Fiche Métier

 Le 1er Assistant réalisateur

assistant réalisateur

Cette semaine je vais vous parler de l’assistant réalisateur, enfin, pour être plus juste, je vais vous parler du 1er assistant réalisateur. Ce n’est pas un article que je vais vous proposer sur l’assistanat mais plutôt 3 : le 1er  assistant réalisateur, le second assistant réalisateur et le troisième assistant réalisateur.

Les articles pour le 2nd et 3ème arriveront plus tard car il est essentiel de différencier ces 3 postes pour que vous compreniez bien comment s’articule un tournage et le rôle des assistants réalisateurs. Si un tournage a besoin d’autant d’assistants réalisateurs, c’est qu’il y a plusieurs raisons ;o)

Avant de rentrer dans le vif du sujet, sachez que cette fiche métier me tient particulièrement à cœur. Si vous suivez le blog depuis un moment, vous savez que…

c’est mon (l’un de mes) métier  ;o)

Je ne vais pas vous proposer d’interview de…moi, pour vous parler de chaque poste, même si je les connais tous.  Je vais plutôt vous présenter des assistants avec qui je travaille ou avec qui j’ai travaillé. L’article étant en deux parties, je vous posterai ces ITW plus tard ;o).

Vous pourrez, de cette façon, avoir encore davantage de témoignages ,  de parcours et surtout de visions sur ces métiers passionnants.

 

Assistant réalisateur c’est quoi ?

Je dis souvent aux personnes qui me demandent en quoi consiste mon métier, qu’un assistant réalisateur c’est comme un maître d’oeuvre sur un chantier. Son travail c’est de préparer et coordonner.

Le premier assistant réalisateur seconde et accompagne le réalisateur dans son projet, aussi bien artistiquement que techniquement

S’il collabore étroitement avec le réalisateur, il collabore également avec le directeur de production et le régisseur général.

Une fois sur le plateau, le premier assistant réalisateur dirige le tournage, s’assure que les comédiens sont bien là et prêts, coordonne tous les chefs d’équipes afin d’optimiser le temps pour que le réalisateur puisse faire sa direction d’acteurs dans les meilleures conditions. L’assistant réalisateur est aussi chargé de faire régner le calme sur le plateau. Voilà pourquoi on l’entend crier : « SILENCE » assez régulièrement ;o)

Avec l’aide du second assistant réalisateur, il planifie la journée du lendemain grâce à un document nommé : la feuille de service (dont je vous donne un modèle dans l’Ebook gratuit : tous vos documents de tournage)

Le premier assistant réalisateur travaille avec un second et un troisième assistant réalisateur.

 

Le travail du premier assistant réalisateur est multiple

Avant la préparation (pré-préparation)

Le premier assistant réalisateur débute son travail avant même que la préparation du film ait commencé. Il est chargé par la production de faire un pré-plan de travail afin d’évaluer le temps de tournage et les contraintes. Ce qui permettra au directeur de production d’ajuster son devis et de vérifier si le projet est bien faisable. De plus, il traque tous les problèmes d’intitulés de séquences, de structures ou d’incohérences de personnages…ça ne vous rappelle rien ? ;o) qu’il rapportera à la production et aux auteurs.

Dans un premier temps, il commence par faire une lecture très scrupuleuse du scénario. Il consignera toutes les informations et ses remarques dans un document qui se nomme : dépouillement général (que vous pouvez trouver dans l’un des E-book gratuit que je mets à votre disposition : tous vos documents de tournage).

 

Il consignera par séquence : les comédiens et leurs présences, les séquences, les effets (jour/nuit) et (int/ext), les effets spéciaux, les véhicules, les décors, les figurants, les véhicules figuration, les effets électriques, la machinerie, le minutage, les costumes, le maquillage et la coiffure*, les cascades ainsi qu’un résumé de chaque séquence.

