: Selon toi, doit-il résumer toute l’histoire, ce qui était l’avis
    du script. J’ai longuement débattu avec lui, et finalement me suis rallié à sont point de vue.
    Les synopsis pour les écritures précédentes, introduisaient l’ histoire, les personnages, le genre,
    la couverture musicale et ne comportaient que 2 pages, pour mettre en haleine les différents
    lecteurs.
    Ou se situe le curseur et quels sont éléments fondamentaux que doit comporter le synopsis ?
    Merci pour ton éclairage.
    Antoine

    • Bonjour Antoine,

      Je suis de l’avis de ton scriptdoctor, ton synopsis doit raconter toute l’histoire, en revanche 6 pages je trouve ça tout à fait normal…ni trop court, ni trop long.

      Tu devrais commencer à le tester avec des producteurs.

      A bientôt,

      Tom

      • Antoine Caulliez

        Bonjour Tom
        Merci pour ton avis parfaitement clair. C’est bien que tu me confirmes cela. Cependant, il est possible que le synopsis soit un peu trop scolaire et narratif dans sa forme ce qui peut rendre sa lecture ennuyeuse. Je vais remédier à ceci, pour le rendre plus vivant.
        Je ne manquerai pas de tenir au courant de la suite et comme tu le dis très bien dans
        ton article ci-dessus: One step at the time (un pas à la fois). Merci encore et bonne
        journée
        Antoine

        • Bonjour Antoine,

          Pas de problème ;o) en revanche l’expression c’est : One step at A time ;o)

          A bientôt,

          Tom

  • Cedric Clapier Filmmaker

    Super merci Tom.
    C’est tellement vrai tout ça que ça. Super article, hâte de lire la suite.
    Encore merci.

  • Axel

    Bonjour Tom,
    Le seul objectif que j’ai actuellement c’est terminer l’une de mes histoire (synopsis) en scénario avant Juillet 2018 (fin de mon BTS Com) et trouver un producteur par la suite. J’ai commencer à me lancer dans l’un d’eux plus en profondeur, mais plus j’écris et imagine mon histoire et plus j’ai l’impression que le film que je souhaiterais faire, ma vision, risque de coûter cher. Je n’ai pas l’ambition de faire un Blockbuster, au contraire (je suis plus attiré par le cinéma indépendant), c’est centré sur mon thème, mon personnage principal et sa psychologie mais j’ai un peu peur qu’on le trouve trop ambitieux en terme de moyen pour une première expérience et que personne ne souhaite me produire ou qu’on ne me laisse pas le réaliser.
    Donc pensez vous que je devrais me concentrer sur un autre de mes synopsis qui me semble moins ambitieux dans la forme et reprendre l’autre après avoir fait mes preuves et gagner en expérience ou je peux continué celui -ci car ne connaissant pas grand chose sur la répartition du budget dans la production, mon jugement est peut être faussé ?

    • Bonjour Axel,

      Si tu penses que ce film demande des moyens, que tu souhaites le réaliser alors que tu n’as rien fait..oui je te conseille de passer à autre chose en attendant. Cela ne t’empêche pas de travailler dessus, de le peaufiner etc..

      Le plus important c’est de te concentrer sur une histoire plus courte que tu vas pouvoir réaliser. ça sera une sorte de carte de visite pour te permettre de passer à ton projet plus ambitieux.

      A bientôt,

      Tom

  • maria

    Bonjour Tom,
    * Tant pis, j’inaugure la liste des commentaires. Plus tard dans la journée, je ne pourrais pas ! ( => obligations familiales, néanmoins plaisantes ! ).
    * La peur dont tu parles, elle m’a tenaillée. Je me suis « attaquée » à plus haut que moi. Heureusement, tu m’as boostée, encouragée à poursuivre; et ça jusqu’à la dernière « critique » de ton analyse.
    Pourtant, cette postéropodie ( c’est pas bô de botter les fesses d’une vieille dame , LOL ! ) m’a fait avancer à pas de géant. ☼)
    * J’ai changé de point de vue, sans changer l’histoire, juste respecté ce point de vue tout au long de la suite dialoguée. Tous tes articles qui ont suivi ton analyse m’ont éclairée. => Je suis plus sûre de moi, pour affronter le regard de pros du cinéma.
    * Pour les acteurs que j’aimerais pour la réalisation, au début, je voyais un mélange de 3 / 4 personnes différentes dont 3 n’étaient pas acteurs ( 2 écrivains et un baroudeur, à savoir Éric Tabarly ) pour mon héros. Pour son ami, la tête sympa, rieuse de Pierre Perret, mais impossibilité de le choisir, mes personnages ayant la quarantaine. !
    Maintenant, de réels comédiens se précisent mais je ne les donnerais que si on me le demande.
    * J’ai moi-même essuyé un refus poli du QG d’un réal archi connu. Il ne réalise que ses scénars à lui. J’aurais aimé lui parler à lui, de vive-voix.
    * Encore une fois, je te « glorifie », mais sans ce blog au départ, je n’aurais jamais pu continuer ce projet dont j’avais fixé la base depuis le tout début.
    Bien avec toi, pour tous ceux qui aiment le cinéma ! ☼)
    maria.