Avant de parler du plan de travail, sachez qu’avec ce dépouillement général, plusieurs documents vont être édités. Cela pourra aussi permettre aux autres chefs de poste de comparer leur dépouillement avec le sien afin que chacun puisse soulever d’éventuels problèmes ou manques. Avec le dépouillement général que fait le premier assistant réalisateur, on sort :

-       Dépouillement comédien

-       Dépouillement accessoire

-       Un pré dépouillement figuration**

-       Dépouillement costume

-       Dépouillement véhicule

-       Dépouillement dans l’ordre du tournage***

-       Dépouillement des décors

Ce que l’on entend par dépouillement c’est tout simplement une liste répertoriant une catégorie (accessoire, véhicule, etc…)

Une fois qu’il a fait son dépouillement général, il associera les séquences par décors et organisera tout le tournage en faisant un plan de travail (CF : Ebook gratuit). Toute l’équipe s’appuie sur ce document pour savoir ce qui est prévu au fil des jours de tournage.

 ATTENTION : faire un plan de travail est plus compliqué que d’associer des séquences par décors ! Il y a un nombre important de paramètres à prendre en compte : disponibilité des lieux, indispo des comédiens, temps de construction etc…

La préparation d’un premier assistant réalisateur

Le rôle du premier assistant réalisateur est d’une importance capitale lors de la préparation. La durée de la préparation d’un projet varie si c’est un téléfilm ou un long-métrage. Aujourd’hui un téléfilm se tourne entre 21 et 23 jours, soit 5  semaines de préparation. Pour un long métrage, le nombre de semaines de préparation équivaut au nombre de semaines de tournage (en général :o))

Au delà de mettre le plan de travail à jour et de le remanier, si nécessaire, pour des raisons d’indisponibilité de comédiens, changement de texte etc…, il pilote les différentes taches : répétitions, repérages, essais costumes, essais maquillage, essais habillage, essais caméra, lecture, casting) en faisant un planning (calendrier) et toutes les convocations que ces essais incombent, en s’assurant que tout le monde ait les bonnes informations afin que tout le monde travaille dans le même sens.

Il fait son dépouillement général au cas où c’est un autre assistant qui a fait le pré plan de travail et donc le pré dépouillement (voir plus haut ce qu’est le dépouillement)

 

Il organise aussi les repérages techniques. Les repérages techniques sont tout simplement la visite de tous les décors par les chefs de poste tel que :

-       le régisseur général

-       le chef électricien

-       le chef machiniste

-       le chef opérateur

-       le chef décorateur

-       le premier et second assistant réalisateur

-       le repéreur

-       le directeur de production

Afin que tous puissent donner leur avis sur les décors et la faisabilité du projet dans chacun des lieux ainsi que des problèmes que ces décors pourraient causer : installation difficile, tourner le matin ou l’après midi en fonction du soleil etc..

 

Le premier assistant réalisateur, un poste à responsabilité

Faire un plan de travail est une grande responsabilité. Le premier assistant n’a pas vraiment le droit à l’erreur. Si dans ses prévisions, il a estimé que tel film pouvait se faire en 23 jours, alors il doit tenir ses engagements ! Il doit donc optimiser toutes ces journées et évidemment avoir travaillé avec le réalisateur pour connaître ses envies de réalisation.

Idem pour les horaires qu’il donne à la production. S’il a prévu un 9h-18h, il se doit de tenir les horaires. Si lors de la préparation, il s’aperçoit au final, que pour tenir la journée il doit avoir recours aux heures supplémentaires, il a le devoir de le signaler à la production. Il pourra, de ce fait, faire un 9h-18h + 2heures. (Si le budget le permet)

Sachant que toutes les heures supplémentaires coûtent cher et n’ont pas le même coût, qu’elles soient tournées de jour ou de nuit.

Le 1er assistant réalisateur doit aussi connaître un peu le droit du travail et les conventions collectives. Il doit prendre les heures de repos de l’équipe en considération. Il ne peut pas finir une journée à 23 heures et reprendre le lendemain à 7 heures du matin. D’autres règles doivent être prise en compte dans l’agencement de son plan de travail au risque de voir débarquer le directeur de production.

 

Le premier assistant sur le plateau

Je vais tordre le cou à une légende…enfin, je veux dire par là que l’on raconte parfois que c’est le 1er assistant réalisateur qui fait la feuille de service.

Dans la réalité d’un tournage, c’est le 2nd assistant réalisateur qui la fait en préparation, en s’appuyant sur son dépouillement, celui du premier assistant, ainsi que sur le plan de travail. Puis sur le plateau,  il la donne au premier assistant afin qu’il la valide ou fasse les changements nécessaires en fonction des dernières informations du jour (changement de PAT (prêt à tourner) d’un comédien, chef opérateur qui veut tourner plus tôt ou plus tard à cause de la lumière ou parce que le 1er assistant réalisateur doit intervertir l’ordre des séquences de tournage). Puis il la redonne au 2nd assistant qui la vérifie une nouvelle fois et la donne à son tour au régisseur général pour qu’il puisse remplir sa partie. OUF !

1er assistant réalisateur

Autre chose fausse : ce n’est pas le premier assistant qui place la figuration mais le 2nd assistant mise en scène ! Certes, le premier assistant peut aiguiller le 2nd en fonction des désirs du réalisateur mais les déplacements et les placements de la figuration c’est le job du 2nd. OUF 2 !

 

Voilà c’est fait ;o)

Sur le plateau, le premier assistant réalisateur ne quitte pas d’une semelle le réalisateur (réalisatrice). Il est tout le temps sur le plateau à mettre en place le plan, suivant les désirs du réalisateur. Il coordonne toutes les équipes pour que tous aillent dans le même sens et que personne ne perde de temps. C’est aussi lui qui indique à l’équipe ce que l’on fait. Une fois un plan terminé, il crie le numéro de la séquence ou du plan suivant, en donnant  l’axe et la valeur, s’il la connaît.

Voilà pour cette première partie d’article sur la fiche métier du 1er assistant réalisateur. J’espère que cela vous a éclairé sur les possibilités que vous avez et sur ce métier passionnant. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poster en bas de cet article. Nous verrons dans la deuxième partie : les qualités d’un 1er assistant réalisateur, le parcours, les débouchés et le salaire ;o) Cliquez sur le lien (en bleu) pour accéder directement à la suite.

 

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Merci à ceux qui le feront ;o) et ceux qui le font déjà ;o) vous êtes tous les jours de plus en plus nombreux, grâce à vous je vis une aventure extraordinaire  faite de partage et de cinéma ;o)

Vous pouvez maintenant retourner au plan du site (Onglet Article) pour lire d’autres articles, il vous suffit de cliquer sur le lien.

A bientôt,

Tom Weil

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  • maria

    Bonjour Tom,
    Excuse-moi si je ne suis pas à la bonne rubrique.
    J’aimerais revoir cette petite vieille qui court après la fin de sa vie.
    Comme elle, je cours…après ce court !
    ( j’ai cherché dans ce blog, bien garni : Bravo ! )
    Je connais la fin. Je voudrais juste savoir si ça me fait le même effet.
    Parfois, je parle de représentations mentales, mais elles peuvent être amenées par le sensitif.
    Quand on regarde un film, il y a un peu tout ça qui marche.( exemple la peur fait hérisser les corpuscules pileux, ou fait sursauter ; quelque chose qui ressemble à un réflexe)
    Je n’en parle pas dans mon travail: rassure-toi; je veux juste vérifier.
    Bon week-end.
    Cordialement.

    • maria

      Re Tom,
      Même si je viens voir si tu as répondu, par civilité, j’oublie ma question.
      Elle n’est plus de mise.
      Tu y as répondu avec délicatesse dans ton analyse.
      Voilà, je tenais à t’en remercier, ici.
      Cordialement.

  • Ismaël Elmesbahi

    Bonjour Tom,

    Super article comme d’habitude :). Je connaissais un peu ce travail ayant vu quelques assistant réa et pour moi c’est un métier très dur, dans le sens qu’il faut être polyvalent, et aussi sociable mais ferme. Enfin je veux dire qu’il faut vraiment être passionné (comme tout les autres métiers bien sûr) mais tellement de responsabilité qu’il faut avoir les reins solide (ainsi que le mental). Mais j’avoue que quand je te lis quand j’étais sur le plateau j’oubliais un peu la pré prod. Super article en tout cas, merci :)

    Un article que je voudrais voir, un c’est dur lol :).

    Un article sur la direction d’acteur m’intéresserait beaucoup, c’est une chose dont on parle rarement je trouve. Et pourtant c’est une chose primordial.

    Passe une excellente fin de weekend :) Et merci encore :)

    Ismaël

    • commentfaireunfilm

      Bonjour Ismaël,

      Je ne comprend pas pourquoi tu dis que lorsque tu étais sur le plateau tu oublié la pré-prod ? Tu as fait de l’assistanat ?

      Pour l’idée de la direction d’acteur, j’y pense depuis un moment. Je note aussi que vous êtes plusieurs à vouloir en savoir plus ;o)

      A bientôt,

      Tom

    • Serge Fouha

      Bonsoir Tom,
      Je viens juste d´integrer le blog et je trouve ca bien qu´on est l´occasion de poser nos questions et d´apprendre de belles choses dans le metier du cinéma.

      Merci Tom
      A bientot.

      • commentfaireunfilm

        Bonsoir Serge,

        Merci pour ce gentil message ;o) N’hésite pas à partager le blog et ses articles autour de toi, c’est le meilleur moyen de me remercier et de permettre à ce blog de rester gratuit (et cliquer des fois sur les pubs lol).

        Reviens ici dés que tu le souhaites, tu es ici chez toi,

        A bientôt,

        Tom

  • Kaladji Diomande

    Bonjour Tom,
    Félicitation à toi et aussi à tous ceux qui
    rendent ce blog vivant !
    Concernant la proposition d´article, je
    l´avais déjà fait : Techniques d´adaptation de livre ou de roman au cinéma?

    Merci et bonne continuation.

    • commentfaireunfilm

      Bonjour Kaladji,

      C’est noté ;o) sincèrement je crois que ce sujet nécessite plus d’un article ;o)

      A bientôt,

      Tom

  • maria

    Bon dimanche, Tom,
    Je ne ferai jamais ce métier qui dépouille, qui déblaie tant d’obstacles pour que le film soit… une réussite.
    C’est un métier de bon sens, intellectuel, qui demande une vision anticipée.
    Ce métier dont tu parles, premier assistant réalisateur, est certainement celui qui me donne ces réflexions suivantes.
    Paradoxalement, à la certitude de mon inaptitude (à chacun son travail !), il confirme ma  »vision » de l’écriture du scénario.
    Et je pense sincèrement que le script doctoring demande cette même anticipation de lecture du tapuscrit qui, encore une fois, ne sait pas parler, pas chanter, pas danser, anticipe des images inexistantes, des sons, tout ça traduits en mots, qui existent, certes, mais qui n’arrivent pas à « exister » autrement que par leur signification, qui reste à traduire à l’homme de cinéma.
    Bien sûr, je parle de l’écriture spécifique qui me concerne: celle du scénario, cette ultime étape avant le film, pas du roman, ni de l’essai.
    Autrement dit, tous ces métiers du cinéma demandent de la solidarité et énormément de représentations mentales.
    La gloire éclabousse le metteur en scène, les acteurs.
    Le générique de la FIN mentionne les participants au film mais… comme ce listing est dérisoire par rapport à leur activité.
    Eux aussi sont des acteurs à part entière.
    Bravo, Tom, je suis sûre que tu éveilles des vocations.
    Merci encore.
    ☺ À bientôt.
    Cordialement.

    • commentfaireunfilm

      Bonjour Maria,

      Merci pour les compliments. Si cet article donne envie de faire ce métier j’en serais heureux.

      A bientôt,

      Tom

      • maria

        Bonsoir Tom,
        Ce ne sont pas des compliments, à proprement parler.
        C’est à dire, je n’ai pas écrit cela pour te flatter.
        Ce sont des constatations, des vérités apparues dans le parcours de ce blog.
        J’essaie de me mettre à la place de…
        Toujours… dans la vie et… dans mon scénario.
        En rédigeant ce qui est le plus difficile à écrire soit les séquences du twist, et celles amenant au climax, j’ai essayé de me mettre à ta place.
        J’ai écrit un autre pitch, et un autre synopsis;
        Le traitement ne reflétait pas ce que je montre en aboutissant.( il me reste quelques dialogues, les paroles étant rapportées en style indirect.
        J’ai essayé d’être claire. Parce que ce doit être ardu à lire. Je crois que ça va t’aider.
        Je mets au point, en relisant.
        Et puis, tu m’avais donné un RV virtuel en janvier. Tu ne m’as pas dit…en 2014 ? LOL..
        À très bientôt.
        Cordialement.

        • maria

          Bonjour Tom,
          Bien sûr, je ne veux pas avoir la priorité dans les désirs des articles que tu pourrais nous offrir.
          Priorité aux jeunes !
          Quelque chose me dit que l’allure générale de mon scénario ( la confusion des souvenirs, par exemple,) a un aspect LOINTAIN avec le film de Nicole Garcia : « Un balcon sur la mer « . Ne l’ayant visionné qu’une fois, je n’ai pas eu le temps de l’analyser.
          Toutefois, il m’a semblé y reconnaître un peu de la « patte » d’Hitchcock, non pas dans un suspense comme dans Psychose, mais ce film nous emmène en même temps, dans la confusion de deux femmes, par Jean Dujardin. Il me faudrait le revoir, car il m’est resté hermétique quelque part.
          J’en reviens à mon souhait.
          Lire le script de ce style de ce style de film serait…formidable !
          Déjà, celui de Romain Gavras m’intéresserait.
          Moi, j’arrive trop tard !
          Il vaudrait mieux des scénarios de films dans le style de ceux que t’envoient les jeunes.
          Mais ce sont des cinéastes à part entière.
          Ils font la mise en scène ( déblayée par le premier assistant réal !!! ) et écrivent l’histoire.
          Encore une fois, ils n’ont pas besoin de spécifier. Comme Molière et ses contemporains n’ont donné aucunes directives aux acteurs. (Donc, pas de didascalies )
          Bon, j’ai fait ce que j’ai pu pour écrire mon scénario, aux endroits les plus difficiles.
          Cordialement. Bonne journée !

          • commentfaireunfilm

            Bonjour Maria,

            Je vais dans le courant de l’année vous donner la possibilité de lire certains scénarios..

            .working progress…Je te tiens au courant. J’ai besoin de l’accord des auteurs et des productions ;o)

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Re, TOM,
            J’ai lu deux scénarios, édités. Des scénarios de pro.
            Le premier, il y a longtemps, avant de fréquenter ce blog; c’est  »La tempête du siècle » de Stephen King.
            Il m’a été précieux, ne serait-ce que pour me demander ce que sont  » les fondus; cut,; volet  » . le mot séquence n’était pas compris par moi.. C’est un film d’horreur, donc pas trop non plus ma tasse de thé.
            Plus tard, j’ai vu que les éditions LettMOTIF éditaient des scénarios, à 18 € le livret broché.
            Je peux donner les coordonnées avec ta permission, Tom.
            J’ai  » Le fabuleux destin d’Amélie Poulain », écrit par J.P. jeunet en personne et G. Laurant.
            Les autres films m’étaient inconnus.
            Ce que j’ai aimé, c’est l’entretien à la fin, il raconte comment l’idée lui est venue.
            J’avoue que je ne devais être pas assez mûre, pour lire ce scénario proprement dit.
            Il ne m’aurait pas aidée pour le mien. Pourtant, j’apprécie le film.
            Je regarde le livre de plus près..
            Il décrit le film et se justifie, chose qu’on doit éviter ? exemple: « elle se dirige vers la fenêtre pour se donner une contenance  »., pour guider Audrey ? Possible mais pas facile pour elle.
            « c’est la fermeture »: ça se voit puisque les chaises sont empilées sur les tables.
             » elle voit, elle imagine  » : des indications dans les didascalies.
            je remarque ses didascalies de pro: « en accéléré », il dirige parfois la caméra..
            L’ AVANTAGE, c’est qu’on se croirait presque au cinéma.
            C’est plus une description du film.
            C’est ce que je pense des beaux films, ils sont souvent écrits par des cinéastes.
            Pas par des profanes, comme moi.
            Tu penses qu’il vaut mieux effacer ce commentaire?
            Il n’est qu’une constatation et non pas une critique négative.
            Bonne soirée à toi et à tous.
            ,

          • maria

            Bonjour Tom,
            Il me vient plusieurs questions ce matin.
            Je suis profane, et c’est comme ça que je te demande de comprendre l’aspect farfelu de mes demandes, de mes suggestions…
            a ) J’ai vu qu’on peut retoucher des photos, ajouter la lumière, par exemple.
            Un film, c’est bien des photos (ou des dessins) en mouvement ?
            (La ) ou les lumières ont certainement une importance capitale, mais…
            Les rushs ne sont ils pas « traités » en labo, pour donner tel ou tel effet ? Plutôt que d’avoir recours aux « machines » si coûteuses, si encombrantes pendant le tournage ?
            Je sais, tu m’as répondu que c’était moins « authentique » et que c’était coûteux aussi ?
            Mais , nous sommes dans l’ère du numérique. Tout n’est-il pas possible ?
            Les films que tu tournes ne doivent pas être en argentique, ou bien est-ce que je fais erreur ?
            b ) Une autre réflexion au sujet du montage.
            Le scénariste donne des scènes dans la continuité d’une séquence.
            Mais le montage demande un raccord de pellicule.
            J’en déduis: ce ne peut pas être la même « coupure » pour l’un et pour l’autre.
            C’est compliqué le cinéma !
            c) Autre chose, pas dans le même ordre d’idées.
            Une émission cartonnait à la TV. » Les dossiers de l’écran . »
            Il y a pour ton blog, certainement d’autres priorités. ( Pour moi, aussi.! qui suis toujours à la recherche de rédiger le synopsis-résumé ! )
            Mais pour tous ces jeunes qui entrent ici, ce serait …♪ formidable ♪, me semble-t-il, qu’autour de TA table ronde s’échangent des idées, des techniques employées avec le support de tel ou tel film.
            En tous cas, longue vie à ce blog !
            C’est ce que je souhaite à toi, et à tous les motivés.
            Cordialement.

          • commentfaireunfilm

            Bonjour Maria,

            ) Oui il y a des retouches labo, puis après il y a l’étalonnage, c’est à dire que l’on harmonise la lumière. Aujourd’hui on peut même éclairer une seul partie de l’image. Sur le plateau il n’y a pas de machine couteuse, c’est le chef opérateur qui bossel la lumière.

            B) je ne comprends pas très bien ta question.
            Le boulot du monteur c’est de trouver un rythme au récit par l’image. Parfois le scénariste ou le réalisateur ont pensé à tel coupure, mais le monteur peut changer cela s’il trouve qu’un autre point d montage est plus judicieux.

            C) Oui j’y pense. Mais je suis de plus en plus persuadé que ça ne peut être au sein même du blog. Il faut un autre support sur lequel je travail ;o)

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            Bonjour Tom,
            Tu as tout à fait répondu à mes questions. Et je t’en remercie vivement.
            Je me demandais comment des images devenaient irréelles et belles.
            Pour ta réponse b)
            Dans mon scénario, le présent du film continue sans coupure pour arriver dans l’imaginaire.
            J’imagine le travail sous-jacent du montage: il  »colle » une image comme tu dis, » étalonnée « ,harmonisée pour que l’on ne remarque pas la  »soudure » .N’empêche qu’il le fait, ce raccord, incognito LOL
            J’essaie d’expliquer:
            Le scénario  »ne soude pas » la séquence étant en continu dans ce passage de l’ imagination au présent réel, ou inversement de la réalité en pensées .
            De tels passages existent dans mon travail.
            Or, je sais que j’aurai à numéroter mes séquences, tu comprends?
            Pour la c ), bien sûr c’est difficile. Tu ne peux pas tout faire…Loin de moi l’idée de te donner un boulot de plus. Mais tu dis y avoir pensé !
            Ce serait une suggestion à faire aux programmes de TV , pour promouvoir le cinéma.
            Nous ne nous sommes décidés à nous offrir un téléviseur qu’en 1967 ou 68.
            L’émission qui m’a le plus marquée, dans les dossiers de l’écran, c’est M. LE MAUDIT, ce vieux film de 1937. Le réquisitoire de l’avocat: formidable !!! L’ambiance ciné club … formidable !
            Elle a dû dégénérer, à la fin, on n’entendait que des discussions qui frisaient les disputes..
            Dommage !
            Merci Tom.
            Bonne soirée..
            Cordialement.

          • maria

            Bonjour Tom,
            Ça fait 14 mois que j’entre ici, en élève assidue…pas forcément bonne élève, je le conçois !!!
            Aujourd’hui, c’est l’inquiète de service qui t’écrit. LOL
            Je sais…tu es surbooké.
            Et je ne veux en rien te froisser…
            a ) Toutefois, ton silence à propos de mon travail, m’inquiète.
            J’essaie de l’analyser en le comparant aux autres silences à propos de mes envois successifs.
            Alors, je me dis que quelque chose cloche.
            Cette histoire, la fiction, je ne peux plus l’améliorer en elle-même.
            Ce qui m’encouragerait à poursuivre, ou à stopper, ( j’ai d’autres projets, heureusement ), c’est une réponse à laquelle il n’y a que toi qui puisse répondre:
            Ai-je compris « Comment faire un film  » ?… pour le scénario.?
            Autrement dit, ai-je adapté ce que j’ai appris ici convenablement ?
            Ton blog m’a inspirée, mais est-ce une illusion ?
            Parfois, je vois bien à travers tes réponses, que la réalisation en film, est possible.
            Qu’il soit réalisable me satisferait, mais avant, mon scénario doit être solide.
            Au fond, c’est ce qui compte le plus pour moi.
            b ) Je suis tout à fait consciente que, quelque part, pour le pitch, j’ai régressé, et régressé encore.
            Il me semble que j’en tiens un autre, depuis ce matin.
            Je ne désespère encore pas; je crois que si je peine tant, c’est que non seulement, ça tourne, mais mes time-line sont en spirales, en escargot.
            Comme dans mon mental, LOL.
            Si tu préfères ne rien me dire du tout, je comprendrais, évidemment.
            Tu es respectueux des autres.
            Bon ! J’espère ne pas abuser là. Tu comprends, écrire, c’est une énième vie dans mon existence.
            Cordialement.

          • Yassine

            Comment télécharger les fichier de Plan de travaille et Dépouillement et les feuilles de feuille de service et découpage téchnique ?
            Merci

          • commentfaireunfilm

            Bonsoir Yassine,

            Il te suffit de t’inscrire à la newsletter, une foisque tu auras validé ton adresse mail, tu pourras télécharger les E-book gratuits dans lesquels se trouvent les documents.

            A bientôt,

            Tom

          • commentfaireunfilm

            Bonsoir Maria,

            J’arrive à la fin des projets en retard. Je te promets de t’envoyer très très vite mon analyse ;o)

            A bientôt,

            Tom

          • maria

            oui, merci Tom,
            Prends ton temps !
            Je t’ai bien dit  »c’est l’inquiète de service » LOL
            Bonne soirée.

        • commentfaireunfilm

          Bonjour Maria,

          Oui la lecture des documents que tu m’as envoyé est très difficile, je ne suis pas contre un autre envoi ;o)

          A bientôt,

          Tom

          PS : c’était bien Janvier 2014 ;o)

          • maria

            Presque bonsoir Tom,
            À deux trois jours près, je suis dans les temps ! LOL
            Ça y est, c’est parti.
            Oui, mon scénario est complexe.
            Pourtant, je suis sûre de ma fiction.
            Et je suis arrivée à montrer l’implicite. C’est hermétique, mais chacun voit ce qu’il peut dans un film.
            À chaque visionnage de films, je vois des trucs en plus.
            J’ai jalonné les séquences de petites justifications.
            Enfin, je me sens un peu plus rassérénée; presque au bout d’un long challenge…
            Cordialement.

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